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  • Jean-Luc Romero: ELCS à l'île Maurice

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci.  

    Je vous mets le début du discours de l’ami Jean-Luc Romero, une seconde partie demain vendredi 14 et la conclusion le samedi 15 novembre. Ce texte, à partir d’exemples de l’île Maurice lieu de ce discours, fait un bilan de l’état actuel de la « liberté » encadrée voire restreinte de circuler des séropositifs quant au VIH/Sida. Au-delà de cette maladie, ce sont les discriminations qui sont ciblées et contre lesquelles se bat Jean-Luc Romero et tous ceux d’ELCS Sidajlr_sarko_sheila_internet_3.jpg, association où se retrouvent toutes les bords politiques.

    Le meilleur texte actuel sur la situation.              

     

    Ci-joint le discours prononcé par Jean-Luc Romero, président d’Elus Locaux Contre le Sida, membre du Conseil national du sida hier à l’Ile Maurice à l’occasion de la 7ème Conférence VIH de l’Océan Indien.

    Dans ce long exposé de trois quart d’heure, Jean-Luc Romero démontre l’absurdité des interdictions de circuler des personnes séropositives. Aujourd’hui encore 13 pays interdisent totalement leur territoire et la moitié des pays de l’ONU, dont l’Ile Maurice, interdisent l’installation et le travail pour les étrangers séropositifs.

    Dans son exposé, Jean-Luc Romero a aussi montré que depuis 2008, l’espoir commence à naître.Bonne réceptionl’équipe d’ELCS

     

    Discours de Jean-Luc Romero

    Président d’Elus Locaux Contre le Sida

    VIIème Colloque VIH Océan indien

    « Voyage et VIH, législation, recommandations »

    Mardi 11 novembre 2008

    Hôtel « La Plantation » - Ile Maurice

     

    Mesdames, Messieurs,

    Chers amis,

    J’avais une question à vous poser. Une question simple mais un peu personnelle il est vrai : avez-vous déjà vu la Statue de la liberté ? Qu’est ce qui pourrait vous en empêcher ? Avoir un passeport qui n’est pas en règle ? En effet. Faire partie de la liste des terroristes recherchés tout autour du globe par les agences américaines. Bien sûr. Etre séropositif ? Non bien évidemment non … Et bien, en fait si. Etre séropositif empêche encore aujourd’hui toute entrée sur le sol américain. Oui, chers amis, être séropositif et être terroriste revient au même : on n’entre pas aux Etats-Unis ! Alors les Etats-Unis seraient-ils au ban des nations pour cette terrible discrimination ? Non, malheureusement pas. Dans 12 autres pays - Arabie Saoudite, Arménie, Bruneï, Chine, Corée du Sud, Irak, Libye, Moldavie, Oman, Qatar, Russie, Soudan -, les séropositifs sont soumis à une stricte interdiction d’entrée sur le territoire national, même pour un court séjour touristique, même pour un simple transit. Concrètement les modalités d’application de cette absurde discrimination diffèrent : certains pays se contentent d’une déclaration de non-séropositivité, certains réclament qu’un test soit effectué dans le pays d’origine, d’autres pratiquent un test à la frontière. Les modalités diffèrent mais le résultat est le même en cas de séropositivité : l’expulsion ! Tel un terroriste, un criminel …

    Alors les discriminations liées à la liberté de circulation des personnes séropositives ne concernent malheureusement pas que 13 pays mais bien plus ! Ainsi, au-delà des limitations des séjours « courte durée », l’installation des personnes séropositives est également empêchée. A ce sujet, laissez-moi vous dire quelques mots d’une terrible histoire que Nicolas Ritter, fondateur de PILS, m’a racontée très récemment et dont il s’est occupé avec force et détermination. Il y a quelques années, une loi était passée imposant un test de dépistage VIH aux personnes étrangères désireuses de se marier à des ressortissant(e)s mauricien(ne)s. L’année dernière à la même époque, un jeune mauricien qui était en poste en Afrique rentre sur l’Ile Maurice avec sa compagne africaine, avec qui il a un enfant, pour se marier. Elle fait donc ici son test de dépistage et apprends sa séropositivité. Ni le père, ni l’enfant ne sont positifs au VIH. Ce couple prend contact avec PILS et l’association essaie de régler le problème du mariage et de l’autorisation de rester sur le territoire mauricien, à l’amiable, avec les autorités concernés. Celles-ci se montrent très compréhensives et une solution semble pouvoir être trouvée. Quelques temps après, la police de l’immigration vient devant la porte de ce jeune couple avec un avis d’expulsion pour  la jeune femme ! Imaginez la situation dramatique dans laquelle ils se trouvaient ! Avec l’accord du couple, l’association PILS a médiatisé l’affaire de façon très importante et finalement le Premier ministre, comme il nous l’a rappelé hier, a décidé d’abroger cette loi.

    Je vous ai raconté cette histoire pour deux raisons : d’une part, je voulais vous faire part de la situation à l’Île Maurice mais surtout, et d’autre part, je souhaitais rendre un hommage très sincère à Nicolas Ritter et son équipe salariée et bénévole. Ils font un travail remarquable, un travail de sensibilisation, d’aide, de lobbying. Ils le font, sans beaucoup de moyens, mais avec l’énergie de ceux qui savent leur cause juste. Sachez que vous avez toute mon admiration et ma solidarité dans ce combat pour la vie.

    Revenons sur le cas de l’Île Maurice : n’allez pas croire pour autant que la situation est réglée ! Bien au contraire ! En effet, par principe, toute personne étrangère qui désire obtenir un permis de travail à Maurice doit se soumettre à un test de dépistage du VIH et si celui s’avère positif, il n’obtient pas son permis de travail et est invité à rentrer dans son pays d’origine. Ce cas de figure se retrouve également aux Seychelles. Globalement, dans près de la moitié des Etats membres de l’ONU, avoir un permis de travail, un titre de séjour étudiant, un titre de résident, est quasi-mission impossible pour une personne touchée par le VIH/sida. Les pays imposent la plupart du temps un test de dépistage et les travailleurs migrants sont même testés chaque année dans plusieurs pays du Moyen Orient et d’Asie. En cas de découverte de séropositivité, le permis de travail n’est pas renouvelé et la personne doit immédiatement quitter le territoire national. Tel un paria des temps modernes. A noter que dans ces pays figurent aussi 13 Etats européens sur 27 dont la Bavière Allemande, Chypre et la Slovénie.

    Permettez-moi ici de faire un aparté sur le cas de la France : la France est un des trop rares pays à avoir mis en place une disposition permettant de donner un titre de séjour pour tout étranger malade, plus précisément à tout étranger, je cite, « dont l’état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d’une exceptionnelle gravité, sous réserve qu’il ne puisse effectivement bénéficier d’un traitement approprié dans le pays dont il est originaire ». C’est, je le crois une disposition que tous les pays devraient adopter. Mais c’est plutôt, bien malheureusement, la direction inverse que l’on prend puisque le Parlement européen a adopté le 18 juin dernier, une directive qui prévoit de ne plus imposer aux pays de délivrer des titres de séjour aux personnes gravement malades. Quelques jours avant, la Cour européenne des droits de l’homme jugeait légale l’expulsion d‘une jeune Ougandaise séropositive au motif de ne pas faire peser une charge financière trop lourde sur les Etats. Selon la Cour européenne des droits de l’homme, cette expulsion respectait l’article 3 qui prévoit l’interdiction de tout traitement inhumaine et dégradant. Pourtant, on ne le sait que trop bien, l’accessibilité universelle des traitements en Ouganda est un mythe…

    La genèse de ce combat : Alors, avant d’aller plus loin dans notre sujet, permettez-moi de vous raconter en quelques mots pourquoi l’association Elus Locaux Contre le Sida, association dont je suis le président-fondateur, s’est, depuis plusieurs années, engagée avec force et détermination dans le combat contre ces scandaleuses restrictions. Soyons clairs, cette question n’était plus vraiment au premier plan depuis quelques années. En fait, tout est parti d’une histoire personnelle. Me rendant au Congrès international sur le sida de 2006 à Toronto en tant que président de l’association Elus Locaux Contre le Sida, j’ai pris un avion à Fort Lauderdale (USA). Fouillant mes bagages à main, les services de l’immigration ont trouvé mes traitements contre le VIH/sida - cela fait en effet plus de 23 ans que je suis contaminé -. Si je leur avais annoncé ma maladie, n’ayant pas honte de me battre au jour le jour, j’aurais pris le risque de ne pouvoir aller à la conférence internationale de Toronto, alors que, faudrait-il le rappeler cette conférence rassemblait près de 20.000 acteurs de la lutte … Alors j’ai menti en affirmant que j’avais un cancer. Bien évidemment, les douaniers ne m’ont pas cru et m’ont posé de multiples questions. Malgré leur insistance, j’ai continué à affirmer que les traitements étaient destinés à mon cancer. J’ai pu - au bout d’une heure et on était en pleine alerte terroriste ! -, finalement embarquer. Depuis lors, je n’ai jamais plus osé remettre un pied aux Etats-Unis.

    Dans l’avion qui m’amenait à Toronto, j’ai repensé à cet épisode : étais-je coupable d’être malade ? Est-ce-que j’avais commis un délit ou un crime ? Non assurément pas ! A mes interrogations s’est vite substitué un sentiment de colère contre l’injustice de ces discriminations. Je n’ai jamais eu honte de ma maladie, je l’ai révélé publiquement et en tant qu’élu politique, ce n’était pas chose simple. En France, je suis encore le seul élu à l’avoir fait. Alors j’ai décidé de me battre et de relancer avec ELCS un combat contre les restrictions à la liberté de circulation des personnes touchées par le VIH/sida, combat qui, comme je vous l’ai dit, avait été un peu mis de côté ces dernières années - les défis étant tellement nombreux dans ce combat pour la vie. Elus Locaux Contre le Sida s’est donc engagée corps et âme dans ce combat pour la dignité et pour l’égalité. Certains pourraient me dire : pourquoi engager une association dont le but est la mobilisation des élus dans la lutte contre le sida et la réduction des risques en matière de toxicomanie sur cette question ? Tout simplement parce que cette question est une question éminemment politique et ô combien symbolique. Oui, la suppression de ces scandaleuses restrictions est une question politique, de droits de l’homme et ELCS est donc totalement légitime à intervenir.

    Une colère légitime : Justement, avant de parler technique, parlons aussi émotion. Qu’est ce que suscitent chez nous, acteurs de la lutte et personnes vivant avec ce virus, ces scandaleuses restrictions qui font des malades des sous-citoyens et des pestiférés? La première réaction est forcément l’incompréhension, voire l’incrédulité. A l’heure de la mondialisation, voyager, s’installer dans un autre pays est une chose normale et même recommandée pour l’ouverture d’esprit, la connaissance d’autres cultures. La mobilité peut également être motivée par le cœur mais peut être également une question de survie : pour le demandeur d’asile, pour le travailleur qui veut nourrir sa famille. Globalement, notre époque est fortement marquée par l’idée de mobilité : en 2000, l’Organisation mondiale du Tourisme a estimé le nombre d’arrivées internationales de par le monde à 698 millions de personnes, voyageant pour la plupart à court terme (tourisme, affaires, conférences, visites familiales). En ce qui concerne les déplacements à plus long terme, l’Organisation internationale pour les Migrations (OIM) estime qu’environ 175 millions de personnes vivent et travaillent à l’heure actuelle ailleurs qu’au sein de leurs frontières nationales, soit 2,9% de la population mondiale.

    Mais bien vite l’incompréhension cède la place à la colère, une colère légitime. L’existence de barrières liées au statut sérologique VIH des voyageurs est totalement intolérable : en effet, comment accepter que plus de 33 millions de personnes soient privées de leur droit élémentaire de libre circulation du seul fait de leur état de santé ? Sans remettre en cause le droit de chaque pays d’apporter des restrictions quant à l’entrée sur son territoire, être séropositif ne peut être considéré comme une menace. Le séropositif n’est ni un criminel, ni une menace à l’ordre public.

    Pourtant, de très nombreux Etats ont mis en place des restrictions et tentent de les justifier par deux arguments : la protection de la santé publique et une justification économique liée à la volonté de contrôler les dépenses de santé trop élevées.

    Si besoin les moins de 18 ans, contactez ELCS pour des renseignements que vous souhaiteriez. Quant aux jeunes élus de 18 ans et un peu plus, n’oubliez pas de rejoindre ELCS ! Etre aux côtés de Sheila Présidente d'Honneur d'ELCS, pas si mal !

    Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo d'ELCS:de gauche à droite Jean-Luc Romero,Nicolas Sarkozy, Sheila)

  • Euthanasie: Dati opposée à Romero

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          Etat actuel quant à l’euthanasie ou encore état des lieux en face de Rachida Dati de l’ADMD  (Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité) dont Jean-Luc Romero est le Président. Information relayée par www.20minutes.fr le 9 octobre.

    «  Dati et Romero s'affrontent sur l'euthanasie 

     Etienne Ansotte AFP/Archives ¦ en illustration: Un kit pour les médecins belges contenant les traitements nécessaires à une euthanasie à domicile

    Pour Rachida Dati, ministre de la Justice, il n’est pas souhaitable de modifier la loi sur la fin de vie. Lors de son audition devant la mission d'évaluation de la loi Leonetti mercredi, elle a préféré envisager un traitement au cas par cas des situations les plus difficiles.
    «Un irresponsable majeur»
    «Si l'application de la loi pose un problème, c'est au juge de discerner les variantes et les exceptions», a-t-elle affirmé en référence à l’affaire Chantal Sébire qui avait relancé la polémique sur l’euthanasie en mars dernier.
    Pour Jean-Luc Romero, président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), cette déclaration montre surtout la volonté de la ministre de «mettre les patients sous la tutelle des juges, comme si la personne qui souffre devenait un irresponsable majeur».
    La mission «s’apprête à accoucher d’une souris»
    Partisan d’une réforme de la loi Leonetti, Jean-Luc Romero demande au gouvernement de «légiférer en faveur d'une loi de liberté comprenant un vaste plan de réforme des soins palliatifs, aujourd'hui inaccessibles à la grande majorité des Français (...), et un volet légalisant l'euthanasie.»
    Dans un communiqué de presse, l’association déclare craindre que la mission d'évaluation en cours depuis le 16 avril dernier «s'apprête à accoucher d'une souris». Le rapport doit être rendu à la mi-novembre. »
     

    A suivre donc, les jeunes. Le sujet est lourd. Chacun est libre.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr