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jean-claude manuguerra

  • Grippe A(H1N1): état

    Ce virus a normalement envahi le pays. Comme d’habitude, en cas d’épidémie, les lieux de vaccination sont envahis après avoir été boudés. Le C dans l’air du 23 novembre 2009 intitulé « Grippe : le virus mute-t-il ? » s’essaie à faire le point. Il est visible sur le Net jusqu’à lundi prochain.

    Que nous dit-on ?

    Bertrand Guidet, cardiologue réanimateur à l’hôpital Saint-Antoine de Paris, rappelle que la grippe A(H1N1) envoie actuellement en service de réanimation pour 2/3 en réanimation adulte et pour 1/3 en réanimation pédiatrique.

    Le virus de la grippe mute tout le temps. La mutation constatée en Norvège sur 3 virus n’empêche pas, nous dit-on, l’efficacité actuelle de la vaccination.

    L’adjuvant est loué. Il permet de fabriquer davantage de vaccins. De stimuler l’immunité. De faire face à des mutations.

    Les signes de la grippe restent : de la fièvre, parfois beaucoup ; un début toujours brutal « comme une armoire normande qui tombe sur la personne » ; de petits signes respiratoires tels un nez qui coule, un peu de toux ; parfois des nausées, mal de ventre, mal de tête, fatigue…

    Dans la majorité des cas un peu de repos suffit

    Mais en cas de difficulté à respirer, en cas d’essoufflement – je cite Bertrand Guidet – il est urgent de consulter pour prescription d’antiviral – Tamiflu en France – et, si besoin, hospitalisation.

    Dans les mesures barrière dressées contre la grippe A il y a la vaccination, l’antiviral, le masque, les fermetures d’école, les mesures d’hygiène.

    Vaccination pour laquelle il faut disposer d’un bon. Dont les généralistes ont été écartés pour l’unique raison de vaccins non disponibles - le ministre de la santé Roselyne Bachelot l’a indiqué le lundi 23 novembre dans Mots Croisés. Les vaccins arrivent petit à petit. Et je trouve étonnant que l’on ait mis en avant des raisons telles que la chaîne du froid, la nécessité de garder les médecins pour soigner alors qu’il est dit qu’ils passent 1 heure par jour à parler du vaccin… sans vacciner. Pourquoi ne pas avoir dit de suite la réalité ?

    L’antiviral – seul utilisé au départ en Amérique puisque la vaccination n’existait pas – permet de freiner le virus qui se multiplierait par mille toutes les 4 heures.

    Le masque est dit à effet altruiste : si une personne a des signes laissant présumer une grippe, un masque permet de freiner la transmission du virus.

    Des fermetures d’école ont été faites. A l’école la proximité des enfants permet une transmission majeure du virus. Mais, cette mesure peut être modifiée pour ne pas trop restreindre les cours.

    Les mesures d’hygiène, passées à la trappe en ce moment, restent majeures. Non seulement par rapport à la grippe.

    Les vaccins sans adjuvant ou avec peuvent apporter de la confusion. Les sans adjuvant sont pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 10 ans. Sachant que le vaccin n’est proposé qu’à partir de 6 mois.

    On nous parle beaucoup de la traçabilité. Il faut savoir, qu’en principe, la pharmacovigilance est de mise tout le temps. Qu’il s’agisse de médicaments ou de vaccins. Cette fois, comme il est dit que les complications vaccinales n’existent quasiment jamais, on fait ressortir la nécessité de remplir des papiers. On ne sait jamais.

    La traçabilité n'a rien de nouveau. Elle existe sur le carnet de santé des enfants quand ils sont vaccinés, à titre obligatoire ou facultatif. On note toujours le nom du vaccin fait, le lot, la date. Pourquoi ne pas le dire ?

    Voici ce qu'ont indiqué Bertrand Guidet et les 3 autres participants : François Bricaire Chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital La Pitié-Salpêtrière à Paris, Jean-Marie Cohen Médecin généraliste et coordinateur national des Groupes Régionaux d'Observation de la Grippe (réseaux GROG) , Jean-Claude Manuguerra Virologue à l'Institut Pasteur de Paris réunis autour de Thierry Guerrier.

    Bertrand Guidet évoque un souci : celui d’une fermeture des crèches qui pourrait compromettre la permanence des soins hospitaliers. En effet, il y a toujours surcharge au niveau des urgences en périodes de fêtes – Noël, jour de l’An – et si des crèches ferment, le personnel hospitalier n’a pas toujours sous la main de la famille ou les grands–parents pour assurer la garde des enfants en cas de fermeture de la crèche. D’où des solutions à innover.

    Si 2 doses sont injectées, la seconde dose serait faite avec un vaccin identique strictement au précédent : même procédé de vaccination – il y en a plusieurs – et même adjuvant.

    Sont évoquées les complications, en réponse aux questions SMS posées. Le syndrome de Guillain Barré, syndrome neurologique entraînant des paralysies, avec 1.700 cas par an en France indiquent les participants, est de cause virale – dont le virus de la grippe.

    Les 30% de grippe sans signes aurait en réalité des signes, selon l’un des participants.

    Les fumeurs sont à risques.

    L’Institut National de Veille Sanitaire a compté 2 millions 500.000 personnes touchées en France par la première vague actuelle. Prévoit 5 millions avec la seconde vague. Pour arriver à un total de 20 millions.

    On ne parle pas du pourcentage d’efficacité du vaccin. Jadis il était estimé bon dans environ 50 % des cas. Aujourd’hui ? Au cours des émission de C dans l'Air il a bien été indiqué que la vaccination servait à ralentir l'épidémie.

    Bertrand Guidet, lui, semble assurer que la vaccination protège à tout les coups.

    Outre cette émission, celle de Mots Croisés « Grippe A : les français font de la résistance » accueillait le 23 novembre à côté du ministre Roselyne Bachelot divers personnalités toutes pour la vaccination. Seule Michèle Rivasi, non opposée à la vaccination, faisait état des réserves qui lui avait été faite au niveau européen. Michèle Rivasi est agrégé de biologie, député européenne de Rassemblement Europe écologie. Précédemment elle était adjointe au marie de Valence et vice-présidente du conseil général de la Drôme.

    Depuis cette émission j’ai entendu dire que 2 doses seraient injectées aux enfants de moins de 10 ans, les 2 sans adjuvant, sous réserve de l’accord des parents et de celui de l’intéressé. Car si les parents ont dit oui au vaccin de l’enfant, l’enfant est libre de refuser la vaccination. A priori quelque soit l’âge.

    Pour les allergiques à l’oeuf un vaccin sans oeuf est prévu..

    Puisque vous voici libre d’accepter ou de refuser la vaccination contre la grippe A (H1N1) les moins de 18 ans, il faut aller écouter les informations données, les analyser, avant de décider.

    contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr