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jeanne d’arc

  • Jeanne d’Arc, Bernard Simonay

    jeanne d’arcQui était Jeanne d’Arc ?

    Bernard Simonay est l’auteur du roman Le lys et les ombres. Publié chez Calmann-Lévy en 2011 il concerne cette héroïne « nationale », lui donnant nouvelles vie et vigueur par 650 pages à la lecture aisée.

     

    En reprenant les sources disponibles, l’auteur dresse le portrait d’une femme bien plus réelle, humaine et accessible que celle dont on m’a enseigné l’histoire.

    Une autre Jeanne qui n’a rien d’incompatible avec la célébrité connue.

     

    Ainsi les « voix » de Jeanne ne sont pas écartées mais appuyées, renforcées en quelque sorte, par une décision temporelle qui l’emploie pour mettre en œuvre une prophétie venue d’Avignon (°p 85-86°), prophétie qui énonce que » La France, perdue par une femme, sera sauvée par une vierge », en l’espèce Jeanne d’Arc, Pucelle d’Orléans.

     

    Car Jeanne ne serait pas une vraie petite paysanne lorraine, mais une bâtarde de sang royal, issue de la famille d’Orléans, confiée dès sa naissance et pour la protéger à une famille lorraine.

     

    Après une petite enfance ordinaire, l’auteur décrit par le menu la formation de Jeanne à la langue française, à un savoir de culture générale. Puis – Jeanne aime naturellement à se battre physiquement et à gagner – son entraînement aux joutes de la chevalerie et sa formation de futur chef de guerre.

     

    Sa rencontre à Chinon avec le roi Charles VII est aussi un premier dialogue entre frère et sœur qui ne se sont encore jamais vus – demi-frère et sœur en fait. (p 345)

    Orléans délivrée (p 390), le sacre du roi à Reims (page 427), le procès avec l’évêque Cauchon (p 494) : tout cela est exact.

    Mais on a brûlé à Rouen une autre femme (p 499) que la pucelle d’Orléans.

    Jeanne est restée au secret un certain temps.

    Plus tard, libre, elle est devenue Jeanne des Armoise (p 550). Ayant rempli sa mission – délivrer la France et faire sacrer le roi à Reims – Jeanne n’était plus tenue à sa condition de pucelle.

     

    Elle a revu le roi Charles VII, à Loches, lequel l’a reconnue ainsi que bien d’autres (p. 508-511).

    Jeanne s’est éteinte le 4 mai 1449 (p 614) à 42 ans.

     

    Personnellement, ce portrait neuf de Jeanne sent l’authentique. Il n’écarte pas les « voix » (p 491) des messagers célestes sur lesquels toute l’histoire officielle de Jeanne s’appuie.

     

    Que la prophétie d’Avignon, puis les messages des « voix » soient ensuite réalisées par l’intermédiaire des voix humaines est très naturel. Pleinement complémentaire.

     

    Bernard Simonay n’omet pas de citer, notamment, l’accessibilité sur le net aux procès de Jeanne d’Arc. Et le site http://www.stejeannedarc.net/ qui « mérite le détour » tout en défendant une position opposée.

     

    Je convie fermement les moins de 18 ans à la lecture de Le lys et les ombres. Jeanne d’Arc leur paraîtra plus sympathique et réelle.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr