06.04.2008
Amputé d'un fils ! POITOU Frédéric
"Orphelin de mon fils": le cri d'amour de Frédéric POITOU pour Paul, son unique enfant !
Hasard d'une rencontre ! Pas avec un humain qui va changer ma vie ! Pas avec un objet qui va me faire kiffer !
Hier, au soir d'un samedi envahi par la sensualité - la faute au soleil qui grimpe en puissance, la faute à la lumière qui devient plus ardente, la faute aux intenses plaisirs charnels intrusifs et invasifs offerts par les parfums printaniers des fleurs - la réalité sordide des moins de 18 ans, devenus objets d'une jouissance abominable pour certains, me claque au visage.
En cette fin de journée, un détour au rayon librairie de la Fnac Saint Lazare - où j'ai récupéré des cartouches pour une imprimante fidèle - me jette en pleine figure le témoignage de Frédéric POITOU, un père devenu orphelin de son fils.
Quand on réalise que ce fils est toujours en vie physique, on se demande pourquoi ce papa là vient ennuyer des Français déjà bien sollicités par les médias, notamment ce dimanche pour La Marche Blanche en faveur d'Ingrid Betancourt. Défile avec le fils d'Ingrid la Première Dame de France, Carla BRUNI-SARKOZY. Et aussi Rachida DATI, Bernard KOUCHNER, Rama YADE, Bertrand DELANOE... ainsi qu'une immense foule d'anonymes.
Hé bien ce papa a mille fois raison ! Ce papa qui se tient droit et combatif à côté de milliers d'autres placés, bien malgré eux, dans une situation identique !
Ce papa reste debout et vaillant. Pas pour lui, mais pour son garçon. La chair de sa chair. Certes, une physiologie indépendante de sa volonté n'a pas permis à ce mâle de "tomber "enceint", de porter intimement intégré à sa chair pendant 9 mois un petit d'homme, de lui offrir un abri aquatique en atmosphère tropicale, de lui donner seconde après seconde un coeur qui bat, des sens en vibration, de la musique, des chansons, des paroles, des goûts, des odeurs....
Quelque part la gent féminine - à qui est confiée par l'espèce la mission biologique de porter les jeunes jusqu'à maturité suffisante pour naître à la lumière du jour - me semble ingrate et insupportable quand elle se plaint, encore et encore, des "ennuis" liés à la situation extraordinaire de porter la vie. Cela alors que tant de garçons sont quelque part envieux de cette exclusivité qui permet à leurs femelles, pendant 9 mois de jouir d'un privilège inouï de proximité lors de ces jours fondamentaux pour une survie de l'espèce humaine.
Trop de garçons m'ont dit ce regret, sur lequel ils ne s'attardent pas. A quoi ça servirait ?
Sauf que ce regret n'est pas à négliger ! Un soupir masculin à ce sujet - pudeur infinie des garçons - vaut plus que des kms de discours. Un tel soupir ramasse en lui tout ce qui en ces 9 mois "in utero" (= dans l'utérus - le ventre pour les plus jeunes - de la maman) n'est pas anodin pour la suite des choses. Je veux dire que ces mois-là génèrent le fait que - en cas de séparation des parents - les jeunes enfants de moins de 18 ans seront confiés le plus ouvent à la maman. Car, en sus des 9 mois dans le ventre de leur mère, c'est très souvent (ça change un peu quand même) de cette même maman que les petits d'homme vont recevoir une grande partie du "paquettage" de leçons de vie pour "tracer" ensuite tout seul leur propre existence. Humains, avec notre totale part animale à assurer, à assumer, il faut acquérir - branchés sur ce que nos gênes ont intégré au fil des millénaires - nombre de réactions ou réflexes basiques pour faire face à tous les prévus et imprévus de la vie.
Un complément encore. L'année passée j'ai rencontré les garçons de l'association ES2, des papas, qui avaient mis en oeuvre toute leur énergie pour pousser, avec d'autres, à la garde alternée des enfants. Ils sont heureux et fiers d'avoir réussi cela. Même si, deci delà des situation parfois curieuses éclosent.
Quoique l'on puisse penser de toutes ces légales dispositions, il n'en reste pas moins que le fondamental qui demeure est le manque de respect trop fréquent des adultes envers les enfants. Manque qui perdure par l'existence d'un flou pas du tout artistique - qui arrange tant de grandes personnes - en ce qui concerne la bannière passe-partout de ce qui est appelé "l'intérêt majeur" de l'enfant.
Ce préambule pour exprimer combien Frédéric POITOU a eu mille raisons de donner aux Français un livre tout neuf intitulé "ORPHELIN DE MON FILS - Dans l'enfer de l'aliénation parentale - Témoignage", ouvrage paru aux Presses de la Renaissance en mars 2008 avec 296 pages pour 19,50 euros.
L'auteur, un homme, pas un nul a priori, est présenté en 4 ème page de couverture comme un "docteur ès sciences, ingénieur chimiste spécialisé dans les parfums," qui "vit près d'Aix en Provence. Chimiste-expert, il est aujourd'hui gérant d'un laboratoire de produits naturels. Il est aussi très impliqué dans l'action humanitaire (aide aux SDF, visiteur de prison...)".
Je poursuis ci-dessous la présentation de la 4 ème:
"Le témoignage unique et bouleversant d'un père sur le problème trop peu connu de l'"aliénation parentale". Une descente dans l'enfer de la justice familiale en France.
Mariage, enfant, divorce... Frédéric Poitou a vécu une histoire de couple presque banale. Jusqu'à ce que son ex-femme disparaisse avec leur fils. Il se lance alors dans un combat de longue haleine, qu'il mène encore aujourd'hui dans le seul but de revoir son enfant.
Confronté aux administrations rétives et à un système judiciaire rigide privilégiant les mères, Frédéric se bat pour qu'on respecte ses droits. Vexations, humiliations, accusations mensongères, diabolisation, son parcours est emblématique de celui des pères divorcés en France.
"Orphelin de mon fils" nous plonge dans un récit vif et haletant. l'auteur nous fait découvrir la réalité des "conflits de loyauté" et de l'"aliénation parentale", à travers des témoignages mais aussi des analyses de spécialistes en psychologie, en psychiatrie et en droit.
Frédéric Poitou sait ce que représente un père, il a perdu le sien à l'âge de 11 ans. C'est peut-être fort de cette expérience aussi qu'il ira jusqu'au bout pour la reconnaissance de ses droits et pour que son fils ait le papa qu'on lui interdit d'avoir.
Un combat exemplaire, source de réconfort pour tous les pères plongés dans le désarroi."
* De suite une réflexion personnelle: les enfants ainsi "traités" (mal !) par l'institutionnel - comme le jeune Paul, l'enfant de Frédéric - ne sont ni de droite ni de gauche. Tous les élus politiques doivent ouvrir leurs yeux sur ces moins de 18 ans dont un jour leurs enfants ou petits-enfants peuvent faire partie. Ces jeunes là ne sont pas des délinquants ! Ils n'ont jamais rien fait de répréhensible, sont bien intégrés et n'ont pas à être l'objet d'un soi-disant suivi éducatif, en quelque sorte séquestrés entre les mains diaboliques d'individus incapables de prendre soin d'eux. Incapables de les entendre, d'admettre et de reconnaître leur histoire d'enfant parfaitement normal.
Le garçon de mr POITOU a la chance de n'être pas enfermé en placement; mais le résultat est qu'il est devenu orphelin d'un papa qui est toujours pour lui un vrai papa! Mais Paul ignore actuellement cela, gavé qu'il est de mensonges qui lui sont infligés jour après jour sans vergogne et sans retenue par des décideurs soit incompétents, soit pas bien dans leur peau ! Le résultat est que ce garçon, selon un institutionnel tout puissant doit, forcément, être plus heureux privé de son père que aimé par lui. Car telle est là la pensée de tous ces bien pensants, non attentifs aux besoins indispensables de tout être humain. Pour ces gens là, être privé d'un papa qui vous aime et vous respecte est forcément "le pied". Pour ces gens là qui savent tout, il est mieux de vivre privé de son unique papa. D'un papa qui n'a jamais été maltraitant. Pauvres fous ! Insensés! ignorants des besoins de tout être humain! quel qu'en soit l'âge, d'ailleurs !
* Autre réflexion personnelle: le fait que mr POITOU ne semble pas avoir eu la chance de rencontrer Janus KORCZAK. Il doit vite réparer cette insuffisance car cela donnera à ce papa des armes pacifiques nouvelles, le rendant encore plus fort pour défendre son fils par la disposition d'arguments imparables de ce pédiatre/éducateur de choc, vraiment respectueux des petits sans défense et attentif à leurs besoins de reconnaissance et d'amour. Janus est présent sur ce blog.
Et aussi les quelques pensées ci-après, en liaison avec le livre de Frédéric POiTOU:
* 1. L'aliénation parentale non reconnue par tous. Personnellement, reconnaissance ou pas - les "psy" ne parlent pas d'une seule voix à se sujet - ce n'est pas là l'important. C'est l'écoute et le respect des moins de 18 ans qui est fondamental. Là est le fond de la question! Mais je ne suis pas gênée pas le fait que certains choisissent - le cas de Fédéric -d'entrer dans ce cadre neuf si ça peut les aider. Et aider par-dessus tout leur garçon !
* 2. "les conflits de loyauté vécus par l'enfant" ? Faux ! L'enfant ne vit pas cela: on le lui impose ! Ce qui est très différent ! Quand va-t-on écouter pour de vrai les jeunes, nos jeunes ? les placés et les non placés ?
Heureusement il y a des parents à l'écoute de leur chair et de leur sang, des vrais papas, de vraies mamans qui protègent et défendent leurs enfants contre les tentacules de pieuvre de certaines institutions qui prétendent, elles, détenir LA vérité, une sorte de vérité universelle inexistante qui serait le fruit obligatoire d'une éducation-dressage. Que d'orgueil! Que d'inconscience ! A l'écoute aux côtés toujours de ces moins de 18 ans se trouvent encore beaucoup d'enseignants, des éducateurs, de rares avocats et de rarissimes juge des enfants.
* 3. La figure emblématique d'un Marc JUSTON, Président du TGI de Tarascon. Ce juge essaie de promouvoir l'intérêt des jeunes dont la vie passe par hasrd entre ses mains. Pour ce Président, ces jeunes là ne se résument pas à un dossier plus ou moins bien rempli comportant trop souvent des erreurs grossières qui vont aller pénaliser les enfants à tout jamais. Marc JUSTON agit avec la même philosophie qu'un autre juge, allemand cette fois, qui a imposé une base obligatoire de conciliation dans le seul vrai intérêt des enfants, cela pour des parents en chemin de divorce. Mesure rendue obligatoire ensuite dans tous les lands. L'idée est plus que séduisante. Marc JUSTON en a sans doute eu l'intuition au cours de la même période - de même qu'en matière de recherche les scientifiques mettent souvent le doigt au même moment sur une découverte, l'heurte en étant si j'ose dire enfin venue ! Marc JUSTON a poussé son action en faveur de la voix des enfants à écouter et à prendre en considération jusqu'à l'obtention de crédits de la C.E.E. (=Communauté Economique Européenne) pour agir plus efficacement, adoubant au passage son oeuvre locale d'une visibilité et d'une crédibilité venues d'au-delà les frontières de la France. Je salue au passage l'acharnement positif, préférentiel et humain de mr JUSTON envers les jeunes. La vie d'un 14 ans que je connais bien n'aurait pas été "cassée" si une médiation avait été intelligemment suggérée, voir imposée dans l'intérêt de ce jeune - qui s'était d'ailleurs très clairement exprimé sur les raison de son choix - par le juge des enfants responsable?. Mais cela ne se passe pas en Tarascon! Dommage !
* 4. la non lecture des magistrats quand de l'information leur est fournie ! Si encore ils essayaient une grève du zèle , ces juges submergés parait-il de travail ! Ils pourraient par exemple se remettre en question et se dire que, peut-être, il existe trop d'enfants claquemurés en AEMO (=Assistance Educative en Milieu Ouvert).
* 5. le rôle des députés européens. Dans le cas de mr POITOU il est malheureux qu'une France, fondatrice de l'Europe, il est triste que notre pays dit des Droits de l'Homme, ait un tel comportement anti-droit et anti-respect envers des jeunes sans histoire, je le répète.
Il est important que tous les touchés par ces injustices et qui ne souhaitent, eux, que le bonheur de ces enfants là, se découvrent, se connaissent et agissent ensemble. L'union fait la force, en ce domaine comme ailleurs.
Alors achetez le livre de papa POITOU ! Faites-le acheter par votre bibliothèque, par vos amis, par vos connaissances.
Faites connaître ce qui se passe afin d'agir pour le respect de tous les enfants de France, de tous les enfants vivant sur le sol français.
C'est un devoir actuel envers tous ces enfants là que l'on détruit sous nos yeux et avec notre argent !
Je suis directement responsable - et coupable et complice, fut-ce en restant passive - si je ne fais rien pour ces enfants là, ces enfants découverts jour après jour et de plus en plus nombreux, qui viennent s'ajouter au jeune de 14 ans, souffre douleur d'incompétences institutionnelles multiples et massives depuis la fête de la musique 2006.
Nous qui savons, nous sommes tous responsables, complices et coupables si nous ne crions pas au monde ces inhumanités.
Je laisse bien volontiers à Frédéric POITOU l'exploitation des failles de la République. Il ne tape même pas sur son ex-épouse, puisque dans
le dernier chapitre, il la pardonne même. Monsieur POITOU n'a qu'un unique enfant en cause. En agissant pour ce jeune isolé, il n'en met
pas d'autre en péril.
Quelques titres de chapitre de la table des matières: Comment j'ai coincé l'ordre des médecins, Comment j'ai coincé l'Education nationale, Travail de "SAP", Ces signes que je n'ai pas su voir à temps, Justice myope, "JE", set et "JAF", Détective, ou comment j'ai "volé" les fichiers de mon fils à la CPAM, Identifier et comprendre l'aiénation parentale
Et les sites de mr POITOU: www.frederic-poitou.com
Les moins de 18 ans, lisez ce livre! Il vous apprendra à être attentif. Il vous apprendra à vous défendre.
contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr
21:45 Publié dans enfants placés par Justice ou ASE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : f.poitou, justice, ase, aemo, j.korczak, c.bruni-sarkozy
26.03.2008
Arnaque aux NAT ="précoces":Stop !
Arnaque des NAT (=Normaux Atypiques) : Stop ! NAT Arnaqués: Stop ! Précoces arnaqués: Stop !
Intolérable Arnaque !
C'est un article paru hier dans Le Parisien Economie du mardi 25 mars 2008 en page 12 qui me fait réagir.
Il a pour titre :
"COMBIEN COUTE... un test de QI
Selon la localisation, l'expérience, la notoriété du psychologue choisi et d'éventuels examens complémentaires, vous paierez entre 200 et 300 euros pour un test de quotient intellectuel."
puis débute comme suit:
"Votre enfant présente des troubles du sommeil, s'ennuie ferme en classe... Bref, vous le trouvez perturbé. Peut-être fait-il partie des 400 000 enfants précoces affichant un quotient intellectuel supérieur à 130. Pour le savoir, vous devez vous adresser à un psychologue diplômé exerçant en libéral, en milieu scolaire ou hospitalier. etc... "
La signataire de l'article, Sylvie Laidet, poursuit sur l'équivalent d'une demie-page dont la moitié est illustrée par un jeune garçon en situation de test photographié de dos. Cet article, honnête d'un point de vue généraliste, fait l'impasse complète sur les Associations spécialisées en matière de précocité. Cette ignorance est une fois de plus révélatrice d'une situation de méconnaissance qui perdure quant aux enfants nés génétiquement comme ça, je veux dire équipés d'un profil hyperperceptif et hyper sensitif avec annexé quelque part un résultat de QI supérieur à LA fourchette compatible avec LA vitesse et LE rythme de scolarisation proposée.
Ce qui a généré et génère encore trop d'échec scolaire et d'échec de vie pour les êtres concernés - tant dès leur jeune âge et tout au long de leur vie.
Il est est ennuyeux - quand on désire informer des lecteurs aussi correctement et précisément que possible - de faire l'impasse totale sur l'existence d'Associations repérant plus spécifiquement les "précoces" et ayant dû ferrailler pour obtenir une reconnaissance ainsi que des adaptations au profil de ces jeunes de la part de l'école via l'Education Nationale.
2 politiques ont "mouillé leur chemise et mis les mains dans le cambouis" pour tendre la main et secourir ces Normaux ATypiques (=NAT) ou "précoces" qui ont toujours besoin de ces hommes là.
Je cite par ordre alphabétique: Xavier Darcos qui a soutenu le combat de l'AFEP (=Association Française des Enfants Précoces") pour qu'enfin les lois de la République tiennent compte des besoins particuliers de ces jeunes au cours de leur croissance; ce qui a été accompli. Dominique Paillé, lui, notamment par des questions écrites alertant des gouvernements successifs sur la "précocité" a concouru au vote de ces lois et est toujours présent sur ce versant des "précoces" dont les 2/3 n'ont pas la vie facile, sont incompris et rejetés dans le meilleur des cas.
Chaque année la quantité de nouveaux NAT ou "précoces" qui débarquent sur la terre de France est notable et facile à gérer sans frais. C'est une prise de conscience avec de la tolérance qui doit avoir lieu. Sans générer pour autant de ghetto.
Car chanceux sont-ils, ces Normaux ATypiques, quand ils ne tombent pas entre les mains d'incompétents, les envoyant "manu militari "dans des circuits de soins "psy" divers avec prise éventuelle de médicaments ou les enfermant carrément en psychiatrie pour s'en débarrasser. Car les incompétents ne supportent pas ce qu'ils ne connaissent pas.
De tels circuits sont privilégiés à quasi 100% par les "psychologues experts" de la justice qui régentent l'à venir de ces enfants NAT quand ils ont le malheur d'être pris dans les rets de la justice, cela souvent en raison de l'intervention des services sociaux ou des directeurs d'établissements scolaires qui ne comprennent rien à ces enfants là - même s'ils prétendent le contraire.
Ainsi sont détruits chaque année des "précoces" par des soins, des médecines et des enfermements décidés par des Juges des Enfants, non formés et asseyant des décisions de justice injustes derrière des rapports d'expertise judiciaire bâclés par des psychologues totalement ignorants de la "précocité". Ayant enquêté à ce sujet j'ai découvert qu'il n'y avait aucun psychologue au fait des "précoces" présent dans les réseaux d'experts auprès des tribunaux.
La seule personne "expert" auprès des tribunaux et "compétente par rapport aux NAT ou "précoces" que j'ai identifiée pour toute la France est un confrère, le Docteur Olivier Revol, pédo-psychiatre à l'hôpital neurologique de Lyon-Bron. C'est le seul à qui je pourrais faire confiance au plan personnel en tant qu'expert reconnu par la justice si particulière des juges pour enfants. Le seul pouvant tirer d'enfermement des "précoces". Un seul homme pour toute la France ! C'est dire ! Car les pouvoirs des juges pour enfants sont exorbitants car ils s'octroient tous les droits, abolument tous ! C'est effrayant !
Vouloir faire d'un "précoce" un non précoce revient à vouloir transformer à tout prix le long coup des girafes en coup ramassé des hippototames ! Mission impossible! Logique absurde ! Telle est la folie qui s'abat sur ces enfants normaux, en France, à 2 pas de chez nous, peut-être des voisins, jeunes à propos desquels - hormi de trop rares Darcos et Paillé - les droits de l'homme sont totalement bafoués, alors que l'on fait si grand cas de ces droits pour des personnes éloignées géographiquement et pour lesquelles une action positive est bien plus difficile à mettre en oeuvre.
Il faut cesser de moquer de ces enfants là ! Qui jamais, au grand jamais, ne devraient être l'objet d'un placement de justice.
Placer ces enfants, les enfermer, c'est avec le temps réussir à les liquider aussi sûrement que l'on a pu liquider, brutalement cette fois, les jeunes manifestants de certaine place chinoise.
Je l'ai déjà fait savoir à des responsables. Ces moins de 18 ans là ne peuvent pas s'en sortir seuls. IMPOSSIBLE !!!
Pour en revenir l'aticle du Parisien et aux tarifs affichés, je tiens à donner ici l'information suivante relative à l'AFEP mentionnée plus haut.
De par la France, il existe une bonne centaine de psychologues spécialistes des "précoces" qui ont signé une charte avec l'APEP garantissant des tests de QI de qualité pour un prix unique de 120 Euros au jour d'aujourd'hui.
Ceci était à dire pour que le "bouche à oreille" fonctionne pour le bien de tous les enfants, les "précoces" et les non précoces, tous ayant leur place, chacun ayant son rôle.
Vous joignez l'AFEP par mail ou par téléphone que vous trouvez facilement sur le site web; taper: AFEP et vous joignez aisément les interlocateurs compétents du Vésinet.
Ce jour, en fin de paragraphe, sont indiquées les dates des billets concernant les NAT ou "précoces", la nouvelle responsable de l'AFEP étant présente dans l'émission des maternelles; la précédente, fondatrice de l'AFEP - Sophie COTE - étant devenue présidente d'honneur et ayant été décorée de la Légion d'Honneur pour le travail fait pour défendre et aider les "précoces"=NAT: 12.2.08, 22.2.08, 8.3.08,
Voilà, cet article du Parisien m'a fait mettre "les pieds dans le plat". Je n'y prends aucun plaisir. Je préfèrerais - plutôt que de dénoncer des dérives - contempler la mer et musarder dans sa tendresse mouvante, me rapprocher des étoiles en touchant les sommets des montagnes, passer métamorphosée en musique une nuit en boîte, multiplier les mixages de graines et les greffes, me laisser aller des heures au piano, passer la nuit dehors attendant un lever de soleil sur un lac.... Ce serait très chouette.
Quel être humain serais-je si je néglige les moins de 18 ans que je connais et qui ont besoin d'aide ?
Savoir est un privilège, un cadeau qui entraîne - enfin pour moi - l'évidence de mettre mes aptitudes à disposition de ceux et celles qui en ont besoin, cela sans contre partie.
Un don de coeur, comme un don du sang, comme un don du temps, n'a pas à être payé en retour, ni en argent, ni en affectif, ni en rien !
C'est bizarre que dans un pays comme la France, pays d'Europe où l'on place le plus les enfants - on se demande bien pourquoi ? - la non assistance à personne en danger n'existe pas pour les enfants placés en général, et encore moins pour ces enfants là - les NAT kidnappés par la justice !
Les moins de 18 ans, faites gaffe ! Tous !
Et, la prière étant une force, ayez une pensée pour tous ceux de votre âge privés de liberté, privés de tendresse et à qui le mensonge est servi en plat principal ! Pensez à ces enfermés c'est déjà les aider !
contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr
13:10 Publié dans NAT="précoces" | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : q.i., nat, précoces, x.darcos, d.paillé, justice
26.01.2008
Jumeaux de 4 ans en désamour !
Sylvain et Sophie, 4 ans fin mai 2008.
Ces jumeaux, franco-français, dotés de parents, grands-parents, cousines et cousins germains, sociables et de naturel agréable, étouffent depuis bientôt 2 ans loin de leur vraie famille.
Pourquoi ?
Non encore venue au monde, cette fratrie était déjà l'objet d'une surveillance par crainte de prématurité.
Ce qui fut. Nés avec 2 mois d'avance ces bébés vont séjourner en service de prématurés. Banal.
Après quoi ça commence à déraper. Forcing est fait pour proposer aux parents une suite d'hospitalisation pour les nouveaux-nés, cette fois-ci avec leur maman pour ne pas trop distendre le lien mère enfants. Hospitalisation qui ne donne rien, au contraire. On ne se repose pas en milieu hospitalier: le bruit des uns et des autres, les va et vient, les repas décalés tôt le soir pour libérer le personnel, une prise tension par ci, un bla-bla par là, des cris d'enfants puisqu'il s'agit là d'une structure mère-enfant; j'oubliais la nourriture pas bonne. Alors que ce séjour est en principe fait pour remplumer tout ce petit monde.
Alors, 2 mois après, le retour est décidé à la maison, chez soi, tranquilles et avec une alimentation correcte. Cette décision ne plaît pas à tout le monde dont à un soignant fort mécontent de voir partyir 2 sujets d'expérience.
En effet, la maman dès son arrivée en ce lieu s'est vu proposer d'intégrer ses 2 jumeaux dans un protocole d'enquête INSERM. Sans méfiance, fatiguée comme on peut l'être normalement pour avoir porté 2 enfants et avoir courru sus aux visites multiples à faire en service de prématurés.
Avec tout le respect que l'on peut avoir pour la recherche en général, il faut avoir présent à l'esprit que la nature humaine avec ses hauts et ses bas peut aller au-delà de ce qui convient à des nouveaux-nés. Ce qui semble se dérouler dans ce cas. Car avec une sortie libre de la maman et de ses 2 nourrissons tout autant que l'avait été l'entrée, le responsable de l'établissement - contrarié de voir s'échapper vers l'extérieur de si intéressants sujets d'études - se permet de faire un signalement des jumeaux au juge des enfants. Qui, bien inspiré, ne donne pas suite.
Mais cette signature va poursuivre cette famille. Tout est calme jusqu'en janvier 2006. Agés de 19 mois Sylvain et Sophie fréquentent la crèche à raison de 2 jours puis 3 jours entiers par semaine et tout se passe bien. Les 2 carnets de santé sont couverts des mentions RAS (Rien à signaler) apposées par la PMI (Protection maternelle et infantile). La vie coule sans problème particulier.
Et puis le drame survient !
Comment ? A cause d'un bilan "de précaution excessive" à faire en milieu hospitalier dans la journée. On prescrit si vite... alors que ces 2 jeunes sont déjà régulièrement suivis à l'hôpital pour surveiller ces anciens préma. (prématurés). Excès de surveillance qui va déclencher la situation actuelle.
Car la fratrie reste hospitalisée bien au-delà de la journée. En fait cette fois elle est carrément l'objet d'une rétention et carrément, le juge des enfants ayant changé, d'un placement au sein de l'hôpital. Les prétextes invoqués par un fan du placement sont les suivants: les jumeaux n'ont pas été nourris ni changés depuis leur naissance - le trait est à peine forcé ! Ce qui est impossible eu égard au suivi pratiqué par le pédiatre hopitalier qui a suivi ces ex-prématurés depuis leur naissance.
On est milieu hospitalier. Et dans l'administration les uns couvrent les autres.
Par un tour de passe-passe que personne dans la famille n'a encore compris, et sur demande des parents de Sylvain et Sophie, les 2 enfants sont rendus à leur parents. Ouf! Tout le monde respire.
Erreur. Car - sur quels motifs? sur quelles interventions ? peut-être par simple erreur d'appréciation ou changement d'humeur ? ou encore courrier erroné considéré comme la vérité alors qu'il n'en est rien ? - la même juge, toujours, décide à nouveau le placement des enfants. Cette fois à l'ASE (Aide Sociale à l'Enfance) ! où ils sont toujours conservés à ce jour.
Jusques à quand ?
C'est le problème. Car les parents sont tout à fait aptes à les reprendre pour assurer enfin à ces jeunes ce qui leur manque dans la famille d'accueil où ils errent maintenant tels 2 âmes en peine. Privés de l'amour de leur famille vraie, privés des stimulations dont on a besoin pour grandir, privés de contacts sociaux, privés de sollicitations multiples que ne manquent pas d'assurer abondamment parents, grands-parents et jeunes cousins, alors que ce n'est pas la mission d'une assistante maternelle. Là, dans une famille d'accueil, les 2 jeunes sont hébergés, vêtus, alimentés... mais quasi pas stimulés. J'ignore même s'ils sont aimés , s'ils n'ont pas à subir cris, reproches et tout le divers de ce qui se passe derrière une porte close.
Je les ai entendu appeler "maman" l'assistante maternelle qui assure leur survie physique. Survie animalière - encore que l'on ait des animaux savants ou simplement communicatifs voire aimants ... autre points de débat - survie purement animale donc et insuffisante pour des petits d'homme.
On a vu les résultats d'enfants perdus élevés par des loups, par exemple.
Non pas qu'une famille d'accueil soit équivalente à une prise en charge par des loups. Mais on comprend ce que j'essaye d'exprimer. Et pourquoi et comment ces jeunes par les conditions d'élevage " a minima" qui leurs sont infligées sont en retard provisoire d'éveil.
Privés de découverts, d'entraînements, des stimulations multi-sensorielles présentes au sein d'une vraie famille mais dont une famille d'accueil n'a pas le souci - sauf exception et ce n'est pas le cas pour ces jeunes car cela serait visible - Sylvain et Sophie accumulent jour après jour un retard dont ils ne sont en rien responsables.
Car si ceux qui en ont la responsabilité légale - je veux dire justice et A.S.E. - étaient de vrais professionnels les modalités de la prise en charge de ces jeunes soustraits sans raison de leur cercle familial auraient été les suivantes: ou bien ils étaient réellement malades et avaient besoin d'un protocole adapté pour une prise en charge sérieuse de leurs pathologies, ou bien ils n'étaient pas malades et n'ayant pas besoin de soins particuliers ils devaient être restitués sans délai à leur mère et père naturels.
Aucun protocole n'ayant été institué, aucun traitement n'ayant été donné, les jumeaux doivent pour leur bien sortir de placement au plus vite. Et non pas rester prisonniers d'une signature obtenue de leur maman pour être affectés comme sujets de recherche. D'ailleurs comment se fait-il qu'un délai de réflexion de 8 jours n'est pas été proposé ? Un tel délai a cours pour revenir sur des actes autrement moins importants...
Outre un tel délai, il est normal que la maman conserve le droit de revenir sur son engagement à n'importe quel moment. C'est l'équivalent des "perdus de vue" bien connus dans les enquêtes statistiques. Et il n'y a pas de quoi en faire un drame côté recherche. Je ne connais pas un chercheur digne de ce nom qui serait d'accord pour maintenir placés 2 enfants qui ne sont pas malades et n'ont pas à rester prisonniers d'une étude dans laquelle ils n'auraient jamais dûs rentrer !
Seulement, comme cela a été vu à propos des mères contaminées par le VIH/Sida, comme cela est vu à propos du simple droit à mourir dans la dignité - je ne parle pas ici d'euthanasie mais d'excès de maintien en survie en raison des moyens dont on dispose - le pouvoir des soignants est excessif et se substitue au droit des personnes. Si des femmes contaminées ne s'étaient pas soustraites à la pensée et au pouvoir des soignants à une certaine époque, elles n'auraient pas conçu l'enfant qu'elles désiraient. De même pour ceux et celles qui sont amenés à finir leurs jours à l'étranger, à "s'exiler pour mourir" comme Jean-Luc ROMERO l'a si bien fait exprimer ce 23 janvier 2008. Même moi à une époque sans VIH/Sida je ne dois de vous écrire et d'être en vie qu'à l'obstination de mes parents face à un pouvoir médical qui me déclarait morte avant même d'être conçue...On voit la suite !
La justice et l'ASE ont été interpellées par un Appel pour rendre caduc un placement porolongé du 3 août 2007 au 3 août 2008. Espérons que la voix de la raison soufflera pour ces 2 jeunes et que sera mis fin à ce double placement abject. Cela est d'autant plus aisé à décider en ce sens que toutes garanties sont données à la Cour, donc à la justice et au service gardien de l'ASE, en ce qui concerne le suivi de toute la famille. Que demander de plus ?
La décence vis-à-vis de Sylvain et de Sophie, la simple humanité est de les libérer au plus vite pour que replongés enfin dans le soutien de l'affection et de l'amour familial ils gomment peu à peu le retard pris et se remettent à niveau pour une vie heureuse et libérée des angoisses qui leur sont actuellement infligés sans vergogne. C'est mon point de vue de médecin habituée aux petits professionnellement - qu'ils aillent bien ou pas, et dans le cas présenté les 2 enfants vont bien! Outre mon point de vue de mère et d'être humain tout simplement.
Comment ose-t-on? Comment ose-t-on être aussi cruels avec des petits d'homme ? qui n'ont rien fait de mal et les parents non plus ? Pourquoi s'en prendre à des plus faibles qui ne disposent que du droit de se taire ? Pourquoi ?
Aller pleurnicher sur les malheurs des enfants hors de nos frontières, aller dénoncer la prostitution des mineures ou des mineurs ici et là: je n'ai rien contre.
Mais cette attention au-delà de nos frontières ne nous délivre pas de l'obligation première de se préoccuper de ce qui se passe à notre porte, et qui est aussi inhumain que l'inquisition d'une autre époque.
Et on se prétend civilisés ? C'est quoi cette blague ?
Vous les jeunes mal écoutés, vous les jeunes placés - plus de 135.000 - dans ce pays d'occident dit développé appelé France que pensez-vous ce tout cela ? Après tout ce sont vos pairs, vos égaux d'âge qui sont ainsi non considérés, malmenés, méprisés... Réfléchissez ! Ces jeunes enfermés par le pouvoir décisionnaire d'adultes qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et croient tout savoir bien mieux que les moins de 18 ans, ces jeunes quasi "emprisonnés" et que l'on forme ainsi à la délinquance ou à un devenir de SDF avec tout ce qui accompagne un tel avenir, ces jeunes là pourraient être vous, votre frère, votre soeur, le bébé du rez-de-chaussée...
contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr
21:20 Publié dans enfants placés par Justice ou ASE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enfants, famille, placement, justice, ASE, confusion, iinhumanité
31.12.2007
Khrystel: Enfants Placés ! Abus !
Suite à l'alerte sonnée le 14 novembre 2007 sur la vie détruite des Enfants Abusivement Placés, Khrystel a lancé le message ci-après en commentaire:
" mon fils a subit des violences dans la figure par son père alcoolique et a demandé à son avocat de ne plus aller chez lui; le père affirme que je fais de l'aliénation parentale.
Comme mon fils ne parle pas sur sa vie privé le juge l'a fait placer. Depuis je ne retrouve plus mon enfant comme avant et il se demande ce qu'il fait dans un foyer. Malgré un problème de comportement au collège ça ne nécessite pas un placement.
pour ma fille je suis accusée de ne pas me soucier de sa santé psychologique et scolaire.
Ma fille est en échec scolaire et j'ai appris récemment que c'est dû à une dyslexie et une dysorthographie car j'ai pris contact avec une orthophoniste par rapport à certains comportements chez la petite qui m'avait intriguée. L'éducatrice continue à affirmer mon manque d'implication dans les devoirs et apparemment ils font fi de cette pathologie. Le juge décidera courant avril d'un placement. Comment faire pour éviter cela car cette solution détruirait la petite qui a dix ans et qui a connu assez de traumatisme comme ça. Elle est trop proche de moi pour supporter cette terrible épreuve. Cordialement khrystel". Ecrit par: gaudard le 13.12.2007"
De suite, 2 remarques :
- une sur la bêtise subie de plein fouet par le garçon de Khrystel, non demandeur de placement, et privé de l'affection sans faille de sa maman car il a été trompé en croyant pouvoir demander de l'aide !
- une sur la violence subie par la fille de Khrystel menacée de placement et dont la mère - coupable d'avoir consulté une orthophoniste avec sa fille est jugée par une éducatrice qui semble porteuse des symptômes de l'incompétence.
Les associations protectrices envers les animaux ont l'air de s'avérer plus efficaces pour protéger le vivant catalogué "animal" que le vivant qualifié "humain". Et la situation observée envers les enfants placés en foyer aussi facilement que des animaux errants placés en refuge me rappelle la maltraitance subie par les personnes touchées par la surdité-mutité jusqu'à ce qu'un prêtre se saisisse à bras le corps de cette question.
Nos équivalents sourds-muets du XXI siècle sont les enfants placés ou assimilés, les dys, les autistes, les atteints d'hypersomnie, les "précoces", etc…
L'information passée le 14 novembre sur ce blog concernait une action sur un marché le dimanche 11 novembre destinée à faire connaître les Placements Abusifs d'Enfants, ignorés de trop de personnes.
Lors de la dernière soirée de la Star Ac dédiée à l'"éradication" de la mucoviscidose, les chiffres de 6000 atteints et de 2 millions de porteurs du gêne de cette maladie ont été prononcés. Les enfants placés sont, eux, plus de 130.000 avec chacun un père, une mère, des frères, des sœurs. Quand des besoins énormes sont requis pour effacer la mucoviscidose - exemple de maladie génétique - est-il bon d'abîmer en les plaçant des jeunes qui n'ont pas besoin de cette maltraitance ? et leurs parents et grands-parents non plus ?
Je ne le pense pas.
Ces mineurs ne peuvent se défendre seuls; les parents écrasés par l'humiliation et la culpabilité dont on les accable sont peu opérants. Il reste à tendre la main à ces moins de 18 ans pour lesquels trop de travailleurs, au sein des circuits de placements, sont libres - hélas ! -de rester sourds à la voix de ces jeunes.
La ville choisie le 11 novembre ne l'était pas par hasard. Elle se situait dans le département où sont placés depuis plus de 18 mois Antoine et Annabelle - jumeaux retirés sans aucun enquête préalable à des parents aimants qui se démènent depuis le début du placement pour récupérer le frère et la sœur.
J'ai pu jouer longuement avec ces enfants, charmants, éveillés, alors qu'ils attendaient dans les parties communes du tribunal leurs parents occupés en entretien. J'atteste comme médecin qu'il est grand temps que ces petits de 3 ans passés retrouvent parents, grands-parents, jeunes cousins et cousines germaines qui se demandent pourquoi ils ne voient plus Antoine et Annabelle lors des réunions de famille. Leur éveil et leur développement seront alors bien meilleurs.
En cadeau de Noël ces jumeaux ont "bénéficié" d'une famille inconnue de placement car l'habituelle s' absentait ! Il est évidemment meilleur pour ces 2 jeunes d'être mis en dépôt, à nouveau chez des étrangers - tels des objets - plutôt que d'aller de préférence dans leur vraie famille !!!!
Une lueur peut-être avec l'appel fixé au 24 janvier 2008 avec le souhait qu'Antoine et Annabelle, à l'issue de cette audience du 24, puissent rentrer vivre chez eux.Tel est le vœu essentiel que je formule pour janvier 2008 à cette famille éprouvée.
La fête de la sainte famille d'hier ne laisse pas de place aux placements d'enfants qui ont toujours en vie un ou deux parents aimants aptes à les élever mieux que quiconque !
contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr
16:25 Publié dans enfants placés par Justice ou ASE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enfant, placement, justice, ASE, jumeaux, famille
08.12.2007
Téléthon 2007
36.37 Téléthon 2007 et Santé
téléthon.fr
*Je n'ai pas mis de bannière Téléthon 2007, pas fait de publicité, pas pris la tendance auprès d'un ami chercheur au Généthon. La sottise humaine envers 2 mineurs proches "bouffe" mon temps et mon énergie.
*C'est assez donné en gâchis ! Il est temps de retrouver air, lumière, liberté. Pour finir avec un engrenage inadéquat, j'ai stoppé l'audience prévu le 11 décembre 2007 au Palais de Justice de Paris. Et vérifié que le Juge aux Affaires Familiales était bien averti de l'arrêt de la procédure destinée à ce qu'une petite Julie de 9 ans puisse revoir des proches qui ont veillé sur elle durant plus de 8 ans. Mieux vaut paix et patience pour elle qui, un jour, avec ses 18 ans, agira sans blocage (Julie du 21/11/07 du blog).
Pour son frère de 14 ans la situation est semblable en pire car - bien que n'ayant jamais rien fait de répréhensible et n'ayant jamais eu le moindre problème - il a été "bouclé" sans être écouté dans un foyer fermé où il dépérit depuis 18 mois. Obtenir sa sortie, priorité pour lui, relève des travaux d'Hercule ! Revoir les proches qui ont veillé sur lui est secondaire. A 18 ans il sera libre et maître d'éliminer les restes d'un placement violent.
Eux et ces proches séparés auront en commun des zones blanches et vides de disette relationnelle.
*Toute cette énergie partie en fumée autour de ces jeunes de 9 et 14 ans me ramène aux gosses et aux adultes rencontrés à propos du Téléthon. A ces forces recueillies chaque début décembre pour aider des existences escortées de difficultés. Difficultés causées par les lourds problèmes de santé non liés à la sottise humaine. Difficulté pour respirer, pour bouger, pour grandir, pour espérer une vie familiale, une vie de couple, une vie de tendresse, une vie sexuelle.
*Les maladies génétiques rares génèrent des soucis lors du dépistage car les médecins - peu confrontés à ces maladies en raison de leur rareté - peuvent les ignorer. Cette difficulté de reconnaissance existe aussi à propos de maladies d'apparition plus récente, encore méconnues - voire carrément niées - telle la myofasciite à macrophages qui existe bien.
A l'occasion de ces maladies ,il va se produire une errance diagnostique fréquente plus ou moins longue et porteuse de lourds moments d'épreuve tel le mépris total de certains confrères ou carrément une méchanceté, qui s'exprime en lançant au patient que ce qu'il raconte est pure invention et n'existe que dans sa tête !
*A Paris à l'Hôpital Necker le Professeur Arnold MUNNICH, directeur du service génétique de cet hôpital, développe jour après jour avec obstination et pugnacité des recherches pointues débouchant sur des applications, cela en liaison avec d'autres généticiens de par le monde. Son action persévérante est "payante" car les avancées sont constantes au fil des mois. Et pour tous ces atteints de maladies orphelines le Professeur MUNNICH dit que s'il n'a pas guéri leurs gênes, il a du moins transformé leur vie par le regard positif porté sur eux. Cette compassion aimante et tonique est à la portée de tous.
*En parallèle au Téléthon 2007, cette année est comme un anniversaire. Pourquoi ?
Parce qu'il y a 10 ans, face à une journée mondiale de Lutte contre le Sida le 1er Décembre et un Téléthon qui se positionnait le week end suivant j'avais proposé une semaine santé faisant le lien du Sida au Téléthon, associant de nombreux partenaires (Poste, centre sportif, tout ce qui tournait autour de l'art et de la culture, maisons de quartier, centres sociaux, écoles, associations …).
Je participais en faisant des longueurs pour le Téléthon à la piscine.
Il était aussi fait des envois de ballons, gonflés sur place à l'hélium, et qui portaient des messages sympathiques au-delà des frontières, pouvant atteindre jusqu'au Sud de la Pologne selon l'humeur des vents ascendants. Des retours "papier" avaient eu lieu, bien facilités par la franchise postale et la promesse d'un cadeau.
*10 ans après, rien n'empêche une commune, une association, une personne, de retenir tout ou partie de cette idée, en s'axant sur ce qui constitue un ou des problèmes de santé publique dans la commune donnée. Et si quelque part on rame en souhaitant concrétiser une semaine santé ou un sujet santé il suffit de passer un mail à l'adresse indiquée ci-dessous.
Rien de compliqué ! Il suffit de le vouloir et de retrousser ses manches, comme d'hab.
Les associations spécialisées - en cardiologie, en diabète, en épilepsie, etc…. sont prêtes à donner la main. Et il est toujours possible de "dégoter" des subventions publiques ou privées si le projet est bien élaboré avec une évaluation concrète de ce qui aura été fait.
*Si j'avais une action à monter, là, maintenant, je parlerai de l'écoute du corps et du regard à poser sur les pratiques en liberté de "nos frères les animaux". J'explique. Ecouter son corps, c'est en prendre soin, c'est ne pas se noyer dans du gras et du sucré dont nos ancêtres des cavernes n'avaient pas la jouissance. Ce qui permettait de se garder un corps alerte.
Aujourd'hui il y a un déséquilibre constant entre notre mode de vie, qui économise constamment les dépenses d'énergie, et la profusion d'aliments ingérés dont on dispose. Ainsi l'obésité n'est qu'une question de mode de vie déséquilibrée, qui touche aussi les animaux de compagnie devenus victimes de maladies de surcharge !
L'obésité n'est pas quelque part un vrai problème de santé publique.
Les maladies génétiques , si !

*Je rappelle ici Grégory LEMARCHAL , tenant courageusement en laisse une mucoviscidose, vivant son rêve en chantant et gagnant la Star Ac, encourageant ses pairs en maladie, et à qui a manqué une greffe (blog 19/9/2007). Repensez à l'attitude de Benjamin SARAZIN (blog 3/12/2007) qui a jeté dans la peinture toutes ses forces pour faire la nique à l'inévitable. Et vous en connaissez bien d'autres !
A l'occasion de ce téléthon 2007, la possibilité des dons d'organes (blog 1/10/2007)est à garder présent en mémoire.
Côté Téléthon vous avez sans doute dans votre entourage proche ou lointain quelqu'un souffrant d'une maladie génétique. Demain ce peut être vous, votre conjoint, vos enfants, vos petits-enfants qui pouvez être concernés.
L'essentiel est d'avancer, de continuer à chercher pour trouver.
Côté Téléthon ou Sida ou autre, rien n'est compliqué ni difficile: il suffit d'y croire et d'y aller. Personne ne va s'activer à la place d'un autre. Chacun a sa voie à tracer ! Il faut garder les yeux rivés sur la lumière pour continuer à croire.
Croire en soi, croire en l'autre fait jaillir la lumière qui entretient la vie !
A l'occasion du Téléthon 2007, donnez pour la vie !
Qui veut dire quelque chose ? A vous la parole
contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr
12:15 Publié dans Téléthon et autre... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : téléthon, A.MUNNICH, G.Lemarchal, obésité, justice, foyer
07.06.2007
Enfants placés
A tous, peu importe votre âge, car ce blog - pensé pour valoriser les moins de 18 ans et à leur service - est ouvert sans limite d'âge aux majeurs.
Objet: programme TV
Date: jeudi 7 juin 2007
Ce soir à 20h50 et jusqu'à 22h55, "Envoyé spécial" propose un reportage sur les enfants placés par la Justice en France.
Regardez bien ce document. Je connais 2 des mamans dont on a "placé" l'enfant.
A défaut, si vous devez dormir, enregistrez ou demandez gentiment à vos parents de le faire pour voir ce reportage dans la journée ou le weekend.
Puis réagissez, je suis sûre que vous avez plein d'idées géniales et applicables, pour aider tous ces enfants placés qui sont des jeunes comme vous.
A vous.
Françoise 18h25 le 7 juin.
18:28 Publié dans enfants placés par Justice ou ASE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mineurs, placements, famille, foyer, justice, pouvoir


