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marianne

  • Frédéric Mitterrand : conséquences

    Intelligemment passées en revue, les conséquences de l’interaction de l’attitude de Frédéric Mitterrand et de la politique gouvernementale; ceci dans l’émission du vendredi 9 octobre 2009 de C dans l’Air. Et aussi Marianne qui évoque la une du Quotidien La Réunion.

    Du côté de C dans l'Air, l'émission est visible quelques jours.

    Il est certain que le gouvernement est secoué. Que des répercussions peuvent avoir lieu plus tard au niveau des élections régionales.

    Plus généralement jusqu'où peut aller la tolérance de la population, nous, vis-à-vis des écarts des dirigeants ?

    Y a-t-il un fossé élites, grand public qui se creuse ?

    Avec Yves Calvi sont présents Christophe Barbier rédacteur en chef de l'Express, Renaud Dély pour Marianne, Pierre Fery pour les éditions Michel Lafon, Christophe Bigot avocat, et Violaine-Patricia Galbert psychothérapeute.

    Par ailleurs, voici que Marianne s’en mêle, toujours le 9 octobre, sous la plume de Philippe Cohen et Sylvain Lapoix, titrant « Mitterrand témoin de moralité de deux violeurs ». Je me contente de citer leur texte :

    «C'est officiel: Frédéric Mitterrand s'avère être un vrai boulet. Après ses écrits sur le tourisme sexuel, on découvre que, lorsqu'il était directeur de la Villa Médicis, il s'est fendu d'un témoignage de moralité plus une promesse d'embauche à l'Académie de France à Rome… pour deux mineurs poursuivis pour le viol d'une jeune fille de 16 ans.

    Décidément, ce n'est pas une bonne semaine pour Frédéric Mitterrand. L'affaire a fait la une du Quotidien de la Réunion de ce jour : Frédéric Mitterrand a effectué, en mars dernier, un témoignage de moralité pour défendre deux mineurs, dont son filleul, fils d'un couple d'amis, dans une affaire de viol collectif. La victime, une jeune fille de 16 ans, a été violée par plusieurs jeunes sous la menace d'un couteau. Une affaire qui a déjà été jugée mais qui revient en appel à la fin du mois d'octobre.

    Certes, Frédéric Mitterrand n'est évidemment pour rien dans le crime commis par ces deux garçons. Mais il vient au secours de ces deux mineurs violeurs en écrivant son témoignage sur du papier à entête de la Villa Médicis — où il officiait —  alors qu'il n'agit là qu'en tant que personne privée. En outre, dans son témoignage écrit, le ministre, qui ne l'était pas à ce moment-là, engage l'organisme dont il avait la charge - la Villa Médicis - dans un soutien aux deux jeunes criminels puisqu'il propose de leur organiser des stages sur mesure en vue de faciliter leur réinsertion : « En tant que directeur de l'Académie de France à Rome, je m'engage personnellement à faciliter toute mesure de réinsertion. »

    Dans le même texte, il précise : « Je dispose d'un certain nombre de contrats qui pourraient être mis à profit. » Là encore, l'usage de la première personne est peu approprié et traduit une conception très particulière des usages républicains : est-ce la vocation de la Villa Médicis que d'aider à la réinsertion de mineurs violeurs de l'Ile de la Réunion ? En l'occurrence le fonctionnaire Mitterrand utilise à son profit personnel la responsabilité que l'Etat lui a confiée. Le correspondant à Paris du Quotidien de la Réunion a tenté - vainement - de faire réagir le Ministère de la Culture sur le sujet. Comme au début de la semaine, le Ministre choisit la politique de l'autruche...

    Y aura-t-il une suite à cette nouvelle affaire Mitterrand ? Sans doute pas. D'abord parce qu'après s'être censurés sur la polémique Le Pen-Mitterrand, les médias ont saturé leur public avec ce qui est devenu l'«affaire» : depuis jeudi, radios, télévisions et presse écrite ne parlent plus que de cela. Ensuite parce que même s'il s'agit encore de sexualité, l'attitude de l'ancien directeur de la Villa Médicis est surtout condamnable du point de vue des usages républicains. Et on sait bien qu'en la matière, le sarkozysme n'en est pas à un écart près.

    Mise à jour - 9 octobre 2009 à 18 heures

    Contacté par Marianne2.fr, le ministère de la Culture ne nous a pas encore répondu sur cette question. »

    J’espère en terminer cette fois avec cette affaire envahissante et glauque.

    J’ai sursauté en apprenant que certain autre avait considéré, à propos de Roman Polanski, que s’en être pris à la jeune personne concernée n’avait pas d’importance. Motif : ce n’était pas sa première relation sexuelle.

    C’est vraiment du n’importe quoi ! Les propos de cet intellectuel sont honteux.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr