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louis colle

  • Don Bosco en 1883 à Notre Dame des Victoires

     

    don bosco,louis colle,thérèse de lisieux,yvonne aimée de jésus,dominique savioLe jeudi 9 novembre 2012 une conférence du Père Jean Monnier sur ledon bosco,louis colle,thérèse de lisieux,yvonne aimée de jésus,dominique savio voyage de Don Bosco (1815-1888) à Paris en 1883 avait lieu à la paroisse Saint Jean Bosco au 79 rue Alexandre Dumas. Elle fut très bien documentée, respectueuse de l’Histoire.

    J’ai découvert bien des points que j’ignorais. Dont le succès extraordinaire de ce prêtre, un saint prêtre, apte à guérir autrui, adonné à la prière, sachant faire prier et rassembleur de foules par son simple rayonnement.

    Sa mission était l’aide aux jeunes, aux plus défavorisés, avec une pédagogie toujours d’actualité, s’appuyant sur l’affection, la raison et la spiritualité.

    Vivant au début de la révolution industrielle, Don Bosco a consacré sa vie aux jeunes venus à Turin pour y chercher du travail et une vie meilleure que celle du monde rural de l'époque. Ces jeunes, déracinés, subissaient vite exploitation et déroute. Don Bosco fut aidé par sa mère, une femme épatante. Après Turin, il y eut d’autres lieux.

    Don Bosco était né pauvre, d'une famille paysanne, papa décédé tôt avec un frère aîné qui ne voyait pas pourquoi ce plus jeune aurait besoin de savoir lire et écrire... pour garder les vaches. C'est là que le petit Jean, futur Don Bosco, sut s’assumer, gagnant son pain pour se permettre d'apprendre sans devoir rien à personne, gagnant aussi deci delà quelques piécettes lors de concours de foire par ses talents d'équilibriste. 

    Ce prêtre disposait et a su cultiver de précieux talents humains.

    Cet éducateur exceptionnel faisait confiance aux jeunes, à tous les jeunes, « loubards » inclus. Il était un être de partage, joyeux, usant de tous ses talents. Italien il a fondé avec des jeunes le mouvement des salésiens - en hommage à saint François de Sales. Les salésiens sont depuis longtemps au service des jeunes dans le monde entier.

    Depuis la venue de Pie VII pour le sacre de Napoléon en 1804 aucun prêtre n'avait suscité semblable émotion dans la capitale. Avec l'accord du cardinal Richard Don Bosco parla, en 1883, souvent en public à La Madeleine, à Saint Sulpice, à Notre Dame des Victoires, et dans d’autres lieux étant hébergé dans des familles chez lesquelles il recevait aussi beaucoup.

    Côté français, à la même époque, avec le Père Roussel – que Don Bosco rencontre - se développera l’œuvre des apprentis d’Auteuil. Le Père Brottier (1876-1936) succédera  au Père Roussel.

    Lors de ce séjour à Paris, Don Bosco – tout comme avant lui le curé d’Ars, Jean-Marie Vianney (1786-1859) - a des morceaux de ses vêtements découpés et emportés comme des reliques. Il guérit d’ailleurs plusieurs personnes lors de ce voyage.

    Il célèbre dans de nombreux lieux, églises ou congrégations.

    Au passage, j’ai retenu en particulier la messe célébrée à Notre Dame des Victoires le samedi 28 avril 1883 où la foule se presse dès tôt le matin.

    Il se trouve que lors de la communion Don Bosco semble soudain figé. Ce n’est pas un malaise. C’est une apparition, à lui seul, du jeune Louis Colle, décédé le 3 avril, jeune homme de 17 ans, tuberculeux, dont Don Bosco avait fait la connaissance début 1883. Sur le site http://www.notredamedesvictoires.com/bosco on retrouve cette visite imprévue, évoquée par le Père Monnier, avec cette parole intérieure dite par Louis Colle : «  C’est ici la maison des grâces et des bénédictions. » Louis Colle enseignera Don Bosco à plusieurs reprises, dont à Sainte Clotilde durant ce même séjour, après la messe du 3 mai, pour indiquer que « La prière rend aussi grâce à Dieu. »

    Don Bosco a des rêves ou des perceptions prémonitoires ; par exemple à propos de la Patagonie lors de la maladie de Jean Cagliero qui, à cette occasion, guérit et évangélisera plus tard ce pays. A Cagliero devenu abbé, Don Bosco déclare le 8 décembre 1862 : « La sainte vierge veut que nous l’honorions sous le titre de Notre Dame Auxiliatrice ». Sous ce vocable, Marie sera fondatrice et soutien constant des œuvres de Don Bosco.

    Notre Dame des Victoires est un lieu spirituel parisien très fréquenté. Sa construction est due au roi de France Louis XIII qui en fit le vœu au siège de La Rochelle (1628).

    Cette église lieu de « grâces et de bénédictions » dispose de milliers d’ex-voto, des remerciements pour une guérison ou une faveur obtenue.

    don bosco,louis colle,thérèse de lisieux,yvonne aimée de jésus,dominique savioNotre Dame des Victoires était très aimée des parents de Thérèse de Lisieux et de leur fille Thérèse Martin (1873-1897) qui y vint pour remercier après une guérison miraculeuse obtenue alors qu’elle était encore petite. Cette présence confiante y est très toujours vivante.

    Monseigneur François-Marie Picaud, évêque de Bayeux et Lisieux, qui n’a jamais douté d’elle dira dès 1925 au sujet d’Yvonne Beauvais « J’ai touché du doigt le surnaturel. » Cette jeune Yvonne, parisienne, devenue sœur Yvonne Aimée de Jésus (1901-1951), entrée chez les Augustines de Malestroit où elle fera un travail remarquable connaîtra, comme Don Bosco, des songes prémonitoires, outre sa capacité à lire dans les âmes. Des songes écrits sur le moment et confirmés plus tard. Tel celui du 25 mars 1929 où Yvonne se voit avec plusieurs décorations épinglées sur la poitrine, concrétisé plus tard avec photographies lors de la remise de ces décorations en 1945 avec un De Gaulle qui la remercie « au nom de la France » pour une conduite exemplaire au cours de la 2 ème guerre mondiale.

    Monseigneur Picaud a su apprécier la valeur de ces deux personnes, engagées l’une et l’autre dans un amour total et vrai pour Jésus dès l’enfance. Ce prélat a compris Yvonne dont il dirigea le chemin spirituel en direct comme il a su comprendre Thérèse de Lisieux dont il a préfacé, par exemple, en 1950 l’histoire d’une âme.

    Don Bosco, Louis Colle ; Monseigneur Picaud, Thérèse de Lisieux et Yvonne Aimée de Jésus. L’un mène à l’autre très naturellement.

    L’approche des reliques de Don Bosco qui seront les 24 et 25 novembre à Paris paroisse Saint Jean Bosco puisdon bosco,louis colle,thérèse de lisieux,yvonne aimée de jésus,dominique savio le 26 à Argenteuil, amène à rappeler quelques références: .

    Sur internet: portail de la famille salésienne : www.don-bosco.net

    A l’international : www.sdb.org ou www.cgfmanet.org

    A paris contact Salésiens de Don Bosco (France et Belgique Sud) au 393 bis rue des Pyrénées Paris 20 ème tél 01 47 97 51 21

    Je terminerai, après l’évocation de Louis Colle, de Thérèse de Lisieux et d’Yvonne Aimée de Jésus par un autre jeune, italien, Dominique Savio (1842-1857).  Il fut un de ces jeunes du premier collège salésien du Valdocco à Turin remarqué par Don Bosco en raison de qualités spirituelles et humaines. Ce dernier le conseilla tout particulièrement en raison d’une vocation, d’un appel à la sainteté ressenti par Dominique. Ce jeune garçon devait assurer sa vie d’écolier au mieux ainsi que l’appel ressenti vers une plus profonde connaissance du divin ce qui entraînait de longs temps de prières. Il eut une dévotion soutenue à la vierge Marie. Don Bosco insistait sur la nécessité de la joie exprimée au quotidien, une joie issue de la fidélité à Dieu. Dominique Savio,  garçon exemplaire, ne fut pas épargné par la maladie et mourut à 15 ans. Canonisé, sa fête est le 9 mars.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (archives personnelles photos de l’église saint Jean Bosco : statue de Marie Auxiliatrice, statue de Don Bosco canonisé le 1 er avril 1934 et patron des apprentis en 1958 fêté le 31 janvier, vitrail avec Dominique Savio et la Vierge Marie, statue de Thérèse de Lisieux canonisée à Rome le 17 mai 1925 ses parents Louis et Zélie Martin étant béatifiés à Lisieux le 19 octobre 2008)