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jeûne

  • Brevet 2008

    En préalable, vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez, non classés pour l'instant en alphabétique.     

    Quelques mots pour les candidats au Brevet 2008 qui vont « plancher » jeudi et vendredi.

     

    Jeudi 26 juin : Français de 9h00 à 12h15

                        : Histoire-Géographie-Education civique de 14h30 à 16h30

    Vendredi 27 juin : Mathématiques de 9h00 à 11h00

     

    Les propos en tous genres entendus au long de mon cursus scolaire et universitaire ont la vie dure et persistent, toujours aussi stupides.

     

    Médecin, je me suis tâtée pour l’ENA (= Ecole Nationale d’administration) que j’aurais intégrée sans difficulté particulière et sans  aucun mérite. Au final, cela ne m’a pas paru le top et j’ai laissé tomber l’idée.

     

    J’en reviens aux propos infligés aux moins de 18 ans. A titre d’échantillons :

    • La perte de 1 à 2 points par an à partir de la classe de 6 ème ; un billet de mon blog   http://prenonslaparole.hautetfort.com du 22.9.2007  Une donnée préoccupante montrait le ridicule d’une telle affirmation.
    • Le propos récent d’un prof de 3 ème rapporté par une élève, énergique déléguée de classe: « En classe de seconde vous allez voir, les maths vont être bien plus difficiles ! vous allez perdre au moins 2 à 3 points de moyenne ». Voilà du pur terrorisme intellectuel. Ou encore ce qui peut être qualifié de propos de « vieux » - pas en âge mais en esprit, même si ce prof est, en l’espèce, jeune en âge pour l’état civil. Cela veut dire qu’un cerveau tout neuf et frais et en pleine expansion de ses fonctions/connexions de 13 à 14 ans est incapable d’évoluer plus avant ! Pour un tel prof, le développement de ces jeunes serait comme verrouillé ! Hallucinant !

              Il est heureux que la réalité du quotidien  démontre le contraire.

    En attendant cette déléguée qui a fait son stage obligatoire de 3 ème en neuro-chirurgie et pense peut-être à  une suite côté médecine ou équivalent se voit brandir en pleine face un propos qui casse. En principe elle n’a que faire de ces stupidités - je la connais bien et côté carrière elle peut envisager tout ce qu’elle veut sans problème; mais cette fois ça semblerait avoir fait mouche.

    Je déteste ces adultes qui s’improvisent briseurs de vocations, démolisseurs de jeunesse, extincteurs de flamme, briseurs de souffle, broyeur de vie !

    Un enseignant en plus ! 

    • Des affirmations pontifiantes telles « Je conseille » ou pire encore avec des « Il faut » ou  «Vous devez » ou «Tout le monde sait bien » « de ne pas réviser la veille d’une épreuve ».

    Encore une des ces vieilles lunes infligées sans tenir compte des différences individuelles. Car certains ou certaines vont se trouver en bien meilleure situation en révisant  jusqu’à la dernière minute – ça peut rassurer, ça peut permettre une meilleur score en ayant revu juste avant le sujet qui tombe, etc…. Aucun embrouillamini ni brouillage des idées pour ceux et celles là !

    Le vrai problème est que les adultes qui parlent ainsi ne parlent que de la façon dont eux fonctionnent. Ils ne représentent qu’eux-mêmes ! et  non pas tout l’éventail des manières possibles de fixer des connaissances.  Mais,  problème pour les moins de 18 ans ! ces adultes  - responsables ? - sont tous persuadés de détenir la vérité ! Comment peut-on être aussi bornés ? ou limités ? fervents admirateur d’une unique pensée unique ?

    Ceci étant dit, faites comme vous le sentez les jeunes ! Ou bosser jusqu’à la fin. Ou aller aux champs vous aérer le mercredi. Ou … tout ce qui vous semble préférable ! 

    J’arrête là pour souhaiter à tous les candidats au Brevet de disposer à l’issue de ces 3 épreuves de fin de semaine d’un premier « papier » officiel, en sus de l’expérience acquise par la participation à un premier examen national pour tous. Après ? Votre vie n’appartient qu’à vous ! Vous savez bien qu’une motivation chevillée au corps balaye d’innombrables obstacles. Pour certains, afin de n’être pas pris de court - on ne sait jamais – rien n’empêche de disposer en plus d’un désir premier d’un plan second voire d’un plan ter permettant de résider toujours dans son choix personnel, ses goûts, ses talents.

    Toujours, poursuivez vos rêves et réalisez-les ! Les rêves sont les moteurs de notre vie.

    Battez vous bien ! et  gagnez  !

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Fugueurs ? Non ! Bannis ? Oui !

    Impossible de ne pas réagir en voyant des stupidités pareilles !

    Fugueurs ? Non ! Non ! et Non !

    Le Parisien du vendredi 28 mars 2008 en fait un titre majeur à la une et imprime les pages 2 et et 3 à ce propos.

    Une fois de plus: comment ose-t-on parler ainsi ? Sans savoir pour de vrai ce qui se passe ? En stationnant à la surface des choses au lieu d'y aller voir ?  En tapant une fois de plus, férocement, sur ces moins de 18 ans qui n'ont que le droit de se taire.
    Réduits à cette extrémité, que reste-t-il à faire ?
    La même chose que lorsque l'on est à bout quand on est adulte: se révolter ! 

    Transformer une fois de plus des jeunes en  boucs émissaires est bien facile pour satisfaire les instincts les plus sordides inavoués de trop d'adultes devenus responsables ou "chefs".

    Je cite tel que ce qui est imprimé en Clés en page 2 :
    *  44 699 fugues d'adolescents ont été signalées  la police en 2007. Il y en avait 37 612 en 2004.
    * 27 553 (61,6%) sont des fugues d'adolescents placés dans des foyers ou des familles d'accueil.

    * 17 146 (38,4%) sont des fugues du domicile parental.
    * La moyenne d'âge des fugueurs est de 15-16 ans.
    * Les deux tiers des signalements concernent des filles, un tiers des garçons.
    * 30% des fugues durent plus d'un mois.
    * Un tiers des ados qui font une tentative de suicide ont déjà fugué avant.
    Sources: statistiques de l'Office central pour la répression des violences faites aux personnes (ministère de l'Intérieur) et statistiques internes au dispositif SOS Enfants disparus.

    Le chiffre de 61,6%  saute aux  yeux en ligne 2  de ces clés.
    Il y a lieu d'observer que c'est là près des 2/3 des "marqués" fugueurs. La France plaçant à tour de bras, à tort et sans raison, les placés - qui veulent sortir de la contention serrée dans laquelle on les tient sans discernemernt du côté des adultes"en prison" morale - n'ont pas d'autre  manière de se faire entendre pour sortir de ce piège légal que de fuguer.

    Lignez 5 : les filles sont plus réceptives ou plus réactives face à l'injustice de la justice/ASE; les garçons fuient les histoires, si barbantes ! ils n'ont pas forcément tort sur le fond ! mais ce faisant, ils s'enlisent, se laissent manipuler  et sont écrasés. Bien plus que les filles. Ceci est valable, placement ou pas, et la vie des petits garçons n'est pas systématiqueent si facile quoiqu'on en dise.

    La ligne 4  brandit une moyenne d'âge, avec le commentaire attendu, à savoir:"de plus en plus jeune". Sur  quelle planète tous les prétendants à la responsabilité de  ces jeunes sont-ils en exil ? A l'exception du maintiern d'un Père Noël fictif qui plaît avant tout aux adultes , tout est plus ou moins mis en oeuvre pour que les jeunes deviennent avant tout autonomes. C'est la grande affaire de l'époque cette autonomie à géométrie variable où il est plus important avant 10 ns de tenir propre un cahier que de savoir préparer et cuire un vrai poisson ou encore une omelette savoureuse aux pommes de terre et fines herbes...Cette autonomie est devenue l'obsession des enseignants, des services sociaux, de multiples  intervenants... alors l'on est bien plus tolérant et coulant du côté des adultes quant à cette fameuse autonomie mythique très  différente selon les lieux et les personnes. On jacasse beaucoup à propos d'une autonomie pour laquelle il n'existe aucun  consensus ! Evidemment ! Il y a cependant, deci delà, quelques adultes clairvoyants et observateurs - dont des enseignants, si, si, j'en connais des super ! -pour tolérer que le "grandissement" des jeunes se fasse à vitesse variable et selon des paramètres très différents. Ce qui me navre est que ce qui est toléré pour la croissance physique ne le soit pas pour le reste, d'où une espèce de dictature qui va broyer un  certain nombre de jeunes.

    Au lieu de stigmatiser ce qui est souvent à tort appelé fugues, il serait plus approprié d'écouter pour de vrai celles et ceux qui sont amenés à fuguer pour tenter d'être écouté(e)s.

    On est très loin de cette position du côté des adultes ! Dommage !  

    Ces adultes qui ne savent pas entendre pourraient être éclairés dans leur rôle par des pairs de ces jeunes qualifiés de "fugueurs". Un pair peut expliquer parfois plus simplement la réalité vécu par l'intéressé.

    Question à vous les moins de 18 ans : y êtes-vous prêts ?

    Question à vous les plus de 18 ans : êtes-vous prêts à vous faire assister de jeunes pairs ?  

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr 

  • J'ai raté l'Aïd El Fitr !

    L'Aïd (fête) el-Fitr (rupture) est la fête de la rupture du jeûne diurne observé un mois durant par les musulmans

    Si le calendrier grégorien indique aux Français que nous sommes dans l'année 2007, pour les juifs c'est l'an 5767, pour les berbères il s'agit de 2957 et pour l'islam de l'an 1428 de l'hégire. Le calendrier de l'hégire - qui démarre au 16 juillet 622 du calendrier grégorien - est commandé par les positions de la Lune. Chaque mois débute par la nouvelle lune. L'année lunaire comptant 354 jours (=12 mois de 29 ou 30 jours) le début de ramadan se décale chaque année de 10 2c5bf46c2d4a63de1032a74f5a24d2e7.gifjours. Cette année le dernier jour de jeûne du mois de ramadan étant le vendredi 12 octobre 2007, la fête a débuté le lendemain, samedi 13.

    Invitée chez une amie berbère pour le diner du 13, j'ai raté la célébration festive en famille de cette importante fête musulmane faute d'un code et d'une liaison par téléphone. Appelant avant de partir, je n'ai obtenu que le répondeur. Ennuyée mais non découragée, je suis allée jusqu'à Richelieu-Drouot où j'ai patienté quelque temps en piétinant sur le trottoir face à une porte cochère close, dans l'espoir d'une entrée ou d'une sortie, faute de code. Le quartier résonnait d'animation et de musique. Malgré cela, pas la moindre fenêtre éclairée, pas le moindre signe de vie pour interpeller quelqu'un apte à donner le passage. Après un long, très long moment, j'ai repris le métro pour le 20 ème.

    A minuit passé, les rues autour de la sortie Buzenval bruissaient de vie, la fête de l' Aïd semblait pour quelque chose dans cette liesse. Certaines communautés catholiques, saluent à l'occasion de cette fête, ces frères et sœurs dans la foi en un Dieu unique. Et à l'occasion de dates situées en parallèle dans le calendrier des fêtes juives et celui des fêtes musulmanes, j'ai observé la présence d'un jour de célébration "commune" entre juifs et musulmans, à propos de la sortie d'Egypte. Quelqu'un pourrait-il m'adresser un texte à ce sujet que je pourrais citer sur ce blog ? Merci par avance.

    Ayant regagné l'appartement où je suis basée, j'y ai découvert les résultats d'un match de rugby qui a donné une Angleterre gagnante. Ceci n'ôte rien aux qualités de nos joueurs, entraîneurs, etc….En compétition, il y a un seul gagnant, telle est la règle incontournable. Mais c'est dur d'être éliminé sur son propre territoire. Allez les garçons ! vous avez fait de votre mieux ! Allez, Bernard Laporte, en avant pour la suite !

    5 heures du matin approchent ce dimanche. C'est toujours un vif plaisir d'être au travail dans la tranquillité de la nuit. Le silence de la nuit a une qualité qui lui est propre.

    Je vais faire silence moi aussi après avoir dit à tous et toutes: "Salam aleikoum !"

    illustration: le croissant de fin du ramadan

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr