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jm lecerf

  • Dehors l'Obésité !

    En préalable, vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez, non classés pour l'instant en alphabétique    4 août : 59 visites

    Le numéro de mai-juin 2008 de la Revue Nutrition et Endocrinologie  qui vient de me parvenir fait écho aux Entretiens de Nutrition de l'Institut de Lille avec comme sujet: L'obésité, une maladie nutritionnelle ? Ces entretiens sont impulsés par le Docteur Jean-Michel LECERF, service de nutrition, Institut Pasteur de Lille (photo). lille institut pasteur.jpg

    Je choisis 2 des articles résumant ce qui s'est dit lors de ces entretiens. L'un est de Bernard GUY-GRAND qui évoque tous les différents éléments actuellement bien recensés qui favorisent le surpoids puis l'obésité. L'autre est de Patrick RITZ qui met l'accent sur l'intérêt de l'activité physique pour freiner l'obésité.  

    Bernard GUY-GRAND a rappelé l'histoire naturelle de l'obésité. Initialement il ne s'agit que d'un trait phénotypique se traduisant par un surpoids : simple différence ou déjà le reflet d'une balance énergétique chroniquement excédentaire. L'excès de masse grasse, définition physiopathologique de l'obésité, s'installe et correspond à une augmentation du nombre (hyperplasie) et/ou de la taille (hypertrophie),des adipocytes. Le recrutement de nouveaux adipocytes survient lorsqu'un masse adipeuse critique est atteinte. Une composante non adipocytaire du tissu adipeux se développe, conférant à l'obésité une dimension inflammatoire contribuant à l'insulino-résistance, elle-même impliquée dans la leptino-résistance. Les sécrétions endocrines du tissu adipeux génèrent également des anomalies participant à la physiopathologie des complications de l'obésité. Enfin la régulation du poids et le couple tissu adipeux-hypothalamus sont perturbés, le pondérostat se dérègle, l'obésité devient irréversible: c'est une maladie. Les facteurs déterminants  de l'obésité peuvent se diviser en trois catégories: les facteurs prédisposants, c'est-à-dire essentiellement la génétique dont le rôle est considérable; les facteurs favorisants, en particulier le tandem alimentation/activité physique, en partie sous la dépendance de facteurs socio-psychologiques et socio-économiques, et les facteurs déclenchants qui sont surtout des événements faisant basculer le sujet dans son déséquilibre comportemental, énergétique et/ou métabolique. De très nombreux "outsiders" s'inscrivent aujourd'hui dans cette multifactorialité: c'est le rôle évoqué du stress, du rapport omega6/omega3 augmenté très précocément, de certains polluants, des perturbations liées au temps de sommeil ou au changement d'heure (été - hiver), de certains facteurs infectieux, de modifications de la température ambiante, de facteurs épigénétiques  ou liés à la flore intestinale.

    Patrick RITZ a montré à quel point l'inactivité physique était un facteur fondamental de la prise de poids à part égale avec le facteur alimentaire. De très nombreuses études indiquent que cette sédentarité peut apparaître du fait de modifications insidieuses du mode de vie liées au  nombre d'étages d'habitation, au temps de transport, au nombre d'heures devant la télévision...l'inactivité est un facteur d'obésité majeur, mais l'inégalité concerne aussi l'impact individuel variable de l'inactivité. La lutte contre la sédentarité a fait ses preuves pour la réduction de l'incidence, du surpoids ou de l'obésité. L'activité physique seule ne suffit pas à inverser une courbe d'obésité; elle renforce par contre l'effet d'une diététique bien comprise: elle s'oppose enfin à la reprise de poids chez un obèse qui se soumet à une restriction énergétique.

    Les jeunes, en 1er, comme le rappelle Patrick RITZ, n'oubliez pas l'activité physique, dont l'impact varie d'une personne à l'autre, mais qui est toujours efficcace pour lutter contre une prise de poids, antérieure à  une obésité; l'exercice physique collectif ou personnel - marche, course, ménage, passage de l'aspirateur, jardinage en bêchant, escaliers montés, natation, montagne, aviron, jeux de ballon, etc... - est toujours un plus, qu'il soit associée ou non à une alimentation rendue plus adéquate. Remuer, bouger, se dépenser, prendre de l'exercice ne coûte rien.  

    En second lieu,comme le rappelle Bernard GUY-GRAND, attention dès la petite enfance et ensuite à ne pas trop grossir en favorisant une augmentation du nombre et de la taille des cellules "grasses" les adipocytes. Tout est question d'équilibre énergétique entre apport e dépense. C'est très simple. Encore faut-il y être attentif. Un excès d'apport va entraîner une augmentation des adipocytes en nombre; une poursuite de l'excès une augmentation de leur volume.  Quant un certain  stade est dépassé en nombre et en taille, une inflammation s'installe qui va entraîner une résistance du corps à l'insuline, et d'autres troubles. Au final le mécanisme régulateur du poids, le pondérostat, perd la tête et l'obésité est installée, telle une maladie.  

    GUY-GRAND rappelle les 3 sortes de facteurs qui favorisent l'obésité: la génétique au rôle important , le couple alimentation/activité physique et des facteurs déclenchants(stress, polluants, rapport augmenté omega6/omega 3, temps de sommeil, changement d'heure, modification de la température ambiante, facteurs infectieux, facteurs liés à la flore intestinale, de facteurs épigénétiques).

    Petits ou grands, à part la génétique sur laquelle on ne peut pas agir actuellement, on peut se débrouiller pour éviter le surpoids ou, s'il survient, s'en débarrasser en ajustant comme il faut alimentation et exercice physique sans oublier de faire la chasse au stress.

    Quel que soit l'âge: Dehors l'Obésité !

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