27.03.2009
Fan de « gale » électronique ?
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Des années durant on a combattu la gale. Dire de quelqu’un : « Il a la gale ! » était une injure, qu’il s’agisse du sens propre
ou figuré.
Cette gale existe toujours. Etant contagieuse, un serrement de mains peut parfois suffire pour que ce parasite, un acarien nommé Sarcoptes scabiei hominis, passe d’une personne à une autre. Découvrant de nouveaux horizons dans l’épiderme de ce partenaire tout neuf, la femelle y creuse un « sillon » visible pour y pondre ses œufs, déclenchant sur lui ou elle un furieux besoin de se gratter. La gale se voit si on y regarde bien à cause de son cheminement. Elle se soigne aussi. Qu’il s’agisse de personnes placées en maison dites de retraite ou encore d’enfant à l’école primaire. Il n’y a pas si longtemps, un confrère médecin parti exercer dans les Alpes s’était ému en retrouvant ce qu’il avait pensé abandonner derrière lui, par la découverte en consultation d’une jeune francilienne de milieu défavorisé, séjournant en colo, qui lui était adressée pour traitement car porteuse de gale… et de poux.
La « gale » électronique n’est pas contagieuse. Elle ne se promène pas sous la peau. Elle n’est pas censée provoquer des démangeaisons déclenchant des lésions de grattage.
Ce qu’ironiquement j’ai nomme « gale » est en fait la petite puce électronique dont on équipe déjà les animaux familiers à 4 pattes quand ils ne sont pas tatoués. D’ailleurs la puce est déjà indispensable pour certains pays : Angleterre, Suisse. Et dès 2011 elle se fait obligatoire pour tous les chiens de l’Union Européenne, y vivant ou y pénétrant.
Puce sous-cutanée, de plus en plus ^petite, dont certains hollandais, des humains cette fois, aiment à bénéficier en boîte de nuit. Ainsi équipés, ils règlent leurs consommations qui sont bien évidemment mémorisées. Soumission à un pistage volontaire. Idem à Barcelone.
Certains estiment que puisqu’il y a le choix de dire « Non » aucun péril n’existe de se voir imposer la pose de ce fil à la patte d’un nouveau genre. Inconscience ?
Certes, le contenu de la puce peut être variable. Elle peut aussi renvoyer à une base de données, médicale ou autre. On peut se mettre à
implanter cette puce RFID (= Radio Frequency Identification) ou puce d'identification par radiofréquence) chez des SDF pour les suivre. En France, pourquoi ne pas imaginer de proposer d’abord aux gens du dernier âge, d’imposer ensuite la puce électronique à la place du bracelet électronique ? Etc, etc…
Certes tout est toujours dans l’usage que l’on fait des choses. Se contenter de moucharder un petit écolier japonais par une puce RFID placée dans son sac à dos semble correct pour ses parents côté sécurité. Implanter en douce une de ces puces sans que la personne ciblée qui la reçoit le sache, cela ne va plus !
Moi, je n’aime pas cela du tout. Après la mise en fiche dès la naissance par l’attribution du numéro utilisé pour la sécurité sociale, après la carte de transport qui trace tous les déplacements de son possesseur, après les fichiers non tenus à jour et utilisés par la police, après les caméras d’observation multipliées à Londres, après les surveillances par satellites dont les auxiliaires deviennent de plus en plus performants, voici la puce sous-cutanée, nouvelle chaîne esclavagiste du 21ème siècle.
Rendez-vous compte ! On « puce » un enfant et il est suivi tout le temps ! Sécurité ? Ou viol constant d’intimité ?
Il y a déjà 3 ans, les puces étaient réduites à 0.15 mm de long sur 7.5 microns d'épaisseur, quasi inhalables. L’illustration mise ici date de 2003 et est à diviser par deux dit-on.
Je ne suis pas prête, personnellement, et je pense ne l’être jamais à rentrer dans cet enfermement, au départ laissé volontaire mais qui risque fort de devenir obligatoire ensuite. Le bénéfice par rapport à la privation de liberté est très insuffisant en ce qui me concerne.
Mais vous êtes peut-être d’un tout autre avis ?
Déjà il existe des chirurgiens spécialisés pour aller à la recherche de puces erratiques à retirer.
Réfléchissez les jeunes à ce sujet. Allez voir de plus près les infos à ce sujet si vous avez un ordi sous la main. Ce n’est pas pour demain : c’est déjà là !
Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration Net: en haut à droite le sarcopte de la gale et gauche un "sillon" ; plus bas micropuce RFID Hitachi présente sur World Economic Forum 2006 à Davos)
12:02 Publié dans Droits de l'homme, droits de l'enfant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : liberté, gale, puce sous-cutanée, davos
20.01.2009
21 janvier 2009: Maître Karim Achoui
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Le 20 janvier 2009 135 visites avec 235 pages lues
Merci de venir soutenir Maître Karim Achoui mercredi 21 janvier 2009 à 9h à la Cour d'Appel de Paris pour sa demande de mise en liberté. Métro Cité.
La demande de mise en liberté se déroule à huis clos au Palais de Justice
4 Boulevard du Palais
75001 - PARIS
contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr ( (photos archives personnelles: Maître Karim Achoui au Palais de Justice de Paris le 22 septembre 2008, interviewé après l'audience concernant son livre L’avocat à abattre au Cherche Midi)
22:30 Publié dans Droits de l'homme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : karim achoui, droits, liberté
14.01.2009
Maître Karim Achoui par son frère Mourad
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Le 14 janvier 2009 153 visites avec 385 pages lues
Je viens d’écouter une vidéo de 10 minutes 55 enregistrée dans le bureau de Maître Karim Achoui au 10 boulevard
Raspail à Paris où l’un de ses frères, monsieur Mourad Achoui, est interviewé. Par qui ? je ne sais pas.
Ce document est intéressant par sa modération raisonnable et l’infini respect d’un frère pour un autre frère incarcéré. Mourad est assis sur un siège qui permet de voir le bureau de son frère avocat et le siège qu’il utilise, volontairement laissé vacant.
Je ne vais pas tout rapporter. La vidéo parle d’elle-même.
Quelques points cependant sont à souligner.
Le fait que les regroupements du samedi sont des rassemblements et non des manifestations.
La soumission raisonnable et positive de Maître Karim Achoui à l’insistance de ses parents, de ses frères, de ses amis, de ses conseils. Sans doute aussi une pensée de père pour son jeune fils. Ce qui l’a conduit à se décider de ne pas être à « ramasser à la cuiller » afin de se présenter de manière respectable devant les décideurs de sa remise en liberté le 23 janvier 2009. En conséquence il a repris une participation alimentaire saine constituée de fruits, de jus d’orange, de gâteaux secs, de chocolat tout en buvant de l’eau.
Mais il a bien existé le temps où Maître Karim Achoui non seulement ne mangeait pas mais – pire ! – ne buvait pas.
Monsieur Mourad Achoui dit sa confiance en la justice.
Ce frère, débordant d’estime pour le seul emprisonné de sa fratrie, dispose de mots touchants à propos de la pièce qui est le bureau de son frère qui n’a « pas d’âme quand il n’est pas là. » Il continue en déclarant qu’il manque beaucoup, pas seulement physiquement car « Karim est quelqu’un qui a beaucoup de charisme. »
Monsieur Mourad Achoui
regrette l’attitude réductrice des médias qui ont réduit son frère juqu’à en faire seulement un avocat d’une partie de la clientèle dont il s’occupait. Qui lui ont donné une forme n’ayant rien à voir avec le fond de ce frère généreux, honnête, travailleur. Mourad Achoui conclut : « Je n’en veux pas mais je suis un peu déçu » par certains médias qui peuvent être médiocres.
Dans l’isolement d’une cellule, Maître Karim Achoui ne peut qu’être en questionnement sur ce qui est arrivé. Il souffre terriblement de sa peine de 7 ans de prison ferme, injustifiée. Ilaut se rappeler que le 22 juin 2007, alors qu’il quittait son bureau, sa journée de travail achevée « on a essayé lâchement de l’abattre ». « Plus personne n’en parle de cette tentative d’assassinat ». Le procès Ferrara a effacé cette affaire.
Maître Karim Achoui est un être humain qui soufffre, qui espère sa remise en liberté afin de préparer son Appel, pouvoir continuer à s’occuper de ses clients.
Le samedi 17 janvier 2009 Place du Châtelet à 15H00 un rassemblement a lieu, autorisé par la Préfecture de Police, pour penser à Maître Karim Achoui, essayer d’envisager la suite.
Et monsieur Mourad Achoui achève l’interview consacré à son frère par cette phrase positive: « J’espère que la prochaine fois que l’on parlera de Karim Achoui ce sera avec lui. »
Je souhaite ne pas avoir trahi involontairement la pensée et les propos de Monsieur Mourad Achoui en rapportant ce qui, dans cette vidéo, a retenu mon attention. Pour mieux connaître le pourquoi du rassembement du 17 janvier 2009 vous allez directement sur la vidéo relatée plus haut par http://www.youtube.com/watch?v=hMw_PPs911k
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photos archives personnelles: en haut Maître Karim Achoui au Palais de Justice de Paris le 22 septembre 2008, interviewé après l'audience concernant son livre L’avocat à abattre au Cherche Midi; en bas son frère monsieur Mourad Achoui lors d'un des rassemblements où il est toujours présent).
20:06 Publié dans Droits de l'homme, droits de l'enfant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : karim achoui, mourad achoui, liberté
15.11.2008
conclusion Jean-Luc Romero: ELCS à l'île Maurice
Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci. Le 15 novembre 2008 : 108 visites avec 379 pages consultées
Voici la fin du discours de l’ami Jean-Luc Romero
à l’île Maurice (début le 13, suite le 14 novembre). Le meilleur texte actuel sur la situation des séropositifs et de leur liberté de circuler.
Quels résultats ? Je vous ai présenté les actions mises en place par ELCS et qui s’ajoutent à celles d’autres associations mais la question la plus importante est : pour quels résultats ? A-t-on réussi à faire sauter les verrous idéologiques ?
2006/2007 : un pessimisme légitime
Pour tout vous dire, fin 2006, nous étions assez pessimistes. Laissez-moi vous donner deux exemples de situation qui ont légitimement provoqué notre inquiétude.
Fin 2006, de nouvelles mesures de sûreté européennes dans les avions ont été mises en place : les flacons de liquide de plus de 100 millilitres sont désormais interdits en cabine sauf exception comme les médicaments. Ceux-ci doivent être présentés avec l’ordonnance médicale pour être acceptés en cabine. Ces mesures sont justifiées par des objectifs de sûreté et de sécurité publiques et, bien évidemment, ELCS ne remet pas en cause leur utilité. Mais, au-delà du regard stigmatisant et blessant de certains et des quelques désagréments dus au retard à l’embarquement, ce genre de mesures, également mises en place aux Etats-Unis, a des conséquences directes et néfastes sur la liberté de circulation des personnes séropositives dans le monde. En effet, au regard de l’interdiction faite aux personnes séropositives d’entrer sur le territoire national dans certains pays, la personne qui présentera son ordonnance se verra donc reconnaître comme séropositive. Elle sera donc automatiquement expulsée du seul fait de son état de santé. Le fait de contrôler les médicaments permettra souvent aux agents douaniers d’identifier les séropositifs, comme s’ils étaient des menaces à l’ordre public ou des délinquants. En pratique, une personne séropositive ne pourra échapper aux contrôles car elle ne pourra se permettre de mettre ses médicaments en soute : un retard ou une perte de bagages n’est pas à exclure et l’observance des traitements est indispensable pour une maladie qui reste obstinément mortelle. En outre, la délivrance d’anti-rétroviraux ne peut se faire facilement en pharmacie comme un simple médicament, sans compter leur coût à l’étranger. Si l’on suit la logique de telles mesures, la personne séropositive n’aurait donc pas le choix : elle ne devrait pas amener ses médicaments lors de ses voyages !
Deuxième exemple, cette-fois ci plus positif mais nous avons échappé au pire. Grâce à la mobilisation des députés européens et des associations, en juillet 2007, la possible création d’un fichier des séropositifs aux Etats-Unis a été évitée. En effet, la Commission européenne était sur le point de signer un accord sur la coopération dans le domaine de la lutte contre le terrorisme entre les Etats-Unis et l’Union Européenne qui prévoyait de permettre l’accès aux autorités américaines à certaines données privées des passagers des compagnies aériennes venant de l’Union européenne sur des sujets très sensibles comme la sexualité ou la santé de la personne. Ce projet était une réelle menace pour les personnes touchées par le VIH/sida car il pouvait permettre la création par les autorités américaines d’un fichier des séropositifs. Cette hypothèse n’était pas à exclure au regard de la déclaration du consul des Etats-Unis à Paris, Donald Wells, qui a affirmé par voie de presse le 1er décembre 2006 que les séropositifs qui mentiraient pour pouvoir entrer sur le territoire américain seraient « inscrits sur la liste des personnes interdites de séjour aux Etats-Unis à vie. » Mais qui dit que cette mesure ne se retrouve pas dans un autre accord bilatéral ?
2008 : une situation qui évolue enfin favorablement
Pour autant depuis, la situation a beaucoup évolué ces derniers mois dans un sens plutôt favorable. Elle a évolué positivement grâce notamment à la prise de conscience des institutions internationales de l’intérêt toujours actuel de cette question. Présentons les choses de façon chronologique : en novembre 2007, la Chine a annoncé que sa législation allait être assouplie en matière d’entrée et de séjour des personnes séropositives. Comment en est-on arrivé là ? Apprenant que le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme prévoyait une réunion de son conseil d’administration en Chine, soit dans un pays qui refuse toute entrée sur son territoire aux personnes touchées, ELCS avait alerté le président du fonds mondial, le professeur Kazatchkine. Celui-ci avait alors négocié avec les autorités chinoises et celles-ci avaient fait cette annonce. En février 2008, l’ONUSIDA a mis en place une task force internationale centrée sur cette question de la liberté de circulation : les résultats et recommandations sont attendues pour la fin de l’année. Le 10 juin 2008, Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, appelait officiellement et pour la première fois depuis sa nomination « au changement des lois qui maintiennent la stigmatisation et la discrimination, y compris les restrictions imposées à la mobilité des personnes vivant avec le sida ». Quelques jours après, le G8 annonçait dans sa déclaration finale qu’il « soutient les travaux en cours destinés à examiner les restrictions imposées à la liberté de circulation des personnes séropositives et à faciliter leurs déplacements».
Enfin, une nouvelle qui a fait l’effet d’une bombe tant elle était attendue depuis longtemps : la fin de l’interdiction d’entrée aux Etats-Unis. Permettez-moi de m’arrêter quelques instants sur ce cas tant il est emblématique de ce combat. Il y a 21 ans officieusement, plus de 15 ans officiellement que cette interdiction existait. 15 ans que ce pays qui accueille le siège de l’ONU, 15 ans que ce pays qui s’enorgueillit de ce symbole qu’est la Statue de la liberté, refusait toute entrée sur son sol aux personnes touchées par le VIH/sida. Le 27 novembre 2006, j’avais adressé une lettre ouverte à George W. Bush lui demandant une modification rapide de la législation des Etats-Unis. Le président des Etats-Unis s’était montré sensible à cette requête puisqu’il annonçait, le 1er décembre 2006, sur le site de la Maison Blanche, qu’il avait décidé d’entamer un processus législatif en vue d’autoriser les personnes touchées par le VIH/Sida à entrer sur le territoire des Etats-Unis. Cette annonce n’avait pas, comme bien souvent, été suivie d’effets. Ce n’était que partie remise puisque sous l’action combinée du sénateur démocrate du Massachusetts, John Kerry, et du sénateur républicain de l'Oregon, Gordon Smith, le Sénat a voté, mercredi 16 juillet 2008, l'abrogation du texte de 1993 qui avait officialisé cette interdiction d’entrée qui en fait existait depuis 1987. Le 30 juillet, le président des Etats-Unis signait ce texte. Mais soyons honnêtes et restons prudents : pour le moment, cette décision n’est pas encore appliquée par l’administration des Etats-Unis donc le mensonge reste malheureusement et toujours la seule solution pour fouler le sol américain. Pour autant ce vote des Etats-Unis peut changer beaucoup de choses et nous allons, avec les autres ONG, nous ne servir pour faire levier sur les autres pays !
Enfin, la 17ème conférence internationale sur le sida de Mexico a permis à de nombreux responsables politiques, au premier rang desquels le président mexicain, de condamner ces intolérables interdictions de circulation des personnes vivant avec le VIH/sida.
Conclusion : Il me faut conclure maintenant. Par cet exposé, j’ai tenté de vous expliquer les grandes lignes de cette question des restrictions à la liberté de circulation, de ce combat pour la dignité et l’égalité. Si vous me le permettez, j’aimerai conclure mon propos en l’élargissant à un thème plus global : celui des discriminations. En effet, ces restrictions, dont on a bien vu l’inutilité et leur dangerosité, sont le symbole plus global d’une évolution que l’on sent venir : la peur du malade plus que de la maladie.
Il y a quelques années la maladie faisait peur, mais il y avait une forme de compassion envers les malades même si certains, dans les pays occidentaux, parlaient du sida comme du cancer gay. Le malade était considéré comme un malade. Simplement. Seul le sida faisait peur. Aujourd’hui, alors que la maladie soulève une vague d’indifférence, j’ai l’impression que les malades sont considérés non plus comme des malades mais bel et bien comme des coupables, coupables de ne pas avoir fait attention, coupable d’exister, coupables d’être là.
Aujourd’hui, en France ou ailleurs, les malades ne trouvent pas dans la société un espace où dire leur maladie ne les exposerait pas à l’opprobre et aux discriminations. Aujourd’hui pour les malades, discriminations et précarité vont souvent de pair. Alors la question que doive se poser certains est claire : faut-il se faire dépister, puisque dans l’ignorance de son statut sérologique, un ignorant jouit de plus de libertés qu’un responsable qui assume sa séropositivité, se soigne, se protège et protège ses partenaires. Quand on est séropositif, faut-il le dire au risque de voir sa vie se transformer et être mis au ban de la société ? Ce défi de la dicibilité est notre défi à tous. Il nous faut créer un espace où les malades n’auront pas peu de dire leur état. Ce défi est essentiel, il doit être notre priorité.
Je souhaite conclure mon intervention par ces quelques mots. Lors de la conférence de Mexico d’août dernier, Karen Dunaway Gonzalez, jeune hondurienne séropositive, a pris la parole et, du haut de ses 12 ans, nous a donné une magnifique leçon de vie. Je la cite : « Beaucoup d’entre nous voulons être médecins, instituteurs. Je veux être chanteuse, mais réaliser ces rêves ne sera possible que si les médicaments sont garantis, que si l’on nous accepte dans les centres éducatifs et que si l’on nous laisse grandir sans violence, stigmatisation ou discrimination ». Elle a envie de vivre, simplement. Elle nous renvoie à nos responsabilités. A nous d’agir, car comme l’écrivait Benjamin Franklin : « celui qui renonce à une liberté essentielle pour une sécurité aléatoire ou éphémère ne mérite ni la liberté, ni la sécurité ! »
Je vous remercie.
Si besoin les moins de 18 ans, contactez ELCS pour des renseignements que vous souhaiteriez. Quant aux jeunes élus de 18 ans et un peu plus, n’oubliez pas de rejoindre ELCS ! Etre aux côtés de Sheila Présidente d'Honneur d'ELCS, pas si mal !
Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo d'ELCS:de gauche à droite Jean-Luc Romero,Nicolas Sarkozy, Sheila)
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14.11.2008
suite Jean-Luc Romero: ELCS à l'île Maurice
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Voici la suite du discours de l’ami Jean-Luc Romero
à l’île Maurice (début le 13, conclusion le 15). Le meilleur texte actuel sur la situation des séropositifs et de leur liberté de circuler.
Les discriminations justifiées par la protection de la santé publique ? La justification liée à la santé publique. C’est incontestablement une des missions de l’Etat que d’assurer la sécurité et la santé de ses ressortissants. Il est clair également que la gestion de l’immigration ressort de la prérogative nationale et du pouvoir souverain des Etats. Ainsi, dans le cadre d’épidémies par exemple de choléra, de grippe aviaire ou de fièvre jaune, les restrictions à la liberté de circulation des personnes atteintes sont justifiées car ces maladies ont une courte période d’incubation, des signes cliniques apparents et surtout elles sont fortement contagieuses. Ce raisonnement assez simple ne peut s’appliquer au sida, maladie complexe avec des répercussions sociales évidentes et surtout maladie non-contagieuse. Ainsi, mettre en place des restrictions à la liberté de circulation des personnes touchées est une grave erreur au regard des répercussions tant individuelles que collectives.
Les répercussions individuelles des restrictions à la liberté de circulation : Intéressons nous tout d’abord aux répercussions individuelles de telles restrictions, aussi bien pour une personne qui ne se savait pas séropositive que pour le cas d’une personne qui se sait touchée par le VIH/sida.
Dans le premier cas, si un test est imposé à l’entrée sur le territoire, le voyageur, qu’il soit immigrant, refugié, simple touriste ou étudiant, peut apprendre simultanément qu’il est séropositif et qu’il ne sera pas autorisé à entrer ou à rester sur le territoire. Sans compter que son statut sérologique risque sûrement d’être connu de son employeur, de sa famille, peut-être même des autorités… Imaginez le traumatisme ! Alors, a-t-on le droit de traiter une personne de la sorte ? Qu’en est-il du respect des pratiques élémentaires de l’annonce du statut sérologique ? On oublie tout, on bafoue les principes les plus élémentaires du councelling, de l’anonymat ! Quels conseils cette personne recevra ? Aucun. Rencontrera-t-elle un médecin ? Imaginons une famille qui fuit les persécutions : a-t-on le droit de séparer une famille dont l’un des membres découvre sa séropositivité ? Ne serait-ce pas là une pratique d’un autre temps ? Assurément si. Dans le cadre d’un long séjour : si la séropositivité d’une personne qui vit dans un autre pays que son pays d’origine est découverte, elle court le risque d’être expulsée sans protection légale appropriée, ni protection au niveau de la confidentialité. Là, le secret médial n’existe plus. Dans ces conditions, il est tentant de cacher ou de nier son propre statut sérologique et de ne surtout pas se soigner, au risque de ne pas avoir accès à des médicaments, pourtant nécessaires à la survie.
Les répercussions individuelles de telles restrictions sont tout aussi terribles pour les personnes touchées quant à leur santé et à la pleine reconnaissance de leurs droits. Déjà, très concrètement, arriver dans un pays qui refuse l’entrée aux personnes séropositives oblige aux mensonges et souvent à se priver de ses médicaments avec le risque que l’on connait : perte de médicaments, pause dans les traitements, et à terme résistance aux traitements voire échec. Globalement, refuser l’admission ou l’installation d’une personne séropositive au seul motif de son statut sérologique renvoie à une vision totalement perverse du malade : le séropositif comme vecteur de maladie. L’exclusion des personnes non nationales séropositives alourdit encore l’atmosphère de stigmatisation et de discrimination à l’encontre des personnes vivant avec le VIH et peut ainsi, au niveau des individus, décourager tant les nationaux que les étrangers d’avoir recours aux services de prévention, de dépistage et de prise en charge du VIH.
Les répercussions collectives des restrictions à la liberté de circulation : Au-delà des conséquences individuelles, la mise en place de telles restrictions a bien évidemment des conséquences collectives fortes sur la politique de santé publique et plus précisément concernant la lutte contre le VIH/sida. On peut affirmer que les justifications de ces restrictions liées à la protection de la santé publique ne tiennent pas et on peut même considérer qu’elles sont inefficaces, discriminatoires, dangereuses et incontestablement basées sur un préjugé d’un autre âge selon lequel le sida serait la maladie de l’étranger.
D’une part, rappelons-le, le sida n’est pas une maladie contagieuse et les nationaux ont la possibilité de se protéger par eux-mêmes. Faudrait-il rappeler cette évidence plus de 25 ans après la découverte du virus ? En est-on à ce point dans le recul des connaissances ? Pour certains peut-être : ainsi, la loi qui, aux Etats-Unis, fondait l’interdiction d’entrée des séropositifs - Immigration and nationality act - assimile le sida à une maladie contagieuse : « Communicable disease of public health significance, which shall include infection with the etiologic agent for acquired immune deficiency syndrome ». Faut-il le rappeler, le VIH se transmet principalement par relations sexuelles non protégées, la transmission mère-enfant ou via le partage de matériel d’injection. Les nationaux peuvent donc se protéger par eux-mêmes. L’entrée de personnes vivant avec le VIH/sida ne crée donc aucun risque direct et inévitable pour la santé du grand public et la présence du malade, en elle-même, n’est donc évidemment pas une menace pour la santé publique. Dans le même ordre d’idée, il faut rappeler que la prévention du VIH/sida ne repose pas uniquement sur les personnes touchées mais également bel et bien sur les personnes séronégatives. Dans le cadre d’une relation sexuelle, les deux acteurs ont tout autant le devoir de se protéger, c’est ce qu’on appelle la notion de responsabilité partagée, notion que les associations défendent, notamment le Conseil national du sida français auquel j’appartiens et que préside le professeur Rozenbaum. Il faut l’affirmer haut et fort : les personnes séronégatives comme séropositives sont responsables de leur propre prévention.
D’autre part, l’exclusion systématique des séropositifs de l’admission ou de l’installation, en réalité, ne prévient pas la propagation du VIH et repose sur un mythe selon lequel les États pourraient de cette façon éviter tout risque de propagation du virus. Evidemment cela est complètement faux et impossible. Pourquoi ?
- Premièrement, le sida est présent partout dans le monde, aucun territoire n’est épargné par le virus. Ainsi, aux Etats-Unis, 1,2 million de citoyens américains sont porteurs du VIH/sida.
- Deuxièmement, les pays n’imposent pas de tests à leurs ressortissants revenant de voyage. Comment garantir alors que le sida ne pénètre pas dans leur pays ?
- Troisièmement, dans le cas d’une infection récente, il y a une fenêtre pendant laquelle le virus ne peut être détecté, ce qui montre d’ailleurs bien l’inutilité des tests faits à l’entrée de certains pays.
On le voit bien, la mise en place de telles restrictions est inefficace, elle peut même se révéler contre-productive et être la cause d’une baisse de la vigilance, d’un effort de prévention moins important et donc de pratiques à risques en hausse. Je m’explique. Tout simplement en créant un sentiment de fausse sécurité, en laissant à penser que le sida est une maladie d’étrangers et que le VIH vient de l’extérieur. Ainsi, on peut laisser s’installer l’impression que la bonne solution serait donc de fermer totalement les frontières ! Ca y est, on aurait trouvé un remède miracle… Ce raisonnement, totalement absurde, peut mettre à mal des années de politique de prévention basées sur la connaissance de la maladie, l’éducation, la responsabilisation individuelle et collective. En effet, il est toujours beaucoup plus aisé d’imaginer que si l’autre n’est plus là, le problème est réglé. Imaginer que le sida c’est le problème de l’autre revient à dire aux nationaux : ne vous dépistez pas, vous êtes immunisé ! Pas la peine, ce sont les autres ! Quand on sait la difficulté de mobiliser sur le thème du VIH/sida et la rapide démobilisation qui peut être constatée quand les efforts sont moindres, alors il est clair que ces restrictions ne vont pas dans le sens d’une meilleure protection de la santé publique. C’est même tout le contraire !
Lutter contre le sida en luttant contre les malades et non contre la maladie est une erreur fatale qui met en péril la politique de lutte contre le sida et conduit clairement à une moins bonne protection de la santé publique. Ce combat pour la vie ne peut passer que par une politique d’information et de prévention pragmatique, non idéologique et basée sur la non-discrimination.
Les discriminations justifiées par un argument économique ? Second type de justification après la protection de la santé publique : l’argument économique. Ce cas de figure ne concerne que les moyens et longs séjours des personnes infectées par le VIH/sida puisque il est peu probable que le touriste ait besoin de recourir au système de soin du pays en question et dans la plupart des cas, il est assuré dans son pays d’origine. L’idée est la suivante : les Etats mettent en place des restrictions car la présence des personnes vivant avec le VIH/sida pèserait trop lourdement sur les services sociaux et le système de santé dans sa globalité.
Cet argument n’est pas recevable D’abord, il est insupportable au regard de la vision que cela révèle de la personne touchée par le VIH/sida : malade = charge financière. Ensuite il est faux dans ce sens où la personne séropositive est aussi un acteur de la société qui contribue à sa richesse en travaillant et en payant des impôts. Sa venue permettra souvent de pallier un manque de mains d’œuvre ou un manque de personnel dans tel ou tel secteur de l’économie. De plus compte tenu de l’allongement de l’espérance de vie des personnes touchées sous traitement, il est impossible d’affirmer que les séropositifs coûteront davantage qu’ils n’apporteront de bénéfices au cours de leur séjour.
Outre que cet argument économique est faux, il manque de cohérence : pourquoi laisser séjourner sans obstacles juridiques des personnes cancéreuses et pas les séropositifs ? Pourquoi également, ne pas apprécier la situation économique au cas par cas du migrant. Tout ceci ne fait que souligner, je reprends les mots de Peter Piot, l’exceptionnalisme du sida. Globalement, cet argument économique ne peut permettre de justifier ces restrictions à la liberté de circulation et d’installation. Il est en effet impossible de faire des généralités et donc de justifier une interdiction de principe.
Les justifications liées à la protection de la santé publique et à l’argument économique ne sont pas tenables et sont même dangereuses, Elles sont idéologiques, uniquement basées sur les préjugés selon lesquels le sida serait une maladie d’étranger et le malade, plus un être humain, mais une charge. Etablir des restrictions à la liberté de circulation des personnes touchées par le VIH/sida revient à lutter contre les malades et non contre la maladie !
Actions d’information et de lobbying mises en place par ELCS : Alors après avoir présenté, analysé et tenté de déconstruire les justifications à l’entrave à la liberté de circulation des personnes touchées, je vais vous présenter les actions mises en place par Elus Locaux Contre le Sida, actions d’information, de sensibilisation et de lobbying auprès des politiques.
ELCS a, depuis plusieurs années, interpellé sans relâche les instances nationales, européennes et internationales. Des contacts ont été établis avec les autorités nationales, les instances européennes, les responsables des grandes organisations internationales (OMS, ONU, Fonds mondial de lutte contre le sida, IAS…). J’ai notamment rencontré Xavier Bertrand, à l’époque ministre français de la santé, qui a porté cette question auprès des 27 pays de l’Union européenne, l’actuelle ministre de la santé, Roselyne Bachelot, la secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme, Rama Yade, Louis-Charles Viossat, ambassadeur français chargé de la lutte contre de VIH/sida et les maladies transmissibles. Au niveau européen, j’ai été reçu par le directeur de cabinet du président de la Cour européenne des Droits de l'Homme. Au niveau international, j’ai également rencontré bon nombre de responsables politiques et institutionnels de premier plan : j’ai ainsi obtenu le soutien dans ce combat d’André Boisclair, ancien président du Parti Québécois, de Bill Graham, ancien ministre des affaires étrangères, député du Canada, de Narain Chaudhary, président de l’assemblée du Bihar (Etat indien), de Claude Janiak, président du Conseil national suisse, du professeur Michel Kazatchkine directeur du Fonds mondial de lutte contre le sida etc. Je m’arrête, mon but n’étant pas de faire une liste exhaustive !
Nous avons également organisé une intense communication médiatique autour des grands événements: lancement d’UNITAID, lettre ouverte au président américain George W. Bush, élection du nouveau secrétaire général de l’ONU qui ne l’oublions pas, était le ministre des affaires étrangères de Corée du Sud, pays qui interdit toujours son territoire aux personnes séropositives, les journées mondiales de lutte contre le sida, sessions de l’ONU.
ELCS a pris soin de mettre en place des outils d’information à destination du grand public pour le mobiliser et d’autres pour aider les personnes vivant avec le sida. Ainsi, la version française du guide sur les restrictions à la liberté de circulation des séropositifs dans le monde, document initialement écrit par l’association AIDS Deutsche-Hilfe, a été publiée conjointement par ELCS et par AIDES. Ce document, qui recense les législations de 170 pays à travers le monde, est librement consultable et téléchargeable sur les sites d’ELCS (www.elcs.fr) et de AIDES www.aides.org). A l’occasion de la conférence internationale de Mexico, ELCS a également édité un dossier d’information en trois langues, disponible sur le site ELCS.
Nous avons également mis en place une mobilisation internet : un site my space a été créé en août 2006 - www.myspace.com/eluslocauxcontrelesida - afin de créer un réseau d’associations et de contacts individuels le plus important possible, en dehors des associations classiques de lutte contre le sida – réseau capable de relayer les informations et donc de faire pression sur les pouvoirs publics. A terme ce site devrait être consultable en trois langues (français – anglais – espagnol). En novembre 2007, un groupe « Avec Jean-Luc Romero contre l’interdiction de circuler des personnes séropositives » et une cause « Contre les interdictions de circuler des séropos / against the entry ban for people with AIDS » ont été créés sur Facebook – www.aids-sida-discriminations.fr. Un an après sa création, près de 4.000 personnes ont rejoint le groupe et près de 6.600 la cause.
Si besoin les moins de 18 ans, contactez ELCS pour des renseignements que vous souhaiteriez. Quant aux jeunes élus de 18 ans et un peu plus, n’oubliez pas de rejoindre ELCS ! Etre aux côtés de Sheila Présidente dHonneur d'ELCS, pas si mal !
Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo d'ELCS:de gauche à droite Jean-Luc Romero,Nicolas Sarkozy, Sheila)
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13.11.2008
Jean-Luc Romero: ELCS à l'île Maurice
Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci.
Je vous mets le début du discours de l’ami Jean-Luc Romero, une seconde partie demain vendredi 14 et la conclusion le samedi 15 novembre. Ce texte, à partir d’exemples de l’île Maurice lieu de ce discours, fait un bilan de l’état actuel de la « liberté » encadrée voire restreinte de circuler des séropositifs quant au VIH/Sida. Au-delà de cette maladie, ce sont les discriminations qui sont ciblées et contre lesquelles se bat Jean-Luc Romero et tous ceux d’ELCS Sida
, association où se retrouvent toutes les bords politiques.
Le meilleur texte actuel sur la situation.
Ci-joint le discours prononcé par Jean-Luc Romero, président d’Elus Locaux Contre le Sida, membre du Conseil national du sida hier à l’Ile Maurice à l’occasion de la 7ème Conférence VIH de l’Océan Indien.
Dans ce long exposé de trois quart d’heure, Jean-Luc Romero démontre l’absurdité des interdictions de circuler des personnes séropositives. Aujourd’hui encore 13 pays interdisent totalement leur territoire et la moitié des pays de l’ONU, dont l’Ile Maurice, interdisent l’installation et le travail pour les étrangers séropositifs.
Dans son exposé, Jean-Luc Romero a aussi montré que depuis 2008, l’espoir commence à naître.Bonne réceptionl’équipe d’ELCS
Discours de Jean-Luc Romero
Président d’Elus Locaux Contre le Sida
VIIème Colloque VIH Océan indien
« Voyage et VIH, législation, recommandations »
Mardi 11 novembre 2008
Hôtel « La Plantation » - Ile Maurice
Mesdames, Messieurs,
Chers amis,
J’avais une question à vous poser. Une question simple mais un peu personnelle il est vrai : avez-vous déjà vu la Statue de la liberté ? Qu’est ce qui pourrait vous en empêcher ? Avoir un passeport qui n’est pas en règle ? En effet. Faire partie de la liste des terroristes recherchés tout autour du globe par les agences américaines. Bien sûr. Etre séropositif ? Non bien évidemment non … Et bien, en fait si. Etre séropositif empêche encore aujourd’hui toute entrée sur le sol américain. Oui, chers amis, être séropositif et être terroriste revient au même : on n’entre pas aux Etats-Unis ! Alors les Etats-Unis seraient-ils au ban des nations pour cette terrible discrimination ? Non, malheureusement pas. Dans 12 autres pays - Arabie Saoudite, Arménie, Bruneï, Chine, Corée du Sud, Irak, Libye, Moldavie, Oman, Qatar, Russie, Soudan -, les séropositifs sont soumis à une stricte interdiction d’entrée sur le territoire national, même pour un court séjour touristique, même pour un simple transit. Concrètement les modalités d’application de cette absurde discrimination diffèrent : certains pays se contentent d’une déclaration de non-séropositivité, certains réclament qu’un test soit effectué dans le pays d’origine, d’autres pratiquent un test à la frontière. Les modalités diffèrent mais le résultat est le même en cas de séropositivité : l’expulsion ! Tel un terroriste, un criminel …
Alors les discriminations liées à la liberté de circulation des personnes séropositives ne concernent malheureusement pas que 13 pays mais bien plus ! Ainsi, au-delà des limitations des séjours « courte durée », l’installation des personnes séropositives est également empêchée. A ce sujet, laissez-moi vous dire quelques mots d’une terrible histoire que Nicolas Ritter, fondateur de PILS, m’a racontée très récemment et dont il s’est occupé avec force et détermination. Il y a quelques années, une loi était passée imposant un test de dépistage VIH aux personnes étrangères désireuses de se marier à des ressortissant(e)s mauricien(ne)s. L’année dernière à la même époque, un jeune mauricien qui était en poste en Afrique rentre sur l’Ile Maurice avec sa compagne africaine, avec qui il a un enfant, pour se marier. Elle fait donc ici son test de dépistage et apprends sa séropositivité. Ni le père, ni l’enfant ne sont positifs au VIH. Ce couple prend contact avec PILS et l’association essaie de régler le problème du mariage et de l’autorisation de rester sur le territoire mauricien, à l’amiable, avec les autorités concernés. Celles-ci se montrent très compréhensives et une solution semble pouvoir être trouvée. Quelques temps après, la police de l’immigration vient devant la porte de ce jeune couple avec un avis d’expulsion pour la jeune femme ! Imaginez la situation dramatique dans laquelle ils se trouvaient ! Avec l’accord du couple, l’association PILS a médiatisé l’affaire de façon très importante et finalement le Premier ministre, comme il nous l’a rappelé hier, a décidé d’abroger cette loi.
Je vous ai raconté cette histoire pour deux raisons : d’une part, je voulais vous faire part de la situation à l’Île Maurice mais surtout, et d’autre part, je souhaitais rendre un hommage très sincère à Nicolas Ritter et son équipe salariée et bénévole. Ils font un travail remarquable, un travail de sensibilisation, d’aide, de lobbying. Ils le font, sans beaucoup de moyens, mais avec l’énergie de ceux qui savent leur cause juste. Sachez que vous avez toute mon admiration et ma solidarité dans ce combat pour la vie.
Revenons sur le cas de l’Île Maurice : n’allez pas croire pour autant que la situation est réglée ! Bien au contraire ! En effet, par principe, toute personne étrangère qui désire obtenir un permis de travail à Maurice doit se soumettre à un test de dépistage du VIH et si celui s’avère positif, il n’obtient pas son permis de travail et est invité à rentrer dans son pays d’origine. Ce cas de figure se retrouve également aux Seychelles. Globalement, dans près de la moitié des Etats membres de l’ONU, avoir un permis de travail, un titre de séjour étudiant, un titre de résident, est quasi-mission impossible pour une personne touchée par le VIH/sida. Les pays imposent la plupart du temps un test de dépistage et les travailleurs migrants sont même testés chaque année dans plusieurs pays du Moyen Orient et d’Asie. En cas de découverte de séropositivité, le permis de travail n’est pas renouvelé et la personne doit immédiatement quitter le territoire national. Tel un paria des temps modernes. A noter que dans ces pays figurent aussi 13 Etats européens sur 27 dont la Bavière Allemande, Chypre et la Slovénie.
Permettez-moi ici de faire un aparté sur le cas de la France : la France est un des trop rares pays à avoir mis en place une disposition permettant de donner un titre de séjour pour tout étranger malade, plus précisément à tout étranger, je cite, « dont l’état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d’une exceptionnelle gravité, sous réserve qu’il ne puisse effectivement bénéficier d’un traitement approprié dans le pays dont il est originaire ». C’est, je le crois une disposition que tous les pays devraient adopter. Mais c’est plutôt, bien malheureusement, la direction inverse que l’on prend puisque le Parlement européen a adopté le 18 juin dernier, une directive qui prévoit de ne plus imposer aux pays de délivrer des titres de séjour aux personnes gravement malades. Quelques jours avant, la Cour européenne des droits de l’homme jugeait légale l’expulsion d‘une jeune Ougandaise séropositive au motif de ne pas faire peser une charge financière trop lourde sur les Etats. Selon la Cour européenne des droits de l’homme, cette expulsion respectait l’article 3 qui prévoit l’interdiction de tout traitement inhumaine et dégradant. Pourtant, on ne le sait que trop bien, l’accessibilité universelle des traitements en Ouganda est un mythe…
La genèse de ce combat : Alors, avant d’aller plus loin dans notre sujet, permettez-moi de vous raconter en quelques mots pourquoi l’association Elus Locaux Contre le Sida, association dont je suis le président-fondateur, s’est, depuis plusieurs années, engagée avec force et détermination dans le combat contre ces scandaleuses restrictions. Soyons clairs, cette question n’était plus vraiment au premier plan depuis quelques années. En fait, tout est parti d’une histoire personnelle. Me rendant au Congrès international sur le sida de 2006 à Toronto en tant que président de l’association Elus Locaux Contre le Sida, j’ai pris un avion à Fort Lauderdale (USA). Fouillant mes bagages à main, les services de l’immigration ont trouvé mes traitements contre le VIH/sida - cela fait en effet plus de 23 ans que je suis contaminé -. Si je leur avais annoncé ma maladie, n’ayant pas honte de me battre au jour le jour, j’aurais pris le risque de ne pouvoir aller à la conférence internationale de Toronto, alors que, faudrait-il le rappeler cette conférence rassemblait près de 20.000 acteurs de la lutte … Alors j’ai menti en affirmant que j’avais un cancer. Bien évidemment, les douaniers ne m’ont pas cru et m’ont posé de multiples questions. Malgré leur insistance, j’ai continué à affirmer que les traitements étaient destinés à mon cancer. J’ai pu - au bout d’une heure et on était en pleine alerte terroriste ! -, finalement embarquer. Depuis lors, je n’ai jamais plus osé remettre un pied aux Etats-Unis.
Dans l’avion qui m’amenait à Toronto, j’ai repensé à cet épisode : étais-je coupable d’être malade ? Est-ce-que j’avais commis un délit ou un crime ? Non assurément pas ! A mes interrogations s’est vite substitué un sentiment de colère contre l’injustice de ces discriminations. Je n’ai jamais eu honte de ma maladie, je l’ai révélé publiquement et en tant qu’élu politique, ce n’était pas chose simple. En France, je suis encore le seul élu à l’avoir fait. Alors j’ai décidé de me battre et de relancer avec ELCS un combat contre les restrictions à la liberté de circulation des personnes touchées par le VIH/sida, combat qui, comme je vous l’ai dit, avait été un peu mis de côté ces dernières années - les défis étant tellement nombreux dans ce combat pour la vie. Elus Locaux Contre le Sida s’est donc engagée corps et âme dans ce combat pour la dignité et pour l’égalité. Certains pourraient me dire : pourquoi engager une association dont le but est la mobilisation des élus dans la lutte contre le sida et la réduction des risques en matière de toxicomanie sur cette question ? Tout simplement parce que cette question est une question éminemment politique et ô combien symbolique. Oui, la suppression de ces scandaleuses restrictions est une question politique, de droits de l’homme et ELCS est donc totalement légitime à intervenir.
Une colère légitime : Justement, avant de parler technique, parlons aussi émotion. Qu’est ce que suscitent chez nous, acteurs de la lutte et personnes vivant avec ce virus, ces scandaleuses restrictions qui font des malades des sous-citoyens et des pestiférés? La première réaction est forcément l’incompréhension, voire l’incrédulité. A l’heure de la mondialisation, voyager, s’installer dans un autre pays est une chose normale et même recommandée pour l’ouverture d’esprit, la connaissance d’autres cultures. La mobilité peut également être motivée par le cœur mais peut être également une question de survie : pour le demandeur d’asile, pour le travailleur qui veut nourrir sa famille. Globalement, notre époque est fortement marquée par l’idée de mobilité : en 2000, l’Organisation mondiale du Tourisme a estimé le nombre d’arrivées internationales de par le monde à 698 millions de personnes, voyageant pour la plupart à court terme (tourisme, affaires, conférences, visites familiales). En ce qui concerne les déplacements à plus long terme, l’Organisation internationale pour les Migrations (OIM) estime qu’environ 175 millions de personnes vivent et travaillent à l’heure actuelle ailleurs qu’au sein de leurs frontières nationales, soit 2,9% de la population mondiale.
Mais bien vite l’incompréhension cède la place à la colère, une colère légitime. L’existence de barrières liées au statut sérologique VIH des voyageurs est totalement intolérable : en effet, comment accepter que plus de 33 millions de personnes soient privées de leur droit élémentaire de libre circulation du seul fait de leur état de santé ? Sans remettre en cause le droit de chaque pays d’apporter des restrictions quant à l’entrée sur son territoire, être séropositif ne peut être considéré comme une menace. Le séropositif n’est ni un criminel, ni une menace à l’ordre public.
Pourtant, de très nombreux Etats ont mis en place des restrictions et tentent de les justifier par deux arguments : la protection de la santé publique et une justification économique liée à la volonté de contrôler les dépenses de santé trop élevées.
Si besoin les moins de 18 ans, contactez ELCS pour des renseignements que vous souhaiteriez. Quant aux jeunes élus de 18 ans et un peu plus, n’oubliez pas de rejoindre ELCS ! Etre aux côtés de Sheila Présidente d'Honneur d'ELCS, pas si mal !
Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo d'ELCS:de gauche à droite Jean-Luc Romero,Nicolas Sarkozy, Sheila)
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18.02.2008
A.D.M.D.: digne sortie !
Hier, dimanche 17 février 2008, présents et côtoyant les partis politiques en pleine action de démonstration positive pour les élctions municipales, une dizaine de personnes appartenant - comme 45.000 autres - à l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (=ADMD) étaient présentes au marché de la Porte Dorée dans le 12 ème arrt. de Paris. Le Président de cette association la plus importante de France, Jean-Luc ROMERO, était là aussi avec sa bonne humeur constante et son souci permanent d'apporter son aide à qui en a besoin et le lui demande. Je connais un certain nombre de politiques. Ce que j'observe depuis plus de 15 ans m'autorise à affirmer que cet élu est du nombre de ceux qui triment (c'est positif !) volontairement pour que le pays dont il est citoyen, l'arrondissement où il vit et l'Ile de France dont il est Conseiller Régional portent haut les couleurs de la France au plan européen et mondial.
Dans le contexte de la fin de vie - et peut-être de passage vers autre chose - auquel personnne ne peut prétendre à ce jour pouvoir échapper, Jean-Luc a été interpellé, via l'ADMD et aussi directement sur le terrain, par un nombre importants de citoyens confrontés pour des membres de leur famille ou pour des ami(e)s à des fins de vie proprement injurieusee et indignes pour l'être humain.
La réanimation est un outil fabuleux; l'effort d'aller plus loin - greffes de coeur et autres organes devenues banales... si on a des donneurs, évidemment ! - est méritoire et compréhensible. Mais comme pour toute chose, l'excès peut s'avérer nuisible. La frontière du raisonnable est si ténue, si fragile dans ce moment si particvulier et si lourd d'affectif qui relie étroitement la vie terrestre telle qu'on la connaît et une suite laissée à l'appréciation et à la conviction intime de chacun.
Là encore, comme à l'époque de jadis quand l'I.V.G.(= Interruption Volontaire de Grossesse) était interdite en France, la connaissance de ce qui existe et est possible ailleurs, à l'étranger dans certains pays, et la possibilité de disponibilités financières ou non font la différence. Cela entre des "privilégié(e)s" - si j'ose écrire - qui ont les moyens et les autres, condamnés plus ou moins à subir.
Catholique, baptisée, catéchiste auprès de jeunes - des élèves de CM 1 appelé(e)s cette année au choix possible d'une première communion, etc... il me semble que cette époque si fière de sa haute technologie devrait pouvoir autoriser chaque individu qui le désire à faire l'option de "sauter le pas" si plus rien n'est possible pour éviter des souffrances qui n'apportent rien à personne, de mon point de vue. Plus que jamais en pleine forme et débordante de joie de vivre, je ne me vois pas m'obstinant à perdurer sur fond de souffrances atroces, intolérables, irrémédiables et impossibles à calmer - les soins palliatifs ne font pas tout - ou encore, dans un autre cas de figure, être obligée de continuer une "survie" physique dont s'est retirée la vraie vie cela sous la dépendance totale et définitive d'autres pour qui je ne serais plus qu'un paquet encombrant auquel vient trop souvent s'adosser de la maltraitance institutionnelle ou hospitalière, involontaire ou pas. Comme bien des personnes l'expriment j'imagine - quand ça me traverse la tête - un passage sans douleur à défaut d'être emportée sur un char de feu vers le ciel comme certain prophète. On peut toujours rêver !
Ce que j'écris ne m'empêche pas de respecter tous ceux et celles qui se sentent d'attaque pour affronter douleurs, soumission aveugle, etc...pour des raison personnelles, religieuses ou autres qui sont totalement à respecter au nom de la liberté individuelle de chacun, et encore plus dans ce genre de situation unique.
Les personnes ligotées des heures durant à des radiateurs dans des maisons de retraite "dorées" (= à fric) de la région parisienne, un homme jeune irrécupérable en raison d'un cancer du pancréas et à qui l'on mesurait au compte goutte les doses de morphine !!! alors qu'il était fichu, et cette Lou Salomé qui hurlait à n'en pouvoir plus contre ceux qui lui infligeaint des souffrances pires que le cancer sans rémission qui rongeait cette petite dont les années ne se comptaient même pas sur les doigts d'une main - parlons-en des soins palliatifs ! ... Bien que la Fance essaie d'être moins arriérée en matière de lutte contre la douleur.
Quel humains sommes-nous à certains moments ?
Mais je m'éloigne du sujet. Et c'est à la demande d'une majorité de personnes en France et de par le monde - des gens comme vous, comme moi, comme plein d'autres - que l'A.D.M.D. relance députés et sénateurs pour permettre à tous et toutes de disposer d'une liberté devenue nécessaire par la loi, en raison des prolongations sans fin qui peuvent être pratiquées avec le matériel d'assitance dont on dispose.
Il y a de l'hypocrisie quelque part à déléguer à des appareils sans âme , sans réflexion, sans vie, la responsabilité de prolonger et prolonger encore des vies qui n'en sont plus pour leurs possesseurs, comme si tous et toutes nous étions voué(e)s à une éternité actuelle sur cette terre actuelle.
Etant bien évident que si une personne A supporte une vie de souffrances ou de dépendances de niveau x et préfère continuer ainsi, une autre nommée B et placée théoriquement dans un contexte similaire x refuserait de continuer, alors qu'une autre appelée C serait apte aussi sereinement que possible - bien que ne pouvant plus l'exprimer - à vivre une existence de souffrances ou/et de dépendances de niveau 2 fois x.
C'est dire la complexité de la réalité quand les personnes ne peuvent plus s'exprimer par la parole ou autrement. C'est dire combien il est important de respecter déjà ce qui est demandé quand cela peut être demandé; en écrivant cela c'est au cas de Vincent que je pense.
Alors déjà les parlementaires ne peuvent-ils pas faire en sorte de légiférer de telle manière que quand une volonté est exprimée elle soit respectée ? Et aussi de permettre à ceux et celles qui désirent clore leur vie dans la dignité et ont exprimé cette volonté puissent le faire ?
Une liberté de faire au plan général n'a jamais été une obligation de faire au plan individuel. C'est donc dans ce contexte que l'A.D.M.D. a lancé l'opération "100.000 cartes pour notre dernière liberté !" proposant déjà au niveau de plus de 150 marchés sur toute la France la signature d'une pétition avec l'envoi de cartes vers son député et son sénateur pour leur rappeler cette attente de 80% des Français et des Françaises.
Je vous informe donc de cette action qui va se poursuivre jusqu'en avril 2008. Voici le texte proposé et imprimé sur les acrtes des parlementaires: "Toute ma vie, je me suis efforcé(e) d'être libre, indépendant(e), autonome, respectant autrui.
Le jour où ma santé physique ou ma santé mentale me conduira à franchir les limites d'une vie digne telle que je la conçois pour moi-même, je souhaite pouvoir librement, en conscience et sans influence choisir les conditions de ma propre fin de vie.
C'est pourquoi je vous demande, vous qui me représentez au Sénat, d'initier ce grand débat sur la fin de vie réclamé par plus de 80% des Françaises et des Français de manière constante depuis 20 ans et d'autoriser l'aide active à mourir."
Ceci tient sur une carte postale avec le logo de l'A.D.M.D , la place pour mettre son nom et son adresse; et à droite il y a la mention soit du Sénat avec le nom du Sénateur à compléter avec le département d'exercice suivi du: 15 rue de Vaugirard, 75291 PARIS CEDEX 06, soit de l'Assemblée Nationale avec le nom du Député(e) à compléter avec le département concerné suivi du: 126 rue de l'Université 75355 PARIS 07 SP.
Il n'y a pas de piège. Et il est possible de remettre directement aux présents de l'A.D.M.D. sur le marché les cartes complétées ce qui évite les frais de timbres et le souci de l'envoi vers les parlementaires.
Pour qui souhaient en savoir plus, voici: site web: www.admmd.net , courriel: infos@admd.net et aussi l'adresse: A.D.M.D., 50 rue de Chabrol, 75010-PARIS, Tél. 01.48.00.04.16 ou 01.48.00.04.92 , Fax 01.48.00.05.72.
Rappel: l'A.D.M.D. est membre de la Fédération mondiale des Associations pour le Droit de Mourir dans la Dignité.
Jeunes et moins jeunes, je vous ai dit l'essentiel, je pense. J'aime et je respecte la vie, celle des autres tout autant que la mienne. Réagissez si besoin. J'ai pu ne pas être assez claire sur un sujet très sensible dans notre Occident qui a bâti des murs pour se voiler la mort.
contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr
13:35 Publié dans au quotidien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ADMD, JLRomero, liberté, dignité, parlementaires
01.07.2007
Vacances: Un petit air de musique
15:40 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, liberté, instrument, trompette




