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jm potdevin

  • Expérience mystique : N. Saracco, JM Potdevin

    Dimanche 27 juillet 2014 j'ai découvert les expériences mystiques de Natalie Saracco et de Jean-Marc Potdevin, expériences décrivant une rencontre avec le Christ Jésus, cela sur l'antenne de Radio Courtoisie, 95.60 sous le titre « La conversion à travers l'expérience mystique ». Conversion autrement dit changement, associant « cum » avec et « vertere » tourner, changer.

    Natalie indique appartenir à une famille de médecins et a réalisé le long métrage « La mante religieuse ». Elle connaissait bien le Sacré Cœur de Montmartre mais pas du tout le message donné par le Sacré Cœur à Marguerite Marie Alacoque (22 juillet 1647-17 octobre 1690) à Paray le Monial en juin 1675. Or, c'est ce message qui lui est redonné, à elle personnellement, certain jour de 2008 sur une route de Normandie. Les conditions ? Un grave accident de voiture, en covoiturage, avec Françoise la conductrice. L'essentiel de cette expérience se retrouve sur le Net via « La mante religieuse ». Alors qu'elles dépassent un véhicule, un enchaînement les conduit à se retrouver coincées sous la glissière de sécurité. Natalie sent la vie la quitter, telle un bouteille d'eau qui se vide par un trou au fond. Puis elle se trouve d'un coup à un mètre du Christ, vêtu d'une tunique blanche et lui montrant son cœur avec une couronne d'épines. Jésus Christ pleure, souffre. A Natalie qui le questionne en cœur à cœur télépathique sur le pourquoi de cette souffrance, le Christ répond : « Je pleure parce que vous êtes mes enfants chéris, que j'ai donné ma vie pour vous, et qu'en échange je n'ai que froideur, mépris et indifférence. Mon cœur se consume d'un amour fou pour vous, qui que vous soyez ». Natalie s'écrie : « Seigneur, quel dommage de rendre l'âme maintenant que je sais que tu nous aimes à la folie ! Je voudrais pouvoir revenir sur terre pour témoigner de ton amour fou pour nous et consoler ton Sacré-Cœur ». Et, là, Nathalie expérimente une autre vision, celle d'un tribunal céleste qui va la juger ; elle est seule dans un demi-cercle solennel où elle se sent très petite et consciente qu'il n'y a plus rien à changer. Rien à ajouter, rien à retrancher de ce qu'elle a accompli sur terre. Immergée dans le jugement juste du ciel, Natalie entend ceci : « Vous serez jugés sur l'amour vrai de Dieu et des frères ». Le double message : amour et miséricorde puis justice ayant été donné, la vie revient dans le corps de Nathalie, comme un « shoot » à partir des pieds. Elle brûle après avoir eu froid et cesse de saigner. Elle est en paix et joie. On connaît le parcours de Natalie Saracco qui, après cet accident, est comme une femme amoureuse, ne cessant de parler de l'amour fou de Dieu pour chacune de ses créatures. Un Dieu qui est amour et miséricorde. Quelque temps passe et le sujet de La mante religieuse lui est donné. L'histoire d'un combat spirituel entre Jézabel, fille paumée, et David, prêtre charismatique qui essaie de la sauver. Comment cela se concrétise-t-il ? Scénario en mains, Natalie est guidée vers des réseaux catholiques/chrétiens pour la réalisation pratique et le film est fait, les obstacles étant surmontés. Sont visés par ce film le public des jeunes, d'une part, et celui de ceux et celles qui n'ont pas la grâce de la foi, d'autre part. Nathalie indique que les trente avant premières ont fait salle comble. L'évangile dit que l'on reconnaît l'arbre à ses fruits. Dans la vie hors film, Jézabel a mis au monde un enfant prenant avec lui le chemin du baptême. Quant à Françoise à qui, juste avant l'accident, Natalie disait en substance : « Fais gaffe ! N'attends pas d'être de l'autre côté pour t'intéresser à Dieu !  Il serait alors trop tard et ce peut être aujourd'hui le jour de ta mort », Françoise, sitôt cela dit, subit le crash, puis demande : « C'est quoi tes prières ? Vite, on prie ! ». Aujourd'hui Françoise est convertie et la maman de Natalie est sa marraine.

    Natalie, avant cette expérience sur une route normande, avait la foi mais une foi cérébrale, on pourrait dire en défaut d'incarnation. Lors de sa rencontre avec le Sacré Cœur de Jésus, le Christ lui fait sentir dans tout son être physique l'amour qu'il a pour chacun de nous, un amour qui dépasse tout entendement. Natalie insiste sur ce Dieu qui est amour, miséricorde et pardon. Dieu, absolu de l'amour, mendie l'amour des hommes.

    Je n'ai pas souvenir que jadis, au temps du catéchisme, la différence entre Jésus et le Christ ait été expliqué. Aujourd'hui j'ai compris que Jésus est Jésus jusqu'au baptême dans le fleuve Jourdain par son cousin Jean le Baptiste, baptême où par la grâce de l'Esprit représenté par une colombe il devient le Christ avec la mission que l'on sait qu'il accomplira jusqu'au bout, jusqu'à la mise en croix sur le Golgotha.

    Toute autre expérience est celle vécue par Jean-Marc Potdevin. Ce scientifique, origine du Nord, lecteur de Teilhard de Chardin, a obtenu son diplôme d'ingénieur à Lille en 1987, a beaucoup voyagé de par le monde pour une profession développant des réseaux sur le Net, cela avec succès. Des années durant, Jean-Marc court tout le temps, avion après avion. Jusqu'au jour où, en 2006, alors qu'il est marié et père de quatre enfants, il démissionne. Pourquoi ? Il ne comprend pas sa vie Crise du milieu de vie ? Toutefois il a vécu, un an avant en 2005, un épisode difficile alors qu'avec quelques autres il est allé fêter leur belle réussite professionnelle au Kilimandjaro. Une nuit, par moins 25°, Jean-Marc fait un oedème du poumon. Là où il est, aucune autre possibilité que d'attendre que la nuit passe. Et c'est alors pour lui une longue méditation assise, ne pouvant joindre personne côté famille, se disant qu'il va mourir là ; il passe ainsi toute la nuit. Après sa démission brutale de 2006, il s'est retrouvé, à nouveau, impliqué dans les affaires, en aidant autrui cette fois. Et c'est la reprise d'une fuite en avant, une fuite de soi durant deux ans. Jusqu'à mars 2008 où il entend un appel pour aller à saint Jacques de Compostelle : « Il fait que tu partes là ! ». Et il part de Grenoble, laissant sa famille, très chargé en livres dont un sur le Rosaire de Daniel Ange et un autre sur le miséricordieux message d'Arras. Non préparé physiquement, des ampoules aux pieds, il chausse des sandalettes trois jours plus tard. Pendant les dix premiers jours, cet ingénieur observe des coïncidences – synchronicités – qui vont l'interpeller. C'est la rencontre d'une statue, un nom de rue, etc... qui font écho en lui, lui parlant de moments où il s'est mal comporté. Ces hasards sont étonnants. Jean-Marc se dit : « C'est quoi ce chemin ? ». Il a aussi un problème d'hébergement pour l'étape du Puy. Finalement, le 1er mai 2008, pour l'Ascension, le voilà au Puy en Velay et obtenant l'accueil prévu dans un prieuré tenu par des sœurs près de la cathédrale. Dans ce lieu avec jardin et verger, il peut se poser. Après une douche, les pieds trop détruits pour marcher encore, il se rend à la chapelle où il a été convié pour attendre l'office des vêpres. Là se trouvent les sœur en présence du Saint Sacrement, en adoration. Il note la présence d'un autel, des statues de sainte Marie et de saint Joseph. Il s'assied au fond. Là, d'un coup, la pièce s'agrandit comme, dit-il, dans « Portes ouvrez vos frontons » - pour ceux et celles qui connaissent le psaume 24. Et, devant lui, se tient le Roi de gloire, une énergie brute, hyper puissante, impressionnante, une puissance bienveillante qui met en paix. Jean-Marc déclare : « Je cherchais ça ! » Il ne voit pas d'image. Le Roi se connecte à lui par l'ensemble des sens, un peu comme le cœur à cœur décrit par Natalie. C'est une communication parfaite. Il m'enseigne l'amour : « Regarde, ce sont mes créatures et elles m'appartiennent. » C'est comme une union pure, sublime, parfaite. L'union du Roi et de la créature qui amène l'extase. Jean-Marc est dans la position d'un spectateur qui jouit de la scène. Il souligne : le but de l'existence est cette union parfaite entre Lui et nous. Avec la révélation du Roi de gloire – Jésus-Christ – il entend : « Je te laisse regarder mais pas participer. » Un propos qui n'est pas négatif pour Jean-Marc car il n'est pas prêt, pas propre. Cette phrase met en mouvement commente-t-il. Elle apporte la lumière de l'espérance. Il n'a pas envie que l'expérience se termine. Elle s'arrête, après vingt minutes peut-être, quand une sœur va vers l'ostensoir posé sur l'autel pour reprendre l'hostie et la replacer dans le tabernacle. Jean-Marc croyait en un Dieu transcendantal, n'ayant besoin ni de prière, ni de chants. Après ce 1 er mai et cette expérience devant le Saint Sacrement adoré par les sœurs, après dix jours de marche ponctués d'interrogations sur son côté d'ombre, Jean-Marc saisit d'un coup la nécessité des prêtres, des messes. Et aujourd'hui, pour lui, pas un jour sans messe. Le Roi du Puy en Velay c'est Jésus, le Christ Roi, le Roi en gloire à travers le Saint Sacrement. Benoît XVI indique-t-il a bien précisé qu'une telle expérience associe « agapè » et « éros ». Le ressenti de Jean-Marc est celui de l'union, du plaisir, du lit nuptial. Il regrette que tout ceci ne lui ait pas été expliqué au catéchisme. Puis il s'interroge : tout ceci est-il bien catholique ? Deux mois plus tard, rentré chez lui à Grenoble, après 1 800 kms de marche, le premier prêtre à qui il en parle est nouveau dans la paroisse. A la question : « Est-ce bien catholique ? » il entend « Oui! » la réponse se trouvant dans Le Cantique des Cantiques. Jean-Marc s'empare alors de cette œuvre, apothéose d'un chant d'amour. Il est touché car, pour lui, il n'a pas fait grand chose, seulement dix jours de marche. Il dit : « Je suis son préféré ! » ajoutant « Chacun est son préféré ! » car il est donné à chacun ce qui lui convient le mieux. Dix jours de marche et on me déroule le tapis rouge alors que j'avais déjà tout eu : caté, scoutisme, etc... Un des dangers, ensuite, est de rechercher à nouveau cette expérience. « Que faut-il que je fasse pour revoir le Roi? » Mais la foi n'a pas besoin de cela. « Et ne pas faire un plat de ce j'ai reçu ». Attention aussi à l'ennemi, le diable, qui peut singer cela. Veiller et prier toujours car l'ennemi rode, suggérant que pécher n'est pas si grave puis, après la faute, déclarant : « Regarde ce que tu es ! Tu ferais mieux de te suicider ! » Le mal se sert de tout. Du désespoir créé par les souffrances comme de la réussite professionnelle et familiale où tout semble réussir par ses propres forces et, dans ce cas, nul besoin de Dieu. Ce qui est à faire, ce que fait Jean-Marc est de se nourrir des sacrements – messe, communion ; de prier, de méditer et de vivre son quotidien en présence de Dieu. Au retour de Saint Jacques il a dû faire face au décalage avec sa famille qui n'avait pas fait le chemin avec lui. Il a pris garde de ne pas devenir un « toqué mystique » afin de témoigner de façon crédible. L'histoire de Jean-Marc Potdevin publiée en 2012 se trouve aux éditions de L'Emmanuel sous le titre « Les mots ne peuvent dire ce que j'ai vécu. L'expérience mystique d'un businesse angel. »

    Des maîtres spirituels ont vécu et conté des expériences mystiques. Saint Thomas d'Aquin en décembre 1273 le jour de la fête de la Visitation, Sainte Thérèse d'Avila et tant d'autres, connus ou inconnus.

    Sacré Cœur souffrant pour Natalie, Christ Roi en gloire pour Jean-Marc. L'un et l'autre sont là, par leur témoignage, pour rappeler, s'il en est besoin, le présence très réelle au quotidien du divin parmi nous, un divin amour parfait.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr