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  • Arash Derambarsh : 20 août Salon du Livre Ouessant

     

    arash10.JPGArash Derambarsh, Directeur du département politique et personnalités publiques aux Editions Cherche Midi http://www.cherche-midi.com,est souvent mentionné sur ce blog.

    Je porte en effet une attention toute amicale à ces éditions intéressantes, leader en France.

    Une fois de plus, Arash Derambarsh est là où on ne l’attend peut-être pas. En France cette fois, non à Doha au Qatar comme en janvier 2010 où il représenta la France excellemment en tant qu’éditeur. Etant aussi l’envoyé spécial de BSC News Magazin http://www.bscnews.fr.

    Cette fois Arash est sur le sol français, celui d’une île magnifique et sauvage : Ouessant.

    Ce lieu de rudesse et beauté accueille en effet, du 18 au 21 août 2010, le Salon International du Livre Insulaire.

    Insulaire. Ile. Isolement. Autarcie. Autonomie particulière. Bateau. Phare. Etoiles. Point. Courants. Récifs. Deuils. Vie. Vent. Marées. Ressac. Houle. J’arrête là. Mais continuer serait possible.

    Cette mise en atmosphère pour préluder à l’annonce suivante d’un débat très actuel que j’invite à suivre le 20 août à 14H00 via http://www.livre-insulaire.fr/57.html .

    Le sujet est : « Ce qu’internet change au récit du monde ».

    En sous thèmes :

    = l’écriture numérique s’adapte aux dispositifs de lecture, aux rythmes, de l’internet ;

    = les contraintes de la nouvelle écriture ;

    = les enjeux pour les acteurs de la chaîne du livre, les bouleversements à prévoir;

    = à suivre avec les ateliers d’écriture.

    Le grand témoin est Lorenzo SOCCAVO, propectiviste du livre et de l’édition.

    Aux côtés d’Arash Derambarsh, participeront au débat François Bon, auteur, éditeur, publie.net, ainsi que Thierry Crouzet, écrivain, blogueur.

    Pour ma part, je pense être disponible pour suivre ce sujet qui nous concerne tous, à un degré plus ou moins fort.

    Bonne écoute, moins de 18 ans … et les autres !

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

     

  • Jean-Luc Romero au salon du livre

     

    JLRv&f30.3.10 010.jpgMardi 30 mars 2010, au Salon du livre de Paris, Jean-Luc Romero dédicaçait son livre Les voleurs de liberté paru en 2009 chez Florent Massot.

    A cette occasion quelques paroles de l'auteur, président de l'ADMD, Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité.

    Conseiller Régional d'Ile de France, il est aussi président d'Elus Locaux Contre le Sida, ELCS, ainsi que du Comité de soutien à Florence Cassez, française actuellement retenue  dans une prison mexicaine.

    Au nombre des différentes affaires évoquées dans la vidéo, celle de la famille Humbert, notamment.

    Voici le lien pour entendre Jean-Luc Romero au sujet de la liberté d’une fin de vie digne.

    http://www.youtube.com/watch?v=ZK2_SGrMvvo

    Le combat de Jean-Luc concerne tout le monde.

    Son livre est avant tout une ode à la vie, une vie dont chaque instant est précieux.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo archives personnelles : Jean-Luc Romero au Salon du Livre 2010)

     

  • Serge Tribolet « L’abus de psy nuit à la santé »

    psy tri.jpgMon cadeau pour cette année 2010 est le choix, très réfléchi, de ce livre de Serge Tribolet paru en septembre 2006 et dont le titre interpelle. L’auteur « pouvait le faire », étant lui-même psychiatre. Il est paru aux éditions Le Cherche Midi http://www.cherche-midi.com où l’ami Arash Derambarsh est directeur du département politique et personnalités publiques. Arash vient de représenter excellemment la France au Qatar en participant au Salon international du Livre de Doha qui s’est tenu du 30 décembre 2009 au 10 janvier 2010, intervenant à double titre comme envoyé spécial de BSC News http://www.bscnews.fr/ et comme éditeur.

    Comment est présenté cet ouvrage de Serge Tribolet, veilleur et acteur bienveillant, travaillant comme psychiatre, formé à l’analyse et à la philosophie ? Il a un Doctorat acquis en Sorbonne.

    Voici ce qui est proposé sur la 4 ème page de couverture de son récit.

    « Et si la psychologie, la psychanalyse et la psychiatrie étaient devenues, par un étrange retournement, les symptômes de notre société ? Et sitribolet.jpg le scandale ne portait pas tellement sur l’usage exagéré des psychotropes, antidépresseurs et anxiolytiques, mais plutôt sur l’usage abusif de la psychiatrie elle-même ?

    Douze mille psychiatres, cinquante mille psychologues, sans compter les psychanalystes et les para-médicaux qui sont légion, une armée entière au service de tous, travaillant exclusivement pour notre bonheur et intervenant sans cesse dans les médias pour dire la norme et expliquer les règles d’une vie heureuse. Voilà le nouvel opium du peuple, l’arme d’abêtissement massif, le nouveau despotisme…

    Dans un essai qui devrait « marquer les esprits », Serge Tribolet veut montrer clairement les dangers d’une telle dérive et affirmer que le recours systématique aux « psys » est en soi, une maladie ! ».

    Cela pour 15 euros en 176 pages.

    La table indique une Préface de l’auteur, suivie d’un Eloge de la science. Un chapitre Idéologies arrive, puis un autre appelé Obscénité. L’antipsychologie n’est pas oubliée, suivie de L’abêtissement, pour conclure par une dernière partie Les petits hommes.

    C’est une mine que ce livre.

    Sans doute en raison du parcours de l’auteur qui souligne avoir appris, certes, avec la médecine, mais avoir appris davantage sur l’homme par la philosophie que par l’enseignement médical. Il est un ausculteur bienveillant et amical de l’humain, disposant aussi d’une grande culture. Et il a les pieds sur terre.

    Serge Tribolet, psychiatre, analyste et philosophe, dénonce dès le début de « L’abus de « psy » nuit à la santé », les excès en psy de notre époque. Le pouvoir des psys enserre tout !

    Le ton est donné dès les pages 12 et 13 : « L’omniprésence de ce pouvoir se mesure au nombre de citoyens impliqués dans une aide psychologique, au nombre des offres de soutien psy, aux prescriptions de soins psy dans la plupart des événements de la vie (traumatismes, échecs, accidents, perte d’un proche…), au marché que représente le psy dans les domaines des « nouvelles médecines » dites douces, des théories et des techniques psychothérapeutiques en tout genre, des stages de bien-être, des cellules de soutien…Il est à craindre que les paroles de Tocqueville, lorsqu’il imaginait les traits d’un pouvoir immense et tutélaire élevé au-dessus des peuples, ne correspondent plus désormais à une prévision mais à une description factuelle : il parlait d’un pouvoir qui se charge d’assurer la jouissance des citoyens et de veiller sur leur sort. (…)

    Je pense que cette espèce d’oppression, pour laquelle Tocqueville ne trouvait pas de nom approprié, est un effet de la science et se dissimule aujourd’hui sous le masque du psy. Du psy dans tous ses états à l’étatisation du psy…il est temps de lever le masque ! »

     

    Et puis quelques petits cailloux en découverte semés tel un Petit Poucet à l’heure du Net.

    Des extraits de L’Eloge de la science d’abord. « Pendant mes études de médecine, la science m’a toujours entouré, nourri, entretenu. J’ai suivi le mouvement comme l’âne suit la carotte.» (p. 29)

    «  Grâce à vous mes amis je sais ce que jamais la science ne me dira, j’ai gardé en mémoire ce que vous m’aviez appris ». (p 30)

    « Je reste devant les portes closes, les portes par lesquelles la science enferme ce monde. (…) J’ai appris qu’il ne faut pas exiger de la médecine ce qu’elle ne peut donner. La médecine n’apprend pas l’homme, elle apprend l’organe, elle ne fait pas l’homme de l’art, elle forme des hommes de science. La médecine n’est plus un art, elle est une « technicité surveillée » par des techniciens de la santé qui comptent parmi eux des statisticiens, des économistes, des administrateurs en tout genre et parfois quelques médecins » (p. 31)

    « Malgré la concordance entre les arguments de l’antipsychiatrie et certaines de mes déceptions, je ne me suis jamais considéré comme un antipsychiatre… »(…) je n’ai jamais été convaincu par l’idée (toutefois séduisante) selon laquelle ce n’est pas le malade qu’il faut soigner mais la société. Ma motivation est restée intacte pour poursuivre la voie de mon exercice hospitalier, au cœur même de " l’institution psychiatrique " (...).

    L’auteur a « en permanence la ferme volonté de servir ceux qui souffrent, diminuer la douleur morale, être présent dans les situations extrêmes de rejet, de violence, de délires hallucinatoires, de mélancolie, d’angoisse, d’effondrement de la réalité, etc… » (p. 34 - 37)

    Est venue sa rencontre avec la psychanalyse : Freud et Lacan.

    Au chapitre Idéologies que nous dit–il ?

    « Toute idéologie participe d’un même idéal : l’exclusion du sujet. (…) Le sujet est l’individu même. Il représente un échec pour la science qui use de toutes ses armes pour en venir à bout, elle voudrait en faire un objet manipulable à souhait. (…) Psychologie et psychiatrie sont des systèmes idéologiques, à ce titre elles sont les lieux d’enfermement de la pensée. » (p. 50-51)

    L’auteur a les mots qu’il faut quant à la folie. De même quand il parle de la foi et de l’art.

    L’obscénité, c’est quoi ?

    « L’obscénité est le plancher sur lequel se joue la « société du spectacle ». (p.75)

    Qu’est-ce que L’antipsychologie ?

    « La psychanalyse se présente comme une antipsychologie. (…) Tandis que la psychologie va tout mettre en œuvre pour comprendre votre souffrance, circonscrire votre symptôme, saisir les liens de causalité entre chacune des parcelles de votre quotidien, la psychanalyse choisit une voie opposée. Elle ne prend pas le chemin de la compréhension. « Gardez-vous de comprendre », répétait inlassablement Lacan tout au long de son enseignement; » ( p. 86-87)

    « La bonne morale est essaimée et assénée aujourd’hui dans les médias par les psychiatres et psychologues. Le normal et le pathologique sont devenus le bien et le mal dans le domaine moral. » (p. 94)

    « L’incompréhensibilité des propos de mes patients schizophrènes tient justement au fait que le délire tente l’expression d’un savoir qui échappe à la compréhension. Cette dernière étant l’apanage de la science, ses limites sont celles de l’objectivation et du rationnel, elle ne passe pas les frontières du monde des objets, objets matériels, objets-concepts, objets rêvés ou fantasmés, objets mathématisés… Mais au-delà de ce monde, au-delà des phénomènes objectivés, il y a quelque chose qui échappe à la compréhension, donc à la science, donc à la psychologie ». (p.111)

    « L’abêtissement du citoyen est une étape de l’évolution de notre société soumise aux lois de la science. (…) Ce que j’observe n’est pas un rapprochement des hommes entre eux mais un rapprochement entre l’homme et la technique. (…) La médecine ne soigne plus, elle répare. La psychologie considère le psychisme comme un système de fonctions cognitives, de conditionnements, de circuits réflexes; elle intègre l’homme tout entier dans un affligeant modèle bio-psycho-social, véritable tarte à la crème proposée par les techniciens de la psyché : les comportementalistes, les cognitivistes, les biologistes, les « psychiatristes »

    L’abêtissement à l’œuvre dans notre société trouve son meilleur ferment dans la vie de couple. » (p. 124-125)

    Ce couple « plus facilement manipulable que le citoyen isolé » (p.131)

    Et ceci, en point d’orgue à ce chapitre : « J’affirme que la folie est un bienfait pour l’humanité parce qu’elle est le lieu d’un savoir, elle dit sur l’home plus que toute sa science ne lui permettra jamais d’entendre. Seuls les petits hommes redoutent ce qu’elle peut dire ». (p.147)

    On découvre Les petits hommes, chapitre qui affronte la santé mentale, le droit à la santé, les droits sociaux, la recherche pharmacologique avec ses coûts et conséquences. Et l’inversion du « principe hippocratique » qui « est devenu : à tel traitement correspond telle maladie » (p.165).

    Avec cette réflexion : « Véritable logique surréaliste : nous ne donnons plus un traitement au patient mais un patient au traitement ! » (p.164)

    Au nom des erreurs commises au nom du consensus, Serge Tribolet conclut son livre par cette phrase : « Puisse mon livre ne jamais devenir consensuel ». p.175)

    J’espère ne pas avoir trahi l’esprit de cet ouvrage.

    Pour information Serge Tribolet, confrère très à l’écoute des réalités de l’existence, n’en est pas à son premier ouvrage. Cet auteur intéressant a publié dès 2003 aux Heures de France « Le guide pratique de psychiatrie » coécrit avec Christophe Paradas. En 2004 il a offert « La folie, un bienfait pour l’humanité » édité chez Santé, en 2004, suivi en 2006 d’un constat « L’abus de "psy" nuit à la santé ». En 2008 ce fut « Freud, Lacan, Dolto enfin expliqués », paru aux éditions L’Esprit du temps. Il a apporté, en octobre 2009, aux côtés de Marc Menant, un regard inédit sur le surnaturel aux « phénomènes inexpliqués ou inexplicables » (4 ème de couverture) dans « Bien réel le surnaturel et pourtant …. » édité chez Alphée-Jean-Paul Bertrand. Tous ces livres témoignent d’une grande ouverture d’esprit.

    Outre sa responsabilité d’une unité d’hospitalisation à l’hôpital Maison Blanche à Paris, il est présent à la télévision dans des émissions grand public, C dans l’Air par exemple.

    Je connais des psychologues, des psychiatres, des psychanalystes que je peux qualifier de « raisonnables ». Ils n’hésitent pas à le dire : si un jeune n’a pas besoin d’eux, le bilan étant correct, pas de suivi, surtout pas !

    Aussi pour veiller vous-même, les jeunes, faites-vous offrir ce livre de Serge Tribolet ou réclamez-le à votre bibliothèque. A une époque où aux USA - dans certains états pas tous - fleurit la mise sous contrainte médicamenteuse de millions d’enfants qui n’ont pas besoins d’être ainsi « drogués », à une époque où les « psythérapeutes » – formés ou autoproclamés – envahissent la vie quotidienne, c’est à vous, moins de 18 ans, qu’il convient de rester l’esprit clair pour aujourd’hui et demain afin de demeurer libres.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration : à gauche couverture du livre « L’abus de psy nuit à la santé »; à droite Serge Tribolet).