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  • Jégo Yves: interview LCI.FR

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    Interview LCI.FR

    À l'attention des membres de Yves Jégo pour l'Ile-de-France

    11 juillet à 16:35
    Interview LCI.FR

    Yves Jégo : "ça décoiffe car on va dans le bon sens"

    Propos recueillis par Renaud PILA - le 11/07/2008 - 16h16

    LCI.fr - Après 100 jours, quelle est votre perception de l'Outre-mer ?

    Yves Jégo : J'ai changé de regard. Il était assez classique, un peu carte postale. En réalité, il y a des départements extrêmement dynamiques et un chômage qui baisse plus rapidement qu'en métropole. Je crois que l'Outre-mer est au carrefour de son histoire, avec la mondialisation d'un côté et l'écologie de l'autre. Deux rendez-vous que ces territoires sont en train de prendre. L'Etat doit mettre en place des outils renforcés pour que ces territoires saisissent cette chance historique.

    LCI.fr - Sentez-vous les populations d'Outre-mer plus ouvertes à la mondialisation, les Français de la métropole sont inquiets ?

    Effectivement, l'Outre-mer est par nature plus ouverte aux échanges. 90% des marchandises circulent aujourd'hui par la mer. Elle est au carrefour de toutes ces routes. La nouvelle géographie du monde donne une vraie opportunité à l'Outre-mer. Et il y a une jeunesse qui a bien compris là-bas qu'elle était devenue la garde-avancée de la France et de l'Europe. Nous devons mettre le paquet pour l'accompagner.

    Mais l'Outre-mer doit aussi se prendre en charge. La classe politique locale doit être à la hauteur de défis et pas seulement attendre de la métropole que l'on vienne apporter des moyens. Il faut du donnant-donnant. Il faut casser cette image d'une Outre-mer qui vit sous la dépendance financière de la métropole. Saisissons les opportunités du temps, mais le sens de l'histoire, c'est "aide toi et le ciel t'aidera".

    LCI.fr - Deux sondages montrent une nouvelle baisse de la cote de confiance du chef de l'Etat alors que les réformes sont plutôt approuvées. Y a-t-il un problème Sarkozy ?

    Non, il y a trente ans que la France attendait la réforme. La réforme, c'est comme la potion amère que vous donne le médecin. Vous savez que vous en avez besoin mais quand vous l'avalez, c'est amer. Changer autant de choses est un moment toujours difficile à passer.

    LCI.fr - Nicolas Sarkozy soigne-t-il avec doigté ?

    Le gouvernement fait un travail en profondeur. Dans la durée, le pays va se moderniser. Effectivement, il y a à la fois une impatience de résultats et puis sans doute une difficulté à accepter un certain nombre de décisions difficiles qui font que la popularité n'est pas au rendez-vous de la réforme.

    Mais quand vous dirigez un pays, soit vous cherchez à être populaire, et alors vous êtes souvent amené à ne rien faire. Soit vous cherchez à être efficace, et alors on peut faire le pari suivant : le médecin qui vous a remis debout, vous lui en serez gré

    Il y a des moments où il faut avoir le courage de faire le travail. Au fond d'eux-mêmes, les Français savent bien qu'il n'y a pas d'autre solution. D'ailleurs, si les Français ont élu Nicolas Sarkozy, c'est qu'ils savaient bien qu'il fallait en passer par là.

    LCI.fr - Il y a un débat sur le rythme des réformes. N'est-il pas trop soutenu, un zapping permanent ?

    Aujourd'hui, tout s'est accéléré. Nous sommes dans la société de l'immédiat. Les gens n'attendent pas leur magazine hebdo pour l'info mais consultent les sites internet. Le chef de l'Etat doit être dans le rythme de la société. Ce que la France a payé très cher, c'est que pendant vingt-cinq ans, elle n'a pas été au rythme du monde. Elle a agi à son rythme, fondé sur une grande histoire et sur ses propres traditions.

    La grande qualité de Nicolas Sarkozy, c'est d'avoir compris qu'il fallait se mettre au rythme du monde qui change. C'est vrai que c'est un peu perturbant pour des gens qui n'y étaient pas habitués mais si on ne court pas aussi vite que les autres, on se fait dépasser.

    LCI.fr -Les parlementaires se plaignent d'un rythme de travail très chargé...

    En tant qu'ancien parlementaire, je peux comprendre. Mais je comprends aussi qu'il y a des moments où il faut travailler beaucoup plus car tout s'accélère.

    LCI.fr - Mais le travail d'explication en amont est-il suffisant ? La réforme des 35 heures passe mal chez les cadres...

    Il faut tout faire à la fois, c'est cela qui est difficile. On ne peut plus se permettre de prendre le temps d'expliquer tout, à tout le monde, dans le détail. Quand on essaie de respecter l'avis de tout le monde, on ne fait plus rien.

    Il y a un devoir de pédagogie mais il faut faire comprendre qu'il faut changer de braquet. Pour gagner une course cycliste, il faut se mettre en danseuse et accélérer. C'est indispensable. Prenez l'exemple de la Pologne qui est passé en dix ans du moyen-âge communiste au 21e siècle.

    LCI.fr - L'impopularité de Nicolas Sarkozy est-elle due à son style ?

    Les Français ont élu Nicolas Sarkozy en connaissance de cause. Souvenez vous de certaines polémiques, comme sur "le karcher", etc... Ils savaient qu'ils confiaient les rênes du pays à un homme d'énergie et à un homme qui voulait faire bouger, y compris de temps en temps en secouant un peu le tapis.
    Aujourd'hui, le vent souffle plus fort. Ca décoiffe un peu car on va dans le bon sens. Rien ne serait pire que de s'arrêter, de ne plus fâcher personne, de ne plus rien dire. On a vécu ça pendant trente ans. Nous sommes dans la rupture.

    LCI.fr - Que pensez-vous du climat politique de ces derniers jours avec la polémique soulevée par Ségolène Royal sur son cambriolage et les réactions violentes de l'UMP ? Quelle image du débat public...

    Je dirai à Madame Royal : qui sème le vent récolte la tempête ! Si elle ne souhaite pas de réactions exagérées, il faut qu'elle ait des positions modernes et non qu'elle tienne des propos qui frôlent la démagogie et le populisme. Sa stratégie est claire : elle cherche à faire parler d'elle, car elle est en difficultés avant le congrès du PS. La seule erreur, peut-être, est de tomber dans ce piège et de parler d'elle.

    Ce qui n'élève pas le débat public, c'est d'essayer de faire porter ses difficultés personnelles sur les épaules des autres. Je constate que les deux cambriolages de Mme Royal sont intervenus à deux moments de sa vie où elle avait des difficultés politiques. Tout ça n'est pas correct, elle ne se grandit pas. Et les Français tireront les conclusions qui s'imposent, elle n'est pas à la hauteur de ce qu'elle aspire à être.

    LCI.fr - Comment comptez-vous gagner la bataille des régionales en Ile-de-France, face à vos concurrents UMP comme Roger Karoutchi ?

    Je ne suis pas en campagne électorale, je suis 100% ministre. J'y rentrerai le jour venu car j'ai des choses à dire et une vision pour cette région. J'ai envie de porter un changement profond de l'Ile de France. Il faut une rupture totale avec la gestion depuis dix ans. Il faut sortir d'une gestion où l'on se coopte, à droite comme à gauche. Ce sont sans doute de bons gestionnaires mais on voit toujours les mêmes. C'est aux Franciliens de prendre les choses en main.
    Moins de 18 ans - et plus si vous voulez - cet interview complète le billet mis le samedi 12 juillet. Bonne journée à tous !

  • Jégo Yves :Portrait dans Bakchich

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    À l'attention des membres de Yves Jégo pour l'Ile-de-France

     

    11 juillet à 10:47
    Yves Jégo, « bébé » Sarko
    Portrait | vendredi, 11 juillet 2008 | par Marion Mourgue

    Le secrétaire d’État à l’Outre-Mer, Yves Jégo, vient de fêter ses cents jours au gouvernement. Speed, comme le président, il multiplie les déplacements sur le terrain. Aujourd’hui, il sera à la Réunion, le 13 il reviendra à Paris pour la traditionnelle garden-party de son ministère, avant de se rendre le 14 en Martinique et le 19 en Polynésie… Jégo, l’homme qu’on devrait revoir sur la scène politique.

    Jégo ressemble à Sarko. Occupe le terrain et fait parler de lui. Treize déplacements en 14 semaines, 165 000 kilomètres avalés et brandis comme un trophée. Et le développement durable dans tout ça, monsieur le Ministre ? « J’aime le rythme. Un peu comme le président », s’amuse le ministre qui a reçu « Bakchich » dans son bureau. Jégo et Sarko, même topo. Les deux n’aiment pas se laisser déposséder. Le ministre, le débit rapide et le parler franc, est tour à tour présenté comme « bûcheur », « exigeant », « pragmatique », « sanguin », « ambitieux ». Déjà vu ça quelque part ! Mais sans talonnettes ni mannequin…

    D’ailleurs, avec Nicolas, ils s’entendent bien. Tous deux aiment « l’offensive », grincent les uns, ou « l’action », applaudissent les autres. « Jégo et Sarkozy font partie de la même génération, avec ce profil de leader », raconte Claude Eymard-Duvernay, ancien maire de Montereau quand Jégo était directeur de cabinet. Une même génération - Sarko, 53 ans, Jégo, 47 - qui n’a pas fait l’ENA et qui compare l’action politique à la gestion d’entreprise. Le résultat prime, quitte à sortir des schémas gauche-droite, privé-public.

    Imprévisible. Jégo, consultant en ressources humaines de formation, pratique l’ouverture dans sa mairie de Montereau-Faut-Yonne (Seine-et-Marne) et parie sur des profils atypiques pour choisir ses collaborateurs - « Il m’a fait, il y a plusieurs années, adjoint au maire alors que je ne suis pas bachelier », raconte son premier adjoint, Jean-Marie Albouy. Détonnant. Jégo, ancien porte-parole de l’UMP, défend des thèmes auxquels il croit, quitte à passer « pour un OVNI dans (sa) famille politique ». Depuis longtemps, il milite pour le droit de vote des étrangers aux élections locales et se dit favorable à l’entrée de la Turquie dans l’UE. En clair, il dit « blanc » quand ses chers amis suggèrent « noir » et se classe à la gauche de la droite. Des idées iconoclastes qui pourraient lui servir quand le président aura besoin de séduire la droite de la gauche et le centre politique.

    En politique, explique Claude Eymard-Duvernay, Jégo a retenu la leçon : « savoir attendre son tour ». Là où d’autres ont piaffé pour obtenir un ministère régalien, lui, pourtant fidèle sarkozyste, a dû patienter - sans avoir vraiment le choix - jusqu’au troisième gouvernement Fillon pour obtenir un secrétariat. « J’ai trouvé chez Nicolas Sarkozy une énergie qui me parlait. Peut-être un mimétisme ». Quand on parle de mimétisme entre le Président et un de ses ministres, on pense spontanément à Xavier Bertrand (Travail), chouchou de Sarko.

    Fidèle sarkozyste

    C’est oublier Yves Jégo, dont le parcours et les prises de positions se rapprochent étroitement de celles de son mentor. Danger à l’horizon : si notre Nicolas national adore les fidèles sarkozystes, le président déteste les concurrents. Sur ce terrain-là, il devrait être rassuré. Jégo n’est pas du genre à se raser le matin en pensant à la présidentielle ni à programmer sa candidature pour 2017, façon Jean-François Copé. D’ailleurs, il admire leur « ambition » tournée vers « un seul objectif ». Pour l’instant, lui n’est pas programmé et ne se pose pas la question. Il serait plutôt du genre à gravir les échelons ministériels, un à un.

    Pour certains, Jégo pousse quand même le mimétisme un peu trop loin avec Sarko, jusqu’à reproduire des coups de gueule présidentiels. « Lors de son voyage en Guadeloupe fin mai, Jégo a eu une confrontation un peu sèche avec les socio-professionnels qu’il a reçus. Il peut être sanguin et frontal. Il a ensuite compris qu’il valait mieux arrondir les angles », commente le président socialiste du Conseil régional de Guadeloupe, Victorin Lurel. Yan Monplaisir, président de l’UMP en Martinique, loue au contraire la franchise du ministre : « Nous avons pris une mauvaise habitude d’entendre de la langue de bois. Quand on a des points de vue différents, il faut avoir le courage de les expliquer et d’échanger franchement ».

    Franchement… et promptement ! En février dernier, le ministre avait porté plainte pour diffamation contre un directeur d’école du nom d’Yves Poey, militant socialiste, qui avait eu le front de le qualifier sur son blog d’« apparatchik ». Pas très méchant, pourtant. « J’accepte toutes les critiques politiques mais je ne peux pas admettre une mise en cause personnelle », plaide le ministre.

    Comparaison, n’est pas raison

    Jégo a deux objectifs politiques. Primo, durer dans ce ministère - qui a quand même connu cinq occupants en six ans - pour faire avancer son dossier de loi programme pour l’Outre-Mer (création de zones franches, construction de logements sociaux…). Deuxio, se positionner dans la course aux régionales d’Ile-de-France en 2010, face à un Roger Karoutchi, lui aussi membre du gouvernement. « Pour moi, le temps de la campagne n’est pas venu », répond Jégo. Allusion directe à celle hyper visible de son concurrent qui a commencé dare-dare.

    La stratégie : attendre le bon moment. Et si c’était sa force ? Mais pour l’instant, Jégo n’a pas encore d’écurie « jégoiste » hautement constituée. Ces dernières semaines, il a poursuivi ses permanences dans sa mairie où « il reçoit les yeux dans les yeux ». Il a repris ses petits déjeuners avec une vingtaine de parlementaires, autour de la conseillère politique de Nicolas Sarkozy, Catherine Pégard. Et organisé un dîner avec Patrick Devedjian et Jean-Pierre Raffarin pour lancer le Club des élus de la majorité présidentielle d’Outre-Mer. Histoire de ratisser large et de ménager ses chances pour les régionales.

    Reste à savoir si Jégo montera en grade. Le test ? « S’il obtient ses arbitrages ministériels, face à Bercy dans le prochain budget, il prouvera qu’il a du poids dans la hiérarchie gouvernementale », commente le socialiste Victorin Lurel. Sourire en coin, Jégo confirme, dans une jolie formule : « Chirac avait l’habitude de dire que ce ministère est un petit Matignon. C’est le seul secrétariat d’État qui a compétence sur tout, de manière transversale, dans un domaine donné ». Avant d’ajouter : « Comparaison n’est pas raison ». Certes. Mais vu sous cet angle-là, on comprend qu’il aime ce maroquin !

    Source: http://www.bakchich.info/article4376.html
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