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kathy reichs écrit bones

  • Kathy Reichs écrit Bones, récits d’anthropologie judiciaire.


    imagesKathy.jpgHier soir mercredi 18 novembre 2009, sur M 6, des épisodes de la série Bones autour Bones18.11.09 014.jpg de l’héroïne Temperance Brennan crée par Kathy Reichs qui est une vraie anthropologue à la base, devenue anthropologue judiciaire.Bones18.11.09 012.jpg

    Un métier qui pourrait - qui sait ? – en intéresser certains ?

    Tout ce qui est évoqué soit dans Bones, la série télévisée, soit dans les livres écrits par Kathy Kathy Reichs montre le champ de compétences de l’anthropologue judiciaire. Qui est présent dans une chaîne de personnes qui collaborent ensemble pour, en quelque sorte, écrire l’histoire d’un décès habituellement tragique.

    Kathy Reichs est née à Chicago. Munie d’un diplôme de docteur en anthropologie obtenu à Northwestern, Chicago, elle a ensuite évolué vers l’anthropologie judiciaire qu’elle exerce en Caroline du Nord où elle est professeur à Charlotte ainsi qu’au Québec. Très normalement elle a eu envie de faire partager au grand public l’amour de son métier. Un métier qu’elle exerce également lors de la découverte de charniers en Afrique, lors d’un crash d’avion ou encore, toujours comme expert, au niveau des Twin Tower suite au 11 septembre 2001. Kathy Reichs fait partie de la cinquantaine d’anthropologues judiciaires de l’American Board of Forensic Anthropology. Elle travaille avec des institutions aussi connues que le FBI et le Pentagone.

    Les anglophones ou les candidats à un anglais au quotidien en seconde langue peuvent suivre une vidéo du 4 avril 2008 où l’auteur est interviewé par Barbara Peters. En voici le lien : http://www.youtube.com/watch?v=y71Q8ZeoIaI

    On dispose – j’ai pu en oublier - des livres suivants de Kathy Reichs en français :

    * Déjà Dead, Robert Laffont, 1998

    * Passage mortel (Death du jour), Robert Laffont, 2000

    * Mortelles décisions (Deadly décisions), Robert Laffont, 2002

    * Voyage fatal, Robert Laffont, 2003

    *Secrets d’outre-tombe, Robert Laffont, 2004

    * Os troubles, Robert Laffont, 2005

    * Meurtres au scalpel, roman, Robert Laffont, 2006

    * Meurtres à la carte (Monday Mourning 2004), Robert Laffont, 2006

    Je cite ici ces passages de Meurtres au scalpel qui montrent bien l’importance pour Kathy Reichs de son travail à travers son héroïne Temperance.

    p.28 « Une tombe au bord d’une plage isolée avec un corps en décomposition…On pouvait imaginer à cela plusieurs explications. Toutes impliquaient une mort qui n’était pas naturelle et un cadavre dissimulé. »

    p. 31 « A l’aide de bêches à long manche, Topher et un autre étudiant du nom de Joe Horne ont entrepris de découper des tranches dans le carré de trois mètres de côté. (…)

    Sur le coup de quatre heures, nous avions exhumé un corps dont les ossements étaient grosso modo en connexion anatomique. »

    p.40-41-42 « Comprenant que je ne trouverais pas le sommeil, j’ai enfilé un short et emprunté le chemin en caillebotis qui mène à la mer, à travers les dunes. C’était marée basse. Entre les dunes et la ligne où venaient mourir les vagues, cinquante mètres de plage me tendaient les bras. Des millions d’étoiles clignotaient au-dessus de ma tête. Tout en marchant dans l’eau, j’ai laissé vagabonder mes pensées. (…)

    Bones18.11.09 002.jpgLa triste sépulture découverte aujourd’hui.Bones18.11.09 025.jpg

    Cette pensée-là, je m’y suis attardée. Les morts violentes constituent la base de mon travail. J’ai beau en voir presque quotidiennement, je ne m’y habitue pas. Avec le temps, j’en suis venue à considérer la violence comme la façon qu’ont les gens agressifs d’exercer systématiquement leur pouvoir sur plus faible qu’eux. Habitude qui se répète jusqu’à devenir une manie. Mes amis me demandent comment je peux faire ce travail. C’est simple : je veux détruire ces fous avant qu’ils ne détruisent d’autres innocents.

    La violence n’est pas seulement une agression physique, c’est également une agression de l’âme, et elle affecte celle du prédateur autant que celle de sa proie. Elle affecte l’âme des personnes endeuillées, l’âme collective de toute l’humanité. Elle nous diminue tous.

    Mourir dans l’anonymat équivaut selon moi à subir une ultime insulte dans sa dignité d’être humain. Cela signifie passer l’éternité sous une plaque portant le nom Inconnu. Cela veut dire : être enseveli dans une fosse anonyme sans qu’il soit fait état de votre nom ; sans que ceux qui s’inquiètent de vous sachent ce que vous êtes devenu. C’est une offense. Si, pour ma part, je n’ai pas le pouvoir de rendre la vie à une victime, j’ai celui de lui rendre son nom. De donner à ceux qui restent la possibilité, toute relative, de faire leur deuil. En ce sens, j’aide les morts à s’exprimer, à prononcer leur dernier adieu.

    Parfois même, je contribue à révéler au grand jour ce qui leur a ôté la vie. »

    De fortes paroles sur une violence regardée autrement.

    Si j’avais à reprendre une orientation, il est possible qu’en lieu et place de la santé publique j’aille œuvrer en anthropologie judiciaire.

    Se plonger dans les livres de Kathy Reichs aide à une meilleure compréhension de Bones. On peut aussi aller voir www.kathyreichs.com

    contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration : en haut à  gauche Kathy Reichs sur Google images; à droite deux clichés de Bones épisodes d’hier soir: Temperance en travail d'équipe; en bas à gauche un corps rendu luminescent: comment ? pourquoi ?, à droite Temperance s'interroge)