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jeanne siaud facchin

  • Enfants précoces, trois écoles sur France 3

    J&JbordeauxJuillet.jpgDimanche 14 mars 2010 France 3 a fait le choix de présenter, à l’heure du 12/13, 3 écoles prenant en compte les besoins spécifiques des jeunes concernés par ce qui est désigné, souvent en France, sous les termes de précocité ou de haut potentiel intellectuel. Arielle Adda, psychologue, qui fait beaucoup pour aider les précoces de tous âges préfère parler d’enfants doués, des enfants dont elle souligne la lucidité dès le plus jeune âge.

    Etre doué est lié à un gène. Comme tout gène, son émergence peut être facilitée ou contrariée.

    Toutefois, grosso modo, cette variation génétique entraîne pour deux écoliers sur trois l’échec scolaire.

    Pour y remédier, trois réalisations ont été présentées dimanche.

    L’une à Nogent sur Marne, Arborescences, ouverte en novembre 2009 afin de répondre aux besoins de ces enfants quand ils sont en difficulté ou en échec scolaire.

    L’autre à Paris, l’Ecole Georges Gusdorf, ouverte il y a 18 mois dans le 15 ème arrondissement, qui accueille actuellement 58 enfants de la maternelle à la seconde.

    L’accueil est possible après test confirmant la précocité, qui consiste en un bilan de 2 heures effectué par un psychologue spécialisé.

    La troisième réalisation filmée concerne le Collège public Jean Charcot à Joinville-le-Pont, en fonctionnement pilote depuis 6 ans. Dans ce collège où tout le monde est mélangé, 1 élève sur 5 est précoce. La classe expérimentale de 4 ème qui est montrée accueille 27 élèves dont 8 précoces. Pas de cachotterie ici : chaque élève sait qui est qui – non précoce ou précoce - et chaque professeur aussi. Chaque précoce dispose d’un adulte référent pour l’aider à se situer pour un travail scolaire correct. Il est précisé que l’Académie de Créteil a mis en place un réseau de 8 collèges pour mieux prendre en compte les besoins spécifiques des enfants précoces. L’Académie va-t-elle étendre cette prise en charge au niveau des lycées ? Ceci est à suivre.

    Cette émission a eu le mérite de présenter des témoignages de non précoces et de précoces.

    Jeanne Siaud-Facchin, présente dans ce reportage, précise que les tests de QI  servent à évaluer le fonctionnement cognitif et affectif, les points forts et faibles  des enfants.

    Tous les précoces n’ont pas besoin de circuit particulier, un sur trois s’en sortant en étant immergé dans la masse de la majorité. Car la précocité concerne environ 2,3 % d’une population tout venant, cette particularité génétique restant présente toute la vie.

    Les écoles pour précoces sont rares.

    Au nombre des établissemnets associant non précoces et précoces, je peux citer en Vendée l’établissement Saint Gabriel Saint Michel à Saint Laurent sur Sèvre.

    J’insiste sur le fait qu’un enfant précoce est un enfant normal.

    Qu’un jeune précoce n’est pas un enfant gavé de connaissances.

    Que la précocité existe, se voit – outre les tests -  concrètement au niveau du fonctionnement cérébral.

    Que d’autres pays que la France ne parlent ni de précocité, ni de haut potentiel intellectuel.

    Est étiqueté précoce un enfant qui obtient aux tests un QI supérieur à 130. L’Education Nationale, grâce au travail de longue haleine fourni par Sophie Côte, fondatrice de l’AFEP, Association Française des Enfants Précoces, en a tenu compte dans ses textes. Un précoce pense vite, s’ennuie vite  – certains ont appris à lire seuls avant école, peut avoir des difficultés graphiques la main ne suivant pas le rythme de la pensée, etc…Dans l’école ou hors école, les précoces sont hypersensibles, hyperperceptifs. Certains deviennent le punching ball des autres, leur diférence se sentant trop.

    Etre né « précoce » n’entraîne pas forcément un début de vie facile. Il n’y a d’ailleurs pas de précocité au sens de faire avant les autres mais un autre mode de fonctionnement qui dure toute la vie.

    Le Docteur Olivier Revol, spécialiste des enfants « précoces », exerce à Lyon où il accueille en consultation - ou en court séjour quand ils ont du mal à s’en sortir notamment par rapport à une phobie scolaire – des précoces à l’hôpital neurologique de Lyon Bron.

    Quatre références pour qui souhaite en savoir davantage :

    * Arielle Adda et Hélène Catroux, « L’Enfant doué, L’intelligence réconciliée », Odile Jacob octobre 2003. Arielle Adda est spécialiste des enfants doués. Hélène Catroux est psychopédagogue, enseignante, et formatrice. Chacune a écrit des chapitres bien repérés.

    * Olivier Revol "Même pas grave. L'échec scolaire ça se soigne". Jean-Claude Lattès 2006.

    * Sophie Côte "Petit surdoué deviendra grand - L'avenir de l'enfant précoce" préface d'Olivier Revol, Albin Michel 2003;

    * Jeanne Siaud-Facchin, psychologue-clinicienne, Hôpital de la Timone à Marseille, auteur de  L’Enfant surdoué, l’aider à grandir, l’aider à réussir, Odile Jacob, 2002.

    Il existe des familles de précoces, des fratries de précoces. Sur la photo jointe les deux, frère et sœur, sont des précoces. La précocité de l’un a été sans souci, invisible en quelque sorte. Celle de l’autre, trop perceptible, a généré en primaire – alors que la précocité n’était pas connue - un groupe pour l’attaquer et un groupe pour le soutenir, tout s’étant bien terminé en milieu scolaire mélangé.

    Merci de faire passer l’information  !

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo d’une fratrie de précoces)