28.07.2009
Médicaments inutiles
Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.
Tout le monde a-t-il en tête ce qui est prévu depuis le 1 er janvier 2009 du côté des médicaments non utilisés ?
Rappel : Jusqu’au 31 décembre 2008, il était possible de rapporter les médicaments non utilisés, les MNU, – boîte trop grande, etc… -chez le pharmacien pour qu’ils soient redistribués aux associations humanitaires.
Celles-ci n’en veulent plus – pourdes raisons de sécurité.
Il faut toujours continuer le geste de ramener chez le pharmacien ces médicaments devenus inutiles.
Surout nepas les jeter dans la poubelle d’ordures ménagères classique ni dans les toilettes. Ils seraient source de pollution de la terre, des rivières et des eaux souterraines.
Les emballages vides, s’il y en a, seront mis à la poubelle.
Quant aux médicaments, le pharmacien se chargera de les faire passer vers une unité d’incinération conforme aux règles de protection de l’environnement.
N’oubliez pas !
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr
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10.06.2009
Arash Derambarsh et Sauveur Boukris au chevet des citoyens
Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

Comme consommateur rare de médicaments et comme médecin spécialiste en santé publique
j’ai plongé, en champ visuel maximum, sur les lignes écrites par Sauveur Boukris, médecin généraliste dans le 18 ème arrondissement de Paris, au service de consultants auxquels il offre - ainsi qu’à tous les français – un livre « Ces médicaments qui nous rendent malades » paru aux éditions Le Cherche Midi http://www.cherche-midi.com, sous la houlette d’Arash Derambarsh, directeur du département politique et personnalités publiques de cette importante maison d’éditions.
Avec en sous titre « Sauver des vies, faire des économies » et une couverture à faire froid dans le dos.
Cette nouveauté a suscité une vigoureuse réaction de L’Express qui, le 3 juin, a publié sur son site un dossier qui fait la une cette semaine : "Tout ce que l’on ne vous dit pas sur les médicaments". Il contient des extraits du livre du Dr Sauveur Boukris.
Qui plus est c’est le Professeur Philippe Even, pneumologue, ancien doyen de la faculté Necker-Enfants malades, Président de l’Institut Necker, qui a rédigé la Préface de cet ouvrage de 282 pages, 18 euros, de la collection Document qui comporte – c’est à souligner- des références bibliographiques venant conforter les observations de 20 ans d’exercice de la médecine dans le quartier populaire de La Chapelle.
Le confrère, Sauveur Boukris, n’a d’ailleurs pas échappé à l’interview du Magazine de la Santé où il apparaissait le lundi 8 juin pour défendre son propos.
Qu’en est-il exactement ?
La question de l’abus de médicaments n’est pas nouvelle.
Et ce blog http://prenonslaparole.hautetfort.com s’adressant avant tout aux moins de 18 ans c’est à eux que je demande d’observer, de réfléchir et de s’informer. Car c’est eux, demain, qui prendront les décisions ou les feront pencher dans un sens ou dans l’autre.
Il ne faut pas perdre de vue qu’il est possible de vivre sans médicament, ou seulement à titre très occasionnel, si l’on ne souffre pas d’une pathologie qui le nécessite. Fort heureusement pour les jeunes concernés, tous ne souffrent pas de diabète, d’asthme, ou d’autres pathologies imposant actuellement la prise de médicaments. A ces non consommateurs habituels, je souhaite de le rester le plus longtemps possible en privilégiant un mode de vie où l’exercice physique et la joie de vivre auront une très grande place.
Aux autres jeunes, pas forcément enchantés par l’accompagnement chronique de médicaments, je donne les mêmes conseils avec un supplémentaire. Celui d’être très attentifs à ce qu’ils prennent en médicaments, en s’informant au maximum car, après tout, c’est leur vie à eux seuls qui est en cause. Et ils ont voix au chapitre, de mon point de vue.
C’est du côté du consommateur que je me place.
L’auteur de ce livre rappelle que le médicament repose à ce jour sur 4 piliers : les pouvoirs publics qui délivrent l’AMM (Autorisations de Mise sur le Marché) sans laquelle un nouveau médicament ne peut pas être vendu en France; les laboratoires pharmaceutiques qui les produisent; les médecins qui les prescrivent; les citoyens qui les consomment avec plus ou moins de discernement par défaut d’information sereine et transparente dans leur intérêt.
Tout le problème tient à ce qu’est un médicament. Il est le meilleur et le pire. Le meilleur en raison de son efficacité et le pire en raison de ses effets secondaires. Les personnes touchées par le VIH/Sida ne diront pas le contraire.
En revenant à des réalités bien plus répandues et communes - hypertension, asthme, diabète, rhumatismes, le mal être psychique, douleurs etc…- il est bon, régulièrement, de s’entendre rappeler des vérités premières. Ce que fait Sauveur Boukris par son livre qui met « les pieds dans le plat ».
Quelques repères glanés au sommaire de son livre pour vous donner l’envie d’aller à sa rencontre:
= Des chiffres qui font mal
avec en France 8.000 à 13.000 décès par an estimés dus aux médicaments.
= Un Français sur quatre consomme des psychotropes
= Attention aux associations de médicaments
= Les effets secondaires des médicaments dans la vie courante
les enfants aussi étant concernés
= Médecins sous influence ?
La visite médicale : une machine de guerre
= Développer la pharmacovigilance : savoir pour agir
* En exemple d’effets secondaires : les troubles psychiques liés au traitement de l’acné - dont des comportements suicidaires et des décès.
* La Commission européenne veut affaiblir la pharmacovigilance
= La médecine marketing
Quand les laboratoires veulent fidéliser les patients
= Des contre-pouvoirs s’organisent
avec les DAM (Délégués de l’Assurance Maladie), le Formindep – collectif de patients et soignants, la revue Prescrire, des associations de défense des patients et d’aide aux victimes des accidents des médicaments
Deux citations :
« ….Lorsqu’il était ministre de la Santé, le Pr Jean-François Mattei déclarait : « Nous sommes les seuls à consommer en moyenne 42 boîtes de médicaments par personne et par an », au total cela représente plus de 70 milliards de comprimés ! Chaque Français avale en moyenne trois ou quatre comprimés par jour, un à chaque repas; comme le dit le Pr Bernard Debré, « ce n’est pas de la thérapeutique, mais de l’alimentation ». (p. 270)
« Patients : vous êtes concernés !
La santé est une question trop personnelle et trop importante pour la laisser aux industriels, aux experts et aux pouvoirs publics. Vous êtes concernés : c’est votre vie, votre santé, votre argent.
Le médicament n’est pas un produit comme les autres, non seulement parce qu’il est consommé seulement lorsque l’on est malade et, par conséquent, on le subit, mais aussi parce que le médecin prescripteur n’est pas le consommateur. Les citoyens (bien portants et malades) doivent prendre leur santé en main. Exigez de pouvoir fournir des informations sur les effets secondaires des médicaments aux centres de pharmacovigilance. Demandez des explications à votre médecin, vous avez droit à l’information. Sur le médicament, ses indications et ses effets secondaires. » (p. 271 -272)
Dans votre intérêt, les moins de 18 ans, courrez aux informations non mensongères du livre de Sauveur Boukris !Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration : en haut à gauche: couverture du livre « Ces médicaments qui nous rendent malades » paru au Cherche Midi et son auteur Sauveur Boukris; à droite Arash Derambarsh, de sa collection personnelle)
14:55 Publié dans Livre, santé solidarité | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : arash derambarsh, sauveur boukris, médicaments, cherche midi



