13.10.2009

Justice enfants ni délinquants ni maltraités

Toujours interpellée par la question des enfants « placés » par erreur – car non délinquants et non maltraités chez eux – je vais scruter ce soir à partir de 20h35 sur France 2 l’émission titrée « Faut-il avoir peur de la justice ?  ».

Pour moi, pour la justice de ces enfants enfermés par erreur, la réponse est oui.

Sans doute n’en sera-t-il pas question ce soir.

Mais des mini Outreau, à propos de ces jeunes là et de leurs familles, c’est tout le temps.

Quand une responsable déclare, il y a peu, que 5 % des enfants seraient à suivre, il y a fort à craindre que ces suivis iront alimenter les circuits bien rodés de placement. Y compris pour tous ceux qui n’ont surtout pas besoin de ce régime.

Moins de 18 ans, prudence dans votre comportement  notamment à l’école, lieu de dénonciation à tort d'enfants non délinquants non maltraités.

Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

13.08.2009

Jean-Pierre Rosenczveig, à propos des Enfants placés à saisir

Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

  

Gadot09.06.03 016.jpgLe Président du Tribunal pour Enfants de Bobigny prend la parole au sujet du projet de loi Colombani Marano relatif à l’adoption.

Il intervient après Pierre Verdier  avocat au barreau de Paris et Catherine Gadot fondatrice du Fil dAriane France seule association venant en aide aux enfants « placés » et à leur famille.

 

Désolée pour les insuffisances du tournage !

 

Jean-Pierre Rosenczveig nous dit ce qui suit.

Que vous pouvez entendre en direct par le lien ci-après via Internet et Google http://www.youtube.com/watch?v=3mS3cEy71jA ou sur youtube.

 

* Le projet de loi sur l’adoption ne peut être stoppé: c’est un ordre qui fait suite au rapport Colombani et est mis en œuvre par le Ministre Nadine Morano.

 

* Il est par contre possible de privilégier l’adoption simple, déjà présente.

Inutile de vouloir s’approprier un enfant par l’adoption plénière.

 

* La loi prévue sera votée d’autant plus facilement qu’il existe une méconnaissance absolue du sujet chez le ministre et dans la classe politique d’une manière générale.

 

* C’est récurrent : les gouvernements successifs sont convaincus que l’ASE, l’Aide Sociale à l’Enfance est un lieu où l’on abandonne les enfants.

Les parents abandonnent leurs enfants. Les juges des enfants abandonnent les enfants. L’ASE elle-même abandonne les enfants.

L’ASE a abandonné jadis. Et Jean-Pierre Rosenczveig cite le propos du DDASS, Directeur Départemental des Affaires Sanitaires et Sociales, du Val de Marne qui a découvert, un jour, que 1.500 enfants de son département avaient été en quelue sorte « oubliés » en placement dans des familles du Cantal et autres départements

Par des combats, d’autres lois, ce magistrat nous dit que les choses ont changé.Gadot09.06.03 013.jpg

 

* Le souci réside dans un fonctionnement  sur de fausses représentations. Et le juge pour enfants précise:  23.000 enfants sont confiés en moyenne par an par les juges pour enfants à l’ASE ; On s’imagine que ce sont des enfants délaissés.

29.000 personnes sont des personnes en position de demandeurs d’adoption.

On raproche les deux chiffres. Gagné !

Le problème est que, dans la grande majorité des cas, les enfants « placés » ne sont pas des enfants délaissés.  Une décision de justice plaçant des enfants à l’ASE ne signifie pas pour autant que les parents sont maltraitants, ou insuffisants.

Mais l’idée qui traîne, l’idée fausse ancrée dans la tête des décideurs est que l’ASE accueille des gosses abandonnés, d’une part, et que l’ASE ne s’en préoccupe pas, d’autre part. 

1 ère idée fausse.

 

* La 2 ème idée qui pousse à ce projet de loi est celle qui présiderait à l’approbation d’une sorte de droit à l’enfant pour les familles en difficulté de ce côté là.

La réforme induite par ce projet ne permettra de se procurer qu’une poignée d’enfants adoptables en plus.

Ce qui tourmente Jean-Pierre Rosenczveig est que pour quelques gosses en plus on va véhiculer une représentation très négative de l’ASE ;

A savoir: des gens abandonnent, l’ASE abandonne, l’ASE ne sert à rien.

Ne servant à rien et coûtant très cher, autant rompre très vite les liens enfants-parents biologiques pour les filer en adoption.

 

Ainsi parle Jean-Pierre Rosenczveig.

 

Personnellement, au vu de ce que je connais, l’ASE et les juges pour enfants ont une forte tendance à ne pas lâcher les enfants, même quand ils appartiennent à des familles sans souci et qu’ils ont été « placés » par erreur.

 

Jean-Pierre Rosenczveig peut déclarer que Catherine Gadot exagère.

La querstion est qu’ils ne sont pas du même bord.

Catherine, qui a dû subir le placement de sa fille aînée, ressent autrement les choses qu’un magistrat dont aucun enfant n’a été placé dans sa famille.

Outre son cas personnel, Catherine a 1.600 familles d’enfants « placés » pour apprécier autrement les choses que le Président du tribunal pour enfants de Bobigny.

 

Ceci étant précisé, aucun des trois intervenants du 3 juin 2009 n'est favorable à ce projer de loi annoncé.

 

Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo archives personnelles: en haut à gauche Jean-Pierre Rosenczveig le 3 juin 2009); plus bas: les trois intervenants)

05.08.2009

Le Fil d’Ariane France: détente toujours !

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Gadot09.07.26 092.jpgManège au Champ de Mars Paris 26.7.2009

Une variété de manège très écologique. Actionné à la force musculaire d’une paire de bras masculin.

On entend très bien les paroles et les cris des enfants, participants délurés et souriants essayant d’attraper avec leur baguette des anneaux qui peuvent offrir des tours gratuits, si on est assez habile ou assez entraîné.

 

La vidéo est visible à partir de Google par

http://www.youtube.com/watch?v=lVuJVUvrK_Y ou directement sur Youtube.

 

Tous ces enfants là sont libres. Ils vivent tous avec leurs vrais parents, biologiques et civils. Certains d’entre eux participent avec leur famille à l’action du Fil d’Ariane France.

L’aide apportée par ce fil, http://le-fil-dariane-france-asso.fr Tél. 01.48.69.87.29, porte sur la prévention et le soutien des familles dans le placement d'enfants.

Bonne suite de vacances à tous les moins de 18 ans.

 

Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo archives personnelles : une demoiselle très concentrée)

24.07.2009

Enfants « placés » à saisir !

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Gadot09.06.03 013.jpgC’est presque cela. Ils ne sont encore disponibles en vitrine de super-marché mais presque.Gadot09.06.03 018.jpg

Odieux ?

Dans l’air en tout cas.

Les lieux de placement de l’ASE risquent dedevenir des viviers d’enfants à saisir, au bénéfice apparent des familles en mal d’enfant, candidates à l’adoption.

 

J’avais commencé à relater le 11.6.09 sous le titre « Enfants placés à adopter ? Un scandale ! » une conférence de presse tenue le mercredi 3 juin 2009, où intervenaient Catherine Gadot fondatrice du Fil d’Ariane, Jean-Pierre Rosenczveig Président du Tribunal pour Enfants de Bobigny et Pierre Verdier avocat au barreau de Paris.

 

Cette conférence de presse se déroulait autour du projet de loi relatif à l’adoption, .déposé au nom du Gouvernement par madame Nadine Morano.

 

Voici un résumé d’une des interventions de Catherine Gadot, par ailleurs accessibles par le lien joint sur Google : http://www.youtube.com/watch?v=GNOkiHEPLhE

 

Catherine Gadot, dans cet extrait, débute en évoquant les éloignements géographiques de l’enfant et de sa famille. Ce qui, à l’évidence, compromet les rencontres.

 

Elle poursuit avec les courriers subtilisés.Ce qui permet de montrer que les liens parents-enfants sont rompus pour favoriser l’adoption. Des éducateurs subtilisent courriers et cadeaux envoyés par les parents, les plaçant sur le haut de l’armoire.

 

Catherine évoque enuite les séparations imposées avec le placement. Les liens entre l’enfant « placé » et sa famille sont coupés, d’autorité. Il se passe 2 à 3 mois sans que les parents et l’enfant aient l’autorisation de se voir. A cette absence totale de visite, s’ajoute l’absence de courriers. Il peut s’écouler ainsi 5 mois, parfois 12 mois – cas extrême mais réel – sans nouvelle.

Un tel enfant, avec la loi projeté, aurait été classé alors adoptable !

Un professionnel, peu scrupuleux et favorable à l’adoption, saisira la belle occasion de pouvoir proposer un enfant à une famille en manque d’enfant.

 

Quel est le processus du placement actuellement ?

Une famille peut demander une aide. Dès lors elle peut être signalée, aux services sociaux d’abord.

Une famille qui présente visiblement des soucis peut être dénoncée. Par un instituteur. Par un professionnel de la PMI. Un non signalement de ces professionnels pouvant conduire à des sanctions pour eux, ils signalent.

Après eux, le travailleur social risque sa carrière en cas d’erreur. Il poursuit donc le signalement.

L’étage supérieur est celui du juge des enfants qui se penche en général sur le dossier 10 minutes avant l’audience. Même raisonnement, toujours sans enquête, que les précédents. Et décision avant audience : le juge place. Pourquoi relaxer ? alors que le professionnel a signalé et que le travailleur social a confirmé ?

Le juge place donc pour 6 mois ou pour un an.

Catherine souligne qu’il sagit là de cas extrêmes, cas qu’elle a pourtant rencontrés.

 

L’enfant, on s’en doute, n’a que le droit de se taire.

Les parents ? Ont-ils des droits ?

Non ! Ils n’ont rien à dire.

L’Article 1187 du code de procédure civile y a veillé. Un article créé spécialement pour cela car il interdit aux parents de diposer d’une copie de l’acte d’accusation.

Les parents ont seulement le droit de parcourir l’acte qui les accuse, à tort et à coups de mensonges et d’interprétations fausses, quelques jours avant l’audience et jusqu’à la veille.

 

Et le droit à un avocat ?

Oui en théorie. Impossible en pratique.

Pourquoi une famille qui n’a rien à se reprocher prendait-elle un avocat ?

Mais quand la famille va voir – si elle le fait - ce qui est dans le dossier, elle découvre le piège tendu. C’est un tissu d’accusations fausses ou mensongères.

Trop tard pour l’avocat !

 

De toutes façons, la décision est prise par avance.

L’enfant est retiré. Comme ça ! D’un coup !

En quelques secondes la fazmimmle est anéantie !

Bien sûr il sera écrit pour justifier l’enlèvement de l’enfant des carences éducatives. Sans vérification, sans enquête préalables.

Il est parti…, « placé » pour être détruit, cassé.

Catherine rappelle qu’il sagit là de cas extrême au sein des 1.600 familles qu’elle connaît.

Des cas qui ne devraient pas exister, cependant

La présidente du Fil d’Ariane complète en disant que l’enfant peut être enlevé à avec l’assitance des travailleurs sociaux ou celle des forces de l’odre. Elle évoque même un enfant enlevé en urgence à l’école maternelle, un bout de choux de 5/6 ans, emmené menottes aux poignets.

 

Catherine Gadot souligne la gravité du projet de loi objet de cette conférence de presse en déclarant « Nous allons être les mères porteuses de ces familles en mal d’enfant ».. Un nous qui évoque les familles d’enfans « placés », enfants dont elle a le souci et la charge.

Et elle poursuit : « Que vont devenir les enfants quand ils apprendront quelques années plus tard qu’ils ont été enlevés à leur famille de naissance par des mensonges ? »

 

Et elle insiste : « Si tous les riches et les bien pensants avaient un jour été pauvres ils auraient une autre vision de la vie et regarderaient par deux fois avant de faire de tels projets ».

 

Plus grave : « La protection de l’enfance risque d’être le vivier des familles adoptantes.

Les abandons seront forcés.

Les liens enfants- parents risquent d’être rompus si si le professionnel est corrompu et favirable à l’adoption. Le profesionnel pourra mettre en pratique tous les moyens dont il dispose pour rompre les liens existants.

Les adoptions seront déguisées.

Les répercussions seront irréversibles pour tous : enfant, parents biologiques, parents adoptants. ».

 

De quoi frémir : « Ils iront dansles maternités sous prétexte de mères fragiles ou trop jeune pour élever un nouveau-né ».

 

Pour Catherine cela n’est pas moral.

Surtout ; « Où est le droit de l’enfant ? »

 

Pour faire passer ce texte il est facile de mettre en avant les cas, limités, d’enfants battus, délaissés, abandonnés ou en vrai danger.

Cas connus très souvent des services sociaux pour lesquels ils laissent filer.

Tout récemment il m’a été rapporté le cas d’une demoiselle de 14 ans, qui sèche l’enseignemnt et plus et que la mère refuse d’envoyer à l’école. Les services sociaux s’abstiennent, la maère menaçant de mettre le feu à l’immeuble.

« De tels cas n’ont pas à servir de justification à cette loi en projet ». conclut Catherine.

 

Pour madame Gadot :

« Cette loi est l’aboutissement d’un processus de commerce de nos enfants dans toute son horreur. La loi Morano va légaliser cette procédure d’adoption par le biais des lieux de placement et ainsi mettre fin à la légitimité de la vraie famille ».

 

Aujourd’hui le texte projeté concerne les enfants de familles en difficulté.

Mais demain ?

Si c’étaient les vôtres ?

Si c’étaient vous, enfants, aujourd’hui encore en liberté avec votre papa et votre maman ?

 

Ce projet me préoccupe beaucoup ! Au nom de la liberté. Au nom du respect des moins de 18 ans. Au nom de leur bonheur.

 

Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo: archives personnelles : en haut à gauche et de gauche à droite Jean-Pierre Rosenczveig, Pierre Verdier et Catherine Gadot; à droite Catherine Gadot toujours lors de l'intervention du 3 juin 2009)

11.07.2009

Arash Derambarsh : à propos de Marc Machin

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Voici ce qu’Arash Derambarsh a mis sur Le Post le jeudi 9 juillet 2009. arashmars.jpg

 

« Marc MACHIN présenté comme un symbole de l'erreur judiciaire en France, a été mis en examen dans une nouvelle affaire d'agression sexuelle sur mineures.

Il est mis en cause pour des abus commis sur deux adolescentes d'une quinzaine d'années dans le XVIIIe arrondissement de la capitale le 13 juin dernier.

Un nouveau mandat de dépôt, le deuxième, a été délivré à son encontre. Il est déjà en prison depuis le 17 juin pour une première affaire, une "agression sexuelle aggravée" avec violences qu'il a aussi reconnu avoir commise sur une jeune Canadienne, le 5 juin à Paris.

Toutefois, la commission de révision de la Cour de cassation a accepté lundi sa demande de révision, posant ainsi une étape supplémentaire vers la révision de son procès. Une telle procédure de révision d'une condamnation criminelle définitive n'a débouché que six fois sur un nouveau procès dans l'histoire judiciaire française.

Mais pourquoi toute cette confusion et tout ce gâchis ?

Lorsque Marc Machin sort de prison, je rencontre un garçon adorable, calme et attachant. Il manque d'affection et réclame de l'aide. Mais il y a aussi en lui beaucoup de colère, de pulsion et de fragilité.

Il n'aura ni aide psychiatrique, ni aide psychologique, ni formation scolaire, professionnelle et civique. Il n'a pas de logement stable et n'a pas d'argent. En effet, il a dépensé son à-valoir en très peu de temps.

J'ai donc deux objectifs : en tant que directeur du département Politique et Personnalités publiques aux Editions du Cherche Midi, le faire parler dans son livre car il a un réel besoin de s'exprimer et l'aider humblement dans sa réinsertion.

Dès lors, je décide de le faire recevoir par un proche du Président de la République Nicolas Sarkozy.

L'objectif de cet ouvrage était pour moi de faire bouger les lignes de la société française en matière pénale.

Ainsi, cet ouvrage, "Seul contre Tous !" avait comme but de relancer le débat fondamental sur la réforme urgente de la justice concernant la prise en charge de la victime, la fonction de l'avocat, le principe de l'enquête et le rôle du juge d'instruction, qui doit instruire à charge et à décharge. Surtout, je voulais qu'il mette en lumière le problème grave du vide juridique concernant le statut des victimes d'erreurs judiciaires comme le cas de Marc Machin.

Nous l'avons déjà constaté avec l'affaire d'Outreau.

Mais la justice est lente, trop lente. Et Marc Machin n'aura rien obtenu. J'ai alerté tout le monde : les juges d'instruction Emmanuelle Robinson et Charlotte Bilger, qui sont remarquables et compétentes, beaucoup de politiques et les médias. Mais rien n'a bougé et Marc Machin a été rattrapé par ses pulsions.

Je condamne fermement ses actes et il devra en répondre devant la justice. Mes pensées les plus sincères vont évidemment à l'égard de ces jeunes filles.

Que nul n'en doute, en France, chacun a des droits, des devoirs et des obligations et personne n'est au-dessus de la loi.

Néanmoins, il nous faut clairement dénoncer l'immobilisme dans ce pays, dénoncer ceux qui n'ont pas l'ambition de faire bouger les lignes. Je pense notamment à Christophe Ingrain, conseiller justice à l'Elysée qui n'a pas souhaité recevoir Marc Machin. Je pense également à Rachida Dati qui ne l'a pas reçu. On m'a proposé un conseiller de la Garde des Sceaux... c'est dire l'intérêt que l'on a porté à ce dossier.

Je rend hommage à Dominique Paillé, conseiller du Président de la République et porte-parole adjoint de l'UMP qui l'a reçu et qui l'a écouté. C'est le rôle du politique d'être à l'écoute et d'avoir la volonté de faire évoluer la société sans porter de jugement et faire ingérence à la séparation des pouvoirs.

Il n'y a pas les bons d'un côté et les méchants de l'autre. Le manichéisme n'est pas un schéma de pensée juste pour l'être humain qui est complexe, sensible et fragile.

Lorsqu'on relâche quelqu'un en liberté sans imposer un suivi psychiatrique et psychologique, il ne faut pas s'étonner ensuite des conséquences.

A méditer afin qu'il n'y ait plus ce genre de cas car c'est un échec pour tout le monde...

L'émission 7 à 8 (TF1) fera un reportage sur Marc Machin, de sa sortie de prison à sa récidive. Date de diffusion le dimanche 26 juillet. »

 

Ceux qui le peuvent iront lire sur Facebook directement les  commentaires faits à la suite de cet intéressant billet.

 

Arash Derambarsh a été, en quelque sorte, tout le temps « aux première loges » en ce qui concerne Marc Machin dès qu’il a été remis en liberté.

 

Pour ma part, j’ai attentivement lu et relu les écrits de Marc, en particulier les pages d’avant son incarcération.

Il en découle ce qui suit.

 

Je remercie Arash Derambarsh qui a fait, à son niveau, tout ce qui était possible pour ce libéré emprisonné 7 ans par erreur judiciaire. Tout ce que n’importe qui, enfermé à tort, aurait pu souhaiter.

La publication de son parcours – une forme de thérapie, un à-valoir très correct pour l’aider matériellement à repartir, et aussi en supplément la « saisine » personnelle par Arash de responsables politiques.

Du côté de ceux-là je constate, une fois de plus, que c’est Dominique Paillé qui a reçu et écouté Marc Machin.

Dominique Paillé s’est comporté, comme le souligne Arash, en vrai politique. Je le souligne.

 

Personnellement comme médecin de santé publique, ayant exercé à l’Höpital Psychiatrique Départemental de La Roche Sur Yon durant quelques années, demeuré ensuite toujours très attentive à ce qui se passe dans le secteur psy, je ne pense pas qu’un suivi  s’impose à chaque remise en liberté.

 

Sans doute aurait-il été souhaitable que Marc Machin, ainsi que l’écrit Arash Derambarsh, bénéficie d’un accompagnement. Sans doute avec un ou une psychologue,– pas n’importe qui, une personne au fait du vécu en prison ; ça existe, certains psychologues suivant des ex-drogués enfermés.

 

Pour cet adulte libéré, l’attention du papa n’a pas suffi. Pas plus que le lien établi avec la visiteuse de prison qui lui portait estime et affection  – dont on peut imaginer qu’il n’a pas été rompu.

 

Marc Machin, homme alourdi par 7 années derrière les barreaux, grisé par une liberté totale surgissant d’un coup, a mal encaissé la violence de ce changement énorme.

Tellement assommé, grisé, que l’à-valoir de « Seul contre tous » publié par les éditions Pascal Galodé a fondu comme neige au soleil. Qu’un travail avec les chevaux ou autre n’a pas suivi. Bref, que la réinsertion n’a pas eu lieu.

 

Dans les commentaires j’ai bien lu ce qui a été relaté à propos de Marc en classe technique alors « ni abordale, ni calme, ni attachant ».

Cette année là, le comportement de Marc Machin était le résultat des dysfonctionnements multiples d’un système, transformé en « machine à détruire » qui avait fonctionné très tôt pour lui.

Je n’invente rien : il suffit de reprendre son livre pour y trouver ce placement malheureux qui le coupe de son père et de sa fratrie. Qui l’envoie en famille d’accueil agréée en Eure-et-Loir.Là, ce garçonnet de 5 ans est violé méthodiquement, régulièrement, par un grand de 15 ans, également « placé »dans cette famille. Interdiction de parler !

 

Grâce à sa grand-mère paternelle, il sort de cet enfer à 8 ans et connaît 4 années de bonheur sans nuage à Marseillan. Dans cette campagne ensoleillée, les chevaux sont ses amis. Malheureusment cette grand-mère, « son étoile du Berger», décède d’un cancer.

 

C’est le retour sur Paris entre un père, policier, dépassé et des éducateurs dont un émarge du lot, certes. Mais pas jusqu’au contact salvateur.

On connaît la suite, avec cette dame de la famille d’accueil qui tiendra - lors du procès conduisant à la condamnation à tort - des propos accusateurs contre l’ancien gamin qu’elle n’a pas protégé d’agressions pratiquées sous son toit. Des propos qui contribueront à influencer les jurés dans le mauvais sens.

Côté commentaires, je dis « Casse-cou !  » à la proposition d’un suivi psy pour chacun dès l’enfance. Qui contrôlerait ces psys ? Et l’entretien prévu au 4 ème mois de grossesse, s’il part d’une bonne intention, peut donner lieu à des dérives regrettables selon la personne qui le fera. Pour une même situation, cela pourra donner une position et son contraire. Là encore, qui va contrôler ?

 

Du côté des prises en charge de victimes d’erreurs judiciares, je rejoins tout à fait Arash Derambarsh. Nathalie Kaas a bien tenté une association envers les enfants des victimes de ces erreurs dont elle fait partie. Mais il y a davantage à faire. Et Arash a raison de pointer les manques. Ce qu’il s’est efforcé de réaliser, tout seul, en faisant le maximum de son possible dans la situation où se trouvait Marc Machin.

 

On nous parle beaucoup du 3 ème âge ou des aînés isolés en craignant un retour de canicule.

Marc a été un adulte isolé, lâché dans la nature, en ayant perdu tous les repères de base du quotidien après 7 ans d’un enfermement très cadré.

 

Involontairement, la suite actuelle de la vie de Marc Machin vient illustrer plus encore les mots d’Arash Derambarsh déjà cités mais sur lesquels il est bon d’insister: « le problème grave du vide juridique concernant le statut des victimes d'erreurs judiciaires ».

 

Réfléchissez à tout cela, les moins de 18 ans, vous les décideurs de bientôt.

 

Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo : Arash Derambarsh présentant le livre Seul contre tous, cliché de sa collection personnelle) 

26.05.2009

Avant Marie-Laure Picat, un "bug" !

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Des commentaires continuent à arriver pour soutenir Marie-Laure, cette maman atteinte d’un cancer qui a réussi à faire que ses enfants restent réunis officiellement au sein d’une famille bis choisie par ses soins sur place. Cela sur les articles «Marie Laure PICAT signe «Le courage d’une mère » le 17 mars 2009 et « Sophie Davant, Marie-Laure Picat, David Khayat » le 7 avril 2009.  

Même si pour les enfants de Marie-Laure il y a des propos à l’école pas toujours tendres en raison de la médiatisation qui dérange certains.

Sans ouverture médiatique, sans couverture médiatique, les enfants de Marie-Laure auraient sans doute été dispersés.

L’Aide Sociale à l’Enfance et les juges pour enfants non délinquants – les mêmes que pour les délinquants ce qui me semble inepte ! – ne débordent pas de délicatesse.

 

Indélicatesse subie par les deux fillettes de la maman citée dans l’article ci-dessous. Cette maman avait cru bon de faire confiance à d’autres pour ses enfants, le « bien » le plus précieux dont on ait à prendre charge et soin. Elle s'en est mordu les doigts   

 

Je cite intégralement l’article qui conclut en janvier 2005, dans le N° 43 de Société Civile, un dossier de fond  intitulé « Enfants placés : les « rapts » de l’administration ».

 

Le contenu de ce support, rencontré par hasard, n’a cessé d’être confirmé par des familles d’enfants non délinquant et non maltraités rencontrées depuis 2005 jusqu’à ce jour.

L’article est signé Laura Bernardi. Société Civile est au 5 rue Cadet à Paris (9 ème) tél 01 42 33 29 15 et http://www.ifrap.org.

 

« Un exemple de placement abusif à Orléans.

 

Corinne Vautier est médecin, maman de deux fillettes de 6 et 9 ans. Une famille unie qui vit tranquillement jusqu’au jour où Corinne, atteinte d’un cancer, veut protéger ses deux bouts de chou de leur papa, alcoolique. Très confiante en la République, elle prend contact avec le Juge des affaires familiales et le Juge des mineurs près du tribunal d’Orléans pour pour leur demander aide en cas de décès. Le Juge des mineurs de l’époque ordonne une AEMO (Assistance Educative en Milieu Ouvert). Cette prestation est fournie à Orléans par  l’Association Interdépartementale pour le Développement des Actions en Faveur des Personnes Handicapées et Inadaptées IDAPHI (une association chargée des personnes handicapées et inadaptées serait-elle compétente pour prendre en charge des enfants en risque ou en danger ? ). En un an, au lieu de deux interventions par semaine, cette assistance s’est réalisée en 4 fois une heure dans les locaux de l’IDAPHI.

 

De façon étonnante, au terme de cette année, l’encadrement de cette association – le directeur, le psychologue et l’éducatrice officiellement chargés de l’assistance des deux fillettes – rédige un rapport dans lequel il décrit Madame Vautier comme une maman possessive et fusionnelle, complètement perturbée et propose le placement des deux sœurs au village des enfants intitulé « Les Terres Blanches » (association fortement subventionnée pour le placement exclusif des fratries) nouvellement implanté dans la région. Comme par hasard, le placement de Charlotte et de Juliette est programmé à la même date prévue pour l’ouverture du centre en question.

 

Le Juge des mineurs en exercice ordonne le placement sans entendre les fillettes, encore moins les parents qui sont contre le placement. Le bras de fer entre les parents et l’administration (ASE et justice) commence.

 

Comme le village n’est pas encore fonctionnel, l’administration, en secret, place les deux fillettes dans une famille d’accueil durant tout le mois de juillet 2003 sans que la maman soit informée du lieu. Celle-ci engage même un détective privé pour retrouver la trace de Charlotte et de sa sœur.

 

Grâce à l’arrivée d’un nouveau juge des mineurs, Madame Vautier récupère ses deux filles 13 mois plus tard.

 

Cependant, l’épée de Damoclès reste suspendue sur la tête de cette maman traquée et de ses deux filles car le procureur de la République a fait appel de la décision du Juge.

 

Aujourd’hui, guérie de sa maladie, cette mère courage se bat pour ses deux filles. Ces dernières n’ont jamais accepté de vivre loin de leur mère.

 

La maman ne comprend toujours pas pourquoi l’administration veut à tout prix placer ses filles, pourquoi les différents magistrats n’ont jamais voulu écouter les gamines. Une affaire exemplaire.»

 

Attention ! Prudence ! Prudence !  Moins de 18 ans et plus !

 

Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

02.04.2009

Arash Derambarsh et Philippe Bilger : Etats d’âme et de droit

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BilgerPhil2.jpgLe magistrat Philippe BILGER est un éminent juriste. A la sortie du dernier livre de cet avocatarash der.jpg général  «Etats d'âme et de droit »  chez la maison d’édition Le Cherche Midi, Arash Derambarsh, directeur du département politique et personnalités publiques de cette maison http://www.cherche-midi.com., déclare : « Philippe BILGER est un modèle ».                    .

 

D’où je suis cet avocat général à la Cour d'Appel de Paris a le mérite de « se mouiller » en communiquant par un blog intelligent www.philippebilger.com Justice au singulier où il parle très librement, recherchant l’échange. Il écrivait ceci le 21.11.2008 à propos de la fronde de 534 magistrats contre le garde des Sceaux, Rachida DATI : «Autant j'éprouve l'orgueil de notre fonction, autant je hais l'arrogance de notre pouvoir. » (billet sur ce blog du 22.11.2008 « Rachida DATI, Ministre et Maire du 7 ème arrt de Paris »).  

 

Il est aussi présent dans les arènes actuelles que sont les médias, à Ripostes et ailleurs. Volontaire au centre de ces amphithéâtres accessibles à tous, sans filet de protection, il répond, sincère, aux questions posées, et met en lumière des sujets à découvrir ou approfondir.

 

bilgerEtats.gifBien évidemment il donne le ton de l’avocat général qu’il se trouve être. C’est un professionnel, un grand professionnel.

Bien évidemment, je ne suis pas toujours en accord avec ses propos. Normal. Je suis un citoyen lambda avec un champ visuel différent de celui d’un avocat général. 

 

Toutefois, l’un comme l’autre, chacun à notre place, sommes motivés par notre sincérité – Philippe Bilger éclairé de l’aura médiatique, moi par ce blog – au service d’un but commun : une meilleure santé de  la société française et, si possible, de chaque personne la constituant. Mineurs compris !

 

Aussi est-ce avec délices que je vais m’immerger en plongée durable, le temps de lire cet ouvrage nouvellement publié au Cherche Midi.

Après quoi je recenserai les points d’accord, de désaccord, les zones de doute et – pourquoi pas ? – les imprévus fleurissant au détour d’une page.

 

Ceux et celles qui ne connaissent pas encore ce maître en droit, allez voir son blog Justice au singulier www.philippebilger.com. Ensuite je pense qu’au moins un de ses livres, sinon plusieurs, sont présents en bibliothèques municipales. Sinon demandez-en l’acquisition. Ou faites-vous offrir « Etats d'âme et de droit ». Vous jugerez sur pièce, les jeunes.

 

Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (photos : en haut à gauche: Philippe BILGER sur Google images; à droite Arash Derambarsh, de sa collection personnelle; plus bas: couverture du livre « Etats d'âme et de droit » paru au Cherche Midi. )

17.03.2009

Marie Laure PICAT signe «Le courage d’une mère »

Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouvez. Merci. 

 

Dans la préparation joyeuse des fêtes de Noël 2008  Marie Laure PICAT, habitante de Puiseaux (45), est  venue sur puiseaux.jpgles écrans de télévision, énergique et digne, dominant le cancer qui la ronge de l’intérieur.

 

Pourquoi cette publicité autour de cette maman de 4 enfants ?

En raison de l’amour de cette maman pour ses enfants alors qu’elle est placée face à une échéance inéluctable annoncée par le corps médical.

 

A l’époque elle s’accrochait pour offrir à ses enfants le dernier Noël possible avec elle. 

Surtout elle avait dû médiatiser ce qui lui était tombé dessus - en raison du pouvoir de la Justice et des juges – son choix fait par elle de la famille d’accueil à 1 km de chez elle pour que les 4 frères et sœur ne soient pas séparés. Enfants du même papa et de la même maman, Marie Laure. Elle a sans doute  été d’autant plus vigilante qu’elle a eu une enfance difficile et qu’elle sait mieux que personne l’importance de maintenir une fratrie soudée, accueillie au sein d’une famille totalement investie dans la pensée de cette maman, en harmonie parfaite avec elle.

 

Il y a certes des Villages d’enfants pour accueillir des fratries sans les séparer.  Il n’en existe pas forcément à proximité du lieu de vie actuel de la famille. Et cette maman, aux qualités dignes d’un entrepreneur avisé, entendait répondre aux souhaits de ses enfants, conformes à ce qu’elle désirait aussi au fond de son coeur, de rester, après son départ, avec leurs copains et copines dans leur cadre habituel. La disparition charnelle de la maman étant déjà, à elle seule, un deuil suffisant sans aller en infliger de supplémentaires.

 

Ce lundi matin 16 mars sur France 2, dans l’émission C’est au programme qu’elle anime avec un constante bonne humeur – quand je ne suis pas à l’extérieur je l’écoute tout en travaillant -  Sophie Davant présentait un reportage qu’elle venait de faire chez Marie Laure PICAT. Un témoignage pétri de sensibilité. On y apprenait que la maman avait dû confier début février à sa famille d’accueil la petite dernière. Et depuis les 3 plus grands ont rejoint la petite, en raison de l’état physique de la maman qui ne va pas s’améliorant.

 

Ne se plaignant jamais, Marie Laure PICAT évoque les jours où ça va côté douleurs et ceux où la souffrance est si forte qu’à peine levée elle doit se recoucher. Elle ne plaint pas, elle constate. Elle dit que chaque jour supplémentaire donné est un cadeau offert. Qu’il est certes injuste de regarder en face une mort qui arrive déjà en face à 36 ans seulement.

 

Elle n’a jamais baissé les bras. Plutôt que de laisser faire  - le papa ne pouvant prendre en charge ses petits : il me semble qu’il est routier toujours sur les routes – elle a médiatisé sa situation pour éviter qu’après sa mort  un juge, fort de sa toute puissance et de l’indépendance de la Justice, ne sépare pas les 4 enfants, les séparant en les expédiant l’un ici, l’autre là, même si dans le meilleur des cas ils se trouvaient placés dans un même village, l’affectif étant le grand absent des tribunaux pour enfants. Alors qu’il est indispensable pour bien grandir !

 

Forte d’une volonté d’offrir à ses enfants de grandir ensemble sous un même toit, bénéficiant des mêmes parents d’accueil choisis par elle, elle a dû ferrailler – tel un d’Artagnan du XXI ème siècle – pour obtenir la dérogation permettant à cette famille d’accueillir un enfant de plus que les 3 pour lesquels elle avait une autorisation.  Elle a réussi, par la force de sa détermination qui a entraîné les médias dans son juste combat.  

 

L’action déployée par cette mère signe en outre une grande sagesse.

 

Et elle a été encore plus loin, réalisant un livre pour ses enfants auxquels elle n’a rien caché de sa maladie dès le début, attitude saine et raisonnable. Cette biographie parue chez Oh ! Editions le 12 mars permettra aux enfants de disposer de repères directs, d’informations sur leur maman une fois quelle serait partie. Et  le fruit de la vente ira à ses jeunes.

 

Elle a trouvé le moyen d’économiser pour ses 4  à qui elle dit à Sophie Davant  souhaiter une vie nourrie par l’amour seul apte à éviter les mauvais chemins, elle pense pour eux à une parfaite réussite professionnelle. Comme toute maman digne de ce nom c’est le meilleur qu’elle envisage pour ses petits.

 

La Justice devra respecter ce que cette maman a mis en route pour ses enfants. Car des amis, soucieux de l’intérêt véritable des enfants, veillent et veilleront à  cela. Les médias n’étant jamais très loin si nécessaire.

 

Cette maman espère aussi que son livre aidera d’autres mamans, ou papas, en situation identique. Elle n’est pas la seule maman, le seul parent avec des enfants à qui on annonce une échéance mortelle à court terme.

 

Son histoire peut faire évoluer les choses en rendant aux parents, mère et/ou père, leur pouvoir de décider à qui ils préfèrent confier leur(s) enfants(s) en cas décès plutôt que de laisser leur(s)  moins de 18 ans tomber entre les mains d’une Justice et de services sociaux que le sort de ces enfants n’empêchera jamais de dormir, indifférents à ce que ces jeunes deviendront.

 

Une lourde mésaventure est arrivée à un médecin, une maman de deux jeunes enfants, atteinte de cancer, et qui avait pensé judicieux de confier à la Justice ses petits en attendant d’aller mieux. Une histoire très démonstrative !

 

J’en reviens à maman Marie Laure PICAT. Qu’elle ne pense pas que sa petite dernière va l’oublier. Trois ans de vie ensemble c’est beaucoup ; ça ne s’oubliera jamais !

 

Quand elle déclare que ses enfants ne réalisent pas qu’elle va partir tant qu’elle est là, visible, le mercredi par exemple, rien de plus normal. Quel que soit l’âge, on en est tous là. Un grand de 70 ans qui sait condamné un papa de 95 ans, atteint d’un cancer mais en bon état psychique et physique apparent, ne réalise pas davantage ce qui va se passer tant que la vie est là.

 

Il est à penser que ces 4 enfants – la petite de 3 ans, Matthieu 5ans, Thibault 9ans, Julie 11ans – 12 en mai - médiatisés malgré eux, trouveront toujours une porte ouverte, une main tendue, le nécessaire en cas de besoin s’ils osent demander en raison du courage et de l’amour de leur maman formidable.

 

Pour vos enfants, pour plein d’enfants dont la maman est dans une situation telle que la vôtre, merci pour l’exemple.

 

Tous les moins de 18 ans, empruntez ce livre, faites-le acheter, lisez-le !  

Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (cliché  sur le Net, à propos du livre, de la maman et ses 4 enfants)

27.02.2009

Maltraitance institutionnelle : le retour !

Vous disposez sur la page intitulée "index thèmes blog" des sujets récapitulés avec les jours où les trouvez. Merci

C’était trop beau. Trop normal pour l’équilibre psychologique et affectif d’Hugo et Garance (voir billets ci-après : Noël chez soi: un bonheur ! 23.12.2008, Enfin Noël pour Hugo et Garance ! 25.12.2008, L'après Noël d'Hugo et Garance 05.01.2009).  

Ces jeunes enfants, frère et sœur, avaient été heureux de remplir leur cœur à Noël  de l’affection de leur famille. Pensez donc ! Ils avaient eu  la chance de rentrer chez eux pour y vivre le 25 décembre ainsi que les deux nuits encadrant ce jour, assez  unique pour tous, de Noël. Ce pour la première fois après presque trois années d’un placement injustifié.

Aujourd’hui, vendredi, les parents avaient obtenu un retour pour quelques heures chez eux, dans leur cadre familier durant presque 2 ans de vie avant « enlèvement légal ».

Patatras ! Les employés-mercenaires du service gardien – habituellement d’avis opposés entre eux  – sont pour une fois tombés d’accord. Dans le centre de la France où se déroulent ces tristes faits ils se sont précipités à l’unanimité pour annuler cette visite et toutes les autres possibles, alertant le juge des enfants.

Il faut savoir que généralement les juges des enfants laissent faire, ayant d’autres chats à fouetter que de se soucier de l’organisation pratique de la vie des moins de 18 ans qu’ils ont préféré garder placés dans l’intérêt – paraît-il  – de ces jeunes. Les juges des enfants font grande confiance aux services gardiens.

Il faut encore savoir qu’il existe de longue date des tiraillements entre justice des enfants et services sociaux gardiens. Le livre de Pierre Verdier et Fabienne Noé « Guide de l'aide sociale à l'enfance », Dunod, collection Guides d'action sociale, paru en Février 2008 qui décrypte fort bien la dernière réforme de la protection de l'enfance générée par la loi du 5 mars 2007, est  une sorte de Bible dans ce domaine, qui évoque aussi ces oppositions.

Il faut savoir que souvent des éducateurs dits spécialisés se permettent de contrer carrément les décisions des juges, estimant qu’ils ont raison et que les juges ont tort. Les enfants n’étant jamais consultés en dehors de tout circuit de contrainte – y compris quand ils bénéficient d’un avocat qui les prend pour des « petits » et ne fait rien pour les sortir de placement - et leurs parents passant pour des nuls ou des moins que rien. Quant aux services gardiens ils ne sont quasiment jamais contrôlés et, quand ils le sont, tout est trouvé bien et approuvé. Les juges des enfants, eux, bénéficient d’une toute puissance non soumise à des contrôles. D’ailleurs qui se permettrait d’écrire au procureur général – lequel peut agir sur ses troupes - pour signaler un éventuel désordre dans un de ses services ? A peu près personne, l’information n’étant pas connue et les majeurs des familles spoliées de leurs enfants ayant la trouille. 

Le service gardien a convoqué les parents d’Hugo et Garance pour leur dire jeudi : « Les enfants vont très mal. » Et c’est tout. Aucun détail.

Une telle phrase « Les enfants vont très mal » ne veut rien dire. Les malheureux parents ont seulement pu savoir que les enfants n’étaient pas hospitalisés !

Mais, manque de chance pour les institutions, ces enfants ont été vus par leur médecin de famille le mercredi, avec accord du service gardien évidemment, la veille de ce propos insensé. Certes le médecin n’est pas expert auprès des tribunaux. Il est cependant un médecin compétent et sans parti pris. Sans doute le service gardien se mord-il aujourd’hui les doigts d’avoir autorisé ce suivi à la demande des parents car Hugo et Garance étaient négligés par ce même service quant au suivi standard conseillé pour les jeunes.

Ce médecin ayant examiné comme il convient ces jeunes, connus de lui depuis leur naissance, les a trouvés en excellent état, notamment psychologique.

Dans cette affaire quelqu’un déraille.

Qui ?

N’est-il pas normal que des enfants, jamais maltraités chez eux où ils ont vécu près de deux ans avec leurs parents, souhaitent rentrer chez eux définitivement ?

Ils vont à l’école où cela se passe bien. Où ils voient leurs copains et copines de classe avec leurs vrais parents. Qui rentrent chez eux pour y pratiquer des activités qu’ils aiment. Or Hugo, musicien, n’a pas droit à entendre les mélodies et concerts que sa maman, également  musicienne, lui enregistre. Garance, fervente goûteuse de livres et amateur de dessins et peinture, n’a pas droit à cela non plus. En plus du désastre affectif qui leur est infligé on fabrique deux enfants sous cultivés, alors que cela serait évitable en les rendant à leur famille.

Pourquoi cet acharnement négatif pour ces jeunes ? Les enseignants, portés à signaler à tort autant qu’à raison si quelque chose ne semble pas aller, trouvent normal  le comportement d’Hugo et de Garance.

La famille d’accueil est en tort, allant à 100% contre la loi, avec la complicité du service gardien. Non seulement l’assistante maternelle, par ailleurs mère de famille, ose se faire appeler « maman »  par ces deux jeunes - j’en ai été le témoin en 2007 -  mais aussi son mari qui bénéficie du nom de « papa ». C’est la découverte faite la semaine passée par les parents d’Hugo et Garance. Ce qui leur a serré le cœur. On les comprend ! Ce constat n’avait jamais été fait avant mais cette fois  c’est l’époux de l’assistante maternelle qui conduisait les jeunes – et non l’habituel chauffeur non partie prenante – à l’endroit de la visite médiatisée, surveillée, hebdomadaire.

Quoi encore ?

Toujours contre la loi et apparemment pour les vacances scolaires le frère et sa petite sœur ont été expédiés dans une autre famille. Les parents ignorent chez qui, dans quel département, alors que cela est illégal, une fois de plus. Car ce genre de non information n’a pas été prévu par le juge des enfants concerné.

C’est merveilleux – j’ironise bien que trouvant cela très triste ! - d’être des gardiens d’enfants et de pouvoir aller contre la loi sans être inquiétés, ni simplement blâmés. Pourtant le juge des enfants est alerté. Et semble couvrir ces malfaçons. Ainsi que tout ce qui peut se cacher derrière.

Comment ces enfants devenus grands – ils grandissent tous les jours et tous les jours, car ce sont des enfants intelligents, ne peuvent qu’être effarés davantage par les comportements aberrants de ces adultes ! – pourraient-ils croire une seconde en la justice tout court ? Pas besoin d’avoir dix ans pour y voir clair. Comment ces enfants, après le constat de dénis de justice multiples par ceux-là même qui ont pour mission  d’en être les serviteurs objectifs et zélés, seraient-ils simplement respectueux de cette justice injuste qui aura préservé les adultes gardiens au lieu d’agir dans l’intérêt des jeunes ?

Le placement est fait soi-disant dans l’intérêt des enfants. Il serait bon que cela soit démontré.

A l’heure où l’on semble s’orienter encore plus vers une surveillance – pas forcément bienveillante mais plutôt autoritaire, sans nuance et peu portée sur la vraie écoute des moins de 18 ans – vigilance, les jeunes ! Vigilance !

Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr

28.12.2008

Soutien humanitaire à Maître Karim Achoui

Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus

importants avec les jours où les trouver. Merci. Le 28 décembre 2008 : 166 visites avec 533 pages consultées

Ce tantôt à 14h00 Place du Châtelet réunion autour de la famille de Maître Karim ACHOUIarashpalais22sept08 002.jpg. Son papa exprime sa peine. Son frère expose la situation. La presse est là et filme.

J’ai l’occasion d’exprimer ma sympathie à sa maman et surtout, surtout je lui recommande de redire à son fils de boire de l’eau suffisamment. Le papa de Maître Karim ACHOUI nous apprend que c’est grâce à l’humanité du Directeur de la maison d’arrêt de Nanterre que leur fils a pu revoir ses parents avant la date fixé en janvier 2009. Certes le papa avait décidé de ne pas bouger tant qu’il n’aurait pas revu son fils en vie de ses yeux …Alors un Merci profond au Directeur qui a offert aux parents de visiter leur fils de retour d’un passage à l’hôpital qui les avait inquiété. Il reste partout des gens bien !

 

kAchoui28.12.08 005.jpgLes médias s’étant éclipsés, divers intervenants prennent la parole au mégaphone : à nouveau le papa, un cousin, une cousine, l’ami en grève de la faim par solidarité, d’autres connaissances, et aussi de  simples citoyens. Cette réunion accueille beaucoup de mixité à tous points de vue : origine,  âge, statut social ….Il fait froid mais le soleil est présent. Et sous ce soleil je découvre l’amie Latifa, Présidente-Fondatrice de l’association L’Ange Bleu. Pour en savoir plus allez voir sur ce blog au 8.12.08 le billet : « Pédophilie ? L'approche différente de Latifa BENNARI. » Car son association - unique en son genre - est orientée vers l’aide aux victimes et aussi vers la prévention qui commence par l’écoute et le soutien des pédophiles abstinents et continue par l’aide aux abuseurs et agresseurs sexuels incarcérés.  Email : contact@ange-bleu.com . kAchoui28.12.08 035.jpgTél : 06 71 61 60 51. C’est Latifa qui vient de déclarer au mégaphone la confiance totale en la justice que lui avait déclaré Maître ACHOUI quant à sa non condamnation puisqu’il n’avait rien fait de mal. L’avocat a donc reçu le ciel sur la tête quant il s’est trouvé soudain embarqué vers une maison d’arrêt !

 

Lecture est donnée d’une réponse du Ministère de la Justice qui indique qu’il faut attendre que se déroulent les voies de recours kAchoui28.12.08 012.jpgnormales. Donc l’examen de la remise en liberté vers la fin janvier 2009, le 23 me semble-t-il. Une pétition circule sur le champ Place du Châtelet pour recueillir des signatures en faveur de la libération de Maître ACHOUI. Il est pris date pour une autre réunion samedi prochain 3 janvier 2009 à 15h00 devant la maison d’arrêt de Nanterre pour que Maître Karim ACHOUI puisse sortir de prison. Et chaque soir on peut se retrouver à partir de 19h00 devant la Maison d’Arrêt de Nanterre au 133 avenue de la Commune de Paris, 92000 NANTERRE. Soutien  aussi en écrivant à : Maison d’arrêt de Nanterre, Karim ACHOUI, 133 avenue de la commune de Paris, BP 1414 92014, Nanterre cedex. Pour Maître Achoui il faut davantage de monde, un sursaut plus important de l’opinion publique. Le Comité de soutien créé par Rachid NEKKAZ est : www.karimachoui.fr 

 

Sur un document remis ce jour je lis que sur 800 prisonniers de la maison d’arrêt de Nanterre plus d’une kAchoui28.12.08 010.jpgcentaine auraient été condamnés sans preuve et emprisonnés avant leur procès en Appel. Ce qui donne que la CNPSP (Coordination Nationale des Prisonniers Sans Preuve) créée par Jean-Bruno ROUMEGOUX - un inconnu pour moi – se joint à la manifestation prévue le 3 janvier à 15h00 pour « exiger la libération immédiate de tous les détenus sans preuve de Nanterre ». kAchoui28.12.08 002.jpgPar ailleurs une proposition de Loi sera déposée en janvier 2009 à l’Assemblée Nationale pour que « les députés puissent empêcher l’emprisonnement par un magistrat d’un suspect faisant appel de sa condamnation, qui ne soit pas dangereux à l’ordre public et pour lequel aucune preuve objective n’a été trouvée prouvant sa culpabilité dans un délit. ». Le CNPSP lance aussi un APPEL AUX FAMILLES DE PRISONNIERS SANS PREUVES : « Si un membre de votre famille est emprisonné sans preuves à la Maison d’arrêt de Nanterre en attente de son jugement en Appel, alors n‘hésitez pas à nous le faire savoir : = en venant à la manifestation de ce samedi 3 janvier 2009 à 15 h devant la Prison de Nanterre

= en envoyant un message au numéro de téléphone suivant : 06 69 67 13 21

= en envoyant un message sur l’adresse email suivante : detenussanspreuves@gmail.com

= ou en allant sur internet : www.karimachoui.fr. MERCI.»

 

J’ai tout relayé suite à ce que j’ai pu observer cet après-midi. Ce blog reste toujours branché sur les moins de 18 ans et il est bon pour eux – avec l’accord des parents - d’avoir l’information sur ce qui se passe. La liberté est fragile, nos libertés sont fragiles et il faut y veiller. Ceci est valable pour tous les âges ; et les billets mis sur ce blog à propos des jeunes non délinquants et non maltraités chez eux injustement « placés » sont assez clairs quant à leur privation grave de liberté.

Contact :francoiseboisseau@wanadoo.fr(photos archives personnelles: en haut à droite Maître Karim Achoui au Palais de Justice de Paris le 22 septembre 2008, interviewé après l'audience qui  laisse libre la publication de son livre "L'avocat à abattre"; puis de haut en bas: à gauche le papa de Me Achoui, en dessous Latifa, en dessous à droite le frère de Me Achoui, en bas une partie de la foule présente)

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