31.10.2009

Arash Derambarsh et le livre numérique

Que ce soit chez Fogiel ou dans les colonnes du journal Le Monde Arash Derambarsh a le mérite d’exprimer clairement saIMG_1697.JPG

pensée. Une pensée ouverte, dynamique, qui marche dans le sens de l’Histoire.

Le Monde du samedi 31 octobre 2009, accessible partout et à tous, a publié aux pages 18 et 19, rubrique Horizons Débats, une enquête conduite auprès de personnalités vivant et travaillant à partir du livre à donner leur avis sur : « Le livre survivra-t-il à Internet ? »

Apparaissent ainsi, soutenus par une illustration débordante de Nicolas Vial, les propos d’Antoine Gallimard PDG des Editions Gallimard, de Bruno Racine Président de la Bibliothèque Nationale de France, de Rémy Toulouse Directeur des éditions Les prairies ordinaires, d’Arnaud Nourry PDG d’Hachette Livre, et d’Arash Derambarsh Directeur du département politique et personnalités publiques au Cherche Midi.

Voici le lien :

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/10/30/cette-revolution-est-une-chance-par-arash-derambarsh_1260638_3232.html

Et le texte papier.

Sous le titre « Cette révolution est une chance », Arash nous indique ceci :

« Nous voici dans un tournant historique en matière de support pour l’écriture. Mais le conservatisme et le pessimisme demeurent.

Pourtant, dans ce virage unique, voici un bras de fer inédit entre le conservatisme et le modernisme. Ce modernisme, des sociétés telles que Google ou Amazon veulent l’imposer pour certains, le proposer pour d’autres.

Car, en effet, il s’agit de 200 000 titres en anglais et de journaux dans plusieurs langues. Voilà ce que propose le vendeur américain de livres sur Internet Amazon. Quant à Google, ce dernier ne fait pas les choses à moitié. Le géant de la recherche sur Internet va lancer sa librairie numérique au premier semestre 2010, en Europe, en proposant d’emblée quelque 500 000 titres aux internautes. Des partenariats avec des éditeurs sont, par ailleurs, signés pour deux millions d’ouvrages.

En France, la grande majorité des éditeurs contestent le comportement de Google. Le Syndicat national des éditeurs français (SNE) et le groupe La Martinière, appuyé par Gallimard et Flammarion, poursuivent actuellement le géant de l’Internet pour contrefaçon. De surcroît la chancelière allemande, Angela Merkel, a condamné Google Editions. Elle défend, à juste titre, la protection des droits d’auteur sur Internet. Elle rejette, par ailleurs, la numérisation des ouvrages de bibliothèque si on ne tient pas compte de cette protection, comme le fait Google.

Le tsunami Internet

Il s’agit donc de protéger la propriété littéraire, car sans auteurs, pas de livres. Les éditeurs français exigent de Google le respect de la loi, et ils ont raison. Toutefois, le livre électronique est une chance. Il apporte une réponse pratique. En effet, le Kindle, livre électronique d’Amazon, peut télécharger 1 500 ouvrages. Pour le cartable des étudiants, c’est une réponse exceptionnelle. De plus, la nouvelle génération pourra beaucoup plus facilement se familiariser avec les classiques.

Par ailleurs, ce marché est rentable pour un secteur d’activité qui est à bout de souffle. Cependant, il s’agit de sauvegarder les libraires et les points de vente. Pourquoi, d’ailleurs, ne pas les adapter rapidement au numérique ? En France, après une longue période d’immobilisme, les choses commencent à évoluer. La Fnac, par exemple, a annoncé avoir vendu 40 000 livres au format numérique, et propose désormais 30 000 titres sur son site. Mais c’est tout le secteur de la distribution qu’il va falloir réformer et adapter.

L’Union européenne et le G 20 doivent donc se saisir de cette question. Le téléchargement est mondial et n’a pas de frontières. De même que les Etats doivent contrôler la mondialisation et non pas la subir. Le secteur musical n’avait pas vu venir le tsunami Internet, et son économie a vacillé. Il faut donc développer une offre légale , payante, et ne pas subir ce qu’a connu le monde du disque. Le politique doit jouer son rôle et imposer un prix unique du livre numérique afin de sauver les acquis des auteurs.

Enfin, on se trompe si l’on considère le livre papier comme sacré. Le papier et le livre électronique cohabiteront un temps, mais, à l’heure du numérique, les générations futures s’en passeront sans problème. Aux éditeurs de prendre leur destin en main afin de prévoir l’avenir. »

Un témoignage qui soutient la vie du livre.

Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photograhie : Arash Derambarsh, de sa collection personnelle)

21.10.2009

Nicole Guedj : Casques Rouges à l’ONU

Guedj.jpgGuedjLivre.jpgDes lignes alertes, claires, positives afin de divulguer une proposition qui est le titre mêmearash der.jpgde l’ouvrage, à savoir : « Pour des Casques Rouges à l’ONU » dont Abdou Diouf, ancien président de la République du Sénégal, signe la préface. Par cet écrit Nicole Guedj a proposé, en août 2009, à l’attention du grand public, un combat personnel commencé dès 1997.

Avocat spécialisé dans la défense des droits de l’homme, Conseiller d’Etat, Nicole Guedj préside la Fondation des Casques Rouges qu’elle a créé en 2006. Une fondation parrainée par Abdou Diouf, Elie Wiesel, François Gros, et feu Jean-Marie Lustiger.

Pour faire avancer son projet, elle s’est tournée vers les éditions Le Cherche Midi, http://www.cherche-midi.com , où l’ami Arash Derambarsh, directeur du département politique et personnalités publiques, sait promouvoir à son niveau l’idée de l’installation des Casques Rouges à l’ONU.

Facile à lire, pour 10 euros, 134 pages, je conseille l’ouvrage de Nicole Guedj en cadeau ou achat à suggérer à sa bibliothèque municipal ou scolaire.

Dès le premier paragraphe le ton est donné : « Nous pouvions croire, les leçons du tsunami ou de Katrina tirées, que, les secours bien organisés, la logistique bien huilée, nous allions désormais assister à une déferlante de l’aide humanitaire spécialisée après une catastrophe majeure. Et puis stupeur, nous constatons chaque fois les mêmes errements. Certes, les hommes sont prêts à partir, le matériel existe, les colis sont disponibles, mais le manque de préparation et de coordination amène bien souvent davantage à compter les victimes qu’à sauver des vies ». (p. 11)

Suit l’évocation de l’«humanitaire de nos grands-mères», l’émergence d’un droit d’ingérence, la création de Médecins Sans Frontières en 1971. Et cette profession de foi de l’auteur : « Depuis le début de ma carrière professionnelle, j’ai souhaité œuvrer au service des autres, avec ce seul credo : sauver des vies. Mille, dix, ou même une seule. Parce que réussir à sauver ne serait-ce qu’une vie, c’est déjà sauver l’humanité, notre part d’humanité ». (p. 43)

Nicole Guedj relate sa rencontre avec Mario Teti en Uruguay en 1981. Précise son combat pour promouvoir une recherche coordonnée des enfants disparus ; c’est l’ »Alerte enlèvement » enfin mis en place en 2006 et élargi via Internet par le Collectif e-@lertenlevement.

L’avocat détaille son combat pour créer les Casques Rouges. Elle « plaide pour la mise en place d’une « force internationale humanitaire de réaction rapide » destinée à organiser et coordonner l’action des équipes de secours intervenant, dans l’urgence, sur un théâtre de catastrophe majeure ». (p. 51)

Elle précise : «Le monde humanitaire n’a pas tant besoin de davantage de dons. … Ce dont le monde humanitaire a besoin, c’est d’encadrement, de coordination, de régulation, de structuration, de veille. Il lui faut une « intelligence humanitaire » pour unifier son action et la rendre optimale. Comment ? En créant des Casques Rouges, comme la couleur des secours ». (p.55-56)

Nicole Guedj poursuit avec – successivement - le tsunami du 26 décembre 2004 qui ouvre à une prise de conscience collective, l’ouragan Katrina qui déferle le 29 août 2005 sur la Nouvelle Orléans, le cyclone Nargis qui frappe la Birmanie en mai 2008.

Il est rappelé que «  le droit international reconnaît un droit d’accès aux populations victimes seulement dans le cas de conflits armés. En situation de catastrophe naturelle, seul le pays victime a autorité sur l’organisation des secours ». (p. 69-70)

La seconde moitié du livre précise la structure de ces futurs Casques Rouges onusiens, leur « responsabilité de protéger » en cas de catastrophes naturelles. Là où les casques bleus sont présents pour maintenir la paix, les casques rouges œuvreraient pour maintenir la vie. Un travail accompli avec « pragmatisme », « efficacité » et « légitimité », « anticipation et rapidité »et » , bien sûr, « coordination ».

Nicole Guedj conclut son plaidoyer par un « appel à la mobilisation collective et à la responsabilité de chacun pour accélérer le processus de création des Casques Rouges.

Je n’ai » souligne-t-elle «  qu’une ambition mais elle est immense : que les pouvoirs publics, les médias, la société civile relaient ce message jusqu’à ce que l’Assemblée générale des Nations unies l’inscrive dans le marbre de sa charte. »

Moins de 18 ans, voici un livre qui a le double mérite de proposer un chemin très simple, au service de tous les hommes de cette planète sans exception.

Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration : à gauche Nicole Guedj, couverture du livre "Pour des Casques Rouges à l’ONU"; à droite Arash Derambarsh, de sa collection personnelle)

02.10.2009

Entrer en politique ? Dr V. Vasseur et d’autres

verovasseur.jpgimagesVasseur.jpg Le Docteur Véronique Vasseur dans le livre qu’elle vient de publier «Le panier de crabes» aux éditions Flammarion, 19 euros, relate noir sur blanc son trajet en politique. Et sa déception.

 

Pour elle avec l’UMP. Mais au sein d’autres partis, déclare-t-elle, c’eut été pareil.

 

Avant d’être pressentie, le Docteur Vasseur était déjà connue par son action positive dans le cadre de son activité professionnelle de médecin. Complétée par deux livres : « Médecin-chef à la prison de la santé » et « L’hôpital en danger ».

 

Elle raconte n’avoir rien demandé. L’UMP l’a sollicitée pour se présenter en 2007 aux législatives dans un fief difficile, concourant comme femme à la parité des sexes.

 

C’est dans la 10 ème circonscription de Paris. Elle s’en tire honorablement au premier tour ; est battue au second. En novembre 2007, elle remet ça pour les municipales de mars 2008 toujours dans le même arrondissement parisien. Cette fois c’est moins bon avec un score au second tour d’à peine un tiers des voix contre plus de deux tiers à la liste d’union de la gauche.

Elle s’arrête là.

 

Aujourd’hui, elle raconte que le monde de la politique n’était pas son monde.

Elle ne se décrit pas comme naïve mais comme idéaliste. Quand elle y est allée, elle savait que ce ne serait pas tendre. Ce fut médiocre.

Ayant soutenu Nicolas Sarkozy, elle pensait être aidée. Elle ne s’imaginait pas un tel « bal de faux-semblants », tant de coups multiples portés de l’intérieur.

 

Elle dénonce l’hypocrisie. Présente de la droite à la gauche. Avec des mines faussement sympathiques devant. Une guerre à outrance derrière. Apprendre par exemple que l’épouse d’un député maire déclare, à l’occasion d’une réunion publique, que le candidat que vous êtes n’a aucun charisme n’a rien d’encourageant.

 

Le Docteur Vasseur vient de la société civile et non d’une immersion politique qui aurait pu débuter au lycée.

En conséquence, elle ne connaît pas les us et coutumes, les codes plus ou moins cachés. La nécessité de l’argent à avancer par les candidats. Cela peut aller jusqu’à 20.000 euros remboursés au mieux un an plus tard. Il faut bien payer les affiches, les salles pour débattre, les tracts, bref l’intendance. J’en atteste l’ayant observé pour un candidat indépendant. Avec la nécessité de faire un score d’au moins 5 %. Des emprunts sont faits par certains. Etc…

 

En interview le Docteur Vasseur déconseille à Patrick Pelloux - l’urgentiste compétent et apprécié qui dit et écrit ce qu’il pense – d’aller en politique. Personnellement, tel qu’est ce confrère, je ne le pense pas un instant exposé à ce genre de situation. Il tient trop, avec raison, à sa liberté de parole et à son indépendance.

 

Nicolas Hulot a refusé une entrée en politique. Un étiquetage politique peut se révéler très réducteur pour la suite du rayonnement individuel de la personne concernée – homme ou femme.

 

Un peu de soleil sur ce fond gris, terne, déprimant.

Le soleil des candidats indépendants, non étiquetés, non affiliés à un parti.

 

Désireux de rester indépendant il est possible d’être élu pour soi-même, pour ses qualités, sans appareil politique pour soutenir.

En théorie.

Car pour la suite d’une vraie carrière politique c’est quasi impossible d’avancer sans un parti structure, organisé, qui porte.

 

Au niveau des députés, il y a eu en Non Inscrit – NI - Véronique Basse, en Vendée. Elle est toujours députée mais cette fois MPF, Mouvement Pour la France.

 

Avant la députation, comme indépendant ou comme appartenant à un parti politique ou s'en réclamant – les apparentés - , on peut tenter d’être élu Maire d’une commune dès 18 ans ou conseiller municipal par ses concitoyens. Une première marche en politique.

 

Plus facile de « faire son trou » à partir de la province ? Peut-être.

 

Sans oublier que la vocation, l’appel de la politique, existe pour certains. Ainsi, pour ne citer que lui, l’écolier François Mitterrand pensait-il dès le primaire à son entrée en politique, au travail qu’il y accomplirait. Dès son plus jeune âge il se voyait, un jour, en Président de la République. Il se donna les moyens pour y arriver.

 

Un travail, un métier, une activité commence très souvent par se rêver. Par se construire dans la tête. 

Bonne réflexion à vous les jeunes ! Que ce soit comme électeur ou comme futur candidat et également électeur.

 

Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration: couverture du livre Le Panier de crabes, Véronique Vasseur)

28.09.2009

David Réguer: "Tout sauf anonyme"

images.jpgimages.jpgCombien sont-ils, croisés dans la rue ou lors de dîners,  à respirer dans cette attente ? Habités dès 34609424.jpgle réveil par cette préoccupation envahissante: sortir de l'anonymat ! A tout prix ? Presque. 

Ce que de nombreux pensent sans le dire, ce que des milliers d'anonymes rencontrés espèrent, David Réguer, lui, l'a mis en forme. En scène. Sous l'espèce d'un pamphlet très vivant paru aux éditions Anabet en mai 2009.

L'auteur n'a rien d'une personnalité éthérée ou évaporée. Du tout. C'est un solide breton, apprécié de célébrités navigantes, réaliste, Président-fondateur du Club 3.0, troispointzero@yahoo.fr, ouvert aux décideurs  trentenaires, qui se réunit le 30 de chaque mois à l'écoute d'une personnalité. Le 30 septembre l'invité est Guy Birenbaum. 

David Réguer connaît parfaitement ce autour de quoi il nous convoque: la sortie de l'anonymat. 

La couverture de ce livre assez épatant - une silhouette anonyme sous bon éclairage - permet au lecteur de s'imaginer sous cette cape d'invisibilité provisoire. Avant que le secret de l'anonymat - ce statut d'inconnu que les autres ne remarquent pas - par une magie transformante fasse de cet anonyme celui ou celle qui envahit les radios, les magazines, les chaînes de télévisions, dailymotion, youtube ...

Tout sauf anonyme, bourré d'exemples et de références, propose mille et une recettes concrètes pour émerger de l'anonymat où baignent la majorité des milliards d'hommes peuplant aujourd'hui la terre. Anonymat persistant en dehors du cercle étroit de la famille ou du travail.     

Dont il convient de sortir. D'échapper à cette gangue passe-partout qui maintient en dehors des pistes d'accès aux médias. Qui écarte du saut dans le cercle de la super média qu'est la télévision.

Enfin passer à la télé ! Ne plus être anonyme ! Etre convié, convoqué, sollicité, choyé, célébré. Passer d'une soirée VIP à une autre tant on est pressé d'invitations, se rendre d'une chaîne à une autre la même soirée. Etre un célèbre débordé ! 

Voici l'objectif de l'anonyme: "Ma condition ne suffit plus, j'ai trop chômé. Je veux maintenant connaître la jouvence du succès. faire partie de ce club, de l'élite, jouir de l'argent, du bien-être que procurent les regards sur moi. Enfin me sentir exister. J'ai observé ces sorties de l'ombre. Parfois fulgurantes, arbitraires, parfois futiles ou pragmatiques." (p. 9-10)

Muni de cette intention claire, il suffit de se laisser glisser sur les propos et recettes proposés au fil de ce livre de 140 pages pour jeter, enfin, à la poubelle l'enveloppe pesante de l'anonymat. Que dis-je ? Non pas pesante mais étouffante.

Comment s'y prendre ?    

D'emblée on peut plonger dans la notoriété: il suffit d'y naître ! Evidemment. A défaut - qui choisit son lieu de naissance ? - il faut bien cibler son  mariage. Reste in fine l'enfant caché. C'est l'immersion dans le tourbillon entraînant d'un premier chapitre bondissant d'exemples. Daniel Ducruet épousant Stéphanie de Monaco (p. 18), ou les paternités du Prince Albert (p.21). Les 50 ans festifs de Christian Audigier (p. 25), l'avignonais parti "de rien".  

Si les voies du chapitre 1 er sont restées inempruntables, on passe aux propositions du chapitre 2: se créer un personnage atypique. Là encore: recettes, exemples. Un blog efficace. Une mise en phase constante avec l'air du temps. Les Enfant de Don Quichotte. Les Betancourt. L'incontournable Tennis Club de Paris. Ah ! J'allais oublier le culot.

"Un culot notoire" titre en page 36 Daniel Réguer pour parler de la percée médiatique de l'ami Arash Derambarsh, un ami au quotidien, un bien réel, bien présent.

Arrêt sur image. Arrêt sur les pages 36 et 37. L'auteur et moi n'avons pas vécu la "people-isation" d'Arash Derambarsh de la même manière. Là où il ne s'agissait à l'évidence que d'une blague, d'une farce inédite jouée en taquinant l'électronique, les journalistes les plus sérieux n'ont rien vu. Par défaut de contrôle.

D'où j'étais, tranquille et parfaitement anonyme dans mon coin - un luxe ! - je me suis fort divertie de la simplicité manoeuvrière d'Arash. Les stratégies sans complication restent souvent les meilleures.

Le plus drôle est qu'il n'y avait même pas au départ de stratégie. Disons qu'Arash Derambarsh, parti à la découverte des possibilités de Facebook, s'est mis à les explorer avec un succès qu'il n'avait en aucun cas prémédité. Il est d'ailleurs venu conter son histoire, invité par David Réguer, lors de la soirée du 30 juin 2009.

Je n'ai pas vu de "culot notoire" là où il n'y avait, après tout, qu'un travail d'explorateur. Que l'avancée, à la vue de tous, dans un chemin neuf à découvrir. Un parcours accompli avec succès, aucun média ne s'interrogeant sur la percée d'Arash, ni ne venant vérifier quoique ce soit. 

Arash Derambarsh a été le premier surpris, étonné de la réussite médiatique entraîné par son cheminement hors normes. Pour moi ce n'était pas du culot mais un essai inhabituel. Qui a fonctionné. Il suffisait d'y penser. D'y aller.

Et j'ai été choquée, mécontente quand, plus tard, certains se sont permis de débiter en direct à la télévision à des heures de grande écoute des paroles allant du ridicule à l'insultant vis-à-vis d'Arash, en face à face. Personne n'avait empêché ces agressifs de faire comme lui, d'explorer toutes les possibilités de ce réseau social. J'ai pensé qu'ils étaient jaloux de lui, de sa notoriété acquise.

Arash Derambarsh, ce jour, outre sa position aux éditions Le Cherche Midi http://www.cherche-midi.com de directeur du département politique et personnalités publiques, en a gagné d'être écouté et entendu par les médias. Pour ce qu'il a déjà réussi. Pour son action  en faveur de son pays d'origine, l'Iran. Pour ce qu'il pourrait proposer d'innovant auquel personne ne pense. Sauf lui.

Le personnage qui traverse le livre de David Réguer le déclare en p.44 en toute franchise: "Je fais allégeance. Tout cette matière à débat, des pauvres aux handicapés en passant par les victimes de la mode, n'est qu'un moyen pour émerger de la foule hypocrite".

Emerger de la foule anonyme, toujours. "En n'oubliant pas de triompher dans sa communauté", l'objet du chapitre III qui nous amène à mi-parcours.

Vous qui désirez absolument cascader hors anonymat, le temps est venu pour que je vous lâche, ici, afin que les heures qui s'offrent à vous soient consacrées à l'achat de ce livre  singulier. Et à la découverte des recettes multiples qu'il propose. 

Cet ouvrage est une réussite. Il suffisait de penser à le réaliser. Vous pouvez y dénicher les recettes de votre futur succès ou de celui d'un voisin qui ne désire rien tant que de devenir, un jour proche, un homme public. Ou une femme.

Et si la réussite médiatique totale n'est pas au rendez-vous, à défaut de ce top les idées proposées contribueront, peut-être, à vous faire émerger dans votre simple quotidien. Un succès, déjà. 

Pour ceux qui voudraient rester anonymes tout en se distrayant, ils trouveront là de quoi rire et faire rire avec les réflexions de David Réguer sur la nécessité de "Surfer sur toutes les vagues", "Faire parler de soi à n'importe quel prix", "Faire du temps un ami", et pour finir de "Sacraliser avant de tirer sa révérence". Car pas de sortie d'anonymat sans rechercher l'éternité. Au passage on n'a pas oublié de "Capitaliser ses erreurs en toute conscience". Il est judicieux de s'inspirer de Jérôme Kerviel, de Nick Leason, et de tant d'autres.  

On l'a compris. Devenir "Tout sauf anonyme" est un travail à plein temps. Qui dure toute la vie car, une fois conquise de haute lutte une notoriété plus impitoyable d'accès que l'Everest en 2009, il faut la garder. Là, c'est pire que l'accès au toit du monde une fois. Carrément une sorte de traversée en solitaire du désert de Gobie au quotidien avec les embûches incomptables de ce lieu. Exténuant ! 

J'ai scruté, ligne après ligne, sans la trouver une autre manière de devenir people: être le filleul de quelqu'un, d'un de ces Tout sauf anonyme. Un cas que j'ai rencontré. Au coude à coude Square Foch avec des noms connus.

De toute façon les jeunes, le temps passé à lire David Réguer sera un bon moment. Source d'idées utilisables, même si votre objectif n'est pas de devenir "Tout sauf anonyme". 

contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr  (en haut à gauche: couverture du livre Tout sauf anonyme et son auteur David Réguer; à droite Arash Derambarsh au Palais de Justice de Paris avec des ténors connus du barreau)

22.09.2009

Le Petit Nicolas

Le 30 septembre 2009, sorti en salle pour tous du film Le Petit Nicolas. Une réalité des jeunes dans les années 1950.

De leur vie au quotidien.

Ceux qui ont toujours en vie les grands-parents - les vrais écoliers de ces années là - peuvent aller voir ce film en pensant à eux.

Pourquoi pas en y assistant avec eux ? 

C'était vraiment comme ça. Avec les repères, les codes, les manières d'être des uns et des autres. Les grands comme les petits.

Comme indiqué aussi dans le livre. Qui peut être également un excellent compagnon de distraction.

Evidemment - mais est-ce après tout une évidence ? - on nous montre là une classe dite moyenne, qui dispose d'un minimum de moyens financiers. Ce n'est pas toute la France.

Ceci dit, quelle que soit l'époque, il y a toujours des premiers de classe, d'autres qui s'ennuient. Et ainsi de suite.

Les jeunes de ce film ont l'air sympathiques.

Allez voir un peu comme c'était avant. Avant les pokémons. Avant les MP3. Avant internet. On ne vivait pas mieux ni plus mal. Le fond de l'air culturel était simplement autre. 

contcat: francoiseboisseau@wanadoo.fr     

09.07.2009

Ocean’s Songs d’Olivier de Kersauson avec Arash Derambarsh

Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

 

Avec la mer dans le sang, j’ai plongé avec délices dans ces chants des océans, Ocean’s Songs, dûs au talent et à l’amour arash der.jpgkersauson3.jpgCAZTDG84CA5ZVDAXCABRPM7ACAIIMKVTCADG8BEOCAKTSGA6CAOPQEWBCAD01A41CAEPJ5H0CAAMHJH6CAD7WJPECAQLZC2SCAS13ZQPCAXXNZUOcean's songs.jpgd’Olivier de Kersauson.

 

Ce marin pudique livre, dans cet ouvrage, à travers des tableaux vivants et réalistes une existence entièrement livrée à la mer. Une vie tendue vers l’inconnu à découvrir et vers les hommes, ses frères.

 

Ocean’s Songs est paru en Décembre 2008 aux éditions Le Cherche Midi http://www.cherche-midi.com et se trouve en bonne place à portée de regard dans le bureau d’Arash Derambarsh, le directeur du département politique et personnalité publique de cette maison où nombre d’auteurs rêvent d’être édités.

 

La mer est l’horizon de vie, l’horizon de l’œuvre quotidiennne d’Olivier de Kersauson. Des années de parcours les yeux fixés sur le trait unissant l’eau et le ciel, la ligne mouvante qui se dérobe indéfiniment tant que le cri de « Terre !  » n’est pas poussé.

 

Qu’est-ce au juste que prendre la mer ?

 

Une réponse est proposée par l’auteur en 4 ème page de couverture, un extrait tout simplement de la page 24 du livre :

« Prendre la mer c’est tout sauf une fuite, c’est au contraire une discipline et une contrainte. Décider d’aller chevaucher les vagues, c’est une conquête et, pour conquérir, il faut partir. C’est l’extraordinaire tentation de l’immensité. La mer, c’est le cœur du monde. Vouloir visiter les océans, c’est aller se frotter aux couleurs de l’absolu.

Il m’a toujours semblé indécent de ne pas aller voir partout dans le monde. Il me fallait partir sur tous les océans, déouvrir tous les ports…Pour moi, c’est vital : puisqu’on est dans le monde, il faut le courir. »

 

Belle invitation au voyage de ce Maître es mer.

 

En 254 pages et 14 tableaux le lecteur « part en course  » pour une dimension autre que celle des champs gorgés d’hebres multiples, des arbres qui grimpent au ciel, des fleurs sauvageonnes ou disciplinées, des oiseaux, du béton et des bandes de bitume.

 

L’avant-propos est surprenant et épatant. Olivier de Kersauson, à San Francisco à bord du trimaran Geronimo, voit monter à bord  2 jeunes. Des étudiants gamins, bien élevés, joueurs, aux cerveaux turbulents. Ces "deux types", Sergei Brin et Larry Page, sont les fondateurs de Google. Là naît l'idée de ce livre.  "Nous nous étions donc trouvés à bord de mon bateau: moi qui ai passé ma vie à courir ce monde et eux qui l'ont apporté à domicile." (p. 8)

 

Notre marin produit là un chapitre de réflexion philosophique sur la mise du monde à portée de tous, chez soi, à son travail, par ces deux là.

D’accord, Olivier ! Mais toi tu possèdes et fais posséder l’immensité des eaux, les nuits piquetées d’étoiles, les morsures étouffantes des paquets de vagues en rage, le vent, les odeurs à nulles autres pareilles de ces champs mouvants sans clôture.

 

geronimo-san-francisco.jpgChaque ligne, chaque mot sont imprégnés de l’aventure maritime qui est la vie de l’auteur.

Si les nouvelles technologies apportent beaucoup à toutes les personnes qui y ont accès – fût-ce un court instant - sur un plan technique, si elles déversent à profusion un immense savoir, elles n’apportent pas pour autant les dimensions du ressenti lors du contact direct.

Juste un pâle fac similé. Rien de comparable à la réalité. Les images, les mouvements, les bruits eux-mêmes transmis par la grâce du virtuel ne sauraient remplacer les paquets de mer qui s’abattent, la peur qui passe, les rugissants maîtres de l’instant, le soleil qui bat, les senteurs qui mouillent, la mer qui imprègne les vêtements et la peau.

Vivre en réel avec la mer est un cadeau fabuleux. Qui n’a rien de comparable avec les nouveaux miracles des nouvelles technologies. Ce sont des dons d’ordre différent. Si je devais choisir, je sais où j'irais.

 

A chacun son choix. Il n’y a ni bon ni mauvais choix. Ce qui compte est de prendre la route qui correspond à chacun.

 

Après ce chapitre d’entrée, un autre m’a émue : celui intitulé « La deuxième mort de La Pérouse  » qui occupe les pages 225 à 233.

J’en reprends quelques éléments pour m’inscrire dans cette chaîne – non pas d’une deuxième mort – mais d’un sauvetage de mémoire. Celle de ces grands navigateurs qui ont tracé les routes maritimes.

 

La Pérouse, un très grand, aux côtés d’un Coook, d’un Bougainville.

Les expéditions conduites par ces entrepreneurs exceptionnels, ces visionnaires du monde, ont été minutieusement préparées, suivies et observées par leurs mécènes officiels.

 

Tout à fait d'accord avec ce que déclare Olivier de Kersauson en page 230 :

« Je suis persuadé que les expéditions de la fin du XVIII ème siècle ont été les poutres maîtresses de la charpente du monde, comme ce fut le cas de la mission Apollon en 1969. »

 

Avec ce qu’il pense et dit ensuite

« La Pérouse est un modèle de témérité et d’exigence maritime.

  Le voyage de La Pérouse représente quarante mille milles en trois ans. Soit treize mille milles par an jusqu’à sa dispaition en 1788 »  (p.231)

Et aussi :

« Ces hommes » - La Pérouse et ses marins d’exception – « sont toujours dignes de nous représenter plus de deux siècles plus tard. » (p.  232)

« Cook ou Bougainville étaient des hommes au capital de courage et de volonté hors du commun. Ces hommes possédaient une audace phénoménale. » (p. 232)

 

Les commanditaires de ces expéditions vont aux renseignements, y compris dans des situations extrêmes. Ainsi « On connaît l’anecdote de Louis XVI, qui avait armé cette expédition, demandant des nouvelles de La Pérouse avant de monter sur l’échafaud. » (p.232)

 

En page 227 un récit de trajet étonnant, sachant que le Kamtchatka donne sur la mer de Bering et fait face  l'Alaska :

« Quand La Pérouse mouille dans la provine de Kamtchatka, en Russie, en septembre 1787, il charge Barthélemy de Lesseps, dont le neveu creusera cinquante ans plus tard le canal de Suez, d'une mission inouïe : livrer à la cour de Louis XVI les premiers travaux et résultats de l’expédition. Le jeune Lesseps, un peu plus de vingt ans, mettra un an pour porter son courrier à la cour de France en traversant la Sibérie, tiré par des chiens de traîneau. »

Plus loin, p.229, c’est le récit à Londres, en 1798, de la découverte de l’ornithorynque.

 

Toutes ces immensités aquatiques,ces territoires en mouvement perpétuel parcourus avec un point « fait à l’astrolabe », sans sextant, avec des marins originaires pour la plupart de Saint-Renan ou de Brest.

 

Je laisse à Olivier de Kersauson « l’inculture de nos élites » (p.230) préférant insister avec lui sur le « rendu scientifique » (p.229) de ces expéditions.

 

En montant à bord avec ce chevalier des océans, on s'embarque vers l’inconnu. On prend la mer.

 

La suite ?

Des "Portraits de mers" qui occupent de nombreuses pages – de la 27 à la 72. L’océan indien « épuisant et vachard » (33). Le Pacifique à la « franchise nette » (« 36). L’Atlantique : « Je reste toujours séduit par cet océan … » (50). La mer ouest Irlande

« Regard franc mais on devine dans son iris vert foncé que les choses peuvent vite se gâter (64).

Quant à la mer d’Iroise, ce sont les paroles d’un amoureux quand il évoque cette mer, ses récifs, ses habitants. Olivier de Kersauson lui rend honneur en dernière phrase du chapitre : « L’Iroise est une mer à qui on présente les armes quand on rentre de campagne. »

 

Après ce parcours, guidé par les marques de la rose des vents, Olivier de Kersauson entraîne dans "Le royaume du vent". Une intimité révélée. Il clôt cette ode au vent ainsi : « Je n’écoute jamais de musique. Très handicapé sur ce sujet. Aucune oreille. Rien. C’est parce que je suis rempli du bruit du vent. » (p. 77)

J’oserais dire, moi, rempli de la musique du vent.

 

La question du voyage est importante, des pages 79 à 121. Un chapitre qui fourmillle d’observations, de réflexions. « J’ai vécu de dix-neuf à trente-cinq ans sans jamais chercher à gagner ma vie. » (p. 103). C’est l’aventure maritime.

Une aventure qui se vit léger quant aux bagages ; « Un paquet de cigarettes, mon passeport et une carte de crédit (…) » (p.96)

Surgit Tabarly, un autre grand des mers qui le sollicite et …il fonce. Avec.

Eric Tabarly, qu’Olivier raconte avec des mots de respect, d’admiration. « C’était mon maître » est-il mentionné en page 120. Et l’annonce de sa disparition, en mer, en juin 1998 est émouvante.

 

On découvre ensuite, par le regard de notre célèbre navigateur, Polynésie, Antilles, Asie, Grande-Brtagne et Amériques, Australie et Nouvelle-Zélande.

Un détour a lieu, sorte d'hommage à Robert de Kersauson, parti en Afrique du Sud.

Et puis « Voilà ! », titre du 13ème  tableau le 14ème étant le "Relevé de navigation" de l'auteur.

 

« Voilà ! » ramène à l’avant course maritime, ces années d’obéissance obligatoire « Marqué par la guerre de 40 ». Olivier a étouffé entre les murs de l’école. Il est parti. Définitivement. Le « Je suis toujours très heureux sur la mer. Cest ma force motrice. » (p.21) est en hamonie avec « Je suis accroché à ma solitude » (…) c’est mon plaisir d’être seul comme c’est mon plaisir de naviguer » (p.244).

 

Surprise ! Sur le coup. Quand débarque sur une page ce mot qu’Olivier de Kersauson dit aimer beaucoup et qui s’écrit « miséricorde ». Dont il dit : « Or, la miséricorde, c’est la tendresse et l’émotion devant l’impuissance de l’autre ». (p.245)

Il poursuit en page suivante :

« La miséricorde exprime l’impuissance totale de l’homme. La miséricorde est un principe général de conduite à l’usage de ceux qui ne veulent pas abdiquer devant la lâcheté, le doute et la bêtise. La miséricorde permet à l’homme flétri de reverdir. Ma miséricorde est un engrais dont je fais grand usage. »

 

En ayant à l’esprit tout ce qui a été écrit au long des pages précédentes de navigation commune, ces lignes de conclusion reprennent, côté cœur, tout ce qui a été noté de dérangeant pour cet homme de la mer en ce qui concerne certains comportements humains.

C’est une miséricorde altruiste. Qui comprend. Qui absout.

 

Aussi, les moins de 18 ans, je vous invite à aller « prendre la mer » avec Olivier de Kersauson. Vous  trouverez dans Ocean’s Songs les richesses offertes par la pensée d’un esprit libre, d’un homme libre de mener sa vie en concordance avec ce qu’il pense. Vous y trouverez votre façon de « prendre la mer », une attitude d’esprit et de corps qui peut exister en campagne, en montagne, partout. Faites-vous offrir, faites acheter, achetez !

 

contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr  (illustrations: en  haut à gauche couverture du livre «Ocean's Songs" paru au Cherche Midi et Olivier de Kersauson ayant battu avec le Geronimo le record Yokohama San Francisco, à droite Arash Derambarsh, de sa collection personnelle; plus bas àgauche le Géronimo lors du record mentionné) 

02.05.2009

Dominique Paillé publie chez Arash Derambarsh : François Bayrou, arnaque ou imposture ?

Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

  

DO Paillé.jpgPailléDoArash.jpgPour différentes raisons, j’ai une attention particulière pour Dominique PAILLÉ, Conseiller du Président de la République et  porte parole de l'UMP, auteur de « Les Habits neufs des faux arash der.jpgcentristes. Arnaque ou imposture » qui vient de paraître aux éditions Le Cherche Midi, ouvrage soutenu par un battage médiatique imprévu déclenché par celui-là même, François BAYROU, à propos duquel le porte parole de l’UMP s’interroge.

 

Qu’a déclaré en effet jeudi, avant-hier, sur France Info le président du Modem à propos de Dominique PAILLÉ ?

"Cette personne, payée par l'Elysée, c'est-à-dire par le contribuable français, pour écrire un livre contre un responsable politique, est un responsable de l'UMP. C'est exactement comme si M. Besson (Eric Besson, ex-PS) voulait donner des leçons de socialisme au PS".

 

Et toc, a pensé sans doute le béarnais.

 

Sauf que, ce disant, il oublie totalement qu’en attaquant aussi grossièrement un ancien compagnon politique il s’en prend également à la maison d’édition Le Cherche Midi située dans la rue au même nom poétique. Maison d’édition qui ne mérite aucunement pareille injure.

 

Où le citoyen Bayrou avait-il donc la tête ?

Aurait-il oublié que depuis sa création Le Cherche Midi a toujours été un éditeur impartial et indépendant ?

Aurait-il oublié que l’esprit d’ouverture du Cherche Midi lui permet d’éditer des auteurs aussi différents du coté des orientations politiques que Jean Lasalle - autre pyrénéen, François Mitterrand, Jean-Christophe Lagarde ?

 

Ennuyeux pour un président du Modem, saisi par une ambition présidentielle, d’oublier cela.

Et toc en retour, monsieur  Bayrou !

 

Car le résultat du conseiller municipal de Pau a été un beau déchaînement médiatique – Reuters, AFP, Libération, L’Express, Le Monde, Le Figaro, Yahoo, France 2, France 3, and so on - qui a excellemment profité à celui qu’il considère depuis plusieurs années comme un adversaire à abattre, Dominique Paillé, ainsi évidemment que le Président de la République Nicolas Sarkozy.

 

C’est Arash Derambash, un ami, qui a permis la publication de l’ouvrage de Dominique Paillé. Arash est celui par lequel arrivent les publications des politiques. Il est en effet directeur du département politique et personnalités publiques au Cherche Midi http://www.cherche-midi.com.

 

Pour donner le ton je relève trois paragraphes de Dominique Paillé :

Celui-ci placé en 4 ème de couverture : « Au fil du temps, en une vingtaine d’années, de 1989 à nos jours, de changements de stratégie calamiteux en échecs patents, François Bayrou n’a eu de cesse de jouer à cache-cache avec le Centre et de l’instrumentaliser pour mener une carrière esseulée. Il a successivement dévoyé le centrisme, trahi les centristes, abusé l’électorat du Centre. Il mène désormais une aventure personnelle qui a peu de chances de lui permettre d’atteindre son objectif obsessionnel : la présidence de la République ».

Ces deux-là qui terminent le livre p.177-178 :

   « Finalement, quand je pense à François Bayrou, quand je considère le chemin dans lequel il s’est  égaré, je regrette un certain talent caché, qu’il possède, et qui, s’il n’avait pas cédé à l’ambition personnelle, aurait pu s’exprimer avec succès au bénéfice de nos concitoyens… dans le cadre naturel des alliances qu’il n’aurait jamais dû trahir. 

      Je souhaite simplement pour lui, au nom d’un passé commun que je ne récuse pas, que la suite de sa vie politique ne fasse pas irrémédiablement penser au poème de Jacques Prévert « L’amiral » :

« L’amiral Larima

   Larima quoi

   la rime à rien

   l’amiral Larima

   l’amiral Rien. »»

 

Cette conclusion exprime un certain regret, une certaine tendresse.

L’auteur n’a rien d’impitoyable.

Il est de fait de chair, d’esprit et d’émotions. Et comme il l’écrit en avant-propos page 13 : « Depuis mon entrée en politique, j’ai toujours cherché le meilleur moyen de conjuguer justice sociale, prospérité économique et épanouissement individuel. »

A partir de ces bases la suite est limpide : une incursion brève à gauche dont le système trop sclérosant le conduit à porter au Centre sa quête d’idéal.

 

Suivent onze chapitres dont les premiers nous font cheminer d’une jeunesse deux-sévrienne à certaine journée du 6 mai 1971 où la paix sociale est rompue dans un secteur jusque là tranquille, sinon résigné. Et comme il l’exprime fort bien c’est le début d’un chemin où, avec l’aide de jeunes prêtres engagés – c’est important en ces lieux où j’ai vécu et où je me rends régulièrement – une bascule se fait peu à peu vers le parti socialiste.

En mai 1971, il a 15 ans et, au vu de cette injustice criante – ah ! cette manif dans les rues d’un Bressuire habituellement aux abonnés tranquilles - va rejoindre le PSU. Qu’il quittera plus tard.

En 198l, ayant  achevé à Rennes à l’Ecole Nationale de Santé Publique sa formation de directeur d’hôpital, Dominique Paillé rejoint à Paris l‘Hôtel-Dieu, ralliant le SNCH, Syndicat national des cadres hospitaliers, dont il est rapidement délégué général.

Pour l’élection présidentielle il vote François Mitterrand, le suivant dans son engagement  vers l’abolition de la peine de mort. Mais pas possible de rester branché sur une politique qui veut nationaliser l’enseignement privé. En 1986, rompant avec un Parti Socialiste auquel il n’a jamais adhéré, il devient membre du CDS, Centre des Démocrates Sociaux, et donc de l’UDF.

 

Pourquoi le centre et Raymond Barre ?

Parce que les centristes sont des interlocuteurs très corrects pour le responsable syndical qu’il est alors et parce qu’ils sont bien implantés dans les Deux-Sèvres, département de naissance de l’auteur. Qui suit alors Albert Brochard - bien connu localement – lequel en fait son suppléant aux législatives gagnées au 1er tour. On est alors page 41 et Dominique Paillé écrit : « Mais ces élections législatives m’ont surtout convaincu que la voie que je devais suivre était celle de l’action publique. J’étais toujours directeur d’hôpital, mais ma volonté de quitter cet univers professionnel pour gagner celui de la politique était irrépressible. »

C’est Pierre Méhaignerie – politique atypique qu’il admire - et Jacques Barrot qui vont lui permettre d’y arriver.

 

Sont évoqués aussi Guy Carcassonne, Michel Rocard et « La tiédeur de Bayrou » page 54.

La suite se lit, éclairante, et j’invite à se plonger dans ce livre de témoignage. Sans langue de bois. Qui permet de mieux suivre le parcours qu’a choisi François Bayrou, chapitre après chapitre, sur fond politique du moment.

 

Le chapitre VIII « Centriste, donc sarkozyste » (p.125-143) s’achève par deux items : « Sarkozy élu; moi battu » et « Conseiller du Président ». Battu bien que n’ayant pas démérité. Battu mais pas par un meilleur que lui. Le porte-parole de l’UMP dit la cause de sa non réélection, tout  fait extérieure à ce qui se passe sur le terrain provincial. Au soir du premier tour des législatives, rien n’est préoccupant. Mais l’annonce ce même soir d’une TVA sociale par Jean-Louis Borloo - confirmée par François Fillon - fait basculer à gauche les votes au second tour. Après vingt ans.

Le Président, fidèle en amitié, nomme Dominique Paillé conseiller à l’Elysée et secrétaire général adjoint à l’UMP.

 

Avec un chapitre IX (p. 146-154) titré « Sarkozy, un président à l’écoute du Centre » des points majeurs sont évoqués à propos du Président de la République. Ainsi l’explication de la méthode choisie par le président dont le lancement de « plusieurs réformes à la fois », le passage au quinquennat, les législatives après les présidentielles.  

 

Le chapitre X raconte « Bayrou, imprécateur et faux centriste » (pages 155- 168).En face du rythme tonique du Président Sarkozy – tant pis si certains en ont le tournis ! -  la gauche patauge dans le flou et le Modem se récapitule pour l’essentiel en François Bayrou. NDLR : ce qui n’empêche pas la sincérité de ses militants. En 2007 François Bayrou a eu un résultat très satisfaisant.

De ces résultats qui surgissent occasionnellement, ici et là, pour d’autres types d’élection et ne se reproduisent pas.

Sauf que là le président du Modem a pris goût au succès et, copiant François Mitterrand, s’est institué « imprécateur en chef ». En attendant 2012. Dominique Paillé remarque :

« François Bayrou n’est pas sans qualités. Il a été un véritable ami et je confesse regretter ces moments passés ensemble quand l’élection à la magistrature suprême ne l’obnubilait pas.» (p. 167)

 

Car obnubilé, il l’est. Pour lui c’est écrit, donc il n’y à qu’à attendre et laisser venir. Une foi admirable. Que je conçois bien chez ce pyrénéen, lycéen à Nay – pas très éloigné de Lourdes.  Mais depuis quand la foi est-elle un obstacle au travail ? Curieux exemple qui laisse plus d’un rêveur.

 

La réalité des votes éclairera le paysage de 2012.

D’ici là je souhaite que la polémique Paillé Bayrou lancée autour de ce 1 er mai 2009 conduisent les français à aller aux urnes pour l’Europe. Dominique PAILLÉ ne s’arrête pas car disposer d’une Europe bien construite et solidement soutenue par nombre de votants est important.

Il ne s’agit pas de dormir ni de sombrer dans la tiédeur. 

 

Et puis voici quelques motifs explicitant mon penchant en faveur de Dominique PAILLÉ. Il y a là :

= des raisons personnelles.

= le fait que comme député il a su, notamment à coups de questions écrites, défendre la différence des 2,3 % de nos citoyens qui démarrent dans la vie comme enfants « précoces » - ceux que j’appelle sur ce blog les Normaux Atypiques -, qui peuvent devenir des centenaires toujours construits sur cette normalité atypique mais pas toujours repérés comme tels dans leur jeunesse. D’où des dégâts multiples.

= une appartenance commune aux Deux Sèvres, quasi voisins au niveau géographique.

= une formation interdisciplinaire en Santé Publique faite en un même lieu : nous sommes deux anciens de l’Ecole Nationale de Santé Publique de Rennes. 

Etc…

 

Moins de 18 ans, allez voir de plus près car on est là dans du détail politique, de l’observation, du récit plutôt que de la polémique. Pour 14 € ce livre se découvre et se révèle à nos yeux comme une carte de géographie, une carte d’état major. Une telle carte est une mine d’informations comme l’est ce livre de Dominique Paillé.

 

Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (Photo : en haut à gauche: couverture du livre « Les Habits neufs des faux centristes. Arnaque ou imposture » paru au Cherche Midi et son auteur Dominique Paillé; à droite Arash Derambarsh, de sa collection personnelle) 

28.04.2009

La Lune ? Oui, elle agit !

Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

  

Lun28.4.09.jpgCertains se sont moqués. Des inventions que de dire l’influence variable de la lune sur ce qui se passe sur la terre au cours puget.gifde son cycle mensuel.   

 

Fallait-il balayer d’un revers de la main tout un  fond d’observations séculaires ?

 

Personnellement, ayant eu sous les yeux des pratiques avérées -  par exemple en matière de jardinage -, je m’en suis inspirée chaque fois que nécessaire. Avec résultat attendu : lenteur de la repousse, donc haies à tailler moins souvent. Ou, au contraire, accélération de la pousse. Même observation pour les cheveux.  

 

Et voilà qu’un confrère s’est lancé. C’est le Docteur Henry PUGET qui, insomniaque les nuits de pleine lune, s’est penché sur la question. Il exerce depuis 30 ans comme médecin généraliste à Paris.

Il nous livre ce mois de mars aux éditions Minerva un ouvrage « Lune et Santé, mode d’emploi »,  pour 14,90 €, qui donne quelques pistes côté capillaire, côté poids, côté vasculaire, côté rhumatisme. Donnant des éléments liés à la lune – spécifiquement la pleine lune qu’il a ciblée en premier - et apportant d’autres données en quelque sorte extra-lunaires. Ainsi l’argile verte qui est efficace par son Ph (potentiel Hydrogène) alcalin du côté des rhumatismes.  

 

Il s’est décidé à ce livre en raison de nombreuses observations scientifiques, certes non publiées mais auxquelles la physique vient apporter un début d’explications.

 

Rien de magique.

Rien qu’un effet physique lié à l’action de la lune pour expliquer une présence accrue de jambes lourdes, de varices, d’hémorroïdes, cela lors de la pleine lune.

 

En extra lunaire le Docteur Henry PUGET nous livre quelques explications sur des  recettes qui ne seront plus seulement des recettes de grand-mère.  

Ainsi rien ne vaut pour s’endormir un verre de lait chaud qui induit une augmentation de la sérotonine, un neurotransmetteur qui aide au sommeil. Explication en plein accord avec les propos des nutritionnistes.

 

Ce livre n’est pas pour le soin. Pour cela nous disposons de médecins et de chirurgiens bien formés. Soucieux – on le voit avec les hospitaliers dans la rue ce mardi  -  de pouvoir dispenser à tout le monde ce qui est nécessaire lors de souci de santé.

 

Ce livre est plutôt fait pour un accompagnement ponctuel ou au quotidien - le verre de lait chaud du soir.

Etre malade n’est pas obligatoire.

Pour aider son corps à se tenir du côté de la bonne santé, il est nécessaire de le connaître. De se connaître. De s’apprendre. De s’écouter.

 

Car on est tous différents.

Y compris par rapport à la lune dont certains ne sentent pas les effets. Alors que d’autres, comme l’auteur, seront tout excités les nuits de pleine lune. Ces nuits de pleine lune  où l’agitation est intense dans les maternités avec des pics d’accouchement dûment constatés.

 

N’oubliez pas les jeunes. Votre capital santé est entre vos mains. A vous d’en prendre soin !

 

Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo personnelle : Docteur Henry PUGET à gauche, couverture du livre «Lune et Santé, mode d’emploi » à droite)

25.04.2009

Stop Alzheimer avec le Figaro Magazine et Arash Derambarsh

 Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

 

DepardieuAlz.jpgPour le médecin que je suis il est des moments où les résultats de la recherche suscitent des arash der.jpgbouffées de joie très particulière. Les avancées sur les connaissances du cerveau participent à cette joie là. Et la confirmation de la plasticité de ce commandant en chef de tant de fonctions vitales a été un des meilleurs moments scientifiques de mon existence. Côté cerveau et au quotidien lutter contre l'Alzheimer est une priorité. 

 

Le Président de la République, Nicolas SARKOZY, s’est attelé très vite après son élection à un plan bien ficelé de la lutte contre la maladie d’Alzheimer qui casse la mémoire et brise l’identité.  .

 

DES SOUVENIRS POUR MEMOIRE, livre événement paru en avril 2009 aux Editions le Cherche Midi, rend hommage à ceux et celles qui, un jour,  sont privés de mémoire, ce patrimoine indispensable à la sauvegarde de notre moi. La direction de cet ouvrage de souvenir inoubliable de 72 stars a été assurée par un ami, Arash Derambarsh, directeur du département politique et personnalités publiques de cette maison d’éditions. Arash présente ainsi cet ouvrage :
« Des personnalités de tous les horizons ont bien voulu se prêter à la confidence du « souvenir inoubliable » : celui qui reflète le moment où tout s'est décidé pour elles, où la lumière s'est faite, où le destin a basculé. En confiant ce souvenir secret de leur existence, elles ont souhaité le partager et le dédier - en forme d'hommage - à tous ceux pour qui la route semble sans issue, à tous ceux qui sont tout simplement privés de cette mémoire qui s'efface, entraînant dans l'oubli la quintessence de leur vie. Soixante-dix témoignages de personnalités, soixante-dix photos originales illustrent le souvenir.

Avec Victoria Abril, Nikos Aliagas, Jean-Hughes Anglade, Thierry Ardisson, Nora Arnezeder, Charles Aznavour, Jean-Marc Barr, Bérénice Béjo, Charles Berling, Patrick Bruel, Carla Bruni-Sarkozy, Calogéro, Marc Cérrone, Clovis Cornillac, Mireille Darc, François-Xavier Demaison, Gérard Depardieu, Lola Dewaere, Mélanie Doutey, Marie Drucker, Franck Dubosc, Antoine Duléry, Virginie Efira, Pascal Elbé, Nadia Farès, Zoé Félix, Geneviève de Fontenay, Sara Forestier, Brigitte Fossey, Stéphane Freiss, Thierry Frémont, Michel Galabru, José Garcia, Julie Gayet, David Hallyday, Robert Hossein, Nicolas Hulot, Francis Huster, Ora Ito, Irène Jacob, Mylène Jampanoï, Adriana Karembeu, Christian Karembeu, Tchéky Karyo, Michèle Laroque, Georges Lautner, Samuel Le Bihan, Henri Leconte, Claude Lelouch, Christophe Malavoy, Audrey Marnay, Jean-Pierre Martins, Mireille Mathieu, Mathilda May, Samy Nacéri, Nâdiya Passi, Vincent Pérez, Patrick Poivre D'Arvor, Bruno Putzulu, Jean Réno, Pierre Richard, Sonia Rolland, Guy Savoy, Bruno Solo, Jean-Marc Thibault, Jean Todt, Christian Vadim, Aurélien Viik, Bernard de la Villardière, Lambert Wilson, Michelle Yeoh, Et Annie Girardot.
commande : http://www.alapage.com/-/Fiche/Livres/9782749111490/des-souvenirs-sans-memoire-didier-audebert.htm?donnee_appel=GOOGL
Arash Derambarsh »

 

Ce samedi 25avril 2009 c’est au tour de l’hebdomadaire Le Figaro Magazine Alzheimer25.4.09.jpgde s’y mettre en présentant un dossier sur Alzheimer, rapportant les souvenirs de 16 des stars ayant participé à l’ouvrage édité par Le Cherche Midi.

 

A signaler  une couverture de magazine pleine d’allant, de dynamisme, de jeunesse qui fait du bien par son côté positif.

 

Sur la couverture clichés du visage de Virginie Efira en plan principal, escortée en médaillons par Marie Drucker, Patrick Poivre d’Arvor, Carla Bruni-Sarkozy, Jean Reno,  Victoria Abril et à l’intérieur présence – photo et extrait de témoignage – de Gérard Depardieu, Thierry Ardisson, Bernard de la Villardière, Patrick Bruel, Vincent Perez, Sonia Rolland, Calogero, Lambert Wilson, Adriana Karembu, Michelle Yeoh.

 

En échantillon, 2 citations :

Gérard Depardieu :

 « Le pont de Bir-Hakeim a beaucoup compté dans mon existence.

Je suis passé tellement de fois dessous, dessus… J’y ai rencontré Bernardo Bertolucci pour faire « 1900 ». Puis j’ai tourné des scènes de « Camille Claudel » , j’ai vu des amoureux s’embrasser…

Carla Bruni-Sarkozy :

«J’ai immédiatement été saisie, comme foudroyée de plaisir, par les accents mélodieux de Barbara. La chanson s’appelait Mes hommes, et ces mots trouvent encore écho en moi vingt-neuf ans après, comme si cela s’était déroulé hier : « Ils marchent le regard fier, mes hommes. » Je pense que, par la suite, tout ce que j’ai essayé d’écrire en tant qu’auteur compositeur interprète…me vient finalement d’elle. Elle a ouvert en moi une porte totalement inconnue en me faisant cette sublime démonstration de la chanson « made in femme ».  

 

Ce soir Claire Chazal  au cours du 20h00 de TF1 doit évoquer un peu de tout cela.

Que je n’oublie pas le principal, à savoir que le livre  « DES SOUVENIRS POUR MEMOIRE » par Didier Audebert et Gianni Soglia Le Cherche Midi, 144 pages, proposé pour 29 € participe à la lutte contre Alzheimer comme suit : 2 € sont reversés pour chaque livre vendu à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière afin de faire avancer la recherche sur la maladie d’Alzheimer - p. 46 Le Figaro Magazine.

 

Moins de 18 ans, pas besoin d'Alzheimer ni d'équivalents ! N'oubliez pas de vivre sainement : alimentation, dépense physique, entraînement des neurones.  

 

Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustrations : en haut à gauche couverture du livre  « Des souvenirs pour mémoire », à droite Arash Derambarsh photo archives personnelles; plus bas: couverture de Le Figaro Magazine N°20136 du samedi 25avril 2009)

17.04.2009

Philippe Bilger,Arash Derambarsh, et Etats d’âme et de droit

Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

  

C'est fait. Il est entre mes mains. Je le feuillette. Je le lis.arash der.jpg

bilgerEtats.gifBilgerPhil.jpgCelui par qui cet ouvrage est arrivé se nomme Arash Derambarsh et est directeur du département politique et personnalités publiques au  Cherche Midi  http://www.cherche-midi.com. Cet ami ne cache pas son admiration pour ce « modèle », l’avocat général Philippe BILGER, auteur d'« Etats d’âme et de droit » paru en mars 2009 aux Editions Le Cherche Midi. Dans ce neuvième livre, il se dévoile, servi par une écriture claire, simple ponctuée parfois de naïveté – c’est lui qui l’indique. 

 

Il mérite le respect ce magistrat passionné, apte à la polémique, qui a su garder sa liberté de penser au sein de l’institution judiciaire et réalise un blog à l’écriture limpide. 

  

Sans lien particulier de proximité avec la justice – ma parentèle est plutôt truffée d’ingénieurs -,  j’ai attaqué ce livre par la partie famille - Voyage au fond de soi - qui occupe, à elle seule, environ le cinquième de l’ouvrage  (42 pages sur 222). Le petit garçon devenu grand et avocat général à la cour d’appel de paris est pétri d’attachement familial. Il m’a émue par ce qu’il révèle de son parcours familial. Je l’ai mieux compris, alors.

 

Après trois pages de bilan sur La France en manque, on aborde la question de la nouvelle atmosphère française par un chapitre intitulé Un président en rupture. Il s’agit de Nicolas Sarkozy qui, par la manière dont il ressent la fonction de Président de la République, impose tout naturellement un style qui lui est propre. Sont regardées, sur fond général de société, des manifestations telles que celle du salon de l’Agriculture de 2007, un Bernard Kouchner saisi les pieds sur son bureau ou encore un DSK (Dominique Strauss-Kahn) pris en faute comme un gamin. On l’a compris : l’auteur ne goûte guère la déliquescence de « la courtoisie et de l’élégance » (p.24). Comme Philippe Bilger ne perçoit pas la possible réalité d’une séparation entre vie publique et vie privée, cette perte de tenue s’étale de la vie privée à la vie publique. Montrant ce que l’on voit. Or, pour l’auteur - et j’en suis d’accord -, «Tout se tient, du privé au public, et les leçons que l’autorité dispense, elle ne peut pas se permettre de les violer dans le cours ordinaire des jours ». (p. 30)

 

Après cette mise en bouche, on accède à une étape importante dans la vie du magistrat avec L’homme est un blog. En novembre 2005 « Justice à l’écoute  » voit le jour pour arriver, en matière de justice, à « une communication libre et spontanée avec le peuple ». (p. 35) On imagine la suite : des satisfactions, des déceptions, au final un bilan positif avec une transformation assez rapide du nom en «Justice au singulier » www.philippebilger.com mieux adapté. J’ai découvert dans ce chapitre comment le rédacteur rendait possible la rencontre entre le contenu de ses billets et « L‘obligation de réserve du  magistrat » (p.42). Lequel nous parle ensuite des médias traditionnels, de certains « people ». L’essentiel pour l’auteur ressort, à la fin, où il affiche sa fierté de : « ne jamais transiger avec la dénonciation, même dérisoire, des importants et avec la sauvegarde des petits ». (p.53)

 

Un regard sur Rachida Dati se révèle être un chapitre particulièrement intéressant en raison de l’honnêteté intellectuelle et de l’intégrité morale de Philippe Bilger. On suit parfaitement  la trajectoire du Garde des Sceaux. Les modulations relationnelles avec le Président de la République - dont l’omission par le Ministre de la Justice de « changer de braquet  puisque le président avait modifié sa propre allure ». (p. 69) ». Les attaques renouvelées à plusieurs reprises contre le Ministre de la Justice et le moment où l’avocat général se démarque de cette magistrature excessive tombée « dans le cirque des slogans, des pancartes et des vulgarités » (p. 72). C’est à partir de la manifestation du 23 octobre 2008, alors que sont présents sur les marches du Palais de Justice de Paris tous les personnels judiciaires, que Philippe Bilger rompt avec les autres. Sur son blog il analyse le pourquoi de cette hostilité et exprime son refus d’être présent à une telle manifestation. Il précise : "Enfin, je n’étais pas obsédé par la nature de la relation qui nous unissait, nous opposait au garde des Sceaux car j’étais beaucoup plus préoccupé par le rapport dégradé,  le délitement de la confiance et de l’estime entre le peuple et la magistrature » (p.73).

Quelques jours plus un appel téléphonique du Garde des Sceaux le convie à un petit déjeuner en tête à tête le 11 novembre. Il découvre alors « une femme acharnée à se défendre et à convaincre, consciente de certaines de ses faiblesses mais persuadée aussi qu’une part de la magistrature, pour ne pas parler des manipulations médiatiques, lui était foncièrement hostiles » (p.74).

La fronde de 534 magistrats qui, le 17 novembre, réclament des «excuses publiques du garde des Sceaux » (p.75) n’est pas passée sous silence. L’avocat général prend plus encore ses distances, exprimant ceci : « Nicolas Sarkozy  (…) ne laissera jamais Rachida Dati, « son » symbole, son inconditionnelle et sa battante, sur le sable de la vie publique. Il y aura toujours quelque chose pour elle» (p. 79-80). Et cela : « ce qui permet d’évaluer la réussite d’un ministre, c’est ce qu’on lui a demandé et ce qu’il a accompli. A cette aune, Rachida Dati, vaillant petit soldat, doit être inscrite au tableau d’honneur. Presque toute seule » (p.82).

 

Je ne m’attarderai pas sur La justice en vrac me contentant de faire deux citations :

« Durant la campagne présidentielle j’avais été frappé, en dépit de l’intense travail accompli par l’UMP dans ses conventions, par la rareté des thèmes judiciaires véritablement traités dans les discours et les entretiens du candidat. Comme s’il avait voulu s’emparer dans le vivier mis à sa disposition des seules propositions fondamentales qui seraient forcément approuvées par l’opinion publique » (p. 83)

« Il ne faudrait pas se méprendre sur l’apparence et laisser croire que le corps judiciaire, parce qu’on parle beaucoup de lui et qu’il lui arrive de protester, est enfin arrivé dans la cour des grands.

  En réalité, l’incompréhension aigre du monde politique à son égard n’a pas diminué. La même inculture phénoménale chez les parlementaires laisse pantois ceux qui s’étonnent qu’on puisse être législateur sans avoir une culture de base dans le domaine dont on s’occupe. Pour la justice et son vocabulaire, que d’ignorances et, pire, que d’indifférences » (p. 103).

 

A mi-parcours de l’ouvrage se place le chapitre familial évoqué au début, avec l’importance du parcours du papa, une mère admirable, une fratrie – sœur et frères - solide, une bonne éducation. Avec la conclusion en page 156 : « Depuis des années, je sens l’homme public, qu’a été mon père, en moi. Je me regarde et je perçois sa force, son instinct, la violence nue de sa parle, sa rusticité, son audace. Il vit, parle et agit en moi. (…)

 Et si ma passion professionnelle m’a conduit à affronter les accusés, à les écouter, peut-être à

les comprendre, c’est évidemment parce que mon père a été accusé, qu’il a été condamné et

qu’on ne chasse pas aisément son père de soi.

 C’est même impossible » (p.156).

 

Arrive La cour d’assises à nu. C’est un chapitre plus technique avec un état des lieux.

«Dans cet échange entre le ministère public d’hier et l’accusateur d’aujourd’hui, il y a bien plus qu’une différence de caractère, plus qu’une autre manière d’exercer la même mission, plus que le passage du temps. Il y a une société qui hier avait confiance en nous et qui aujourd’hui se défie de nous. Ce qui allait de soi pour elle, nous avons à l’établir. Les évidences d’antan sont devenus  plus que des interrogations et presque des mensonges» (p.164-165).

Certaines figures sont évoquées. Ainsi Eric Dupont-Moretti, ce maitre « terreur » des palais. Le changement des jurys qui de « notables » avant 1978 sont passés à des jurys ordinaires, à  partir des listes électorales. Ce qui donne que : « Chaque citoyen et donc chaque juré n’éprouve plus qu’une obsession et une envie : celles de montrer qu’il existe, qu’il est libre et, par conséquent, volontiers opposé à ce qui manifeste le plus ostensiblement le conformisme et les certitudes ancrées : l’autorité et la loi » (p. 173).

Dans ce contexte, la qualité du président est essentielle. Ce n’est pas si fréquent. Seuls deux sont cités.  

On peut frémir ensuite quand Philippe Bilger rend compte du « mépris subtil des « petits » » (p. 180) et autres moqueries ou désinvoltures. Ensuite c’est « la préparation des audiences, des listes de témoins et d’experts » (p.188) qui semble faite trop à la va-vite.

 

Recherche intellectuels désespérément. Le cri du cœur de l’avocat général qui dit nettement ce qu’il pense de personnes très présentes à nos oreilles. Plus préoccupées de pouvoir, d’agitation, de paillettes.

Que manque-t-il ? L’intégrité. Une intégrité sans faille. La morale également fait défaut.

Ce défaut de vrais intellectuels, dignes du respect des autres, engendre ces paroles en avant-dernière page : « « Le fait accablant, le constat morose de l’absence d’intellectuels à la hauteur de l’espérance que morale et intelligence alliées ne peuvent qu’engendrer, c’est notre malédiction, c’est un immense vide au cœur de la société. C’est la permission donnée au pouvoir de se croire seul maître de notre destin. Ce sont des temps égarés faute de boussole » (p.230).

Cela me fait peur ce pouvoir qui serait seul maître des citoyens ! Où allons-nous ?   

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Par un prêt en bibliothèque ou pour 17 euros, ces pages d’une lecture agréable vous révéleront beaucoup les moins de 18 ans. Dans ce que vous vivez au quotidien sur le plan médiatique. Par l’observation du parcours du Garde des Sceaux, Rachida Dati, dont ce magistrat a pris la défense quand cela devenait évident eu égard à la fonction qu’elle occupe. Dans le domaine des Assises. Et plus généralement dans ce qui dérange cet homme au niveau du laisser-aller qu’il constate en France. Quand Philipe Bilger conclut en exprimant sa désolation vis-à-vis de l’absence d’intellectuels qui feraient office de  guides moraux, on peut lui répliquer que lui-même, à travers ce livre, joue déjà ce rôle.

 

Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (Photo: en haut à gauche: couverture du livre « Etats d'âme et de droit » paru au Cherche Midi et son auteur Philippe BILGER sur Google images; à droite Arash Derambarsh, de sa collection personnelle)

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