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jeunes

  • Infos santé ringardes

    ELCS25.11.09 047.jpgCela du côté des jeunes.

    Pas le fond mais la forme, cela saute aux yeux. Et n’a rien d’étonnant quand on vit avec des moins de 18 ans.

    Ce qu’a découvert par une consultation nationale auprès de 2.500 jeunes de 12 à 18 ans le Défenseur des enfants, Madame Dominique Versini, qui s’exprime ici à ce sujet le 25 novembre 2009 lors des récents Etats Généraux d’Elus Locaux Contre le Sida, ELCS. Ce qui explique la finale de son propos au sujet des adoptions.

    Voici le lien pour écouter Dominique Versini :

    http://www.youtube.com/watch?v=spvsMyt60h8

    Mettre à disposition des moins de 18 ans une information correcte, portée par leur langage et leurs outils, était une évidence.

    Les adultes vivent-ils sur une planète à part ?

    Où sont-ils si éloignés, voire méprisants, des centres d’intérêt des plus jeunes qu’ils ne suivent pas ce qui se passe ?

    Ce fossé des grands responsables vers les jeunes générations est navrant. D’autant plus que les jeunes d’aujourd’hui n’envoient pas balader les adultes.

    contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo archives personnelles : Dominique Versini au premier plan avec Jean-Luc Romero président d’ELCS et Roxane Decorte élu du 18 ème)

  • Marine Nationale: 16 ans

    Ecole de Brest. Entrée dans la marine de guerre pour cette première promotion de 150 nouveaux, garçons et filles, de toute la France, de tous milieux. Tous en ennui avec un système scoliaire qui n'était pas leur fort.     

    Ils ont 16 ans ou 17 ans. Ils se retrouvent à Brest pour une immersion dans la marine au nom de ce qui est appelé la seconde chance.   

    Ce que ce genre de propos est désagréable.

    Il faudrait être enfin conscient que rester planter des heures durant, sans exercice pjysique ou si peu, à une table d'écolier ne convient pas à tous et toutes.

    La France, à l'inverse des pays anglo-saxons, fait subir des heures et des heures de théorie pour des baccalauréats généralistes considérés dans notre pays comme les meilleurs.  

    On pourrait peut-être en venir à moins de théorie. Une théorie qui serait positionnée le matin, de 8 h à 13 h 00 par exemple. L'après-midi serait alors ouvert pour des activités sportives, musicales, picturales, de jardinage, théâtrales, etc...

    Il n'est pas besoin d'attendre une nième réforme de notre système scolaire, lequel actuellement fabrique 50 % d'enfants stressés par notre système d''enseigenment ou pas heureux d'aller à l'école, pour arrêter de parler d'écHec scolaire et de 2 ème chance.

    Il serair plus légitime et moins dévalorisant pour ces enfants de dire que notre modèle scolaire n'est pas assez souple pour convenir à tous.

    Pour ces jeunes moussaillons qui découvrent la mer et une autre discipline, cela devait se passer bien. 

    La mer - qu'il s'agisse de marine nationale, de marine commerciale ou de marine de plaisance - est toujours un maître exigeant.

    La discipline, en mer, est obligatoire. Question de survie. Et la nécessité de l'obéissance aux ordres et aux consignes sautera vite aux yeux de ces mineurs confrontés à la mer.      

    Ils vont vite apprendre à tenir la barre, à transmettre un message, à faire les classiques noeuds marins, à commander, à exécuter des ordres, à former des rangs.

    Je suis heureuse de cette possibilité d'accès à une carrière maritime offerte à ces filles et garçons de moins de 18 ans. Bon vent à tous !

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr 

  • Guittet, Raufer, Pomart, Girau et la violence; Desborde et l’espoir.

    Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

     

    Mercredi 27 mai 2009, une émission de C dans l’Air, consultable jusqu’au mardi 2 juin compris, a été présentée sous 09.05.28Fem3000 019.jpg l’intitulée  « Un couteau dans le cartable ».

    Chacun des 4 invités – Philippe Guittet, Xavier Raufer, Bruno Pomart, Catherine Giraud - rapporte, au plan personnel, son vécu et son expérience.  

     

    Philippe Guittet est Secrétaire général du Syndicat National des personnels de direction de l’Education nationale. Il est surtout, proviseur à Maurice Ravel, établissement de 1850 élèves pas loin de chez  moi dans le XX ème arrondissement de Paris dont il connaît bien la population.

     

    Xavier Raufer est criminologue et professeur à l’Institut de Criminologie  à Assas Université Paris II. Il est au fait de la ville et de ses bandes -  autrefois et maintenant. Il apporte un éclairage indispensable, bien au-delà des questions scolaires.

     

    Bruno Pomart a été policier au Raid. A la tête d’une association il travaille à Aulnaye sous Bois à un projet mettant en place une équipe de 17 médiateurs formés. Excellents résultats dit-il.

     

    Catherine Giraud est Psychologue clinicienne au relais étudiants-lycéens rattaché à la Fondation Santé des étudiants de France. Elle stigmatise la violence –celle des parents – pas trop – et des jeunes - beaucoup.

     

    C dans l’Air plaçait le texte ci-dessous pour présenter l’émission :

     

    « Comment lutter contre la violence et la présence d’armes à l’école ? Quelques jours après l’agression au couteau d’une enseignante par un collégien, Xavier Darcos précise, aux collectivités locales, parents d’élèves et chefs d’établissement, ses propositions. 


    "L’école doit être sanctuarisée", a réaffirmé, mercredi 27 mai 2009, Xavier Darcos, qui recevait, "dans le cadre de la lutte contre l’introduction d’armes dans les établissements (scolaires)", les représentants des fédérations de parents d’élèves, des collectivités locales et des chefs d’établissement.

    Une réunion où le ministre de l’Education nationale a précisé l’ensemble de ses propositions formulées après l’agression au couteau, le 15 mai, d’une enseignante par un élève de 13 ans au collège François-Mitterrand de Fenouillet, en Haute-Garonne, et qui ont soulevé depuis la controverse, au sein même du gouvernement.

    "Je reconnais que le portique, c’est un peu compliqué à mettre en place", a-t-il déclaré à la sortie de cette entrevue, préférant envisager plutôt le principe du "cas par cas", dans les établissements où des "diagnostics de sécurité" auront fait apparaître un besoin.

    S’agissant de l’éventualité de fouilles des sacs des élèves, la tâche pourrait incomber aux chefs d’établissement et Conseillers Principaux d’Education (CPE), "au moyen d’une habilitation spécifique qui leur serait donnée par la loi".


    Quant aux "forces mobiles" qui dépendraient du rectorat, elles pourraient être constituées sur le modèle de ce qui se fait déjà dans l’académie de Versailles, "où un petit groupe d’agents sont mobilisés lorsque des difficultés particulières se présentent ou lorsque des risques se dessinent" dans les établissements.

    Enfin, le ministre a insisté sur la formation des personnels des collèges et lycées, et leur "protection juridique", ainsi que sur l’idée de sanctions financières contre les parents des élèves amenant des armes en milieu scolaire. »

     

    Je suis sortie de cette écoute insatisfaite, avec un sentiment étrange, désagréable d’invités les uns à côté des autres plutôt qu’en convergence.

     

    Explication suggérée pour cette émission: les populations de jeunes évoquées par l’un ou par l’autre ne sont pas les mêmes.

     

    Plus généralement du côté des violences à l’école, là c’est un fait : il y a 50 ans, les populations continuant leur scolarité était un petit pourcentage désireux d’apprendre et à mille lieux de contester les enseignants. Les autres entraient dans la vie active.

     

    Aujourd’hui c’est le Baccalauréat pour presque tout le monde en objectif affiché. Or tout le monde n’est pas « accro » à des études qui durent et qui répètent. Alors que la diversité des populations constituant la France s’est fortement accrue et que la vitrine scolaire est restée presque la même qu’autrefois.

     

    Une note positive avec l’expérience concrète d’une femme, Chantal Desbordes, seul amiral à ce jour de sexe féminin, qui par ses fonction a pensé à utiliser pour les besoins de la marine le vivier des 110 000 (en 1993) à 130 000 (en 2008) jeunes sortant chaque année du système éducatif sans diplôme.

    La mer - c’est une réalité - est un chef exigeant. Et là, miracle ! Enfin non, pas un miracle mais le fruit de paroles positives exprimant le respect, l’estime, la confiance du chef, Chantal Desbordes, vis-à-vis d’eux, les dévalorisés de la terre de France. Grâce à elle, la majorité s’en est sorti, acquérant des compétences, des diplômes, et même des Validation d’Acquis pour aborder des formations plus poussées quand des vocations plus pointues se sont manifestées sur le tard.

     

    Cette rencontre avec l’amiral Desbordes avait lieu hier soir  à la mairie du XVème arrt de Paris. Et quand je lui ai demandé si la société civile était bien au courant de ces initiatives réussies, elle m’a répondu que cela ne semblait guère le cas.

    En même temps ce n’était pas à elle de faire cette publicité. Que je commence ici. Il est agréable de semer le bon grain de la réussite de la vie pour chacun, à condition de le vouloir bien et de s’en donner les moyens.

     

    Je consacrerai bientôt un billet à Chantal Desbordes.

     

    Contact : francoiseboiseseau@wanadoo.fr (illustrations : Chantal Desbordes jeudi en intervention)