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jonathan denis

  • Jonathan Denis Aujourd’hui Autrement : lettre ouverte

    Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

      

    Ce jour, 26 août 2009, Jonathan Denis Président d’Aujourd’hui Autrement – Membre de l’Alliance Ecologiste Indépendante, écrit ceci :

     

    « Lettre ouverte à ceux qui veulent une politique autrement AA24.1.09 024.jpg

    Et si on pouvait faire la politique autrement ? Cette phrase d'accroche m'a saisi au vol plus d'une fois au détour d'un débat, d'une campagne ou d'une simple discussion entre amis. Je me suis toujours étonné de l'emploi du verbe «pouvoir». Simplement pouvoir faire la politique autrement ? Simplement se donner l'envergure de dire que l'on peut essayer de changer le déroulement d'un spectacle - puisque c'est d'un spectacle dont nous ont habitué la plupart des élus - qui est mis en scène depuis des dizaines d'années ? Et pourquoi ne pas penser la faire vraiment cette politique autrement ? La faire de suite, pas dans vingt ans, pas à la prochaine élection, pas quand tout sera pourri de l'intérieur. La faire avec celles et ceux, tout juste majeurs ou bientôt trentenaires... et avec les autres, ceux qui sont déjà installés dans ce manège mais qui ne le supportent plus. La faire avec ce mélange détonnant de la nouveauté et de l'expérience.

    Faisons cette politique autrement ! Voilà la bonne phrase à employer. D'un ton interrogateur, nous pourrions employer la question «et si on faisait la politique autrement ?». D'avance, cette ambition peut sembler perdue, hors d'usage... Oui hors d'usage pour les us et coutumes déjà placés par ceux qui y voit un métier, parce qu'ils s'y pensent professionnels. Car non, désolé d'en décevoir certains, mais être politique n'a jamais été un métier ou alors on se fait une bien petite idée de l'engagement au service des autres. Le métier que les électeurs veulent bien nous donner, cela s'appelle la confiance dans un mandat. C'est à cela que se résume le rôle que l'on doit endosser : l'élu. On ne devient jamais un politique, on reste un élu. Le peuple, l'éthique, la responsabilité, les convictions... Voilà ce qui résume un élu. Les palais, l'habitude du pouvoir, les combinaisons... Voilà ce qui hélas donne l'image du politique. L'idée est rapide, faite pour choquer et, me direz-vous, le but est là. Mais au moins on ne me reprochera de ne pas vouloir planter le décor dès les premières lignes.

    Honte parmi les hontes, ce n'est pas un élu qui vient vous parler aujourd'hui. Pas de mandat donc tais-toi. Bien trop jeune pour comprendre. Arriviste et ambitieux. Donneur de leçons encore nourri au biberon. Ne vous inquiétez pas, j'ai déjà entendu cela et je sais d'avance que je l'entendrai encore longtemps. Je ne suis pas un élu et cela est entendu entre nous. Je ne suis qu'un simple citoyen de la France... un simple citoyen président d'un club politique, candidat aux élections européennes... mais pas de mandat. Pas de lignes gratifiantes à rajouter à un CV qui ferait rougir ma famille. Je crois que l'on appelle cela «la société civile». Celle que l'on préfère ne pas écouter car porteuse d'idées alors qu'elle ne connaît pas les règles du jeu de la politique politicienne. Réveillez-vous enfin, regardez réellement ce qui se passent autour de nous, de vous, de ce pays. Crise économique, crise identitaire, crise sociale, crise écologique. La liste est simple à faire puisqu'elle est une crise de tout. Et elle gronde, sournoise, celle qui manque, celle qui se prépare dans l'ombre des esprits, celle qui s'apprête à saisir toute une assemblée persuadée justement d'en être des politiques. Celle qui a commencé bien avant l'arrivée de Nicolas Sarkozy en 2007 comme Président de la République. Celle qui a trouvé sa source, il me semble, le 21 avril 2002 à vingt heures précises. C'est d'une crise profonde dont nous devons nous parler. Une crise qui rassemble un conflit des générations, un conflit des convictions, un conflit d'une certaine idée de l'avenir... Un conflit d'une vision de la politique, de cette politique qui doit servir nos lendemains et non faire la République des copains. C'est d'une crise politique dont il s'agit. Pourtant, balayée d'un revers de main la claque du 21 avril et même oubliée complètement par nos amis socialistes. On jubilait au centre et à droite (du moins à cette droite que je pensais encore connaître) au soir des résultats du premier tour de l'élection présidentielle de 2007 : l'ennemi frontiste était tombé, laminé par 10% des suffrages exprimés, laissé aux oubliettes avec son chef usé et usant. C'était dans toutes les déclarations et même à gauche finalement (on devait quand même jubiler à gauche) : le Front National n'existait plus. Devais-je être le seul, ce soir là, à me dire que non aucune leçon n'avait été retenue ? Que malheureusement le FN avait peut-être 10% à la télévision mais bien plus dans le coeur des Français ? 2002 était finalement passé comme une lettre à la Poste grâce à la place magnifique des médias... et au discours déjà très volontaire d'un ministre de l'Intérieur tout fraîchement nommé en la personne de Nicolas Sarkozy. Cinq ans plus tard, rebelote avec toujours cette idée qu'il ne s'est rien passé. Je viens de la droite sociale, si finalement cette dernière a véritablement existé. On l'appelle encore le Parti Radical Valoisien. Je l'ai quitté en 2005 à l'arrivée à la tête de l'UMP - pas de chance toujours le même - de Nicolas Sarkozy. Désolé d'avance pour celles et ceux qui ont cru bon de se répandre médiatiquement de la faiblesse du Front National en 2007, mais celui-ci n'avait rien de faible... et ça notre Président élu quinze jours plus tard l'avait très bien compris en captant une partie «douce» de son électorat, celle qui ne préfère pas l'original à la copie ! Pourquoi vouloir se cacher cela ? Pourquoi trouver une excuse là où il n'y en a pas ? On a bien dit que Ségolène Royal avait amené à elle la partie sociale de la droite. On a bien tout dit de Ségolène Royal finalement. L'autre candidat n'aurait donc pas pu faire de même avec la «droite de la droite» ? S'en ai suivi la création d'un ministère décrié lors de son annonce mais oublié lors de sa mise en place : celui de l'Immigration et de l'Identité Nationale. La suite était du pain béni pour cette droite qui pensait se refaire une santé en allant chasser sur les terres de l'extrêmisme qu'il convenait de remettre dans le droit chemin. Et rien, pas une voix plus haute que l'autre, pas de consternation, pas de socialistes à l'horizon... et encore moins de centristes tellement occupés à laver le linge sale de famille en public.

    Ce n'est pas un anti-sarkozyste qui écrit ses lignes. Reconnaissons au contraire au Président sa véritable réussite : avoir bouger et changer la France. Pourtant pas d'applaudissements du côté de ses soutiens les plus fervents car il n'y a aucune gentillesse dans cette phrase. Avoir changé la France, c'est l'avoir divisé. Avoir fait bouger la France, c'est l'avoir agité politiquement comme on secoue à boule à neige. On ouvre à gauche, on ouvre à l'extrême droite, on ouvre aux progressistes, on ouvre aux catholiques... Bref, on ouvre à tout le monde les portes de la maison du bonheur. Le grand perdant de 2007, François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, parlait alors d'une troisième voie. Nous l'avons attendu, nous ni soutiens de l'UMP, ni proches des socialistes. Nous l'avons attendu, nous qui pensions que nous pouvions tous travailler ensemble, loin des vieilles querelles intestines, loin des partis où se congratulent ceux qui ont chuté hier mais qui reviendront demain. Nous l'avons attendu et rien n'est venu. Bien évidemment, tout cela était écrit d'avance, ultime remake d'un mauvais scénario rejoué par la même troupe depuis tant d'années. Une rediffusion de plus mais qui ne contrarie jamais le téléspectateur à qui on ne demande pas son avis. Alors si l'on doit se prêter au jeu numéraire, disons que je crois en une quatrième voie. Même si après tout le numéro importe peu. Une voie de responsabilité, d'éthique, de solidarité, de liberté. Une voie de rassemblement du progrès et de l'écologie. D'une éducation digne de ce nom, d'une économie réelle associant l'ensemble de ces acteurs, d'une santé placée comme priorité de l'action à entreprendre, d'une adaptation à chacun pour «un mieux vivre ensemble». Le mot est lâché dans l'arène aux fauves. Ensemble.

    Ensemble car l'avenir n'est interdit à personne. Ensemble car dans cette société où l'on meut solitaire, cela aurait un peu plus de gueule, si vous me passez l'expression. Ensemble car on ne pourra rien chacun dans son coin. Ensemble, car si je me souviens bien, c'est dans ce fait que tout deviendra possible. Ensemble avec celles et ceux qui veulent réellement s'engager sur le terrain pour changer ce qu'ils voient. Les nouveaux, les anciens, la société civile, cette si chère société civile.

    Il ne s'agit pas de faire barrage à quelqu'un. Il ne s'agit pas de faire mourir une certaine idée de la France. Bien au contraire, il s'agit de tout mettre à plat. De repartir, d'inventer, de réaffirmer finalement l'essence même de l'engagement : l'espérance. On pourrait résumer cela par l'expression «on efface tout et on recommence». Ce ne serait pas une mauvais idée à y réfléchir de plus près. Mais pas recommencer avec les mêmes comme on peut le vivre avec la réponse apportée à la crise économique que nous devons vivre au quotidien. Et c'est un banquier qui parle ! Comme on peut le vivre avec la crise sociale et les solutions apportées par les représentants déjà élus il y a quinze ans. Comme on peut le vivre avec la crise écologique où chacun a préféré dire que tout était faux avant de revenir en arrière lorsque l'écologie politique a flirté avec la barre des 20% des voix aux dernières élections européennes. Il est temps de prendre les choses en main. D'avancer avec nos passées, avec nos histoires différentes, avec notre envie commune d'un autre modèle politique français. Car tout démarre de là. De la politique. Elle est dans la plus petite chose du quotidien.  Dans le prix du pain, dans l'air que vous respirer, dans l'argent que vous dépensez, dans le salaire que l'on vous donne, dans le licenciement que vous avez dû subir, ... Et de cette plus petite chose découle aussi les grandes. Éternel cycle où nous sommes éloignés des grandes décisions. Mais être élu ce n'est pas avoir un chèque blanc. Rendre des comptes, écouter les problèmes et les propositions, s'investir au quotidien. Voilà la demande de nos concitoyens et leur donner cette vérité, ce serait aussi les associer.

    Alors oui, si nous en avons l'envie, on efface tout. On efface tout et on commence ! »

    Jonathan Denis a été candidat aux européennes, avec un résultat très correct pour une première fois: 4 % - indiqué ici sur "Jonathan Denis, candidat eurodéputé : bravo ! " le 9.6.09. Vous pouvez le retrouver sur : Blog Jonathan Denis.

    Contact francoiseboiseseau@wanadoo.fr (photos archives personnelles : Jonathan Denis le 24.1.2009

  • Jonathan Denis, candidat eurodéputé : bravo !

    Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

      

    Certes il n’est pas élu. Mais avec le peu de passage du côté des médias de la liste Alliance Ecologiste Indépendante au sein AA24.1.09 002.jpgde laquelle Jonathan représentait le parti politique Aujourd’hui Autrement en tant que jeune Président c’est un essai réussi.

    Voici le communiqué de presse qu’il a fait, suite à un résultat de « 4 % au niveau national... 1 millions de voix. »

     

    « Le score que nous avons réalisé hier avec l'Alliance Ecologiste Indépendante aux élections européennes est un formidable élan pour l'avenir. Privée des grands médias, moquée par les "professionnels" de la politique dont le leader d'Europe Ecologie, toujours minimisée dans les sondages (le 5 juin nous étions crédités d'1,5 % des voix), nous réalisons aujourd'hui l'ampleur d'une réussite que l'on doit à nos candidats, à nos militants, à nos équipes sur le terrain.

    4% au niveau national... 1 millions de voix... Il n'y a qu'un mot pour cela : MERCI !

    Fort de cette réussite que nous avons construit en sachant s'unir pour un nouveau projet de société, Aujourd'hui, Autrement va poursuivre avec force et conviction ce formidable travail commencé avec l'Alliance Ecologiste Indépendante il y a 3 mois de cela.

    Ne boudons pas notre plaisir mais sachons rapidement continuer à construire cet élan citoyen.

    Je compte sur vous !
    Jonathan DENIS
    Président d'Aujourd'hui, Autrement
    Candidat de l'Alliance Ecologiste Indépendante »

     

    Voici un autre jeune eurocandidat qui a bien travaillé avec un résultat intéressant.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photos archives personnelles : Jonathan Denis 24 janvier 2009 à gauche sur la photo à côté de Jean-Luc Romero, le fondateur d'Aujourd'hui Autrement)

  • Jonathan Denis, candidat en amertume

    Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

     

    Voici ce qu’a publié Jonathan Denis, candidat aux élections européennes, le 21 mai :AA24.1.09 024.jpg

     

    « Les médias ont-ils déjà fait l'élection ?

     

    La question qui ne cesse de m'être posée depuis quelques jours est dans le titre de cette note. Une élection est-ce le fruit des médias ? Font-ils les élus ? Enterrent-ils tout espoir de changement avec de nouveaux visages ? Pour celles et ceux qui me connaissent, ma vie professionnelle a commencé dans les médias, dans une radio plus particulièrement avant de travailler pour deux des plus grandes stations françaises. Je devrais donc savoir répondre parfaitement à cette question et pourtant depuis plus de deux ans, je n'ai plus l'impression de les connaître ces médias qui se perdent dans le trop plein d'information.

     

    Au fil des sondages, au fil des interventions des candidats, toujours un grand absent lors de ces élections européennes : l'Alliance Ecologiste Indépendante. Mis à part quelques articles consacrés à Francis Lalanne, Patrice Drevet ou moi-même en Ile-de-France, nous sommes rayés des cartes des rédactions la plupart du temps. Le Nouvel Observateur, 20 Minutes, Métro, Le Figaro, La Tribune... tous ces médias ont cité 11 partis pour ces élections mais à chaque fois seuls 10 étaient intégrés à leurs articles ou sondages. Et je vous le donne en mille, il s'agissait à chaque fois de l'Alliance. Sachons tout de même rendre honneur à LCI qui est le seul média à nous avoir fait apparaître dans l'ensemble de ces sondages. Voilà donc ma question : qui peut-on déranger à ce point pour ne pas être dans ces articles, dans ces sondages ? Car il s'agit bien d'un problème que le CSA va devoir traiter car comment expliquer qu'un jeune mouvement qui présente des candidats sur l'ensemble du territoire, qui réalise 3% des intentions de vote dans les sondages où l'on en parle, soit oublié de la sorte par les autres ?

     

    Je ne sais pas s'il s'agit d'un fier service pour la suite comme on me l'a annoncé dans une rédaction sous couvert qu'un tel oubli fera parler de nous par la suite. Ma seule certitude vient de l'ignorance et l'incompétence des médias qui ne veulent voir que l'UMP et le PS dans cette élection, qui en font une élection interne à la France, qui ne veulent pas parler des vrais enjeux. Ils refusent le changement, ils refusent d'ouvrir les portes à d'autres... mais cela peut-il vraiment ne venir que d'eux ? Le 7 juin, je souhaite de tout cœur que les résultats leur donnent tort et ainsi une refonte de ces médias pourra-t-elle être envisagée sans qu'aucun ne soit à la botte d'un gouvernement de "Voici" ou d'une opposition ne résumant qu'à une guerre de clans. Parlons dès aujourd'hui de l'Europe ! »

     

    Moins de 18 ans, voici des lignes amères. Ce que je peux dire est que se plaindre ne sert à rien. On peut, on doit même se défendre quand nécessaire. Pas de cette manière négative. Jamais. Pensez-y !

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photos archives personnelles : Jonathan Denis le 24.1.2009)