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  • Jean-Jacques Oberson Vers le papillon, après AVC

    Jean-Jacques Oberson a su réaliser, après un AVC – Accident Vasculaire Cérébral – un livre dynamiqie Vers le papillon…Ma vie après mon voyage à la limite de la mort, publié aux éditions Lacour en novembre 2006.

    Ces éditions www.editions-lacour.com sont libres, indépendantes, et le récit de monsieur Oberson peut se procurer en passant par un professionnel du livre.

     

    J’ai eu la chance de rencontrer tout à fait par hasard l’auteur, en juillet 2011, à la sortie du Carmel d’une ville de préfecture à l’accent chantant du midi.

     

    Ayant basculé dans le coma le 1er avril 1991, 20 ans plus tard Jean-Jacques Oberson parle sans que l’on soupçonne, a priori, les années de souffrances traversées. Certes, il y a des séquelles. Mais un concours de personnes positives l’a aidé, lentement mais sûrement, à récupérer. Une récupération qui d’ailleurs se poursuit.

     

    Les AVC font peur. Cela se comprend, les suites étant souvent détestables. Toutefois il y a des bonnes surprises liées à la rapidité de la prise en charge, au niveau de technicité de l’équipe médico-chirurgicale et, on ne le dira jamais assez, à la qualité et à la continuité du soutien apporté.

    Par soutien, j’entends l’entourage familial et/ou amical. Tout autant que la compétence des soignants et/ou aides-soignants au quotidien une fois les premières semaines post-accident passées.

    En exemple, celui de l’orthophoniste, une bonne personne qui s’est acharnée pour que « son » patient soit pris en charge au-delà des 10 séances dont on lui faisait la charité ; 10 séances ! comme s’il s’agissait d’un jeune scolarisé à aider un peu.

     

    Venons-en au livre de 106 pages qui débute par une Préface signée Monique Crouzet, laquelle révèle que cet ouvrage est « le fruit d’un travail de 3 ans à deux », Jean-Jacques et elle.

    L’ordre est chronologique avec des thèmes successifs en 7 chapitres.

     

    Au chapitre I L’épopée physique court jusqu’à la page 41. Il comporte l’avant coma, l’après coma avec un séjour à Lisieux dès août 1991, une visite en septembre 1991 au chirurgien qui a opéré et est stupéfait des progrès, le négatif lié à la prise de conscience de son état, le positif apporté par des escapades seul, la récupération des jambes puis de la main et du bras avec « une attention consciente » dans tout ce que je fais » (p 33). Plus difficile est la reconquête de ce qui touche à l’intellect. Il faut réapprendre à lire, écrire, compter, avec un déclic en 2002 – soit 12 ans après l’accident. Ce jour là, pensée et expression redeviennent concomitantes (p 35), ce qui va permettre des progrès majeurs. Avec des étapes telles que de rester seul à la maison ou se servir du téléphone.

     

    Quel état d’esprit habite Jean-Jacques Oberson pendant tout ce temps ?

    L’angoisse et le soutien d’une sainte : Thérèse de Lisieux. Ses parents, angoissés aussi, sont habités par l’espérance « renforcée par la prière journalière «  du papa. (p 40)

     

    Chapitre II, une agression en 2000 conduit l’auteur à se mettre en boule comme le hérisson mais sans piquants, en dressant à la place de l’amour. ( p 45)

     

    Le chapitre III est consacré au père de l’auteur, un « fan » de Thérèse de Lisieux qui « l’avait protégé parce qu’il n’avait pas voulu abandonner ses frères et sœurs à la DDASS » - Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales. (p 48). Ce papa, magnétiseur, qui a su si bien accompagner son fils, est décédé en 2000 et aide toujours Jean-Jacques par son amour paternel. (p 52)

     

    Les regards de nombreux témoins – un noyau d’amis fidèles qui a soutenu Jean-Jacques - constituent le chapitre IV. Sa maman et son petit frère Pascal en font partie.

     

    Le chapitre V conte le cheminement spirituel pendant le coma puis après. Lors du coma se déroule un dialogue avec Thérèse qui lui montre ses vies antérieures (p 76) ainsi que la rencontre d’ « Etres de Lumière » (p 78).

    « Pendant ce temps d’inconscience visible, le corps médical essaie de sauver ma vie » (p 79). « Ma mère (…) a dû TOUT me réapprendre (…). Cette rééducation a quand même duré 14 ans. Cela fait seulement 2 ou 3 ans que je revis vraiment. » (p 80)

    « Je suis dans le temps pour ma vie terrestre, et hors du temps pour ma vie spirituelle où le temps n’intervient pas ». (p 81) Avec le physique et le spirituel, l’auteur découvre qu’une troisième entité intervient dans sa vie qu’il appelle « « Dieu », qui est appelé par d’autres noms dans d’autres civilisations ». (p 82)

     

    Après un nouveau voyage à Lisieux relaté au chapitre VI, le VII, Et…aujourd’hui…débute par « Avant de faire quoi que ce soit, je dialogue avec Ste Thérèse pour savoir si je suis sur le bon chemin ». (p 95) Cette dernière partie parle des rêves, de la vie sur terre ou ailleurs.

     

    Différentes niveaux de lecture sont possibles pour ce texte. Une lecture classique d’information, côté récupération/rééducation d’un rescapé d’AVC. Ou encore une lecture plus spirituelle.

     

    Les rescapés d’AVC publient rarement. C’est pourquoi je conseille la lecture de Vers le papillon…de Jean-Jacques Oberson, joignable sur le site Verslepapillon@gmail.com.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr