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maltraitance institutionnelle

  • Maltraitance institutionnelle : le retour !

    Vous disposez sur la page intitulée "index thèmes blog" des sujets récapitulés avec les jours où les trouvez. Merci

    C’était trop beau. Trop normal pour l’équilibre psychologique et affectif d’Hugo et Garance (voir billets ci-après : Noël chez soi: un bonheur ! 23.12.2008, Enfin Noël pour Hugo et Garance ! 25.12.2008, L'après Noël d'Hugo et Garance 05.01.2009).  

    Ces jeunes enfants, frère et sœur, avaient été heureux de remplir leur cœur à Noël  de l’affection de leur famille. Pensez donc ! Ils avaient eu  la chance de rentrer chez eux pour y vivre le 25 décembre ainsi que les deux nuits encadrant ce jour, assez  unique pour tous, de Noël. Ce pour la première fois après presque trois années d’un placement injustifié.

    Aujourd’hui, vendredi, les parents avaient obtenu un retour pour quelques heures chez eux, dans leur cadre familier durant presque 2 ans de vie avant « enlèvement légal ».

    Patatras ! Les employés-mercenaires du service gardien – habituellement d’avis opposés entre eux  – sont pour une fois tombés d’accord. Dans le centre de la France où se déroulent ces tristes faits ils se sont précipités à l’unanimité pour annuler cette visite et toutes les autres possibles, alertant le juge des enfants.

    Il faut savoir que généralement les juges des enfants laissent faire, ayant d’autres chats à fouetter que de se soucier de l’organisation pratique de la vie des moins de 18 ans qu’ils ont préféré garder placés dans l’intérêt – paraît-il  – de ces jeunes. Les juges des enfants font grande confiance aux services gardiens.

    Il faut encore savoir qu’il existe de longue date des tiraillements entre justice des enfants et services sociaux gardiens. Le livre de Pierre Verdier et Fabienne Noé « Guide de l'aide sociale à l'enfance », Dunod, collection Guides d'action sociale, paru en Février 2008 qui décrypte fort bien la dernière réforme de la protection de l'enfance générée par la loi du 5 mars 2007, est  une sorte de Bible dans ce domaine, qui évoque aussi ces oppositions.

    Il faut savoir que souvent des éducateurs dits spécialisés se permettent de contrer carrément les décisions des juges, estimant qu’ils ont raison et que les juges ont tort. Les enfants n’étant jamais consultés en dehors de tout circuit de contrainte – y compris quand ils bénéficient d’un avocat qui les prend pour des « petits » et ne fait rien pour les sortir de placement - et leurs parents passant pour des nuls ou des moins que rien. Quant aux services gardiens ils ne sont quasiment jamais contrôlés et, quand ils le sont, tout est trouvé bien et approuvé. Les juges des enfants, eux, bénéficient d’une toute puissance non soumise à des contrôles. D’ailleurs qui se permettrait d’écrire au procureur général – lequel peut agir sur ses troupes - pour signaler un éventuel désordre dans un de ses services ? A peu près personne, l’information n’étant pas connue et les majeurs des familles spoliées de leurs enfants ayant la trouille. 

    Le service gardien a convoqué les parents d’Hugo et Garance pour leur dire jeudi : « Les enfants vont très mal. » Et c’est tout. Aucun détail.

    Une telle phrase « Les enfants vont très mal » ne veut rien dire. Les malheureux parents ont seulement pu savoir que les enfants n’étaient pas hospitalisés !

    Mais, manque de chance pour les institutions, ces enfants ont été vus par leur médecin de famille le mercredi, avec accord du service gardien évidemment, la veille de ce propos insensé. Certes le médecin n’est pas expert auprès des tribunaux. Il est cependant un médecin compétent et sans parti pris. Sans doute le service gardien se mord-il aujourd’hui les doigts d’avoir autorisé ce suivi à la demande des parents car Hugo et Garance étaient négligés par ce même service quant au suivi standard conseillé pour les jeunes.

    Ce médecin ayant examiné comme il convient ces jeunes, connus de lui depuis leur naissance, les a trouvés en excellent état, notamment psychologique.

    Dans cette affaire quelqu’un déraille.

    Qui ?

    N’est-il pas normal que des enfants, jamais maltraités chez eux où ils ont vécu près de deux ans avec leurs parents, souhaitent rentrer chez eux définitivement ?

    Ils vont à l’école où cela se passe bien. Où ils voient leurs copains et copines de classe avec leurs vrais parents. Qui rentrent chez eux pour y pratiquer des activités qu’ils aiment. Or Hugo, musicien, n’a pas droit à entendre les mélodies et concerts que sa maman, également  musicienne, lui enregistre. Garance, fervente goûteuse de livres et amateur de dessins et peinture, n’a pas droit à cela non plus. En plus du désastre affectif qui leur est infligé on fabrique deux enfants sous cultivés, alors que cela serait évitable en les rendant à leur famille.

    Pourquoi cet acharnement négatif pour ces jeunes ? Les enseignants, portés à signaler à tort autant qu’à raison si quelque chose ne semble pas aller, trouvent normal  le comportement d’Hugo et de Garance.

    La famille d’accueil est en tort, allant à 100% contre la loi, avec la complicité du service gardien. Non seulement l’assistante maternelle, par ailleurs mère de famille, ose se faire appeler « maman »  par ces deux jeunes - j’en ai été le témoin en 2007 -  mais aussi son mari qui bénéficie du nom de « papa ». C’est la découverte faite la semaine passée par les parents d’Hugo et Garance. Ce qui leur a serré le cœur. On les comprend ! Ce constat n’avait jamais été fait avant mais cette fois  c’est l’époux de l’assistante maternelle qui conduisait les jeunes – et non l’habituel chauffeur non partie prenante – à l’endroit de la visite médiatisée, surveillée, hebdomadaire.

    Quoi encore ?

    Toujours contre la loi et apparemment pour les vacances scolaires le frère et sa petite sœur ont été expédiés dans une autre famille. Les parents ignorent chez qui, dans quel département, alors que cela est illégal, une fois de plus. Car ce genre de non information n’a pas été prévu par le juge des enfants concerné.

    C’est merveilleux – j’ironise bien que trouvant cela très triste ! - d’être des gardiens d’enfants et de pouvoir aller contre la loi sans être inquiétés, ni simplement blâmés. Pourtant le juge des enfants est alerté. Et semble couvrir ces malfaçons. Ainsi que tout ce qui peut se cacher derrière.

    Comment ces enfants devenus grands – ils grandissent tous les jours et tous les jours, car ce sont des enfants intelligents, ne peuvent qu’être effarés davantage par les comportements aberrants de ces adultes ! – pourraient-ils croire une seconde en la justice tout court ? Pas besoin d’avoir dix ans pour y voir clair. Comment ces enfants, après le constat de dénis de justice multiples par ceux-là même qui ont pour mission  d’en être les serviteurs objectifs et zélés, seraient-ils simplement respectueux de cette justice injuste qui aura préservé les adultes gardiens au lieu d’agir dans l’intérêt des jeunes ?

    Le placement est fait soi-disant dans l’intérêt des enfants. Il serait bon que cela soit démontré.

    A l’heure où l’on semble s’orienter encore plus vers une surveillance – pas forcément bienveillante mais plutôt autoritaire, sans nuance et peu portée sur la vraie écoute des moins de 18 ans – vigilance, les jeunes ! Vigilance !

    Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr