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  • De Maître Karim Achoui aux enfants « placés »

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus  importants avec les jours où les trouver. Merci.  Le 16 décembre 2008 : 172 visites avec 340 pages consultées

    Stupéfaction pour Maître Karim Achoui arashpalais22sept08 002.jpgen entendant les conclusions très attendues du procès Ferreira. Sept ans pour lui ! et de suite la mise sous écrou. Son avocat, Maître Francis Spitzner va demander sa libération ayant déclaré qu’il pense parfois qu’ "il faut mieux être ni avocat ni arabe. On s’en sort mieux. ". On n’est jamais très loin d’Outreau pour certains. Pour d’autres c’est le procès Dreyfus pour la communauté maghrébine. Evidemment Appel va être fait. Je n’ai pas eu de disponibilité en temps pour suivre au Palais ce qui se passait. Quand j’avais été présente à l’audience du lundi 22 septembre 2008, intéressante quant au droit à la liberté d’expression, à propos de la demande d’interdiction du livre de Me Karim Achoui publié chez Le Cherche Midi, j’avais bien entendu ensuite de la bouche de Maître Spitzner la nécessité de l’avocat pour faire le tri des faits et arguments afin de présenter ceux qui seraient les plus pertinents dans le contexte d’une procédure en cours. Pas forcément les mêmes – parfois tout au contraire ! – de ceux que présenterait le client qui a trop le nez dans le guidon et manque de perspective.

    Dans le même temps, avant-hier soir, j’ai suivi sur Haute Tension les 3 jours d’un procès d’assise à Amiens. Celui de l’assassinat en 2004 de Jean-Léon C… par Serge A… qui purge actuellement à la maison d’arrêt d’Amiens les 20 ans de prison récoltés. Bien m’en a pris de suivre cette émission. J’ai découvert avec stupéfaction la bonne tenue, surtout le respect présent en Assises, du moins pour cette affaire de la Somme. L’écoute respectueuse de la maman puis de l’épouse de l’auteur de l’assassinat. Le Président de la cour, Samuel Grévin, proposait même une chaise à l’épouse pour témoigner. De plus à l’issue du verdict, dépouillé de sa robe rouge avec parure d’hermine le Président, redevenu un civil comme un autre, apportait quelques mots de réconfort à la famille du condamné. Stupéfaite, je l’ai été !

    Pourquoi ? Hé bien parce qu’il y a plus de respect présent dans ce procès d’Assise – les Assises c’est du lourd quand même ! – que dans ce qui a pu être rapporté par des participants involontaires à de simples audiences conduites par des juges des enfants. Etonnant ! Alors qu’aucun méfait n’a eu lieu, il a été observé que le « traitement » infligé par ces juges est généralement irrespectueux. Ce au nom d’une intime conviction quasi toujours dirigée, a priori, à la fois contre des enfants non délinquants placés en foyer ou famille d’«accueil, et contre leurs parents devenus des sous-parents car leurs enfants sont placés.

    Je pose la question : pourquoi l’intime conviction des juges pour enfants fonctionne-t-elle  toujours dans le sens unique de parents défaillants et d’enfants à enlever de chez eux ? Une telle attitude occulte toute solution qui permettrait de maintenir chez eux les enfants non maltraités.

    Ainsi «condamnés» au placement institutionnel bien que n’ayant rien fait de mal les enfants placés subissent alors de multiples ruptures déstructurantes qui les conduisent à être dans la rue à 18 ans, comme cela a été bien dit par Monsieur Christophe Louis - www.mortdanslarue.org et les autres dans l’émission de C dans l’Air du vendredi 12 décembre 2008. Les participants de cette émission ne connaissent visiblement pas comment fonctionnent de l’intérieur les structures de l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance) dont ils parlent avec un  certain détachement. Normal, ils ne font pas partie, eux, de ces populations dont on prend les enfants. Qu’’en savent-ils ? Même eux peuvent un jour être concernés par le placement de leurs enfants ! Il suffit pour cela d’un directeur qui signale à tort, d’un voisin qui dérape….et hop ! le tour est joué ! Je n’invente rien, malheureusement pour les enfants placés dont j’ai eu connaissance et qui n’auraient jamais dû l’être.

    Placements qui coûtent des fortunes aux contribuables ! bobigny11octobre08 019.jpgà une époque où il faudrait trancher dans les dépenses inutiles et sources de désastres ultérieurs. Les enfants placés hors de leur famille deviennent pour 50% des SDF (Sans Domicile Fixe). Puisque Madame Christine Boutin – le ministre l’a répété dimanche soir chez Laurent Ruquier - veut vider la rue des SDF, il serait bon de fermer le robinet d’alimentation en SDF créé par l’ASE. Facile ! Ce qui doit devenir la norme, le placement des enfants sur place au domicile parental, est déjà mis en place dans le Nord à titre d’expérience pilote. Si si ! Je n’invente rien. Ma voisine de droite immédiate de l’atelier dirigé par Pierre Naves où j’avais choisi d’être présente lors du Colloque National du Fil d’Ariane le 11 octobre 2008 à Bobigny était responsable de cette expérience ouvrant sur du bon sens et de l’humanité. Elle est assez jeune et dispose d’assez de possibilités pour envisager une reconversion si les placements de jeunes cessent de remplir son établissement, donnant à terme sa fermeture. C’est bien l’intérêt des jeunes qui doit primer sur les rentes de situation n’est-ce pas ? Comme il a primé quand on a su remédier aux luxations de hanche des bébés, en les prévenant, ce qui a entraîné la fermeture des lieux d’hospitalisation pour chirurgie correctrice précédemment nécessaire. Pour ceux qui ne le savent pas, ce colloque du 11 était placé sous la Présidence de Jean-Pierre Rosenczveig, magistrat bien connu président du Tribunal des Enfants de Bobigny et responsable de DEI France (Défense des Enfants International section France) – www.dei-france.org  dont je suis membre.

    Soyez attentifs les jeunes. Le placement à domicile est maintenant légal et tout à fait possible. Au nom du seul intérêt des enfants. Qu’on se le dise !

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photos archives personnelles : en haut Maître Karim Achoui au Palais de Justice de Paris le 22 septembre 2008 interviewé après l'audience; plus bas, Jean-Pierre Rosenczveig, président du Tribunal des Enfants de Bobigny, présidant le colloque du Fil d‘Ariane le 11 octobre 2008,sur la photo tout à gauche écoutant une intervention avant de commenter)

  • Pour Rachida DATI Garde des Sceaux : respect !

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci. Le 2: 142 visites avec 381 pages consultées

    Oui, je soutiens la Garde des Sceaux Rachida DATI.

    Oui, j’ai tracté pour elle afin qu’elle devienne Maire du 7 ème arrondissement de Paris.a670365200_2503467_6553.jpg

    Oui, je fais partie de la bande des JARD - Jeunes Avec Rachida Dati – qui continuent à œuvrer avec elle  pour le 7 ème et, plus au-delà, à soutenir le parcours de cette personnalité estimable.

    Que j’estime. Plus encore après sa prestation face à Arlette Chabot qui n’a pas ménagé notre ministre de la justice, faisant certes son métier de journaliste mais sans délicatesse.

    D’ailleurs mon frère, depuis Bruxelles, m’a donné un avis exceptionnellement admiratif : « C’est un sphinx. Elle ne bronche pas. ». Or  mon aîné ne donne pas dans le compliment facile.

    Notre Garde des Sceaux, chargée par Arlette Chabot, n’a de fait de fait pas bronché sous les attaques. Au contraire, elle a su répondre avec calme et netteté.

     

    Autre lieu d’attaque : le C dans l’air du jeudi 23 octobre2008, titrant « Rachida Dati face à ses juges ». Cette fois c’est Yves Calvi lui-même qui s’est trouvé en position de devoir calmer le jeu. Les participants ressemblaient plus à une bande de prédateurs avides de dépecer qu’à des produits de civilisation. De mon point de vue.

     

    Pour finir et par hasard, me voilà pénétrant en cours d’émission le dimanche 26 dans Ripostes de Serge Moati, « Prisons : le chagrin et la honte ». Le verbe du leader et de ses invités, ce jour là, est plus porté à faire un bilan sur fond de perspectives historiques qu’à condamner a priori Rachida Dati, Garde des Sceaux. Philippe Bilger, avocat général près de la Cour d’Appel de Paris, est moins virulent que dans l’émission d’Yves Calvi. Comme précédemment, Philipe Bilger décrit comme contre-productif pour les magistrats leurs manifestations et cris contre Rachida Dati, celle-ci ayant une côte d’amour certaine et non démentie de la part de la grande majorité de la population éloignée des prétoires.

    Plus généralement il est dit et répété que le Ministre de la Justice n503123729_471409_6102dati 7.jpgne peut être responsable d’une situation qui dure depuis des années, avec l’évidence que le sort des personnes emprisonnées est un peu le cadet des soucis des gouvernements successifs, face à d’autres priorités. (ndlr : l’état des prisons fait écho dans mon esprit à l’état des maison s de retraite où sont trop souvent « parqués » des résidents âgés, médicalisés ou non)      

    Laurent Ridel, sous-directeur aux politiques pénitentiaires au ministère de la Justice, indique que notre Garde des Sceaux actuel se situe dans la même lignée que ses prédécesseurs. Donc RAS (Rien A Signaler) !

    Patrick Marest, délégué national de l’Observatoire international des Prisons, donne des chiffres : en 25 ans le nombre de place de prisons a doublé. En 2008, 63 700 détenus occupent 50 000  places, soit 20 000 personnes emprisonnées de plus qu’il y a 7 ans. Pour une population carcérale prévisible de 75 000 personnes – avec les peines planchers – ce sont 10 000 bracelets électroniques qui vont venir au secours de l’insuffisance de places. On ne peut pas taxer d’incohérence notre ministre de la justice qui fait avec le peu de moyens dont elle dispose. Et il est sûr que sur le long terme l’alternative bracelet  fera moins de dégâts qu’un enfermement toujours délétère. Monsieur Patrick Marest rappelle qu’en 2000 – je dis bien 2 000 – il était estimé que 10 suicides en prison étaient préférables à une évasion ! Il nous rafraîchit la mémoire quant aux réponses des détenus – 1 sur 4 avaient répondu au sondage proposé –  à savoir que leur priorité est LA cellule individuelle afin de garder leur intégrité physique, ce qui est un droit. On est très loin du compte et la France ne cesse en raison de son non respect des Droits de l’homme d’être rappelée à l’ordre par l’Europe. 

    Serge Portelli, magistrat vice-président au tribunal de paris, décrit la prison comme un lieu de souffrances et de misère, un lieu contre-productif. Il faut essayer d’éviter la « prison enfermement ». Il s’élève contre les peines planchers qui sont imposées comme une équation mathématique  à des personnes, jugées alors comme des êtres abstraits qui vont être enfermées dans des prisons qui, elles, n’ont rien d’abstrait. La prévention est à privilégier.

     

    La garde des Sceaux datiRachidaMaire 009.jpgn’est personnellement  pas responsable de ce qui est mis en oeuvre car c’est sur un programme électoral approuvé par plus de 50% de la population française que Nicolas Sarkozy a été élu président. Rachida Dati applique la partie justice de ce programme et est confrontée au corporatisme des magistrats qui n’ont aucune habitude des réformes.

     

    Serge Moati me séduit lors de cet exercice sensible. Je suis très attentive à la prestation de ma consoeur médecin, le Docteur Pascale Giravalli psychiatre d’expérience qui intervient à la prison des Baumettes, Marseille. Son propos rejoint ce qui a été évoqué par la majorité des présents, à savoir qu’il faudrait interroger l’amont et l’aval de la prison. C’est évidemment là l’essentiel mais ayant toujours le visage dans le guidon, le temps du recul est toujours esquivé, non par le Ministre mais par les observateurs et penseurs des faits sociaux ainsi que par les politiques de tous niveaux sans oublier les citoyens électeurs ou futurs votant. Quant au travail de Pascale elle nous confie que les psychiatres des prisons sont considérés comme les « grands sachant », trop confinés dans le domaine de l’expertise alors qu’un médecin psychiatre est là avant tout pour le soin. Elle déplore tout spécialement les peines planchers pour les mineurs.

     

    Je reviens sur Philippe Bilger qui dénonce l’inculture des français en matière de Justice. Afin d’y remédier il propose la rédaction et la mise à disposition d’une plaquette généraliste sur la Justice. Il dénonce aussi l’excès d’appel à la justice de nos concitoyens. Il semble avoir raison car, n’ayant pu réglé une question à l’amiable quand c’est possible, la recherche d’une solution « juste » est demandée à la Justice, laquelle est encombrée, débordée et ne va pas forcément rendre une décision « juste », cette décision tenant à divers paramètres. Par ailleurs il est dit et répété aux français qu’il est possible de porter plainte pour n’importe quoi, contre n’importe qui et n’importe quand. J’ai goûté le panache dont a fait preuve ¨Philippe Bilger quand, indiquant des audiences durant tard dans la nuit et des incarcérations de même, il a dit l’honneur d’être magistrat et, en général d’être au service de la justice.  

      

    Qu’ajouter ? Les références de quelques blogs que je connais qui concernent magistrats, avocats et tout public – vous et moi.

    Le blog de Jean-Pierre Rosenczveig : www.jprosen.blog.lemonde.fr Le droit des enfants vu par un juge des enfants qui connaît sa justice des mineurs sur le bout des doigts. Ce président du tribunal pour enfants de Bobigny, juge des enfants, dit ce qu’il pense et est présent auprès de la jeunesse en général. Lui aussi mentionne Janus Korzack dont le travail de défricheur de conscience, de promoteur des droits de l’enfant et de réalisateur concret est bien présent sur ce blog. Outre son blog en direction des enfants ce juge agit avec toute une équipe au niveau Droit des enfants- Droit des jeunes grâce à son association DEI (Défense des Enfants International) France – dont je fais partie, www.dei-france.org ; contact@dei-france.org 41 rue de la République, 93200 Saint-Denis Tél 01 48 30 81 98. Même si je ne suis pas toujours d’accord avec lui, j’ai beaucoup de respect et d’admiration pour ce magistrat qui « d’une main de fer dans un gant de velours » fait au mieux pour tous les enfants de France et d’ailleurs, et qui - au-delà des mineurs en âge - affiche son point de vue sur tous les sujets d’actualité touchant quelque part à la justice.

    Le blog de Philippe Bilger www.philippebilger.com Justice au singulier où cet avocat général près la cour d’appel de Paris parle très librement, recherchant l’échange.

    Un blog anonyme  tenu par un avocat www.maitre-eolas.fr  Journal d’un Avocat, très visité à l’occasion de « la manif » des juges sur les marches du Palais de Justice de Paris, devenu avec les mois un lieu de confrontation, ou d’échanges, entre avocats et juges. 

    Côté voix de la province www.parolesdejuges.fr  Paroles de juges le blog tenu par Michel Huyette, conseiller à la cour d’appel de Toulouse.

     

    Du côté de dati mouton roy.jpgRachida Dati, encore égratignée par les médias suite à la rencontre à l’Elysée le dimanche 26 octobre 2008 de l’Union syndicale des magistrats (USM) avec Nicolas Sarkozy, il y a lieu de garder en mémoire que notre Garde des Sceaux est un magistrat qui a exercé comme tel. Elle dit bien d’ailleurs à propos des juges : « Je leur fais confiance et je les respecte », et encore « Il y a toujours eu des mouvements sociaux dans le monde judiciaire (…) Je ne minimise rien, mais tous les ministres de la Justice ont eu des difficultés dès lors qu’ils voulaient réformer. »

     

    Les moins de 18 ans et plus, ouvrez les yeux, les oreilles et le cœur.  Découvrez la justice et les « enfermés ». Réfléchissez sur l’amont et l’aval des prisons, en particulier sur ce qui concerne les mineurs.  Plus largement regardez du côté des décisions de justice qui ne débouchent pas sur des mises en prison. Les blogs indiqués peuvent vous y aider. Réagissez au besoin. Rien n’est plus illogique que de râler et de rester immobile en cas de désaccord.  Désaccord qui n’a pas besoin d’être bruyant et criard.

     

    J’espère que ce billet vous aidera à mieux comprendre que Rachida Dati applique les souhaits des Français qui ont élu Nicolas Sarkozy comme Président de la République.  Et si certaines mesures proposées avant l’élection présidentielle et mises en œuvre depuis ne conviennent pas à certains,  faites-le savoir avec des arguments à l’appui via les interlocuteurs près de vous – député par exemple. Inutile de s’en prendre au Garde des Sceaux qui n’a fait que son travail, transcrivant dans la réalité la voix de la majorité des  Français. Aux opposants à cette majorité de se bouger. Rachida Dati et le Président Nicolas Sarkozy écoutent. Pour moi, je garde mon soutien à notre Garde des Sceaux.marc aversenq dati mouton roy.jpg

    Comme je l’ai indiqué dans un autre texte de ce jour, 2 novembre, titré « Majid Ouezzani pour Rachida Dati » les JARD, Jeunes Avec Rachida Dati,  soutiennent le Garde des Sceaux et Maire du 7 ème arrt de Paris. Ces JARD que vous retrouvez sur le Blog de Romain  Mouton, également conseiller spécial spécial auprès d’Yves Jégo,  Secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-mer, http://www.outre-mer.gouv.fr.

    Rachida Dati, Garde des Sceaux, applique un programme auquel le Président doit son élection, avec un budget très insuffisant, des établissements souffrant de vétusté, et une cohorte de magistrats habitués à l’absence de changement.  

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (de haut en bas: photo de Julien Nasrawin : Rachida Dati et moi avant son élection comme Maire du 7 ème; Rachi Dati le soir des élections municipales avec Romain Mouton à côté d’elle ; archives personnelles : Rachida Dati le jour de son élection comme maire; au campus d'été UMP 2008 à Royan tout à droite Romain Mouton près de Rachida Dati; même campus d'été 2008 Rachida Dati près de Romain Mouton à gauche et Marc Aversenq chemise rayée à droite) 

  • Enfants Placés, Bobigny 11 octobre 2008

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci.  

    Samedi 11 octobre à la Bourse du Travail de Bobigny se tenait un colloque Brain Trust à propos des enfants placés par la Justice et gardés par les Services de l'ASE (Aide Sociale à l'Enfance), cela dans le cadre des 10 ans du Fil d'Ariane fondée par Catherine Gadot bobigny11octobre08 006.jpgbobigny11octobre08 008.jpg, seule association se préoccupant des enfants placés.

    Le matin des ateliers de travail se sont tenus avec parents d'enfants placés et professionnels de l'enfance. L'après-midi, après rendu de ces ateliers, il y a eu de nombreux échanges entre ces mêmes parents et des représentanst des institutions. 

    Quelque réflexions rapides au lendemain de ce colloque. 

     

    A propos des moins de 18 ans et du rôle de la Justice, le Président du Tribunal pour Enfants de Bobigny et juge des enfants, Jean-Pierre ROSENCZVEIG bobigny11octobre08 007.jpga eu cette parole : «Le mieux pour un juge est de ne pas avoir à prendre de décision et de servir seulement de scribe pour enregistrer ce qui vient d’être décidé ».

    Pas si bête ce rôle du juge pour enfants, simple chambre d’enregistrement.

    A côté de cela Jean-Pierre Rosenczveig, à la tête de DEI (Défense des Enfants International) France et très impliqué en ce qui concerne la jeunesse en général a répondu avec tout le calme d’un vieux ( pas péjoratif ) routier, une compétence absolue jointe à une courtoisie certaine à toutes les questions des présents, parents ou apparentés, qui étaient là suite à un placement d’enfants plus ou moins ressenti comme un kidnapping légal qui n’en finit pas de durer.

    A ses côtés Maître Pierre VERDIER, un des rares avocats impliqués dans la défense des intérêts de ces enfants placés et de leurs parents, dans le sens d’un retour à domicile.

    Présent également l’Inspecteur Général aux Affaires Sociales en charge des enfants placés, bobigny11octobre08 001.jpgPierre NAVES, au réalisme toujours à l’écoute, à la patience positive et qui ne demande qu’à faire bouger les choses dans l’intérêt supérieur de ces mêmes bobigny11octobre08 009.jpgenfants.

    En face à face avec ces professionnels cités et d’autres, une centaine de personnes  – dont des enfants aussi car on est samedi – des parents le plus souvent habités d’une immense douleur, et dans leur ombre des enfants à la douleur encore plus forte car surmultipliée par une incompréhension de ce qui se trame autour d’eux, de ce que l’on fait d’eux.

    bobigny11octobre08 002.jpgEncore beaucoup d’espace entre ces deux groupes.

    Un espace où s’ébauche cependant des initiatives innovantes. Ainsi dans un établissement du Nord un dialogue possible entre enfants placés et enfants non placés – une des propositions que je mentionnais dans le document que j’avais adressée à Madame Rachida DATI, Garde des Sceaux et Ministre de la Justice. Autre nouveauté, toujours dans le Nord, le placement à domicile – comme l’hospitalisation à domicile. Le médecin que je suis a trouvé cela excellent car c’est vraiment la signature d’une collaboration intense qui vise à maintenir le moins de 18 ans dans sa famille sans ces deuils imposés à l’enfant que l’on place brutalement, sans aucune enquête sociale préalable au mépris de la loi.

    Loi à propos de laquelle je verrais bien un service sinon 24h sur 24 mais au moins 7 jours sur 7 de 9 h00  à 21h00 apte à répondre avec des compétences approchant autant que possibles celles du Président du Tribunal de Bobigny aux parents d’enfants menacés de placement ou placés depuis trop longtemps avec des dérives contre lesquelles ils ne savent pas comment se défendre et défendre leurs enfants légalement. Un tel service pourrait peut-être exister au sein du Fil d’Ariane créé par Catherine GADOT il y a 10 ans, suite à une expérience personnelle crucifiante mais dont elle et l’enfant concerné se sont sortis.bobigny11octobre08 018.jpg

    Plus inhabituelle, l’intervention d’un curé de l’Oise qui, par la force d’événements survenus sur sa paroisse, s’est mis au service d’ouailles aux prises avec des menaces de placements d’enfants. Il a lancé l’idée d’un accompagnement éventuel du ou des parents concernés par un prêtre catholique ; et pourquoi pas par un rabin ou un iman.

    A été noté l’urgence pour les parents de rentrer dans des structures qui se mettent en place à propos des jeunes, sous peine de ne voir dedans que des professionnels de l’enfance et des magistrats, les consommateurs à qui sont destinés ces structures en étant absents.  

    J’ai repris le métro avec une professionnelle de Paris qui, comme d’autres dans le Nord, s’efforce de n’avoir que des placements modulés, visant tous à faire ressortir au plus vite l’enfant quand il est accueilli quelque temps hors de sa famille ; d’où un turn over important pour elle avec la reconnaissance d’enfants qui n’ont pas eu l’impression d’être bouclés entre 4 murs, comme s’ils éraient emprisonnés alors qu’ils n’ont commis aucun délit.

    Au final c’est moins mal. Mais il y a encore un très long chemin à parcourir. Et bobigny11octobre08 003.jpgJean-Pierre Rosenczveig a appelé tous les volontaires à s’atteler aux dispositions relatives à un environnement de « bien être de l’enfant » (moins pompeux et plus inter communicatif que « la protection de l’enfance ») via des associations, invitant au passage à rejoindre DEI France qui fait d’ailleurs un travail de fond remarquable.

    Je rappelle ici les coordonnées du Fil d’Ariane de Catherine Gadot : Tél 01 48 69 87 29  http://le-fil-dariane-france-asso.fr , 31 avenue du 14 juillet, 93600 Aulnay sous Bois, e.mail : lefildariane93@wanadoo.fr. , celles de DEI France de Jean-Pierre Rosenczveig 41 rue de la République, 93200 Saint-Denis ; 0148 30 81 98  www.dei-france.org ; contact@dei-france.org.

    Au nom des enfants encore placés – ou accueillis - et en souffrance, contribuons à changer ce qui ne va pas. 

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (Photo archives personnelles: de gauche à droite et de haut en bas: Catherine Gadot, Catherine Gadot à la tribune avec Pierre Verdier, vue de la salle, mes voisins dont un jeune, le buffet de midi, Pierre Naves dialogue à la pause, Catherine Gadot debout qui intervient + Maître Pierre Verdier + Jean-Christophe Save Association Village d’enfants + Thierry Tarraube Commandant formateur Gendarmerie et Jean-Pierre Rosenczveig Président du Tribunal de Bobigny, Jean-Pierre Rosenczveig magistrat et homme de coeur au travail à midi).