09.08.2008

Jean-Luc Romero,Sida et J.O.

En préalable, vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez, non classés pour l'instant en alphabétique  - 9 août 88 visiteurs

A l'occasion des JO de Pékin je vous propose d'entendre et de voir en clip La Flamme d'Alango grâce au lien suivant:  http://www.wat.tv/video/flamme-www-alango-fr-2d46_89cl_.h...Ce clip est beau, dynamique, positif, joyeux, sportif, bien implanté dans la réalité de tous les jours et d’une grande qualité. Entendre La Flamme permet d'entendre le message que souhaite faire passer Alango, auteur, compositeur, interprète et producteur. La Flamme est tiré de l’album d’Alango appelé Lamaousong ce qui veut dire Beauté de la Lune.  Découvrez Alango, si vous ne le connaissez pas encore. 

Je n'ai pas boycotté la cérémonie d'ouverture des J.O.. Je vous dirai demain.

 Ce qui n'empêche pas de vous rapporter la position personnelle de l'ami  Jean-Luc Romero  dans un commniqué de presse du 7 août 2008, par rapport à la position de la Chine quant aux séropositifs VIH/Sida.

 

"7 août 2008 à 15 H 23 :
« Séropositifs, boycottons la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques… à la télévision ! »  2008mexicoJLRomero.jpg

Le 8 août sera une journée bien chargée dans le calendrier international : alors que s’achève la 17ème Conférence internationale sur le sida à Mexico, s’ouvrira le même jour les 29èmes Jeux Olympiques à Pékin.

Deux événements essentiels à l’échelle mondiale et donc forcement traités de la même façon par les gouvernements du monde entier … ? Non, vraiment pas ! Alors que la Conférence de Mexico était marquée par une liberté de ton, une énergie militante, des échanges bouillonnants, une envie de changer le monde pour le bien être de tous, bien des gouvernements du monde y ont brillé par leur absence, provoquant la colère légitime des acteurs de la lutte. Paradoxalement, dans une ambiance de censure - malgré les promesses maintes fois renouvelées des autorités chinoises, encore bien trop de sites internet d’information seront censurés -, les représentants du monde entier vont partager les tribunes présidentielles avec les officiels chinois qui vont pouvoir triompher, après des menaces, bien théoriques pour certains, de boycott.

Bien évidemment, ces tribunes chinoises seront bien garnies : on pourra y retrouver des visages connus de tous les français comme par exemple ceux des personnalités politiques de premier ordre qui ont préféré venir aux Jeux Olympiques plutôt que de passer quelques heures avec les 23.000 acteurs de la lutte contre le sida à Mexico. Pourtant, 2 millions de morts par an, cela vaudrait-il moins que des danses et des feux d’artifice ? 2,7 millions de personnes nouvellement contaminées en 2007, n’aurait-ce pas été une raison suffisante pour que la France soit représentée par au moins un membre du gouvernement ? Manifestement non.

Alors, d’ici on peut déjà entendre les beaux discours sur l’idéal olympique, sur les valeurs d’amitié, de respect de solidarité et d’engagement, les félicitations, les autocongratulations, les tapes dans le dos, les sourires de façade. Mais concrètement, qu’en est-il des fameux droits de l’Homme qui ont été portés comme un étendard par bon nombre de dirigeants pour annoncer un possible boycott de la cérémonie d’ouverture ?

Rien ne s’est amélioré pour les droits de l’Homme en général en Chine. La peine de mort y aurait-elle été abolie ? La liberté de la presse serait-elle devenue une réalité ? Quant au Tibet qui a fait la une de l’actualité pendant bien des semaines ; ses morts auraient-ils « servi » à faire avancer cette cause juste ? Quant aux personnes touchées par le VIH/sida ; la Chine aurait-elle suivie l’exemple des Etats-Unis en autorisant l’entrée des personnes touchées par le VIH/sida sur son territoire comme elle s’y était engagée auprès du Fonds mondial il y a quelques mois?

A toutes ces questions la réponse est simple : non !

Aujourd’hui, encore, 33 millions de séropositifs dans le monde sont toujours interdits de territoire chinois. Le mur de la Honte ! Il faut prendre un exemple très concret qui parlera à tous : aujourd’hui, un grand champion comme Magic Johnson, séropositif depuis 16 ans, médaille d’or aux JO de Barcelone, membre de la fameuse « Dream Team » ne pourrait pas assister à ces Jeux. Il n’aurait pas eu le droit de poser le pied sur le territoire chinois à cause du virus dont il est porteur. 25 ans après le début de l’épidémie, alors que la Chine a plus de 700.000 personnes séropositives sur son territoire, elle fait comme si le sida ne la concernait pas. La Chine se bande les yeux et, dans le domaine de la lute contre le sida, il faut savoir regarder la réalité en face, les yeux grands ouverts.

Alors, puisque la Chine boycotte les personnes touchées par le VIH/sida, puisque les intérêts économiques pèsent plus que les droits humains, que les officiels ne disent rien et se comportent ainsi en complices du régime communiste, Jean-Luc Romero appelle les personnes séropositives à faire la seule chose qui soit possible : « Séropositifs, boycottons la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques … à la télévision ! »."

Les jeunes, de nombreux pays n'ont pas affiché les chiffres du Sida chez eux au départ. J'ignore l'attitude de la Chine envers le VIH/Sida: je n'ai rien vu ni entendu à ce sujet, et les journalistes n'ont pas a abordé cette question quand ils avaient en face d'eux des journalistes chinois ou autres responsables, alors que le Tibet était largement mis et remiset re-remis sur le devant de la scène. 

contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr

27.07.2008

Pas de vacance pour le Sida ! JL Romero

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Hier, 26.7.2008, bilan à propos du Sida : La situation actuelle vue par Jean-Luc Roméro

                                      

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Difficile d’aborder ces sujets graves que sont l’euthanasie et le SIDA durant la période des vacances d’été. Pourtant, l’épidémie est loin d’être terminée, ni même jugulée et malheureusement, des centaines, peut-être des milliers de personnes seront contaminées cet été alors même qu’elles sont loin des soucis, heureuses de vivre et de profiter du soleil, de la plage ou de la montagne, avec l’envie de rencontrer quelqu’un, pour une nuit ou pour la vie. Parmi ces futurs contaminés, il y aura des jeunes. Retour sur ce fléau un peu oublié.
Après 28 ans d’épidémie de SIDA, où en sommes nous ?
Le virus du SIDA touche actuellement 33 millions de personnes dans le monde. C’est la 6ème cause de mortalité sur la planète. En Afrique, en Asie et maintenant dans les pays de l’est, la situation est terrible. La pauvreté, l’absence de prévention, la difficulté d’accès aux traitements font des ravages.
En France, on estime que 100 000 à 150 000 personnes vivent avec le SIDA, qu’elles soient considérées simplement comme séropositives ou avec un SIDA déclaré. Paris concentre à lui seul 25% de ces personnes soit environ 40 000 personnes, l’équivalent des populations du premier et second arrondissement réunis ! Environ 90 000 personnes en France sont actuellement sous traitement.
A-t-on des enfants du sida en France ?
Nous avons été très rapidement capables de juguler la transmission du virus entre la mère et l’enfant mais il y a en effet de jeunes adultes en France qui vivent sous traitement depuis leur enfance, environ quelques milliers.
Les jeunes et le SIDA ?
La situation est paradoxale. Les adolescents français sont à la fois très conscients de l’existence du SIDA – leur utilisation du préservatif le prouve – et plus mal informés que leurs ainés. En étudiant de près ce qu’ils disent du SIDA, on perçoit nettement que le niveau de connaissance de la maladie recule. Pour citer un exemple, lors du dernier Sidaction en décembre 2007, 26% des 15 – 24 ans déclarent penser qu’on peut être contaminé par une piqure de moustique, ce qui est faux. Le pourcentage était de seulement 14% dans les années 90.
On voit réapparaître des fantasmes autour des modes de contaminations que nous pensions disparus. Avec les progrès dans les traitement, il y a moins de morts et donc beaucoup moins d’images de la maladie. De plus les malades se cachent.
Le succès des multithérapies a-t-il rendu la tâche plus difficile au discours de prévention ?
L’arrivée soudaine des « trithérapies » en 1996 a eu une conséquence inattendue : dans une atmosphère de mort, ou dans certains milieux, chacun avait un ou plusieurs proches qui avaient disparu, la vie est revenue très rapidement. Le soulagement généré par ce progrès a eu comme effet, à la longue, de faire baisser la garde.
En 2007, on a recensé 6400 diagnostics de séropositivité. L’épidémie est donc loin d’être éradiquée, ou même jugulée.
Que penser du bareback ?
Il ne faut pas confondre bareback et relapse. Le mouvement bareback revendique un comportement qui vise à contaminer les autres. Ce mouvement est très minoritaire. Les relapses, eux, sont des gens épuisés face à la protection. Il n’y a pas de valorisation des séropositifs dans la société. Le discours de protection ne passe plus, ou de plus en plus mal.
Pire, on stigmatise et les gens finissent par baisser les bras. La « pénalisation » de la séropositivité, comme on l’a vu dans des affaires récentes, pose un vrai problème. Une relation non protégée – et librement consentie par les deux partenaires – implique une responsabilité partagée. Si on fait porter le poids de la responsabilité sur les seules épaules du partenaire séropositif, on court le risque de voir diminuer le dépistage sous le motif que « si je ne sais pas, je ne peux pas être condamné ». je le répète, la responsabilité DOIT être partagée.
Qu’en est-il de la discrimination en France ?
La discrimination se traduit en France de nombreuses manières. C’est par exemple dire que les séropositifs sont des personnes différentes. Il est extrêmement difficile, voire impossible de contracter un prêt pour acheter un logement, pour investir dans une société. Les banques arguent de la santé pour refuser, alors même qu’un séropositif peut vivre des dizaines d’années. Dire sa séropositivité dans un tel climat, c’est prendre le risque, quasi certain, de faire fuir son ou sa partenaire. C’est la certitude de ne pas être embauché. Dans un sondage récent, 100% - 100% ! - des employeurs disent refuser l’embauche d’une personne dont la séropositivité est déclarée.
La discrimination se traduit aussi au quotidien par l’extrême difficulté à voyager. La moitié des pays de la planète refusent l’installation sur leur sol de séropositifs. 13 vont même jusqu’à interdire la circulation des séropositifs. Donc pas de voyages touristiques dans ces pays, pas même de possibilité de transiter par leur sol. Parmi ces 13 pays, on compte la Chine. Et les USA.
Quelles sont les origines de ces mesures d’exclusions ?
La peur des sociétés face à cette maladie mal appréhendée et vue comme honteuse. Selon la législation américaine, le SIDA est une maladie contagieuse alors que c’est une maladie transmissible. Personne n’est contaminé si il se trouve à proximité d’une personne séropositive. La contagion n’existe donc tout simplement pas.
Si ces mesures visaient à épargner un pays du SIDA, elles sont inopérantes et même n’ont aucun sens car elles ne touchent pas les ressortissants de ces pays qui peuvent aller à l’étranger, y être contaminé et revenir dans leur pays sans avoir à répondre à quelque questionnaire que ce soit.
Il est tout de même paradoxal que les USA appliquent encore cette mesure inique alors même qu’ils regroupent une fraction non négligeable des séropositifs dans le monde !
En fait, ces dispositions législatives entraine une guerre contre les malades alors que c’est une guerre contre la maladie elle même qu’il faut mener.
Comment se traduisent ces mesures ?
Pour l’installation dans un pays, les autorités demandent un test. Cette pratique se fait y compris au sein de certains pays de l’Union Européenne. Bien sur, les ressortissants européens ne sont pas concernés mais tous les autres se voient dans l’obligation de fournir un test. Pour le contrôle aux frontières des touristes, cela ne se fait pas mais les autorités utilisent des faisceaux d’indices.
Certaines compagnies américaines font procéder à la fouille de bagages à l’aéroport de départ. Si un traitement contre le SIDA est trouvé, elles avertissent les autorités de l’aéroport d’arrivée où ces dernières procèdent à l’arrestation de la personne et la refoulent vers son point de départ.
En définitive, le SIDA est une maladie honteuse car les séropositifs sont obligés de se cacher, parfois en interrompant leur traitement car ils ne peuvent pas les emmener avec eux.
Comment les choses peuvent-elles évoluer ?
C’est triste à dire mais un vrai scandale médiatique ferait sans doute bouger les choses : par exemple, si on venait à apprendre qu’une star planétaire est séropositive, il serait difficile de maintenir ces discriminations à l’entrée du territoire américain. La solution « sage » serait d’avoir une volonté politique nationale ou internationale. Mais elle n’existe pas. Pour illustrer cette absence, je rappelle que l’ONUSIDA n’a ouvert un groupe d’étude sur ce sujet qu’en mars 2008. Il y a 3 mois !
Lors du dernier G8 au Japon, une position de principe contre cette interdiction a enfin été prise.
Le secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki Mun se dit sensible à ce problème mais il était avant ministre des affaires étrangères de la Corée du Sud, l’un des 13 pays à interdire la circulation des séropositifs. Que penser ?
Au niveau de l’Union Européenne, il n’y a aucune déclaration globale même si Xavier Bertrand - que je salue – a évoqué le problème le 30 novembre 2006. Les réticences sont dues aux politiques appliquées et aux législations ambigües. Pourtant le Parlement Européen a voté récemment pour demander la levée de l’interdiction américaine.
Le 1er décembre 2006, le président Bush, en réponse à une lettre ou je l’interpelais sur ce sujet, a déclaré qu’il allait demander au congrès de lever cette mesure pour les séjours d’une durée inférieure à deux mois. C’était un début modeste mais un vrai geste. En l’absence de pressions internationales et internes aux USA, cette volonté est restée lettre morte. Comme personne en situation d’influencer les décideurs ne fait la demande, ces derniers n’agissent pas.
Je dois dire que le président Clinton avait essayé mais s’est heurté au refus de son congrès. Le Sénat a cependant voté il y a quelques jours cette levée. Espérons !
Et Jacques Chirac ?

Il a beaucoup parlé du SIDA alors qu’il était à la présidence mais il n’est plus en situation de responsabilité.
Au travers de sa fondation, peut-il faire bouger les choses ?
La Fondation Jacques Chirac œuvre sur le front de l’accès aux traitements mais Jacques Chirac s’investit moins sur le plan politique. Je lui en parlerai pourtant.

En photo, c'est Jean-Luc Romero, pas souvent en vacances ! mais toujours à l'écoute même quand il fait un "break". 

Les jeunes et tous les autres, mais les jeunes surtout: lisez ou faites-vous lire ces lignes. C'est de votre vie à protéger du VIH/Sida qu'il s'agit. Comme médecin je note tout comme Jean-Luc un ramollissement, un afffaiblissement du côté de la prévention. Pour les raisons qu'expose très bien Jean-Luc. Dont les multithérapies et la méconnaissance des modes de contamination. 

Il ne faut pas oublier que, comme pour aprendre à lire et écrire et compter, une nouvelle classe d'âge voit le jour chaque année qui doit  tout acquérir en matière de prévention VIH/Sida. Ce qui semble oublié, comme si le passage des acquis était automatique des plus grands vers les plus petits. Certes des choses sont dites mais c'est insuffisant. 

Aussi même si vous ne comprenez pas bien  étant très jeunes  tout ce qui est écrit  plus haut, vous "pigerez" l'essentiel, et irez aux nouvelles précises pour le reste. Je vous le dis comme grand-mère de 2 jeunes, garçon et fille, l'un de 14 ans et la plus jeune de 10 ans qui liraient ce billet sans souci. 

Pas de vacance pour le Sida !

contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr

23.07.2008

Séropos "helpés" par JL Romero

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Communiqué de presse du 22 juillet 2008

22 juillet à 23:30

Suite à la décision du Sénat des Etats-Unis de mettre fin à l’interdiction d’entrée des séropositifs sur le sol américain, Jean-Luc Romero, président d’ELCS, demande à Nicolas Sarkozy d’intervenir auprès de George W. Bush afin que cette décision soit ratifiée et réellement appliquée par l’administration américaine.

Le 16 juillet 2008, le Sénat des Etats-Unis a décidé de mettre fin à l’interdiction d’entrée des séropositifs sur le territoire américain, via un amendement voté dans le cadre d’une loi globale sur le programme PEPFAR (President’s Emergency Plan for AIDS Relief). Jean-Luc Romero se dit très satisfait de ce vote alors que, depuis 1993, les séropositifs n’ont pas le droit de poser un pied sur le sol américain !

Pour autant, Jean-Luc Romero, président d’ELCS et membre du Conseil national du sida, appelle à la prudence quant à l’application effective de cette mesure : en effet, il ne faut pas oublier que George W. Bush avait, le 1er décembre 2006, déclaré qu’il mandatait deux de ses ministres pour mettre fin à ces discriminations. Concrètement rien n’a été fait à ce jour.

C’est pour cela que, par une lettre transmise aujourd’hui, Jean-Luc Romero, président d’ELCS, demande officiellement à Nicolas Sarkozy, président de la République française et actuellement président de l’Union européenne, d’intervenir auprès de George W. Bush afin que celui-ci applique effectivement la décision du Sénat mettant fin aux discriminations !

Globalement, Jean-Luc Romero constate avec une grande satisfaction que le thème des restrictions à la liberté de circulation des personnes touchées par le VIH/sida intéresse enfin les décideurs. Ainsi, le 10 juin 2008, Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, appelait officiellement « au changement des lois qui maintiennent la stigmatisation et la discrimination, y compris les restrictions imposées à la mobilité des personnes vivant avec le sida ». Le G8 annonçait il y a quelques jours dans sa déclaration finale qu’il « soutient les travaux en cours destinés à examiner les restrictions imposées à la liberté de circulation des personnes séropositives et à faciliter leurs déplacements ».

Le président d’ELCS appelle toutefois à continuer le combat et à redoubler d’efforts dans la mobilisation car, aux côtés des Etats-Unis, ce sont encore douze autres pays, dont la Russie et la Chine, qui interdisent toujours aux personnes touchées par le VIH/sida de poser le pied sur leur territoire et la moitié des pays membres de l’ONU qui interdisent l’installation sur leur territoire aux personnes séropositives.

Pour votre agenda
(à 5 jours de l’ouverture de la Conférence internationale de Mexico)

ELCS vous invite à la conférence de presse de présentation de sa mobilisation pour la liberté de circulation à l’occasion de la Conférence internationale de Mexico :
poster, dossiers de mobilisation etc.

Lieu : Café Beaubourg, 1er étage (43, rue Saint-Merri - Paris 4ème)
Date : 29 juillet 2008
Horaire : 10h45
Les jeunes à Paris et dispo mardi matin 29 juillet pour 10h45, venez ! ça soutiendra ceux qui sont touchés ! chaque acte positif et empathique de chacun de nous contrebalance  et gomme peu à peu  tous les actes de méchanceté produits au quotidien.

18.07.2008

Séropo, circulez !

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Communiqué de presse du 17 juillet 2008

17 juillet à 20:42
Le Sénat des Etats-Unis en passe de mettre fin à l’interdiction d’entrée des séropositifs sur le sol américain !

Jean-Luc Romero, président d’Elus Locaux Contre le Sida, se félicite que le Sénat des Etats-Unis soit en passe de mettre fin à l’interdiction d’entrée des séropositifs sur le territoire américain. Ainsi, hier, un amendement a été voté dans le cadre d’une loi globale sur le programme PEPFAR (President’s Emergency Plan for AIDS Relief), mettant fin aux restrictions à la liberté de circulation des séropositifs, mesures mises en place en 1993. Pour mémoire, George W. Bush avait, le 1er décembre 2006, déclaré qu’il mandatait deux de ses ministres pour mettre fin à ces discriminations. Concrètement rien n’avait été fait ….

Globalement, Jean-Luc Romero constate avec une grande satisfaction que le thème des restrictions à la liberté de circulation des personnes touchées par le VIH/sida intéresse enfin les décideurs. Ainsi, le 10 juin 2008, Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU appelait officiellement « au changement des lois qui maintiennent la stigmatisation et la discrimination, y compris les restrictions imposées à la mobilité des personnes vivant avec le sida ». Le G8 annonçait il y a quelques jours dans sa déclaration finale qu’il « soutient les travaux en cours destinés à examiner les restrictions imposées à la liberté de circulation des personnes séropositives et à faciliter leurs déplacements ».

Alors, même si cette annonce est un signe d’espoir important dans ce combat pour la dignité des séropositifs et l’égalité des droits, le président d’ELCS appelle à continuer le combat et à redoubler d’efforts dans la mobilisation car, aux côtés des Etats-Unis, ce sont encore douze autres pays dont la Russie et la Chine, qui interdisent toujours aux personnes touchées par le VIH/sida de poser le pied sur leur territoire !
Enfin une lueur de tolérance, les jeunes, envers les séropositifs (VIH/sida pour cet article, je précise, car on peut être séropositif par rapport à une hépatite par exemple). Ceci est le résultat de l'acharnement - dans le bon sens - de l'ami Jean-Luc Romero, qui a aussi obtenu dans un même élan la possibiolité de prêts bancaires non seulement pour les séropo mais aussi pour d'autres blessés dans leur santé tels que les cancéreux etc...qui, avant Jean-Luc, étaient jetés au rebut. 
On y est presque ! à cette circulation de par tout le monde des séropos comme des autres.  
contact: francoiseboiseau@wanadoo.fr

15.07.2008

Travel restrictions for HIV positive people

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  Press Release of July 10th 2008

À l'attention des membres de Avec JL Romero contre les interdictions de circuler des séropositifs

Jean-Luc Romero  11 juillet à 20:14  Répondre

Jean- Luc Romero, president of ELCS, is happy that the G8 have taken a stand on the freedom of circulation of HIV infected people and hopes that the statements will finally result in concrete measures.

Jean-Luc Romero, president of ” Elus locaux contre le sida” is very happy that the G8 , in its final declaration, took a firm stand on restrictions to the freedom of circulation of people affected by the Hiv/Aids virus in the world.

The final declaration mentions that ”the G8 supports ongoing work to review travel restrictions for Hiv positive people with a view to facilitate travel and we are committed to follow this issue”

Let us be aware of the fact that this declaration is far from being trivial and was certainly the consequence of tight negociations : indeed among the G8 countries, there are some who still apply discriminatory measures to HIV infected people. For example Russia and the United States still forbid people affected by the virus to enter their territory even for a short visit. Canada still applies restrictions for stays that exceed three months for HIV infected people.

Globally nearly half of the member countries of the United Nations have such restrictions. In 13 countries, Hiv infected people are not even allowed in, not even for a short visit.

It is great news that the G8 have taken this stand but ELCS demands now that the declarations should be followed by concrete measures.

ELCS will present a poster during the international conference in Mexico and an information file about this issue in three languages.

Information file available on the website : www.elcs.fr

contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr

13.07.2008

Séropo:en fiche ? Homo: en fiche ?

A lire demain lundi 14 juillet sur www.romero-blog.fr

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Un fichage des séropos et des homos !

En ce jour de fête nationale , de commémoration de notre révolution , sans trop de publicité , le ministère de l’intérieur , finalise un nouveau fichier appelé « Edvige » qui pourra enregistrer « toutes les personnes de 13 ans ou plus ayant sollicité , exercé ou exerçant un mandat politique , syndical et économique ou qui joue un rôle institutionnel , économique , social ou religieux significatif » et comme l’a récemment révélé le magazine Têtu !!! Désormais , les services de renseignement pourront enregistrer des données sur l’homosexualité d’une personne et son statut sérologique ! Comme au bon vieux temps des années 70…
La CNIL a émis certaines réserves et a notamment souhaité que le décret « définisse la nature des données » , mais cette recommandation n’a pas du tout  été prise n compte et la CNIL vient de regretter « que la possibilité de collecter désormais des informations relatives à la santé et à la vie sexuelle des personnes ne soient pas assortie de garanties suffisantes… »

Et tout cela , malgré la mobilisation des associations , dans une indifférence générale !

Je saisirai dès mardi le Conseil National du Sida et je verrai avec le bureau d’ELCS s’il peut être envisagé de faire un recours devant la HALDE.

Trois mots en conclusion de ce post : lamentable , discriminatoire et liberticide.

                                                                                 Jean-Luc ROMERO
                                                           Président d’Elus Locaux Contre le Sida
                                                              Membre du Conseil National du Sida

Les moins de 18 ans, je passe l'info pour le faible pourcentage statistiquement concerné en direct et pour tous les autres qui sont des copains et copines. Vous connaissez mon mesage : accepter les différences.

contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr

Jean-Luc ROMERO et Sida

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Communiqué de presse du 10 juillet 2008

10 juillet à 20:04
Communiqué de presse du 10 juillet 2008

Jean-Luc Romero, président d’ELCS, se félicite que le G8 ait pris position
sur la liberté de circulation des personnes séropositives et demande que les déclarations soient enfin suivies de mesures concrètes



Jean-Luc Romero, président d’Elus Locaux Contre le Sida, se félicite que le G8 ait pris, dans sa déclaration finale, position sur le problème des restrictions à la liberté de circulation des personnes touchées par le VIH/sida dans le monde.

La déclaration finale mentionne que « le G8 soutient les travaux en cours destinés à examiner les restrictions imposées à la liberté de circulation des personnes séropositives et à faciliter leurs déplacements et nous nous sommes engagés à suivre cette question » (The G8 supports ongoing work to review travel restrictions for HIV positive people with a view to facilitating travel and we are committed to follow this issue).

Rappelons que cette déclaration est loin d’être anodine et a sûrement été l’objet de négociations serrées : en effet, parmi les membres du G8, certains appliquent encore des mesures discriminatoires aux personnes séropositives. Ainsi, les Etats-Unis et la Russie interdisent toujours aux personnes touchées par le VIH/sida toute entrée sur leur territoire même pour un court séjour. Le Canada, quant à lui, applique toujours des restrictions sur les séjours de plus de trois mois pour les personnes séropositives.

Globalement, ce sont près de la moitié des Etats membres de l’ONU qui mettent en œuvre de telles restrictions. Dans 13 pays, les séropositifs sont soumis à une stricte interdiction d’entrée sur le territoire national, même pour un court séjour touristique.

Il est heureux que le G8 ait pris position mais ELCS demande maintenant que les déclarations d’intention soient enfin suivies de mesures concrètes…

ELCS présentera un poster lors de la Conférence internationale de Mexico et un dossier d’information traduit en trois langues sur cette question.


Dossier d’information disponible sur le site : www.elcs.fr
Jean-Luc est un ami, les jeunes. Un vrai. Il répond toujours et vite: pas fréquent ! En plus, il fait toujours tout ce qu'il peut chaque fois qu'il peut venir en aide. Rien qu'en répondant, il aide ! 
Formidable, non? 
Alors découvrez cet homme au grand coeur !
Et voyez si vous pouvez soutenir son combat pour la libre circulation des séropositifs.
Moi ? Je roule avec Jean-Luc pour cela; c'est vérifiable sur Facebook.
Voyez quant à vous. 
contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr

14.06.2008

JL Romero: Don du Sang,EFS,etc...

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Journée Mondiale du Don du Sang ce samedi 14 juin 2008 .

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1. En France, jusques à quand le sang des homosexuels restera-t-il interdits de don ?

Cette phrase introductive pour mettre l’accent sur la présence ce soir, 14 juin 2008, à 18H30 de Jean-Luc Romero à l’Arc de Triomphe lors du ravivage de la flamme.

C’est à l’invitation de l’association ABSDO (Association pour le don bénévole de sang et d’organes de Paris et des Hauts de Seine), et dans le cadre de la journée mondiale des donneurs de sang qui se déroule ce samedi 14 juin 2008 que Jean-Luc Romero par sa présence saluera symboliquement l’ensemble des Français qui donnent leur sang et les appellera à donner leur sang plus régulièrement. De même les non donneurs seront appelés à penser à ce geste de solidarité et d’amour.  Jean-Luc Romero rappellera aussi que les autorités refusent à plusieurs millions de nos concitoyens du fait de leur orientation sexuelle ce geste qui pourrait sauver des vies.

Pourtant il avait été envisagé de revoir l’interdit de don de sang fait aux homosexuels, car être dans cette orientation n’est pas être synonyme de pratiques de conduites à risques. Et Jean-Luc Romero, dès 1983, avait demandé que le concept de « populations à risques »soit remplacé par celui de « conduites à risques ». Une conduite à risques pouvant être le fait d’hétérosexuels autant que d’homosexuels. Par la suite, Xavier Bertrand le 10 juillet 2006 comme Ministre de la Santé puis Roselyne Bachelot le 27 novembre 2007 aussi Ministre de la Santé réaffirmait qu’elle allait « suspendre l’interdiction » pour les homosexuels de donner leur sang, interdiction qu’elle qualifiait de « démarche discriminatoire qui n’est pas tolérable ».

A ce jour, 14 juin 2008, rien de nouveau. La situation reste bloquée, inchangée. Alors que le don de sang par des homosexuels sans pratique à risques respecte en tous points le principe essentiel e primordial de la sécurité transfusionnelle.

Le texte ci-dessus a emprunté son essentiel à un communiqué de presse d’hier, vendredi 13 juin.

A ce jour, alors que le manque de sang est évoqué constamment par l’EFS (=Etablissement Français du Sang), vous êtes tous invité à aller offrir votre sang. Pour cela : contactez directement l'établissement français du sang pour connaître le centre le plus proche de chez vous. Une condition de base sévit actuellement quelle soit la taille pour pouvoir être admis à donner son sang : l’obligation de peser 50 kilogs.  Cela quel que soit l’âge. Comprenne qui pourra ! mais il faut le savoir !

2. L’événement de ce jour a 2 objectifs : inciter les donneurs à plus de régularité et sensibiliser davantage le grand public à l’importance du don de sang. Partout en France, des collectes et des lectures publiques d’histoires écrites par des auteurs célèbres. Cela dans une vingtaine de villes en métropole et 3 dans les DOM. Des écrivains imaginent des histoires fondées sur le lien entre donneurs et receveurs : Agnès Abécassis, Philippe Delerm Lorraine Fouchet, Alexandra Julhiet, Xavier Lapeyroux, Laurence Tardieu…et le 14 juin, des comédiens/conteurs liront ces écrits dans des espaces publics. Et à proximité des animations, des collectes de sang seront organisées.Pour en savoir plus, découvrir les histoires, leurs auteurs, les lieux où se dérouleront ces animation, rendez-vous sur le site journeemondiale.dondusang.net.

3. Quant au plan mondial gardons en tête que huit personnes sur dix n'ont pas accès à la sécurité transfusionnelle

Comme vous vous en doutez, chers lecteurs,les besoins de 18 % de la population mondiale monopolisent 60 % de l'offre mondiale, ce qui laisse les 82 % restant sans couverture satisfaisante.

Le Dr Lee Jong-Wook, directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) dit que: « La sécurité transfusionnelle est un besoin fondamental dans les systèmes de santé de tous les pays. Les 192 États Membres ont récemment convenu de célébrer officiellement chaque année la Journée mondiale du don de sang. On contribuera ainsi à sensibiliser les populations au besoin permanent d'avoir du sang sécurisé et des donneurs sûrs. »

Au Malawi pour assurer une couverture universelle de la sécurité transfusionnelle, on retrouve la décision de passer à un système basé exclusivement sur le don de sang régulier, volontaire et non rémunéré. Le donneur le plus sûr est celui qui donne son sang au moins deux fois par an, sans recevoir d'argent ou de biens en échange, qui comprend les principes de l'altruisme, qui répond franchement aux questions posées pour la sélection des donneurs et qui reportera son don ou se retirera définitivement s'il présente le moindre risque pour le receveur. Comme en général les donneurs de ce type ont un sens des responsabilités envers leur communauté, ils tendent à se maintenir en bonne santé de façon à pouvoir continuer à donner du sang qui ne présente aucun danger.

Des progrès restent à accomplir car seuls 40 pays ont mis en place un système basé exclusivement sur le don de sang volontaire. (…) Trop de pays, y compris parmi les pays émergents, continuent de dépendre des dons de compensation (c'est-à-dire des dons faits par la famille du malade) ou des dons rémunérés.

Le sang contaminé par le VIH continue d'être à l'origine d'environ 5 % des infections à VIH en Afrique. Alors que dans de nombreux pays, on pratique de plus en plus de tests pour sécuriser le sang, la plupart des pays en développement ne recherchent ni le VIH, ni l'hépatite B ou C. Chaque année, six millions de recherches d'infections qui auraient dû être pratiquées ne sont pas effectuées.
La Journée mondiale du don de sang rend hommage à tous ceux qui ont permis directement de sauver ou d'améliorer la vie de millions de patients en donnant régulièrement et volontairement leur sang. C'est aussi une demande pressante faite à tous les pays du monde pour qu'ils valorisent les donneurs sûrs et ne ménagent aucun effort pour garantir la sécurité transfusionnelle et ainsi sauvegarder la vie des patients.

Quatre organisations internationales, travaillant à promouvoir les dons de sang volontaires et non rémunérés pour assurer la sécurité transfusionnelle, parrainent la Journée mondiale du don de sang : l'Organisation mondiale de la Santé , la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, la Fédération internationale des organisations de donneurs de sang et la Société internationale de transfusion sanguine.

 

Les jeunes et les parents, j’ai mis les pieds dans le plat une fois de plus car il est meilleur que les choses soient dites. Et il si facile de parler ensemble de ce qui semble pour certains, être assimilé à des zones obscures. Alors que tout peut être limpide et clair. Sur ce, allez donner votre sang tous ceux et celles qui le peuvent.

Et vous, les plus jeunes, vous avez votre mot à dire en secouant la flemme des adultes autour de vous. Faites-vous entendre ! Foncez ! Dites à ces grands que ce sang donné peut un jour être utile  à un parent, à un ami, à un voisin. Qui sait ?

Cherchez et trouvez les bons arguments. Devenez des leaders !  D’ailleurs ça vous aidera pour votre vie personnelle, pour vous affirmer, pour développer votre confiance en vous. Allez !

Je vous passe le relai, obligée que j'y suis pour l'intant Car si j'ai beaucoup donné, si je suis toujours d'aplomb pour continuer des dons là, je suis actellement bloquée par une limite d’âge; bien trop basse et injustifiée à l’heure où l’on augmente la durée du travail. Il est prévu de changer cela. Pas au temps des "coquexigrues", j'espère !

Une très bonne journée à tous !

Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

19.05.2008

Homophobie ? Pas de ça !

En préalable, vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez, non classés pour l'instant en alphabétique.       

Retour aux bases, je veux dire les hasards de la génétique.

L’ami Jean-Luc Romero 431483138.jpg m’avait indiqué – en réponse à ma question - qu’environ 7% de personnes naissaient ou se retrouvaient dans leur jeune âge avec une préférence sexuelle pour personne de même sexe. Il avait raison.

Sans concéder à la génétique un  pouvoir déterministe absolu sur toutes choses, force est néanmoins d’en tenir compte, encore plus après les journées de prévention du cancer de la peau – avec risque plus ou moins fort selon la nature de peau donnée  – et de prévention de l’hypertension – avec appartenance ou non à une famille d’hypertendus.

Nul ne nie l’air d’appartenance à un même clan biologique, la transmission d’orteils allongés perceurs de chaussettes, les familles de rouquins/rouquines, la taille d’un Joaquim fils de Yannick NOAH, etc…

Ce qui est admis, toléré pour le physique peut l’être pour le reste, il me semble.

 

Peut-on être tolérant envers les homos ? gays ou lesbiennes ?

A raison de 7 homo pour 100 personnes, qui n’a pas dans son entourage familial un gay ou  une lesbienne ? identifié ou pas ?

C’est mon cas. Côté famille et aussi amis(es).

Et alors ?

Pour changer, pour une fois, je suis dans la majorité des plus de 90%  des hétéros. Une hétéro un peu déviante quand même  car faite d’une incapacité totale à manœuvrer en fille, à sortir avec des filles, à courir les fringues avec des filles, à papoter avec filles … tout ça m’est depuis toujours inconnu et, toujours aujourd’hui, me fait fuir.

 

Mon cousin homo, mes copines lesbiennes sont comme moi, comme vous, comme nous tous: des êtres humains qui ont envie de vivre heureux sans ennuyer autrui. Leur préférence de vie n’a rien de contagieux. Ils sont tout aussi respectables que les hétéros.

Leur reprocher de trop s’afficher ?  Leur reprocher les gay pride ?  Pourquoi donc ? Rien n’empêche les hétéros de s’afficher de même. Rien n’empêcher les hétéros d’organiser aussi de grandes manifestation festives. Je pousse le bouchon, là, exprès. D’ailleurs les hétéros sont bienvenus dans les gay pride.

 

Il y a eu des temps où ces attitudes n’étaient pas l’objet d’un tel tumulte. Où l’on avait par exemple épouse et enfants sans se priver pour autant de ce que l’on pouvait voir, après tout, comme un autre mode de connaissance de l’autre.

Ce n’est pas pour choquer que j’écris cela, c’est pour ramener à l’essentiel qui est de lutter contre ce qui fait mal, vraiment mal: les maladies, la douleur, etc…

Je rappelle en passant que le passage de La Bible évoquant Sodome et Gomorre a été présenté au grand public catho avec un contre sens dans la traduction. Patrick Négrier que j’estime  beaucoup et qui a vécu quelque  temps au rythme monastique, par ailleurs référent connu sur le plan maçonnique, ne manque jamais de rappeler que c’est les homophobes agresseurs des gays qui étaient tancés dans ce passage et non pas les homos qu’ils attaquaient.  

Bien plus près de nous quand une George Sand déclare : « Prenez-moi donc pour un homme ou une femme, comme vous voudrez (…), je ne suis ni l’un ni l’autre, (…) je suis un « être ». », il est possible de se demander si notre amoureuse romancière n’avait pas une perception anticipée de ce qui est mieux connu maintenant  par certaines femmes.

L’observation du développement des embryons montre un stade indifférencié de plusieurs semaines commun aux futurs filles et aux futurs garçons avant que se poursuive, pour les seuls possesseurs du chromosome Y soit environ 50%  -  nos futurs petits mâles - une évolution vers un aspect et un fonctionnement de garçons. Ainsi, les très très jeunes, et pour reprendre la manière de présenter que j’avais entendu une fois auprès de jeunes du primaire de grande banlieue, une moitié des embryons naîtra équipée d’une «joséphine» tandis que l’autre moitié naîtra équipée en «napoléon».

Ce mode de croissance de l’embryon pourrait peut-être expliquer l’existence de secteurs anatomiques chez les filles permettant - chez quelques unes d’entre elles - de se comporter en partie comme des garçons au niveau de la sexualité et cela de façon visible.

 

Ce grand écart pour dire qu’on sait  quelques trucs, deci delà, et qu’on en découvrira d’autres. 

Jamais il ne faut juger ni rejeter. Patrick Négrier, oui, encore lui ! rappelle que la pierre de touche d’un comportement correct avec les autres - homos ou hétéros - passe par la question ci-après: «Est-ce que je respecte toujours autrui ? Est-ce que je tolère toujours ses différences ? différences par rapport à moi qui suis tenté de juger les autres à l’aune de ce que je pense bon et bien».

 

Pour plus concrètement accepter l’autre dans sa différence, voici le communiqué de presse d’Aujourd’hui, Autrement le samedi 17 mai 2008:

« Aujourd’hui, Autrement se félicite de la reconnaissance par le gouvernement de la Journée internationale contre l’homophobie et lui demande de mettre les bouchées doubles dans ce combat
Le parti centriste, Aujourd’hui, Autrement - parti libéral-social, démocrate, humaniste et européen – créé par Jean-Luc Romero se félicite de l’annonce par la secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme, Rama Yade, affirmant que le gouvernement français reconnaissait désormais officiellement la Journée internationale contre l’homophobie et que Paris demanderait une « dépénalisation universelle » de l’homosexualité. Pour Jonathan Denis1686748556.jpg, président d’Aujourd’hui, Autrement, « c’est un pas en avant que vient de faire le gouvernement avec cette reconnaissance officielle. Il faut maintenant mettre les bouchées doubles pour lutter efficacement contre ce fléau qu’est l’homophobie et ce en reconnaissant totalement dans le droit français qu’il n’y a aucune infériorité entre l’hétérosexualité et l’homosexualité et en luttant efficacement dès l’école contre cette discrimination ». Si Aujourd’hui, Autrement salue le geste gouvernemental, le parti centriste, anciennement partenaire de l’UMP, n’oublie pas le comportement homophobe de certains élus UMP et demande à la majorité présidentielle de prendre ses responsabilités en lançant trois grands chantiers : lutte contre l’homophobie dès l’école, ouverture du mariage aux conjoints de même sexe et reconnaissance de l’homoparentalité. Pour Jonathan Denis, « ce n’est qu’à ce prix que l’on pourra donner des leçons au reste du monde ».

Compris les jeunes ? Luttez fort contre ce qui détruit pour de vrai: douleur, maladies, non respect des différences, maltraitances …. Vous connaissez ce qui détruit car, en tant que moins de 18 ans, vous êtes peu écoutés et peu considérés sauf familles ou environnement assez rares. J’espère que vous, mes jeunes lecteurs, vous êtes respectés. Et que les plus grands vont faire davantage attention.

A votre disposition si besoin était.      

Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

27.04.2008

jclagarde: LES HYPOCRISIES FRANCAISES

Il vient de paraître en avril 2008 aux Edtions Le Cherche Midi "Les Hypocrisies Françaises", livre résultant d'une série d'entretiens entre Jean-Christophe Lagarde et Jean-François Achilli. Maire de Drancy et député de Seine Saint Denis, l'auteur décrit un certain nombre d'incohérence et de dérapages tolérés au quotidien, qui sont de fait des réelles hypocrisies.
Je fais ici le choix d'évoquer la 2ème partie de l'ouvrage relative à des Hypocrisies quotidiennes, la 1 ère  traitant d'hypocrisies fondamentales, la 3 ème d'hypocrisies politiques. Le ton est agréable, le rythme alerte et l'on sent que monsieur le député maire est au fait de ce qu'il rapporte. Et puis, au travers de son livre, il semble quelqu'un d'humain et fréquentable.

Monsieur le Maire attaque par "La duperie des marchés publics", ces marchés public qui jouent un rôle important dans la vie d'une commune. Les propos tenus sont la réalité, je le sais d'expérience. Ce qui donne cette première conclusion du premier magistrat de Drancy: "Respecter la loi, c'est donc laisser les citoyens se faire plumer, au travers de leurs impôts." (p.147). Souhaiter éviter le plumage des citoyens se révèle impossible car "Notre alternaive reviendrait à tricher au profti de la collectivité, mais pénalement à nos risques et périls." Quel maire  a envie de se retrouver en prison fut-ce pour alléger les impôts de ses administrés ? Aucun ! Ceci étant mr Lagarde propose des solutions possibles.

Suit le chapitre "Tous écolos" qui montre les incohérences où la France est engluée. Qu'il s'agisse des transports pour Paris et l'Ile de France, du retard apparent des constructeurs français de voitures, du lourd poids de lobbies discrets dans les domaines de l'énergie et de l'agriculture, du problème de l'eau, du tri sélectif. On n'est pas très joyeux en sortant de ce chapitre où l'auteur déclare: "L'environnement est l'enjeu le plus crucial que nous avons devant nous. Mais c'est le moins visible. En conséquence, c'est là que les dirigeants et citoyens son les plus hypocrites" (p.166-167) .

Se dressent ensuite les "HLM à vie" . J'adhère à la situation décrite ayant personnellement connu - ailleurs qu'à Drancy - il n'y a pas si longtemps l'attribution de logements sociaux à titre en quelque sorte familial à des couples, puis à l'un ou l'autres des enfants voire à la génération suivante, sans aucun contrôle du moment que les loyers étaient régulèrement payés. En matière de logement le pompom  est atteint par la loi DALO (=Droit Au Logement Opposable) votée suite à la pression médiatique du village de tentes dressées en hiver au niveau du canal Saint Martin à Paris et à l'essaimage en province du mouvement initié. Cette hypocrisie parfaitement ciselée faisait fi du travail accommpli jusqu'ici  par de nombreux bénévoles - ce qui était choquant et le reste - et a débouché sur une loi inapplicable ! JC LAGARDE s'exprime là-dessus: "Petite parenthèse: nous avons, en France, le mythe de la loi. Pour nous, la loi est censée tout régler,  même dans des domaines où elle est totalement inadaptée. La loi DALO du 5 mars 2007 me fait mourir de rire, ou de rage selon les moments. Le droit opposable au logementage ne va pas libérer de logements nouveaux ni en construire. C'est l'exemple caricatural de la législation hypocrite: nous créons une loi, sans rien résoudre." (p.178-179). Conséquence de DALO,  les associations de mal logés sont maintenantr armées pour poursuivre l'Etat en lieu et place de ceux qui n'ont pas de logement. Poursuites inadaptées qui vont "ajouter de la misère à la misère" ..."Nous marchons sur la tête, parce que nous avons voulu un droit démagogique, qui ne va faire qu'aggraver la situation.  Un  rapport  officiel confirme ce que je dis depuis le début. Mais tout le monde s'en fou, revenir en arrière ne serait pas populaire."(p.180).

"Intermittents et RMistes". J'ai lu avec intérêt. Pas d'intermittent du spectacle dans mon environnement mais un copain enquêteur depuis des années.  Enquêtes  Sofres et autres. Malgré une vie qu'il gagne comme il faut il est "mauvais" pour les agences immobilières et les banques - qu'il s'agisse  d'être locataire ou de devenir propriétaire. Car "être intermittent" c'est égal à être instable dans la tête des autres ! Du côté du  RMI, certaine s'est plainte auprès  de moi d'être montrée du doigt alors qu'elle est atteinte d'une myofasciite à macrophages qui lui "ronge" muscles et énergie, empêchant tout travail.

"La consommation des drogues". Sur ce point le député maire est clair et net : pourquoi ne pas légaliser ?
 La chasse qui se développe actuellement quant au cannabis doit laisser perplexe mr Lagarde: est-ce là la bonne solution ?

Des paroles sur "Adoption et mère porteuse" je rapporte ceci empreint d 'une ironie grinçante : " La société condamne ainsi des enfants à être élevés  par la DDASS, et à connaître  le bonheur de l'administration et sa chaleur humaine.
Combien sont-ils dans ce cas en France ? Ca me paraît fou que ce problème-là reste en l'état."  100%  d'accord monsieur le Député Maire ! L'administration n'apporte ni bonheur ni chaleur humaine.

Le chapitre qui suit est intitulé: "Homos, hétéros, pas tous égaux." Là encore je goûte la clarté. En un autre chapitre, mr LAGARDE cite Jean Luc ROMERO  en tant que personne remarquable et sincère (p.197). Jean-Luc est un ami et j'aime cette appréciation. Ce chapitre sur cette question qui concerne 7% d'une population tout venant présente une ouverture lucide. Et comme l'écrit le  député maire: "Or, les couples homosexuels, femmes et hommes, qui sont une réalité depuis la nuit des temps, vivent une injustice chronique, jamais résolue." (p.215)

"C'est interdit,  mais en vente libre". Je retiens la question des pétards qui ont rendu sourds plus d'une vieille personne. "Ils seraient utilisables le 13 au soir et le 14. Mais pas plus. La condition serait aussi qu'ils soient de taille raisonnable , sans danger pour les biens et les personnes". (p.230). Il s'agit des 13 et 14  juillet. Quant aux chiens croisés et re-croisés que l'on n'arrive plus à suivre, il serait judicieux de solliciter l'avis d'un autre ROMERO qui a en charge à  Vincennes une école de chiens pour aveugles et avait su faire des propositions adéquates sur la formation des maîtres ou maîtresses ayant des chiens chez eux.

Pour finir: ""La polygamie, problème insoluble, en l'état". Médecin, j'en étais resté à des erreurs graves à l'occasion d'accouchements avec des échanges de numéros de sécurité sociale et donc des dossiers médicaux faux. Le livre de Mr LAGARDE m'a appris sur la polygamie et la loi des choses que j'ignorais: "Légiférer serait hors sujet. Cela reviendrait à toucher de plein fouet quantité de gens qui ont fait des enfants avec des femmes successives." (p.240). Et la conclusion de  ce chapitre qui est aussi la conclusion de cette 2ème partie est: ""Il ne faut toucher aux lois que d'une main tremblante", écrivait Montesquieu. Transition toute  trouvée pour évoquer ces hypocrisies d'un tout autre genre." (p.240), les hypocrisies politiques.  
 

Les jeunes qui  le pouvez: lisez ce livre.
contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr