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le cherche midi

  • Arash Derambarsh publie Dominique de Villepin

    Arash Derambarsh est directeur de collection aux éditions Le Cherche Midi et, à ce titre, nous propose les écrits de personnalités politiques et publiques. Ainsi, en février 2012, il a offert le projet pour la France de Dominique de Villepin Seul le devoir nous rendra libres.

     

    Cet ouvrage de 100 pages, en trois parties, au prix de 5 euros, se lit aisément.

    En premier lieu, Dominique de Villepin explique son parcours et pourquoi il se tient devant nous, Devant nous, titre-t-il.

    En second lieu l’auteur donne des pistes pour Faire face à la crise. Il concrétise en prenant l’exemple du comportement d’une famille confrontée à un accident de la vie. Cette famille se réunit pour décider ensemble comment « sortir de l’impasse et rétablir la situation » (page 48). Il ajoute « Il faut faire notre devoir. Voilà le seul programme qui vaille en temps de crise ». (page 49)

    Il précise « la crise n’est pas un accident de parcours » (page 51).

    La crise « signifie l’épuisement d’un modèle industriel fondé sur l’exploitation intensive des ressources naturelles.

    Elle signifie l’épuisement de l’Occident face aux puissances émergentes qui ont hâte de clore deux siècles de parenthèse et de mise à l’écart.

    Elle signifie l’épuisement d’un modèle d’accumulation du capital au détriment de ceux qui louent leur force de travail, car désormais les inégalités s’accumulent, qui plus est à l’échelle mondiale. » (page 52)

     

    Que propose le fondateur du mouvement République solidaire ?

    Un sursaut de compétitivité ? Oui. Un sursaut face à la dette publique ? Oui. « Cela suffira-t-il ? Non. ». L’auteur évoque alors plusieurs groupes – l’un sans trop de souci avec la mondialisation, un autre victime de ladite mondialisation, le troisième plutôt en dehors car voué à un travail de proximité. Toutefois, entre ces 3 groupes se joue « le nouveau pacte social français ; entre ces 3 groupes il y a à mettre un lien, « ce lien qui refera nation » (page 64).

     

    Dominique de Villepin rappelle l’importance de l’innovation et de la qualité, note que l’industrie doit éviter le protectionnisme, que l’agriculture doit choisir qualité et sécurité et développer des circuits courts pour soutenir l’activité locale.

     

    Ayant la chance d’appartenir à l’Europe, il faut lutter contre l’immobilité, cette faiblesse européenne. (page 70)

     

    Il assure : « Le malaise des classes populaires est bien réel, parce qu’on ne leur a pas dit qu’il y avait un chemin dans la mondialisation. Un chemin qui leur donnera une place dans l’avenir, et dont ils pourront même profiter.

    Réconcilier la France qui gagne et la France qui croit avoir tout à perdre, voilà le défi majeur des années à venir pour renouer les fils de la mondialisation. » (pages 71-72)

     

    En troisième partie de cet ouvrage, l’auteur a une seule réponse pour faire face : « que tous les Français fassent leur devoir. » (page 75)

     

    Je laisse les lecteurs découvrir cette partie qui décline comment faire ce devoir. Je souligne, au passage, que 5 pages sont consacrées à l’école, pages 83 à 87, dont il donne les principes : « Placer la transmission des savoirs au cœur de l’école. Restaurer l’autorité républicaine. En faire le lieu de l’apprentissage du vivre ensemble. Permettre a chaque élève, quelles que soient ses facultés, de devenir un membre utile de la société. » (page 84)

     

    Au final, la réflexion proposée par Dominique de Villepin par Seul le devoir nous rendra libres est une piste que chacun peut parcourir pour revisiter son parcours personnel, quel que soit son âge, pour éventuellement le réajuster.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Gwenn-Aël Bolloré : J’ai débarqué le 6 juin 44

    Bolloré.jpg« Gwenn-Aël Bolloré a été l’un des 177 Français qui ont débarqué le 6 juin 1944. Ces volontaires du commando Kieffer étaient intégrés au N°4 Commando britannique sous l’autorité du général de brigade lord Lovat.

    La mission de cette unité d’élite consistait durant « ce jour le plus long » à neutraliser le casino-bunker de Ouistreham, avant de prendre le contrôle de la ville, puis à faire la jonction avec les troupes aéroportées du général Gale qui tenait le pont – désormais célèbre – de Pegasus Bridge : une promenade de 17 kilomètres sous le feu de l’ennemi. L’objectif fut atteint au prix de pertes sévères. » (4 ème page de couverture)

    A l’époque Gwenn-Aël Bolloré a 17 ans. Il a fait choix de gagner l’Angleterre et s’engage dans les commandos de fusiliers marins.

    Plus tard il sera vice-président des Papiers Bolloré, PDG des éditions de la Table Ronde, créateur du musée océanographique de l’Ouest. Ecrivain, poète, il est l’auteur d’une œuvre notable.

    Cette nouvelle édition parue aux éditions Le Cherche Midi dans la collection Documents alors que Gwenn-Aël Bolloré n’est plus de ce monde, a été revue par Anne Bolloré-Laborde. L’avant-propos est de Jean Marin et de Lord Lovat. Ce témoignage court sur 160 pages. Le prix en est modique : 9 euros.

    Voici la page 86 qui plonge en direct dans une action ardue au résultat loin d’être acquis par avance.

    « De l’eau jusqu’à la poitrine, quarante kilos sur le dos, les armes tenues au-dessus de la tête, les cent premiers mètres nous séparant de la plage sont couverts avec lenteur tant il est difficile de se mouvoir en hâte dans l’élément liquide. Ça et là, un camarade tombe, frappé d’une balle de mitrailleuse, d’un éclat d’obus, d’une bombe de mortier. Serrer les dents et arriver…Arriver…La plage. Le sol semble monter, c’est bon signe.

    Soudain, une gerbe liquide à peine à un mètre : peut-être un obus de mortier. Heureusement, l’eau attténue les éclats…Serrer les dents…Voici la grève. Chose curieuse, peu d’entre nous conserveront le souvenir d’avoir été mouillés pendant ce bain insolite.

    Derrière, les barges sont reparties à toute vitesse, pour faire place à d’autres bateaux. Devant, c’est déjà le charnier. Des hommes sont allongés, morts ou blessés, parmi les entonnoirs de bombes, les chevaux de frise et les obstacles anti-chars. Il y a là, pêle-mêle, unis à leurs camarades anglais, plusieurs compatriotes, les uns geignant, les autres figés dans des positions inattendues.

    Plus tard j’apprendrai leurs noms : ce sont les lieutenants Vourc’h et Pinelli, les commandos Dumanoir, Laventure, Lahouze, Casalonga, Leostic, Cabellan, Piaugé, Flesch, Beux, Rousseau, Bucher. »

    Le livre débute par quelques lignes du général Eisenhower, en date du 5 juin 1944, dans le cas où le débarquement aurait échoué.

    Moins de 18 ans, un témoignage vécu en direct pour revivre Ie « jour le plus long ».

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration : page de couverture)

     

     

     

     

  • Philippe Héraclès : sagesse d’un éditeur.

    Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

      

    Philippe Héraclès, PDG des éditions Le Cherche Midi, est un sage. Un sage, à la vie à la mort. imagesHéraclès.jpg

    imagesHéraclès2.jpg 

    Il en montre l’exemple à chacun.

    Je veux dire qu’il apporte là où il vit sa pierre personnelle qui fait progresser le monde des humains.

    Cela sous la forme du message dynamique qu’est son action de Président Directeur Général des Editions du Cherche Midi, maison fondée en 1978.

     

    Le Cherche Midi éditeur est classé dans le groupe restreint des premiers en matière d’édition.

    Et nombre d’auteurs souhaiteraient voir leurs réalisations publiées au Cherche Midi.

     

    Si Philippe Héraclès est un fonceur – doté à part égale du réalisme indispensable pour être un bon chef d’entreprise - c’est qu’il est conscient que chaque instant est précieux.

    Et que tout peut s’arrêter n’importe quand.

     

    Un  propos que j’entends régulièrement énoncé par Arash Derambarsh, un de ses proches collaborateur, directeur du département politique et personnalités publiques de cette maison d’éditions http://www.cherche-midi.com.

     

    Philippe Héraclès a, notamment, une intelligente façon d’avancer en face à face avec une réalité biologique qui marche actuellement de pair avec la vie, autrement dit la mort.

    Plutôt que de nier cet épisode incontournable, plutôt que de s’en cacher comme le font fâcheusement nos sociétés occidentales, Philippe Héraclès en joue.

    Il apprivoise la mort, il la cajole, il la dompte, il la maîtrise.

     

    Un de mes proches disait : « Ce n’est pas parce que l’on parle de sa mort qu’elle viendra plus vite ». Il avait bien raison, ce presque centenaire.

     

    Si l’on réfléchit un peu et que l’on se demande : « Ai-je eu peur de venir au monde ?  », il est probable que la réponse donnée sera : « Non ! »

     

    A l’autre extrémité de la ligne de vie, les témoignages dits d’EMI, Expériences de Mort Imminente, sont rares. Ces « vécus  », admis par les uns, sont contestés par d’autres au nom de la « sauce chimique » qui agiterait notre cerveau dans des instants assez particuliers.

     

    Du côté de l’orient, les millions d’adeptes du boudhisme mènent leur passage terrestre au rythme de la réincarnation. Une toute autre façon d’envisager la vie et la mort. Il nous est dit qu’environ un million de français, d’ailleurs, se rangeraient aujourd’hui sous la bannière de cette philosophie.

     

    Je ne trancherai pas.

     

    On verra bien le moment venu. Un optimisme naturel me poussant à penser - qui sait ? - que je serais consciente et témoin d’une après vie. Et même participant à la suite.

    Ce qui est exact au moins en partie, les morceaux biologiques, remis à la terre ou incinérés, entrant à nouveau dans le grand cycle du fonctionnement de la nature.

     

    Quant à la part de l’esprit ?

    Tout être vivant pose des marques, Historique – le cas de Philippe Héraclès, éditeur et auteur – ou – pour une majorité - dans l’anonymat de la petite histoire.

     

    Ayant rencontré Philippe Héraclès, je peux en dire que c’est un homme d’abord sympathique, débordant d’humour et de finesse tout en allant droit au but.

     

    Avec cela le geste vif, le regard malicieux, une pensée qui cadre les éventuels débordements des uns ou des autres.

     

    Voici comment, à ce jour, Philippe Héraclès a apprivoisé l’autre côté du mur.

    Ce côté pour lequel je souhaite à chacun d’être au préalable à jour au niveau relationnel avec ses très proches, avant de franchir ce cap.

    Rien de plus pénible que les remords qui vont ronger certains, parfois des années durant, pour une dispute – souvent pour des futilités – suivies par un simple concours de circonstances d’une impossibilité d’"Au revoir", le fil de la vie ayant été tranché.

     

    Sur le thème de la mort, Philippe Héraclès a publié aux éditions Le Cherche Midi plusieurs livres, aisés à manipuler, peu coûteux, illustrés.

    Ils ont pour titre : Le Grand Livre de l’humour noir, Le Petit Livre de l’humour noir 2000, Eternellement vôtre 2003, Le Petit Livre des meilleures pensées d'humour noir 2008.

    Ainsi que deux autres en ce moment que j’ai sous les yeux : Le Petit Livre des épitaphes les plus drôles, des fins pour défunts, 2005, 4 €, et 100 bonnes raison d’être mort, 2007, 3,80 €.

     

    Chaque phrase de ces livres est drôle à sa façon. Certaines sont poétiques. Toutes présentées sours forme d’épitaphes imaginaires, au "design " différent.

     

    Je ris encore de quelques unes, récoltées au hasard :

    « Ici l’inactivité ne fait pas grossir »

    « Pour vivre heureux vivons cachés »

    « Il y a un début à tout normal qu’il y ait une fin à tout »

    « Si l’inspiration vient en dormant il va y avoir un génie au réveil »

    Ces épitaphes sont extraites du Petit Livre des épitaphes les plus drôles. Toutes gravées sur un marbre à chaque fois différent. Il n'y a  que l’embarras du choix !

     

    Et encore :

    « Vous ne voulez plus être dérangé pour un oui ou pour un non »

    « Vous rêvez de rester allongé toute la journée »

    « Vous voulez repartir à zéro grâce à la réincarnation »

    Celles-là sont venues des 100 bonnes raison d’être mort, abondamment ilustrées.

     

    La mort pour rire, voilà un sacré cadeau que nous fait Philippe Héraclès. Merci à lui !

    Cet éditeur publie également sur des sujets très différents de celui de la mort.

     

    Quant à vous, chers moins de 18 ans, on évite de s’endormir sur une brouille. D’ailleurs, le sommeil est meilleur quand on est en paix avec les autres, ceux avec lesquels notre cœur vibre en écho.

     

    Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration : google photographie de Philippe Héraclès PDG des Editions Le Cherche Midi, couverture du livre Eternellement vôtre)