Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jc lattès

  • Sylvie Brunel & Jean-Robert Pitte, géographes au chevet de la terre.

    brunel.gifJ’ai oublié les géographes !

    Pourtant ils étaient les mieux placés pour parler de l’avenir de la terre.

    Il faut le dire. Chaque fois que l’on parle du réchauffement climatique de quelques degrés, dans une atmosphère de catastrophe, on semble « réduire » le sort de la planète terre à une unique moyenne générale mondiale globale.

    Comme si en France, une illumination soudaine conduisait à réduire le climat de ce pays à une seule moyenne obtenue avec la moyenne des températures moyennes de tous les départements. Selon que l’on y inclurait – ou pas- ceux d’outre mer, il y aurait quelque différence.

    La différence majeure étant qu’aucun habitant de ce pays ne se retrouverait plus, avec cette moyenne de moyenne, dans ce qu’il vit en réel au quotidien dans le département où il respire et bouge.

    Aussi est-il bienvenu ce livre des géographes Le ciel ne va pas nous tomber sur la tête, paru en septembre 2010 chez Jean-Claude Lattès, ouvrage dirigé par Sylvie Brunel et Jean-Robert Pitte, 19 euros.

    Un colloque a présenté ce plaidoyer des géographes pour une gestion responsable de la planète le jeudi 16 septembre 2010. Durant toute cette journée, organisée par Sylvie Brunel et Jean-Robert Pitte dans l'amphithéâtre de la Société de Géographie, 184, boulevard Saint-Germain 75006, sous l’égide de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, UFR08 – Géographie, il a été présenté, sous forme d’interventions de 15 minutes, ce que l’on retrouve dans Le ciel ne va pas nous tomber sur la tête.

    La mise au point suivante était écrite :

    « Depuis longtemps, les géographes contestent le catastrophisme du discours médiatique ou politique qui s’appuie sur les constats et prédictions de certains savants souvent enfermés dans leur spécialité et refusant d’admettre la réalité de l’évolution de la planète. Ils ne nient pas les changements environnementaux qui se produisent en ce moment, en particulier dans le domaine climatique, ni même la part de responsabilité qui revient aux sociétés humaines en la matière. Ils constatent en revanche que la rapidité des progrès techniques donne beaucoup plus de moyens aux hommes de s’adapter aux évolutions naturelles ou anthropiques en cours et d’en tirer profit, d’enrayer certaines de leurs conséquences fâcheuses et de restaurer des dégradations que l’on qualifie trop rapidement d’irréversibles. Attachés aux faits, ils constatent que la population de la planète atteindra bientôt 7 milliards vivant plus longtemps et dans de meilleures conditions que les 3 milliards d’il y a 40 ans. Les drames de la sous-alimentation et de la misère qui malheureusement affectent encore de trop nombreuses populations sont davantage liés à la mauvaise gouvernance, à l’ignorance et aux conflits qu’aux limitations de leur environnement.

    Sur tous les grands sujets actuels, y compris la crise économique, les géographes tiennent des propos raisonnables et responsables dans leurs enseignements et leurs publications. Ils décèlent des lueurs d’espoir pour la planète, mais ils sont malheureusement inaudibles du grand public et des princes qui nous gouvernent, faute d’un savoir-faire suffisant en matière de communication. La Société de Géographie, en partenariat avec l’IPAG, l’École de commerce avec qui elle partage son immeuble, se propose d’aborder toutes ces questions au cours de ce colloque.

    Les Actes de ce colloque dont l’éditeur est Lattès, seront en vente le jour même à la librairie " La GéoGraphie ", de manière à donner un certain retentissement à cette première manifestation collective du discours des géographes sur l’état de la planète. »

    Le colloque du 16 septembre suivant le plan du livre, voici ce plan.

    Regarder le monde en géographe, ce qui est l’introduction signée Brunel et Pitte.

    La première partie du livre a pour titre : Pas de nature sans humanité. Autrement dit, partout où il a vécu l’homme a mis son empreinte sur le paysage, le modifiant généralement. Plus ou moins, bien sûr.

    Chaque chapitre du livre étant le fruit des connaissances d’un auteur compétent, cela donne successivement :

    Ecocatastrophisme et développement durable, Yvette Veyret de l'Université de Paris X-Nanterre

    Le réchauffement du climat : " c'est grave docteur ? , Martine Tabeaud de l'Université Panthéon-Sorbonne

    Entre recherche scientifique et émotions médiatiques : faut-il craindre la montée des océans ?, Alain Miossec, Recteur de l'Académie de Rennes

    Pour l'eau, le partage plutôt que le pillage, par Loïc Fauchon, Président du Conseil Mondial de l'Eau

    La biodiversité : essai sur une pensée unique, Georges Rossi de l'Université Michel de Montaigne, Bordeaux

    Forêts, chronique d'une mort (trop) annoncée, par Paul Arnould de l'Université de Lyon, CNRS, ENS

    La seconde partie du livre est intitulée : Non, nous ne sommes pas trop nombreux ! Une observation sage, après les dizaines d’années où il a été discouru sur les quantités d’hommes que la planète terre pourrait, ou pas, nourrir.

    7 milliards d'hommes : la Terre est-elle surpeuplée ou vieillissante . ? , par Gérard-François Dumont de l'Université Paris-Sorbonne

    Nourrir demain les hommes ? Sylvie Brunel de l'Université Paris-Sorbonne

    Du fast food au fast good, par Gilles Fumey de l'Université Paris-Sorbonne

    La troisième partie du livre qui titre Oui, des solutions existent ! est raisonnable. Positive. Déclinée en 4 parties.

    Pour une vision optimiste de la croissance, Frédéric Teulon, Directeur de la recherche à l'IPAG

    Nord-Sud : comment maîtriser le problème énergétique face au besoin de développement humain ? , par Christian Pierret, Ancien Ministre de l'Industrie, Président-fondateur du FIG

    Si vis pacem para bellum : du bon usage des armées de la planète, par Philippe Boulanger de l'Université Paris-Sorbonne. Si vis pacem para bellum est Si tu veux la paix prépare la guerre.

    Le " choc des civilisations " n'est pas une fatalité , par Jean-Robert Pitte, Président de la Société de Géographie

    En raison de l’importance de ce livre pour la vie quotidienne de chacun, pour la réflexion personnelle de chaque citoyen dont les moins de 18 ans acteurs de vie d’aujourd’hui et décideurs de demain, je recommande vigoureusement Le ciel ne va pas nous tomber sur la tête, en cadeau, en prêt. Il parle de la vie. De notre vie de maintenant. De ce que nous pouvons faire aujourd’hui, dans l’instant présent, pour améliorer la vie de beaucoup d’entre nous. Je pense, ici, à la gestion de l’eau.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (couverture de Le ciel ne va pas nous tomber sur la tête)

     

  • Do you spik européen ?

    9782709628167.gif

    En préalable, vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez, non classés pour l'instant en alphabétique.   

    Do you spik européen? Axel de Tarlé. Un ouvrage publié en janvier 2006, édition JC Lattès, que j'ai lu dès sa sortie. C'était l'année de mon baccalauréat et, bien qu'en littéraire, je m'intéressais beaucoup à l'économie et à d'autres domaines.

    J'ai vraiment apprécié cette dénonciation des «folies de l'ouest», en effet l'ouvrage se présente sous forme de pamphlets. Alexeï, qui travaillait au journal Le Varsovie Matin, apprend un matin qu'il va devenir correspondant en France, ce dont il est ravi «Alors à moi, les mystères de l'ouest!». Il a promis à son ami Piotr de lui écrire chaque semaine.

    ll a été impressionné à Stasbourg, où siège le parlement européen; en effet, on y parle 20 langues et  1000 interprètres se chargent des traductions, ce qui coûte plus d'un milliard d'euros, (soit environs 2,70 euros par européen).
    Cet ouvrage montre ce que peut penser un Polonais en arrivant en France. Il est question de situations qui semblent absurdes aux européens de l'est. Par exemple, l'anglais, qui n'est pas un anglais «British», mais un anglais européen, d'où le titre de l'ouvrage. Les Français sont plutôt bons pour parler cette langue, mais les Anglais eux-mêmes ne sont pas forcément les meilleurs. L'ouvrage parle aussi du problème du financement des retraites:capitalisation ou répartition, dans le premier cas, les gens mettent de l'argent de côté, c'est le cas des anglais, dans le second cas, les actifs financent la retraite des plus âgés, comme ici en France. Mais les Français ont des plans de «complément retraite» et donc pratiquent inconsciemment la capitalisation. Un chapitre est consacré à l'investissemnt dans la pollution : Début 2005, la tonne de dioxyde de carbone valait 8 euros; à la sortie de l'ouvrage, la tonne était à 30 euros.
    Dans le dernier chapitre, on voit la construction européenne comparée à un immeuble où arrivent différentes familles : les premières arrivées sont la famille MARTIN et les MÜLLER, qui représentent les Français et les Allemands. Dans les réunions de colocataires Les SMITH (les Anglais) ont crée une coalition anti «MARTIN-MÜLLER».

    Cet ouvrage raconte avec beaucoup d'ironie l'Europe, à l'époque de la mondialisation, vue par un européen de l'est.
    Et pourquoi nous Français avons-nous peur du plombier Polonais?

    Texte de Dorothée, 23 ans, http://dorothea.skyrock.com

    contact pour ce blog: francoiseboisseau@wanadoo.fr