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m gascard

  • T comme Talent

    Suite à la présentation des NAT (=Normaux ATypiques) hier, voici un texte écirt à propos de Michel GASCARD, directeur de Rudra Béjart Lausanne. C'est à l'âge de 11 ans que Michel - qui jouait tranquille sous le piano de sa maman, Colette Milner, pendant qu'elle donnait son cours de danse - se décida à se montrer. Faisant ensuite carrière avec le talent que l'on sait, faisant parti bien involontairement de ces enfants bénis des dieux! Ces jeunes dont le talent n'a rien à voir avec les années civiles. Et l'on rejoint ainsi ce qui est mis dans la page d'accueil de ce blog, écrit avec les vrais mots d'un teen ager.

    Je ne sais pas si le rédacteur des lignes ci-dessous connaissait les NAT et peu importe. Car l'essentiel est la vérité de ce qui est pointé du côté de l'art, qu'il s'agisse de NAT ou de NT (= Normaux Typiques).

    "Je crois au talent de la jeunesse.

    Les vocations précoces existent.

    Je ne rentrerai pas dans le débat de la part de l'inné et de l'acquis; du hasard, de la chance...

    Le travail chaque jour avec eux pendant douze ans m'a fait revenir sur mes belles théories universitaires.

    Au-delà du hasard, certains enfants sont vraiment bénis des dieux !

    Je suis un peu déprimée par la mentalité européenne qui ne favorise pas franchement le développement des enfants précoces.

    Sur le plan scolaire je repense à ce garçonnet de 4 ans qui a appris à lire tout seul en classe unique. A la fermeture de celle-ci, les enfants répartis en classes d'âge dans une autre école ne trouvèrent pas écho à leurs capacités. Impossible de faire bouger le système. Résultat des courses, l'enfant développa un début de dépression à force de rester en classe à "ne rien faire", ou plutôt à entendre les autres répéter LE et A = LA, ME et A = MA pendant des heures, lui qui lisait à 5 ans des ouvrages de bibliothbèque rose. "Nous avons suffisamment à faire avec ceux qui sont en difficulté pour avoir à s'inquiéter de ceux qui n'ont pas de problèmes" répondirent les instituteurs.

    Que faire devant autant de bêtise et d'entêtement ? 

    Tous les enfants sont différents, et heureusement pour nous, parents ou enseignants.

    Evidémment, s'adapter à eux demande un certain travail... 

    L'Art nous procure en revanche bien des satisfactions."

    Mais nous les plus jeunes, il faut bien aussi s'adapter à des enseignants très différents, avec lesquels nous n'avons aucun lien génétique, ni forcément socio-culturel. Nous n'en faisons pas une histoire ! Pas question puisque nous ne sommes que des "mineurs", "que des enfants" comme beaucoup disent !

    Alors comment mieux faire passer du vent de jeunesse sur cet occident français ? Qui a une ou des idées ? Dites !

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr