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maguy lebrun

  • Maguy LEBRUN : "Médecins du ciel, médecins de la terre"

    Le livre de Maguy Lebrun « Médecins du ciel, médecins de la terre », venu à moi par hasard, est paru chez Robert Laffont en 1987. Il se déroule en sept parties et comporte deux préfaces : l'une de Rober Masse-Navette, juge pour enfants en 1963 au Tribunal de Grande Instance de Grenoble, à l'époque des faits rapportés ; l'autre de Jean Godel, curé de Saint Nazaire les Eymes, qui a bien connu Maguy et sa famille et qui indique : « Vous pourrez, comme moi, ne pas suivre totalement Maguy dans ses conceptions sur l'au-delà : d'ailleurs, elle ne demande pas qu'on y adhère ; elle dit simplement ses convictions à la suite de l'expérience qu'elle a vécue, grâce à Daniel, son mari, dans ce contact inhabituel avec l'invisible. Son groupe de prières reflète le même respect des autres : il rassemble simplement ceux qui, comme elle, sont persuadés que la prière est une force qui peut changer le cours des choses, pour soi et pour les autres. Le souci permanent de Maguy est de renvoyer chacun à sa religion d'origine pour qu'il en vive mieux toutes les richesses et toutes les exigences : c'est sans doute ce qui lui permet de faire prier côte à côte des chrétiens de toutes Eglises, des juifs, des musulmans, des boudhistes. » (17)

    Au départ de cette histoire, dont le déroulé se révélera à la fois proche et éloigné des vécus quotidiens classiques, Maguy est infirmière et Daniel expert comptable. Daniel va devenir le second mari de Maguy, maman de deux petites filles lors d'un premier mariage.

    Leur vie bascule suite à un événement la veille d'un premier mai. Cette nuit là, vers 21 heures, alors que les enfants sont couchés et que Daniel dort, Maguy entend une voix féminine, par l'intermédiaire de son mari endormi et médium, la voix de celle qui sera nommée Maguy et qui transmet au couple une proposition de l'invisible. Il est dit à Maguy : « Tu ne guériras les corps qu'en guérissant les âmes car c'est le but que nous poursuivons : élever le niveau spirituel de ceux qui viennent vers toi et amener des âmes à Dieu. » (24) Ce couple est libre de dire oui ou non à la proposition qui leur est faite, Daniel agissant comme médium transmettant les messages de l'invisible à Maguy qui agira comme soignant ; chacun dispose du libre arbitre laissé à chaque humain. L'au-delà leur annonce un signe factuel, très concret, qui témoignera, dès le lendemain, de la réalité de ce qui leur est proposé. Et le lendemain le signe est bien là, clair, sans ambiguïté. Maguy et Daniel décident de donner leur accord, ce qui entraîne une initiation durant dix ans.

    Maguy indique : «  Pendant plusieurs années, j'allais être initiée aux pratiques de mon art par une équipe de « médecins de l'au-delà ». En outre, nous allions recueillir de nombreux enfants que nous allions devoir élever dans la connaissance des valeurs spirituelles et accueillir de très nombreux amis, sans souci de leur milieu, de leur croyance, de leur religion, de leur philosophie ou de leur race, avec lesquels nous formerions des groupes de recherche spirituelle. J'ignorais alors que l'initiation allait durer dix ans. Tout cela s'est strictement réalisé. En collaboration avec des médecins « terrestres » - dont bon nombre de témoignages apparaîtront dans ce livre – et des médecins « spirituels », je soigne de nombreux malades. Nos enfants se comptent par dizaines et nos amis par centaines. (…) Parmi ces guides, plusieurs ont été médecins sur la terre et collaborent encore aux soins que nous donnons à certains malades. J'en fournirai des exemples. Tout cela peut sembler fou, délirant... Chacun est libre de demeurer sceptique, de douter, de rire ou de se moquer. Mais il n'est pas un mot de cette aventure qui ne soit exact et soigneusement pesé, pas un fait qui ne soit authentique. Ainsi, nous avons abandonné nos activités antérieures, moi ma pouponnière – puisque j'étais infirmière – et Daniel la comptabilité. Les malades sont venus, comme notre guide nous l'avait prédit. Quand je ne savais comment ni pour quelle affection je devais les soigner, je lui en « parlais » et, aussitôt, j'avais tous les renseignements et indications nécessaires aux soins spirituels. Parfois, hélas, il m'était dit que tout effort thérapeutique était inutile mais que, par mon action spirituelle, je pouvais aider le malade à affronter le grand passage, ce que je m''appliquais à faire et ce qui, par la suite, donna naissance à des recherches et à l'élaboration d'une action spécifique auprès des malades en phase finale. » (28, 29)

    Au décès de la maman de Maguy, il se passe cela : « Nous marchions derrière le corbillard ; avec le groupe, à pied. Il fallait faire à peu près quatre kilomètres, lorsque nous avons entendu, nous deux et tous les autres, la voix de maman. Elle chantait, elle chantait de sa voix si pure, pour nous consoler » (42) Suivent des contacts où la maman décédée explique « que les contacts avec ceux qu'on laisse sont plus faciles au début, tant que nous sommes encore imprégnés des vibrations terrestres. » (42) On découvre, au fil du livre, que Maguy va être assistée par deux guides successifs depuis l'au-delà : la première, Mamy, pendant dix ans ; la seconde, Etty, pour la suite. Au cours du livre, on en apprend davantage au sujet de ces deux entités. « Tout au début de mon initiation, « Mamy », mon guide, m'avait appris à magnétiser des boutons de rose. Ils ne se fanaient pas, mais se « cristallisaient ». C'était très joli et tous nos amis nous les « piquaient » au fur et à mesure, comme souvenirs. Mais, par cet exercice, on cherchait à développer mon don de magnétisme, au plus vite. Depuis bien longtemps, ce genre de « travail » est abandonné. Il est tout de même plus intéressant de réserver toutes ses énergies à ceux qui en ont besoin, plutôt que de les dépenser à tort et à travers...Mais...lorsqu'on vit les pieds sur terre et la tête dans les ciel, il arrive parfois que se produisent certains phénomènes qui nous emplissent de joie, comme un clin d'œil de l'au-delà, une complicité fugitive. » Maguy raconte qu'occupée à éplucher des pommes de terre, à midi, elle entend une très belle musique. Elle pense qu'un enfant est passé, laissant ouvert son poste de radio. Elle pose sa pomme de terre et se rend au salon : rien. De retour à la cuisine, la musique se fait entendre à nouveau. Maguy fait le tour de la maison : pas de musique. Elle ouvre la fenêtre : rien. Maguy comprend alors que cette musique « vient du ciel » et qu'on lui offre « quelques accents de musique céleste. Hélas », dit-elle, « il a suffi que j'y pense pour que tout cesse. Quel dommage ! Mais le souvenir m'en est resté intact, et la gratitude, pour cet instant béni, de pure beauté. » (45, 46)

    Maguy insiste beaucoup sur le libre arbitre de chacun, et l'importance de « se mettre en état de disponibilité, être en harmonie avec la présence qui nous entoure, l'énergie créatrice des mondes, et se laisser guider. Selon votre évolution, selon vos vibrations, vous vous mettrez en contact avec la vibration et l'équilibre correspondant. Pour cette raison, un « karma » n'est jamais figé. Combien en ai-je vu, autour de moi, des vies totalement transformées, des êtres miraculeusement changés après une expérience spirituelle très forte ou après la guérison d'une maladie grave ! Mais peut-être étaient-ils aussi prêts à recevoir la manne céleste et leur cœur était-il réceptif à ce qu'il faut bien appeler l'amour...(...) Un guide ne donne jamais la réponse à la question : que dois-je faire ? Quelle route prendre ? Mais il aidera, là où nous sommes, à accomplir notre mission. Souvent, il suffit de prier Dieu, humblement, de nous éclairer. » (48) Maguy n'a pas eu d'autres enfants « biologiques » après ses deux filles. Mais Magiy et Daniel ont accueilli sous leur toit, et souvent plusieurs années, de nombreux enfants, souvent confiés par les services officiels de l'Etat – DDASS, ASE. Maguy précise : « Nous avons toujours dit la vérité à nos enfants, mais la croyance en la réincarnation, je le reconnais, a bien facilité les choses. » (51)

    Attention aux expériences, dites spirituelles, obtenues avec des drogues ! Le guide de Maguy indique : « A toi, mon petit, qui tires sur tes premiers joints pour ne pas perdre la face devant les copains, aie le courage de dire non. Il vaut mieux perdre la face que son âme. A partir du moment où on fume cette « belle herbe » avec régularité, on émet peu à peu des vibrations qui attirent les forces du mal et, crois-moi, celles là elles ont du mal à lâcher leur proie. » Chez Maguy et Daniel, « grâce à Dieu, ce fléau n'a pas pu entrer. » (56, 57) En 1963, lors d'un congrès à Grenoble sur la délinquance, Maguy tente de faire passer ceci : « Je pense que les foyers où se retrouvent les jeunes en difficulté ne constituent pas la meilleure solution. Ils se contaminent les uns les autres et la tâche des éducateurs est parfois rude. On devrait s'en soucier bien avant l'adolescence et les éducateurs pourraient alors suivre les enfants, de préférence dans leurs familles. Il me semble aussi que, si cette dernière est absente ou totalement néfaste, les enfants seraient mieux dans des foyers sans enfants où ils trouveraient l'amour d'une mère de remplacement. Ce pourrait être un parrainage puisque ces enfants ne sont pas adoptables. A condition, bien sûr, comme cela arrive parfois, que la famille d'accueil ne cherche pas, en ce petit, un « boy » gratuit. » (63) Un jour, une décoration est proposée à Maguy ; elle veut refuser mais son guide spirituel lui demande d'accepter, non pour elle, Maguy, mais pour ce qu'elle représente. « « Tu seras, me dit-elle avec humour, » (le guide est une femme) «la seule magnétiseuse spirituelle de France décorée par la justice. » » (64) Dans cette première partie intitulée « Notre pain quotidien », on découvre la naissance de l'amitié entre le couple Lebrun et le juge des enfants Roger Masse-Navette. Outre les enfants qui vivront chez le couple, Maguy et Daniel dénichent, autour d'eux, une trentaine de famille d'accueil pour les enfants en établissements et jamais visités ; ainsi ces enfants peuvent avoir « un Noël, des vacances, un week-end de temps en temps et surtout des petits cadeaux : vêtements, jouets, qui leur donnaient beaucoup de bonheur et d'importance.  (…) Ils n'étaient pas « malheureux », bien sûr, et pas maltraités, mais ils n'étaient pas heureux non plus. Trop de besoins affectifs qui ne pouvaient être comblés ! Ce n'était pas l'idéal et ça ne marchait pas toujours, mais dans l'ensemble les résultats positifs l'emportaient sur les échecs. » (71) « Vingt-cinq ans plus tard, certains de ces enfants écrivent toujours à leur famille d'accueil. Le service du juge des enfants supervisait tout ça (…) Je me souviens d'avoir emmené des enfants ou des adolescents et leur avoir dit : «  Achetez ce qui vous fait plaisir en vêtements », et les voir ressortir, fous de joie, avec des chaussettes vertes, une robe rouge, un manteau jaune, mais si heureux ! C'était à eux. Beaucoup plus tard, mariés, installés dans la vie, quelques-uns m'ont avoué que c'était leur plus beau souvenir et que des actes de cette sorte avaient été plus bénéfiques, moralement et spirituellement, que tous les discours. » (72) Maguy souligne et on le lui rappelle : « les discours ne servent à rien, seuls les actes comptent ». (91) Maguy évoque une certaine Marthe qui « 's'est sentie si bien chez nous qu'elle y restée, a épousé Fabien, et ils ont eu deux enfants qu'ils ont élevés dans les valeurs spirituelles nécessaires à leur évolution ». Cette Marthe, donc, a confié avoir reçu un grand choc suite à une participation à une réunion de prières chez les Lebrun. Marthe confessa que « le plus important, ça a été l'efficacité incroyable des pensées et des prières, de cette force qui se dégageait de tous et barrait la route aux forces de haine ou de destruction. » (92) Un autre, Francis, orphelin de père et de mère, gardé un temps chez les Lebrun, leur a déclaré : «  Les adolescents ont souvent besoin de servir. Ils recherchent un idéal, qu'il soit religieux, politique, syndicaliste ou autre. Quelle tristesse qu'ils soient si souvent déçus, si las et si vides, souvent par manque de tolérance de la part de ceux qui les entourent et les jugent durement. » (94) « Pierre habite non loin de chez nous. Il a trouvé dans le groupe une famille. C'est un adulte et nous espérons bientôt le marier... Pierre, enfant de la rue – car sa mère ne pouvait guère le surveiller et il en profitait ! - aurait mal tourné si un idéal spirituel ne l'avait soutenu. Il a eu tant d'exemples d'entraide, de partage, tant de fraternité qu'il a pu puiser dans le groupe un peu de cette force protectrice dont il avait besoin. » (97)Et la première partie s'achève par ce paragraphe : « Depuis tant d'années, plus de trente ans, nous n'avons jamais eu à déplorer qu'un enfant du groupe se soit égaré. Jamais de drogue, jamais d'actes de délinquance. Tous savent, depuis leur enfance, qu'il faut payer jusqu'au dernier iota la loi transgressée et l'acte malveillant. Quel que soit cet acte, c'est contre eux qu'ils le commettent puisqu'ils auront à en rendre compte dans cette vie ou dans une autre. » (97)

    Voici la première partie du livre, intitulée « Notre pain quotidien », partie qui s'arrête page 97 pour un livre de 355 pages. (A suivre)

    francoiseboisseau@wanadoo.fr