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janusz korczak

  • Janusz Korczak : respect des enfants

    der-fabert_couv_p1_h400.jpgJanusz Korczak (1878-1942), est un exemple. Ce pédiatre et éducateur a été le promoteur du respect des enfants, des futurs droits de l’enfant, l’initiateur de la future Convention Internationale des Droits de l'Enfant, C.I.D.E.

    En outre, il a écrit un livre à succès toujours parcouru avec bonheur : Le Roi Mathias, http://roi-mathias.fr. Il existe aussi l’Association Française Janusz Korczak, AFJK, http://afjk.org et http://korczak.fr pour promouvoir activement sa pensée et son œuvre.

    Enfin, depuis mai 1999, une bande dessinée explique qui était ce médecin d’exception.

    Qui est donc Janusz Korczak ?

    Né le 22 juillet 1878 à Varsovie Janusz Korczak exerce d’abord la médecine comme pédiatre. En 1912 il prend, toujours à Varsovie, la direction d’un établissement abritant les enfants abandonnés où il met en action sa pensée éducative. Puis en 1919, près de cette ville, il assume la direction pédagogique d’un lieu d’accueil pour orphelins de guerre.

    Arrive 1942. Alors qu’il a l’opportunité de partir, il choisit de rester avec les 200 enfants dont il a la charge et part avec eux en camp de concentration où il périt avec eux à Treblinka le 5 août.

    Les trente années 1912 à 1942 ont permis à Janusz Korczak d’observer, de réfléchir, de mettre en action, de se tromper, de se remettre en cause, de modifier son agir et de consigner par écrit une foule d’observations pertinentes grâce à son entraînement de clinicien

    Et l’essentiel de son observation tient en une phrase :

    « Les seuls experts des enfants sont les enfants », présente en page p. 368 de son livre « Comment aimer un enfant » pages13 à 348, suivi de « Le droit de l'enfant au respect » pages 349à 383. Traduits du polonais, tous deux parus en un seul ouvrage dans la nouvelle édition 2006 chez Robert Laffont, Réponses.

    Il y a, à l’image de Janusz Korczak, de nombreux parents attentifs à leurs enfants, de nombreuses personnes soucieuses de l’écoute des jeunes qu’elles côtoient habituellement.

    Aussi est-il heureux que cet homme exceptionnel, encore trop méconnu des enfants, vienne d’avoir le cœur de son œuvre, publié à nouveau depuis octobre 2009 aux éditions Fabert www.fabert.com, à l’occasion du 20 ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant sous le titre "Le droit de l'enfant au respect" de Janusz Korczak.

    Ce livre de 136 pages, de 3 euros 50, en format facile à transporter, démarre par une préface aux pages 7 à 12 de Bernard Defrance et Frédéric Jésu, deux participants actifs de l’association Défense des Enfants Internationale section France, association dirigée par Jean- Pierre Rosenczveig.

    Puis arrive Le Droit de l’Enfant au Respect de Janusz Korczak, traduit et adapté du polonais par Lydia Waleryszak, des pages 13 à 52. Il comporte quatre chapitres : Le manque d'estime et de confiance. Le dépit. Le droit au respect. Le droit de l’enfant à être ce qu’il est.

    Le texte intégral de la Convention des Nations Unies relative aux Droits de l’Enfant, dite aussi Convention Internationale des Droits de l'Enfant, C.I.D.E. est ensuite présent des pages 53 à 85, suivie de deux protocoles facultatifs allant des pages 86 à 93 – l’un sur l’implication d’enfants dans les conflits armés, l’autre sur la prostitution et la pornographie quand des enfants sont impliqués.

    Arrive – pourquoi si en retrait ? – 4 feuillets consacrés à Qui était Janusz Korczak ? - né en fait Henryk Goldszmit - des pages 109 à 112.

    Le manuel poursuit – des pages 113 à 116 - par des mentions relatives à l’adhésion des pays à ces textes officiels, seuls les Etats-Unis et la Somalie sur les 195 pays siégeant à l’ONU ne les ayant pas encore signé lors de la publication de l’ouvrage.

    La signature de la France avec trois réserves est présente aux pages 117 et 118.

    Trois pages concernent les défenseurs des enfants des pages 119 à 121.

    Sont présents ensuite, des pages 125 à 135, des sites d’information sur les droits de l’enfant, des contacts utiles en France, pour achever par les références détaillées des 21 soutiens à ce livre.

    Ce bénéfice de 21 soutiens est énorme. Aux deux mentionnés, AFJK et DEI-France, j’en ajoute deux. L’un qui souligne un enseignant novateur dans la manière de faire participer activement les enfants à leur enseignements au lieu de les considérer comme des sujets passifs, c’est l’ICEM-Pédagogie Freinet ; l’autre pour jeter un lien vers tous les français en mentionnant la province, par la participation de la Maison des Droits de l’Enfant à Châteauroux.

    Voici quelques lignes que vous retrouverez dans ce livre de Janusz Korczak, publié en octobre 2009 :

    « Nous manquons de considération pour l’enfant car il ne sait pas, ne devine pas, ne prévoit pas ». (p. 20)

    « Nous mésestimons l’enfant car il nous semble qu’il a toute la vie devant lui ».(…)« Les heures et les années nous échappent. L’enfant, lui, a le temps. Le temps de vivre. » ((p.21)

    Pour 3 euros 50 les jeunes, faites acheter ce livre pour découvrir Janusz Korczak. Un prélude avant de passer aux 383 pages parus chez Robert Laffont.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration: couverture du livre)

  • Janusz KORCZAK: Les experts des enfants sont les enfants

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci   Le 20 novembre 2008 : 97 visites avec 296 pages consultées

    Ce jour du 20 novembre, voici 2 nouvelles pages de Janusz KORCZAK januszK.jpg, médecin et éducateur, cité hier et souvent dans ce blog, lignes qui vont j’espère donner à réfléchir aux décideurs adultes que Janusz interpelle très concrètement avec raison. Il ne faut pas se leurrer. Ces décideurs sont vous, nous, toi, moi.

       « Nous dissimulons nos défauts et nos plus viles actions. Soue peins de grave offense, les enfants ne peuvent ni nous critiquer ni même s’apercevoir de nos faiblesses, de nos travers, de nos ridicules. Nous posons aux êtres parfaits et défendons nos secrets, nous, le clan au pouvoir, nous, la caste des initiés investis des tâches élevées. L’enfant, tout le monde peut le dénuder impunément, le mettre au pilori.

        Tricheurs professionnels, nous jouons contre les enfants avec des cartes truquées en abattant sous les as de nos qualités les petites cartes de leurs faiblesses. Nous nous arrangeons toujours de manière à opposer ce qui est le plus précieux en nous à ce qui est le pire en eux.

        Où sont donc nos insouciants et nos étourdis, nos goinfres et nos paresseux, nos imbéciles, nos bambocheurs, nos aventuriers, nos tricheurs, nos ivrognes et nos voleurs ?  Et notre brutalité, nos crimes notoires ou cachés ? Que de discordes, de ruses, de jalousies, de médisances, de chantages; que de mots qui blessent, d’actes qui déshonorent; que de sordides tragédies familiales dont les premiers martyrs sont les enfants !

        Et nous avons l’audace de les accuser ?

        Notre respectable société adulte est pourtant passée au travers de plus d’un crible : combien ont disparu dans les cimetières, les prisons, les maisons de fous ; combien sont allés rejoindre les eaux sales de la criminalité !

        Au lieu de leur permettre de juger par eux-mêmes, nous leur imposons un respect aveugle pour l’âge et l’expérience. Nous encourageons ainsi un tas de jeunes impertinents, leurs aînés, à les entraîner, souvent par force, à partager leurs expériences douteuses.

        Vicieux, déséquilibrés, ceux-là vont où bon leur semble, bousculent tout et tout le monde, distribuent des coups, font mal et contaminent les autres. Ils nous en font voir aussi au passage, c’est à cause d’eux que les enfants sont collectivement coupables. Ces quelques isolés alarment l’opinion en marquant de taches voyantes la surface de la vie enfantine et dictent à la routine pédagogique ses méthodes habituelles : mesures expéditives (bien qu’elles accablent plus qu’autre chose), rudesse (bien qu’elle soit blessante), sévérité (c’est-à-dire brutalité).

        Nous ne donnons pas aux enfants les moyens de s’organiser. Irrespectueux, défiants, mal disposés à leur égard, c’est bien mal que nous en prenons soin. Pour savoir comment nous y prendre, il nous faudrait s’adresser à des experts, et les experts ici – ce sont les enfants.

     

    Ces lignes ciblant une réalité toujours présente et exacte s’adressent à tous : moins de 18 ans et au-delà.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration : livre de Janusz KORCZAK)

  • Janusz KORCZAK: respect de l'enfant

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci    Le 19 novembre 2008 : 137 visites avec 734 pages consultées

    A la veille de la Journée des droits de l’enfant, un chapitre de Janusz KORCZAK, promoteur de ces droits mis en avant le 20 novembre, mort en 1942 à Treblinka avec 200 enfants de l’orphelinat dont il était responsable à Varsovie.  C’est le respect vrai qu’il portait aux jeunes  qui a rayonné tout au long de la vie de Janusz KORCZAK, médecin et éducateur.  Ces lignes sont tirées du livre « Comment aimer un enfant » januszK.jpgparu chez Robert Laffont, en avril 1998, collection Réponses, pages 62-63. 

    « De crainte de voir la mort nous arracher notre enfant, nous l’arrachons à la vie ; pour ne pas le laisser mourir, nous ne le laissons pas vivre. Nous-mêmes, élevés dans l’attente passive et démoralisante de ce qui sera, nous nous pressons toujours vers un avenir enchanteur. Paresseux, nous ne voulons pas nous donner la  peine de chercher de la beauté dans le jour d’aujourd’hui, ne pensant qu’à recevoir dignement ces lendemains qui chantent et qui, seuls, nous inspirent. Qu’st-ce donc d’autre que nos éternels : « Ah, s’il pouvait déjà marcher ou parler…. », sinon une pure hystérie de l’attente ?

       Demain, il marchera : il se cognera contre des chaises. Il parlera aussi : moulin à paroles, il répétera sans cesse les mots de la banalité quotidienne. En quoi cet aujourd’hui de notre enfant est-il moins précieux que son demain ? Si c’est de difficultés qu’il s’agit, demain, il y en aura davantage.

       Une telle attitude engendre une attente éternelle : quand, enfin, ce demain tant attendu est là, nous pensons déjà au suivant. Ainsi, l’enfant n’est pas, mais sera ; ne sait pas, mais saura ; ne peut pas, mais pourra.

       C’est la moitié de l’humanité que nous condamnons à  la non-existence. : sa vie n’est pour nous qu’un jeu, ses aspirations, naïves ; ses sentiments, passagers ; ses opinions, dérisoires. Sans doute, les enfants sont différents des adultes ; il y a des choses qui manquent dans leur vie, mais ils en ont d’autres qui nous manquent à nous. Il n’empêche que cette vie, si différente de celle de l’adulte, est bien réelle, elle n’a rien d’une chimère. Qu’avons-nous fait pour la connaître, pour créer des conditions favorables à son existence, à sa maturation ?  

       Les craintes que nous nourrissons pour la vie de notre enfant avoisinent celles de le voir devenir infirme, ce qui, à son tour, débouche sur l’hygiène nécessaire à la protection de la santé. De là tout un engrenage de nouveaux interdits : la propreté de la robe, des bas, de la cravate, des gants, des chaussures devient affaire de première importance. Il n’est plus question d’un trou dans la tête, mais dans le genou du pantalon. Il s’agit moins de la santé et du bien de l’enfant que de notre orgueil et de notre poche. Ce nouveau système d’ordres et d’interdits met en mouvement la roue de notre propre confort.

       -« Ne cours pas, il y a des voitures qui passent ; ne cours pas, tu vas transpirer ; ne cours pas, tu vas te salir ; ne cours pas, j’ai mal à la tête. (Tant d’interdictions, alors qu’en principe nous permettons à l’enfant de courir ; c’est même la seule chose qui lui soit vraiment permise lorsqu’il veut se sentir vivre.)

       Et les roues de cette machine infernale tournent ainsi de longues années pour réduire en miettes la volonté, l’énergie de l’enfant, pour voir partir en fumée toutes les ressources de son être.

       Au nom d’un avenir hypothétique, on sous-estime tout ce qui fait aujourd’hui ses joies, ses tristesses, ses étonnements, ses colères, ses passions. Au nom d’un avenir qu’il ne comprend pas et qu’il n’a pas besoin de comprendre, on lui vole des années entières de sa vie.

       - Les enfants n’ont pas voix au chapitre.

       - Tu as tout ton temps. Attends de grandir.

       - Tiens, tiens, déjà une culotte longue !  - Tu en as de la chance de porter une montre ! – Fais voir : mais c’est ton premier duvet, ma parole !

       Et l’enfant de penser :

       « Je ne suis rien, moi, il faut être adulte pour être quelqu’un. Dans quelque temps, je serai un rien avec quelques années de plus. Attendez donc que j’arrive à la majorité… »

       Il attend, contraint à la paresse ; il attend et il étouffe, et guette ce demain qui lui fait venir l’eau à la bouche… Belle enfance ! C’est à mourir d’ennui. Et si jamais elle compte quelques moments de bonheur, ce ne sera jamais qu’un bonheur  conquis par la force ou, plus souvent encore, un bonheur volé. »  

    Lisez bien le fond de la pensée de Janusz KORCZAK, les jeunes. Transposez avec les vêtements d’aujourd’hui et la manière de vivre actuelle.  J’étouffe de voir trop de moins de 18 ans souvent condamnés à attendre d’être « grands » pour l’essentiel  au lieu de vivre leur vie dès l’instant présent, seconde après seconde…L’ «autonomie »  genre tenue d’un cahier de textes ou lacer ses chaussures n’a rien à voir avec le respect de la vie d’un jeune.  J’ai en tête une famille de 7 enfants dont le papa est militaire, famille qui mérite d’être signalée car en 2008 elle respecte ses jeunes, au sens souhaité par Januscz KORCZAK.  De tels groupes familiaux,  encore trop peu nombreux, encouragent à ne pas baisser les bras !

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration : livre de Janusz KORCZAK)