24.03.2008
Résurrection = Pâques
La fête de Pâques, pour les chrétiens, est le signe de la Résurrection de Jésus-Christ, homme et Fils de Dieu pour eux.
La mort de Jésus en croix, puis une mise rapide au tombeau car le sabbat va commencer, met fin aux espoirs des disciples du nazaréen (Jésus a vécu 30 ans durant à Nazareth). Les adeptes de Jésus, juifs pratiquant, rentrent chez eux pour y passer le sabbat dont le "repos" rituel est destiné à se consacrer à Yaweh, à se ressourcer auprès de Lui en mettant entre parenthèses - à l'occasion de chaque fin de semaine - les précoccupations terrestres.
A la fin de ce sabbat, à la première heure, les femmes du groupe des proches qui suivaient Jésus, insatisfaites des soins trop hâtifs donnés au corps du Messie, se précipitent pour compléter un ensevelissement un peu bâclé à leurs yeux. Manque de parfums, notamment. Surprise: la pierre du tombeau est roulé, les linges qui avaient enveloppé le corps sont pliés et il n'y a plus de corps ! Où est passé le corps de Jésus ? Retour près des hommes.
Ceux- là, alertés, pensent à des radotages de "bonnes femmes". Pierre, comme responsable, et Jean, comme disciple préféré, courent au tombeau et trouvent les choses telles que les femmes leur ont dit.
En fait c'est à une femme que Jésus choisit de se montrer d'abord et de parler, tandis que l'enthousiaste Marie-Madeleine lui étreint les pieds de joie. Il charge cette messagère de la mission d'aller rapporter aux apôtres, éberlués, sa rencontre avec Jésus.
Le soir de ce même jour, Jésus ressuscité fait route avec 2 disciples qui rentrent chez eux au village d' EmmaÜs. Ils lui confient leur tristesse et leurs espoirs déçus. Face à ce désarroi, Jésus parle de ce que les Ecritures annonçaient et leur ouvre les yeux. C'est quand Jésus disparaît subitement à leurs yeux qu'ils l'identifient, a posteriori, comme le Christ, ce Messie envoyé de Dieu qui vient de mourir sur une croix à Jérusalem. Ces 2 là décident de retourner à Jérusalem, tout joyeux d'aller faire part aux autres disicplesde le bonne nouvelle: Jésus est ressuscité !
Et le même soir, Jésus se montre à ses 11 apôtres (le 12 ème, Judas, s'est pendu après avoir livré Jésus aux autorités romaines d'occupation), enfermés par peur de représailles, surgissant parmi eux sans utiliser de porte ni de fenêtres. Sa 1 ère parole à ces êtres effrayés est: "La paix soit avec vous !" , la salutation traditionnelle en pays d'Orient.
Voilà, les jeunes, les évènements qui vous valent un jour férié au lendemain de Pâques, en France, pays aux racines chrétiennes.
J'espère que tout s'est passé selon votre coeur. Et je vous souhaite plein de courage pour la reprise de l'école demain.
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21.03.2008
7 paroles de Jésus en croix
vendredi 21/3/2008:
christ,croix,vendredi,saint,bible
Les 7 paroles du Christ en croix
*Aujourd'hui, jour du vendredi saint pour les chrétiens de par le monde, ce blog propose les dernières paroles du Christ, autrement dit les 7 paroles du Christ en croix.
En très gros, le Christ est un très grand prophète pour la religion juive, le Fils de Dieu pour la religion chrétienne, et un très important personnage pour la religion musulmane pour qui le prophète définitif est Mohamed.
C'est pour des raisons de partage culturel au sens très large que cette mise en commun des 7 paroles du Christ est proposée à tous - croyants en un seul Dieu, pratiquants de philosophie - boudhiste ou autres, ou personnes sans croyance religieuse ou philosophique d'aucune sorte.
*A titre d'information de la même veine, c'est au cours de la semaine sainte que des reliques de la passion du Christ sont généralement présentées, à la cathédrale Notre Dame de Paris, à la dévotion des fidèles par des Chevaliers de l'Ordre de Malte et du Saint Sépulcre.
*Après son arrestation au soir de ce qui deviendra le Jeudi Saint, Jésus va être jugé. Accusé injustement, conduit devant les uns et les autres, renié par peur par son disciple Pierre, bafoué, flagellé, couronné d'épines, Jésus est condamné à la mort la plus vile pour le lieu et l'époque: la crucifixion.
En ce vendredi 21 mars 2008 les catholiques commémorent la journée du Vendredi Saint, ce vendredi de l'année où Jésus a rendu le dernier soupir.
*Ce vendredi là Jésus, portant la croix des condamnés, prend le chemin du lieu où l'on dresse habituellement les croix. Epuisé par les traitements endurés depuis son "bouclage", tombant au sol, il est aidé par Simon de Cyrène, un homme de passage qui revient des champs où il travaillait et qui est réquisitionné pour aider le condamné Jésus à porter sa croix. Sur le trajet une femme - que la tradition appelle Véronique - essuie le visage ensanglanté et souillé du condamné.
*Au lieu dit Golgotha (=lieu du crâne) Jésus est mis en croix avec 2 autres condamnés, voleurs et criminels avérés. A l'un d'eux qui se repent de ses actes délictueux et ose demander à Jésus de disposer d'une place auprès de lui pour une éternité de joie, le Fils de Dieu répond en lui accordant une place dans son royaume.
Les soldats tirent au sort les vêtements de Jésus - notamment une belle tunique sans couture - car ils pouvaient disposer des vêtemenst d'un condamné comme c'était alors l'usage.
*Sur la croix, Jésus va prononcer sept paroles autrefois au centre de la liturgie du vendredi saint, cela avant qu'elles soient remplacées au Moyen Age par le chemin de la croix. A Paris on peut voir un chemin de croix qui se déroule à l'extérieur le vendredi saint avec le cardinal portant une croix et grimpant symboliquement vers la Butte Montmartre où est édifiée la Basilique du Sacré Coeur.
De plus, ces dernières paroles du Christ avant sa mort ont été reprises dans diverses oeuvres musicales - ainsi par Charles GOUNOD ou par César FRANCK - ou picturales.
*La première parole est: "Mon Père, pardonne-leur: ils ne savent pas ce qu'ils font." Luc 23,34
Jésus, Fils de Dieu, s'adresse tout naturellement à son Père pour intercéder en faveur du pardon de tous ceux qui l'ont maltraité. C'est assez logique car les soldats romains concernés n'ont fait qu'obéir à des ordres donnés qu'ils n'avaient pas de raison de contester.
*La seconde: "En vérité, je te le dis, dès aujourd'hui tu seras avec moi dans le Paradis" Luc 23,43
Cette parole est adressée en réponse à la demande du voleur condamné - évoqué plus haut - qui a sollicité une place dans le royaume de Jésus.
*La troisième: "Femme, voici ton Fils" et "Voici ta mère" Jean 19, 26 et 27
Ici c'est Jésus qui indique à sa mère, présente avec l'apôtre Jean aux pieds de la croix, que dorénavant c'est Jean qui va prendre soin d'elle, comme un fils. Il confirme ensuite à Jean qu'il aura à prendre soin dorénavant de sa mère - sa mère à lui homme dans la force de l'âge en train de mourir sur une croix comme un malfaiteur - comme si c'était sa propre mère. Ce qui sera.
*La quatrième: "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?" Mathieu 27,46; Marc 15, 34
Le corps broyé par des douleurs torturantes c'est un long cri hurlant sa souffrance qui jaillit de Jésus vers Dieu son Père. Jésus, en vrai homme, se sent totalement abandonné.
*La cinquième: "J'ai soif !" Jean 19, 28
Les crucifiés souffraient de soif. Pour cela il était prévu de leur proposer du vinaigre apporté au moyen d'une éponge mise au bout d'une tige. C'est ce qui a lieu pour Jésus.
*La sixième: "Tout est achevé" Jean 19, 30
C'est après avoir pris le vinaigre que Jésus prononce la phrase ci-dessus.
*La septième: "Père, je remets mon esprit entre tes mains" Luc 23, 46
Tout est fini. Tout est accompli. Jésus rend son dernier soupir.
Ces 7 paroles sont extraites de La Sainte Bible, traduite en français sous la direction de l'école biblique de Jérusalem, parue aux Editions du Cerf en 1961.
Les jeunes qui vivez ou passez par la France, ces paroles font partie des racines chrétiennes de ce pays et de l'Europe.
Ce sont des mots de fin de vie, simples et faciles à comprendre.
Réagissez si vous en avez envie.
Après la mort la vie gagne ! De toute façon !
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20.03.2008
Journée de l'eau: 20/3/2008
*Jeudi, ce jour de printemps est aussi celui de la journée mondiale de l'eau et, pour les catholiques, le jour du jeudi saint.
*Quel rapport ?
*A Paris, les giboulées de printemps posent leurs marques spatio-temporelles sur cette période. C'est là du classique. Ce qui l'est moins c'est l'alternance observée de trop de douceur sur le fond froid "normal" d'un hiver habillé d'inconstance. D'où sur la terrasse ouest où il est installé en sédentaire un mimosa qui a déjà abandonné sa parure éclatante. En plusieurs occasions ses fleurs au jaune unique, à la douceur caressante, à la senteur voluptueuse et sensuelle - du moins pour certains - sont venues apporter un clin d'oeil vif chaleureux sur des tenues sombres de circonstance pour des sorties très officielles. Cette parure éphémère et sans prix - elle ne se trouve qu'ici - a rendu les armes au lendemain du 2 ème tour des élections: trop d'alternances de douceur ne permet pas au mimosa cette année d'offrir sa couleur exceptionelle et une senteur parfaite jusqu'à fin avril.
Pour autant il ne reste pas inactif. Si à ce jour ses fleurs sont recroquevillées sur elles-mêmes ayant viré à l'orangé et depouillées de parfum, elles sont toujours en vie et se préparent soit à choir à terre, soit à se muer en gousses porteuses de graines reproductives.
Pour autant, maintenant comme hier, il a toujours besoin d'eau, cette eau nourricière indispensable ! Cette eau source de vie !
L'eau du printemps comme celle des autres saisons. Cette eau que les bipèdes humains estiment signe de vie et s'acharnent à repérer à l'aide d'un matériel adéquat sur d'autres planètes. Ces bipèdes qui, dans leur majorité, voient surtout une vie issue de la nuit des temps de la terre; tandis que d'autres pensent plutôt à des "graines de vie" venues d'ailleurs, trajectoires de "contamination" liées à des collisions produites dans les lointains célestes. Après tout, nous, ces bipèdes ne nous privons pas actuellement d'envoyer nos germes au-delà de notre mère Terre, polluant l'espace près avoir pollué fleuves et océans.
On l'a compris: l'eau doit être apportée à tout ce qui vit et s'agite et butine et volète sur ces balcons et ailleurs. Des jacinthes aux primevères en pleine effervescence, des framboisiers aux groseillers dont les feuilles pointent, des jonquilles à la grosse botte de persil poussée là sans prévenir - mais quelle saveur ! , aux moineaux et merles qui ont acquis une sorte de droit d'hébergement privilégié par leur aptitude à communiquer et s'abreuvent et se baignent dans la coupe prévue à cet effet, aux abeilles et bourdons actifs à la saison, et à tant d'autres vies ... Des "bébés" arbres de 50 cms aptes à devenir des adultes de 30 mètres et plus réclament leur livraison d'eau régulière, à un rythme variable déterminé par une plus ou moins grande sécheresse de l'air.
L'eau du printemps pour les végétaux, êtres vivants tout comme nous.
L'eau du printemps pour les animaux, êtres vivants tout comme nous.
*L'eau du printemps pour les hommes. Une Espagne en manque d'eau sonne la belle Massilia (=Marseille) apte à lui venir en aide; ce sevrage bien involontaire en eau est récurrent dans un pays où les gardiens de l'eau sont aussi les gardiens de la vie depuis des lustres.
En France, avant les circuits commerciaux des fournisseurs d'eau que l'on connaît et qu'il faut payer, hommes, femmes et enfants allaient "cueillir" l'eau nécessaire à des sources émergentes, à des fontaines, à des puits repérés et creusés. Puits isolé en campagne. Ou puits avec accès ouvert à tous les habitants du quartier en ville; situation qui n'a plus cours, faute de fréquentation. Et même les fontaines d'une eau - somme toute potable car indemne de germes pathogènes - sont pointées inaptes à la consommation en raison d'une dureté qui nous ferait taxer de stupides gâcheurs de cet or blanc nécessaire à la vie par des populations qui ne disposent que d'une eau enrichie en germes porteurs de mort, surtout pour les plus jeunes. Une eau trop dure n'a pas les lettres de noblesse qui conviennent à nos natures - étiquetées trop délicates ?
L'eau pour boire, pour survivre, la hantise normale de ceux de l'Aéropostale tombés dans le désert car contraints à un atterrissage de fortune.
*L'eau pour se laver. Si considérée dans les pays où elle est rare !
L'eau si importante pour l'accueil du visiteur ou de l'étranger dans les pays d'Orient. Ainsi, au pays de Jésus, ce Jésus dont il est fait mémoire ce jour de Jeudi Saint par le renouvellement dans les églises catholiques du lavement des pieds des enfants de choeur encore appelés actuellement servants d'autel (les pieds sont déjà propres, le geste est symbolique). A commencer par le Pape à Rome. Pourquoi ce geste ? simplement parce qu'après des trajets sur les chemins de sable et de poussière de la Palestine parcourus en sandales par Jésus et ses contemporains au 1er siècle de notre ère, de Nazareth à Jérusalem et alentour, un bain de pieds n'était pas de trop. Pour situer la position de serviteur des autres que Jésus souhaitait voir adopter par ses disciples, il se met en peine - au cours d'un dernier repas à Jérusalem ensemble au soir du jeudi saint - de laver les pieds de ses disciples. Geste essentiellement symbolique mais démonstratif. Après quoi, après un repas à la solennité très particulière aux paroles et aux gestes perpétués depuis bientôt 2000 ans, Jésus rejoint avec ses amis le Mont des Oliviers pour y prier, cela avant de se faire "serrer" par la police, dénoncé par Judas l'un de ses douze disciples les plus proches.
Ce lavement des pieds et ce diner se situent avant la fête de Pâque. L'évangile de Jean décrit comme suit cette opération symbolique à laquelle Judas est présent. Jésus "se lève de table, ôte ses vêtements, et prend un linge, dont il se ceignit. Ensuite il versa de l'eau dans un bassin, et se mit à laver les pieds de ses disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. Il arrive donc à Simon-Pierre. Ce dernier lui dit: "Vous, Seigneur, vous voulez me laver les pieds !" Jésus lui répondit: "Si je ne te lave, tu n'as rien de commun avec moi." Simon-Pierre alors de s'écrier: "Seigneur, non seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête." (...) Il (=Jésus) leur lava donc les pieds; puis il reprit ses vêtements et se remit à table : "Comprenez-vous bien, leur dit-il, ce que je vous ai fait ? Vous m'appelez Maître et Seigneur; et vous avez raison, je le suis. Eh bien ! si je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et Maître, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. Je vous ai donné l'exemple, pour que vous fassiez comme je vous ai fait. En vérité, en vérité je vous le déclare, il n'y a pas de serviteur supérieur à son maître, pas de messager supérieur à celui qui l'a envoyé. (...)" (Jean:13, 4-9 puis 12-16).
*Voià pour l'eau du printemps, l'eau pour la vie des hommes, l'eau du lavement des pieds du Jeudi Saint.
*On peut ajouter l'eau des bassins de natation où règne une Laure Manoudou. L'eau de la mer que l'on sait désaler. L'eau des oasis et des lieux de culture où elle sa présence est limitée et où les hommes savent l'utiliser avec le meilleur rapport quantité d'eau/végétaux comestibles produits. Eaux des sources thermales riches de substances aptes à soigner. Etc...
*En ce jour de printemps, de renouveau, de fête de l'eau, de semaine sainte où se situe le jeudi saint, l'actualité déferle. Dans le désordre: Après le plateau montagnard choisi et adopté par notre Président de la République, Nicolas SARKOZY, on observe - je cite pêle-mêle -un gouvernement "amendé" pour du mieux - avec un Yves JEGO, une Anne-Marie IDRAC, une Nadine MORANO-, le Tibet et la Chine des JO (Jeux Olympiques), le décès hier soir à son domicile près de Dijon de Chantal Sébire, les menaces de Ben Laden vis-à-vis d'un Occident non respectueux du prophère Mohamed, le succès du club de football amateur de Carquefou - près Nantes - sur Marseille, et j'en oublie etc...
Du côté de ce blog c'est un constat de 202 visiteurs avant-hier ! Après un pic de 106 la semaine précédente.
Chers lecteurs, merci à vous ! Je ne boude pas ma joie !
*Du côté de l'eau, malgré les catastrophes de l'actualité, il n'y a rien d'autre à faire que de continuer à vivre, de mon point de vue.
Faites au mieux les moins de 18 ans ! Pas de défaitisme. Pas de catastrophisme. Vivez ! Profitez de cette vie offerte !
Inutile de se placer dans la position particulière et publique de celui qui avait prévu et anoncé la fin du monde lors du passage au 21 ème siècle; ce qui ne fut pas.Ce qui était bien naturel quand on connaît la quantité des différents calendriers de par le monde, d'où l'existence de repères multiples dans les datations !
*Pour ceux qui pensent à l'après terre, les monothéistes disposent - malgré des interrogations légitimes - du tapis rouge de la croyance. Les boudhistes et autres penseurs disposent d'un autre paysage de bonheur éternel promis. Quant à tous mes frères et soeurs dispersés de par ce monde et qui s'affichent sans foi, ni dieu, ni rien, ils sont tout autant que les précédents à la tête d'une vie riche, souvent à l'écoute de l'autre - homme, animal, végétal, minéral, eau, feu, air ou terre - et d'une suite a priori sans souci dans le néant auquel ils adhèrent. Ces croyants dans un vide éternel, dans un néant perpétuel étant tous aussi respectables que les autres.
*Bon printemps à tous et toutes !
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06.01.2008
La Fuite en Egypte: légende de la Sauge
La fuite en Egypte et les miracles: la légende de la Sauge.
Tandis que les bourreaux du roi Hérode, féroces et tout couverts de sang, fouillaient la région de Bethléem pour égorger les petits enfants, Marie se sauvait à travers les montagnes de Judée, serrant le nouveau-né sur son coeur tremblant. Joseph courait à l'avant lorsqu'ils apercevaient un village, pour y demander l'hospitalité ou même un peu d'eau pour baigner le petit. Hélas, les gens étaient ainsi faits, dans ce pays si triste, que personne ne voulait rien donner, ni eau, ni abri, pas même une bonne parole.
Or, tandis que la pauvre mère se trouvait ainsi seule, assise au bord du chemin pour allaiter le petit, tandis que son époux menait l'âne à boire à un puits communal, ne voilà-t-il pas que des cris se firent entendre à peu de distance. En même temps, le sol trembla sous le galop des chevaux approchants.
- Les soldats d'Hérode !
Où se réfugier ? Pas la moindre grotte, ni le pluis petit palmier.
Il n'y avait près de Marie qu'un buisson où une rose s'ouvrait.
"Rose, belle rose, supplia la pauvre mère, épanouis-toi bien et cache de tes pétales cet enfant que l'on veut faire mourir, et sa pauvre mère à demi morte."
La rose, en fronçant le bouton pointu qui lui servait de nez, répondit:
"Passe vite ton chermin, jeune femme, car les bourreaux en m'effleurant pourraient me ternir. Vois la goriflée, tout près d'ici. Dis-lui de t'abriter. Elle a assez de fleurs pour te dissimuler..
- Giroflée, giroflée gentille, supplia la fugitive, épanouis-toi bien pour cacher de ton massif cet enfant condamné à mort et sa maman épuisée."
La giroflée, tout en secouant les petites têtes de son bouquet, refusa sans même s'expliquer:
"Va, passe ton chemin, pauvresse. Je n'ai pas le temps de t'écouter. Je suis trop occupée à partout me fleurir. Va voir la sauge tout près d'ici. Elle n'a rien d'autre à faire que la charité.
- Ah ! Sauge, bonne sauge, supplia la malheureuse femme, épanouis-toi pour cacher de tes feuilles cet innocent dont on veut la vie et sa mère, à demi morte de faim, de fatigue et de peur."
Alors tant et si bien s'épanouit la bonne sauge qu'elle couvrit tout le terrain et de ses feuilles de velours fit un dais, où s'abritèrent l'enfant Dieu et sa mère.
Sur le chemin, les bourreaux passèrent sans rien voir. Au bruit de leurs pas, Marie frissonnait d'épouvante, mais le petit, caressé par les feuilles, souriait. Puis, comme ils étaient venus, les soldats s'en allèrent.
Quand ils furent partis, Marie et Jésus sortirent de leur refuge vert et fleuri.
"Sauge, sauge sainte, à toi grand merci. Je te bénis pour ton bon geste dont tous désormais se souviendront."
Lorsque Joseph les retrouva, il avait de la peine à soutenir le train de l'âne tout ragaillardi par une vaste platée d'orge qu'un brave homme lui avait donnée. Marie remonta sur la bête en serrant contre elle son enfant sauvé. Et Michel, l'archange de Dieu, descendit des hauteurs du ciel pour leur tenir compagnie et leur indiquer le plus court chemin par lequel se rendre en Egypte, tout doucement,à petites journées.
C'est depuis ce temps là que la rose a des épines, la giroflée des fleurs malodorantes, tandis que la sauge possède tant de vertus guérissantes.
Comme l'on dit en Provence: "Celui qui n'a pas recours à la sauge ne se souvient pas de la Vierge."
Conte Provence, extrait de Légendes et récits du temps de Noêl. Jopseh Roumanille, repris par M. Toussaint Samat.
Bien sûr, il s'agit d'un conte. Les épines de la rose étaient déjà présentes, la giroflée peut sentir bon... question de goût et d'odorat. Mais comme toute légende elle éclate de merveilleux.
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30.12.2007
Les Rois Mages et l'Egypte
Ce dimanche 30 décembre 2007 est le jour où est fêtée la Sainte Famille - à savoir la famille constituée par l'enfant Jésus, Marie sa mère et Joseph. Par-delà cette famille présentée en modèle il est proposé des minutes de pensées priantes ou d'actions toutes simples de proximité au sein des familles pour davantage de paix et d'entraide familiale et même - pourquoi pas ? - des heures multipliées façonnées du bonheur de s'aimer ?
Après la naissance de Jésus, après la visite des bergers, des mages - savants ou astronomes - arrivent de leurs lointains pays et mettent le cap sur Jérusalem. Là, ils interrogent le roi Hérode sur ce roi des juifs qu'ils cherchent et qui vient de naître. Où donc cela ? Renseignements pris Hérode leur apprend qu'un chef doit naître à Bethléem et déclare: ""Allez vous renseigner exactement sur l'enfant, et quand vous l'aurez trouvé, avisez-moi, afin que j'aille, moi aussi, lui rendre hommage."
"3ur ces paroles du roi, ils se mirent en route; et voici que l'astre, qu'ils avaient vu à son lever, les devançait jusqu'à ce qu'il vint s'arrêter au-dessus de l'endroit où était l'enfant. La vue de l'astre les remplit d'une très grande joie. Entrant alors dans le logis, ils virent l'enfant avec Marie sa mère et, tombant à genoux, se prosternèrent devant lui; puis ouvrant leurs cassettes, ils lui offrirent en présent de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Après quoi, un songe les ayant avertis de ne point retourner chez Hérode, ils prirent une autre route pour rentrer dans leur pays."" (Matthieu 2,8-15)
A ce moment l'évangéliste Matthieu relate le massacre des enfants de moins de 2 ans de Bethléem - dont mémoire a été faite le 28 décembre - innocents massacrés en raison de la peur d'Hérode qui craignait d'être détrôné par ce nouveau-né soudaint surgi de l'ombre devant par lui par l'intermédiaire des mages (Matthieu 2, 16-18).
La sainte Famille va rester en Egypte jusqu'à la mort d'Hérode. Alors, la vie de l'enfant n'étant plus menacée, Marie, Jésus et Joseph retournent en Israël, sans la province de Galilée pour habiter une ville appelée Nazareth. (Matthieu 2, 19-23).
Petite question aux lecteurs: pourquoi offrir de l'or, de l'encens, de la myrrhe ? Quel est le sens de chacune de ces offrandes ?
contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr
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27.12.2007
Jean l'évangéliste 27 décembre fête
Jean, instruit et cultivé, élevé à l'école de Gamaliel Docteur de la Loi respecté - si je m'en tiens au Nouveau Testament seule référence dont je dispose comme chrétienne d'origine sans autre culture - est décrit comme le disciple préféré de Jésus. Il appartient d'ailleurs au cercle de base des 12 apôtres et fait parti du trio de choc proche de Jésus constitué par Pierre (=Simon renommé Pierre), Jean et son frère Jacques (=Jacques le Majeur).
Laissons de côté les commentaires en tous genres qui n'ont pas manqué d'être faits sur cette préférence; on a tous et toutes des attirances ou à l'inverse des répulsions, des rejets. Questions d'harmonies naturelles, de résonances positives entre personnes. Jésus est né homme. Il est un vrai homme comme nous tous et à ce titre ressent toutes les sensations humaines.
Jean est né juif, d'une lignée juive; élevé soigneusement côté religion et traditions il exerce le métier de pêcheur, tout comme son père et selon l'usage, travail très normal quand on vit au bord du lac de Tibériade en Galilée.
On ne lui connaît pas d'épouse ni d'enfant. Quant il fait la connaissance de Jésus c'est encore un jeune homme. Il a un frère appelé Jacques, un père nommé Zébédée et une mère très intervenante pour ses 2 fils. Cette maman qui se mêle de l'avenir de ses enfants - la majorité est à 12 ans et les 2 frères ont plus que cela - ose demander à Jésus les meilleures places pour ses grands quand Jésus sera enfin maître en son royaume (Matthieu 20, 20-28) , royaume que cette mère imagine de cette terre avec puissance, poouvoir et richesse. Elle requiert que ses fils siègent l'un à la droite et l'autre à la gauche de Jésus. Lequel ne l'envoie pas promerner. Il pose une question en retour, une seule, aux 2 frères: ces 2 garçons - pour qui la maman intervient - sont-ils capables de boire à la coupe où il va boire, lui ? autrement dit sont-ils capables de suivre Jésus où qu'il aille? Ne doutant de rien c'est par l'affirmative qu'ils répondent. Et Jésus, attentif à leur requête, acquiesce à cette fougue spontanée venue du coeur. Qu'il en soit fait comme les 2 garçons le désirent par l'intermédiaire d'une mère qui - comme bien des mamans, comme toute maman peut-être - n'a pas hésité à prendre la parole au nom de ses petits, sinon intimidés du moins embarrassés de faire en public une demande aussi audacieuse face aux autres disciples aussi méritant qu'eux sans doute. Le ciel écoute, entend et répond souvent par un accord direct ... si l'on est attentif. Et voilà Jacques et Jean, fils de Zébédée, les "fils du tonnerre" comme les surnomme Jésus, admis à participer pleinement et être associés juqu'au bout à la vie de Jésus.
Près de Jean le Baptiste, cousin de Jésus, alors que le précurseur baptise dans le Joudain en appelant à la conversion des coeurs, Jean l'évangéliste est là et aussi Pierre (Jean 2,35-42).
Qaund Jésus choisit ses disciples (Marc 1, 16-20).
Quand il guérit la belle-mère de Pierre (Marc 2 , 29-30). qui, plus âgé, est nanti d'une épouse et d'enfants.
Quand il ressuscite la très jeune fille de Jaïre, chef de la synagogue (Marc 5, 35-43).
Quand Jésus est transfiguré en présence de Moïse et d'Elie (Marc 9, 2-20; Luc 9, 28-36).
Jean et Pierre sont envoyés ensemble veiller aux préparatifs de la fête de Pâques, dernier repas (=cène) de Jésus (Luc 22, 7-13).
La dernière fois où Jean, Jacques et Pierre sont tous les 3 réunis avant la mort de Jésus se situe après la dernière cène, juste avant l'arrestation de Jésus (Marc 14, 32-42).
Face à cette situation Jean va aux informations auprès du grand-prêtre en exercice qui le connaît bien, afin d'être éclairé à propos du procès de celui qui est devenu son guide (Jean 18, 15-16). Le disciple préféré suit jusqu'au lieu de la crucirfixion, châtiment sévère destiné aux criminels de l'époque et du lieu concernés; la mère de l'apôtres est là aussi et la maman de Jésus. Sur la croix, avant son dernier soupir, Jésus confie sa mère à Jean et Jean à sa mère (Jean 19, 26-27). Etre fils de Dieu ne dispene pas d'assurer le quotidien humain.
Après la résurrection de Jésus c'est Jean qui le premier, car plus rapide que Pierre, arrive au tombeau dont la pierre a été roulée et penche sa tête à l'intérieur - n'entrant pas par respect pour son aîné; puis il pénètre à son tour:"Il vit et il crut." (Jean 20, 4-9). Suivent d'autres événements où tous les apôtres sont présents: effusion de L'Esprit Saint à l'occasion de la Pentecôte, apparitions, Ascension de Jésus au ciel.
Jean le Baptiste a été exécuté dès le vivant de son cousin, à l'issue d'une superbe danse lascive devant le roi Hérode d'une jeune fille à qui cet homme a promis tout ce qu'elle veut... et c'est la tête de Jean Baptiste qui est réclamée ! (Matthieu 14, 1-12). Jacques, frère de Jean, sera lui le 1er apôtre mis à mort à Jérusalem quelques années après Jésus (Actes des Apôtres 12, 1-2).
La vie de Jean se poursuit, évoquée dans les Actes des Apôtres écrit par Luc. Il accueille désormais chez lui la mère de Jésus autant que nécessaire; il est aussi en bute à des persécutions et en sort indemne, vivant pense-t-on centenaire. Comme évangéliste il est symbolisé par un aigle à la vue perçante. Une très belle représentation contemporaine est visible à l'abbaye saint Louis du Temple à Limon, près de Vauhalla/Palaiseau - où sont aussi visibles, sur un autre registre, des tapisseries réalisées par la reine Marie Antoinette à la prison du Temple. Pour information l'existence de cette abbaye est liée à celle de la fille du Grands Condé et à la famille royale.
Il existe une pensée johannique manifestée dès le début de l'évangile de Jean et qui a traversé les siècles, continuant en 2007 à être scrutée et exploitée. Outre un évangile, Jean a rédigé 3 épîtres ainsi que le Livre de l'Apocalypse alors qu'il était relégué sur l'île de Patmos sans doute vers l'année 95 sous le règne de Domitien. Cette oeuvre inspiré a donné naissance à des réalisations célèvres dont les tapisserie de Jean Lurçat, visibles à Angers, et qui illustrent de façon magistrale cette saga sacrée où Jean manipule avec délices les chiffres et symboles chers aux auteurs de la Bible.
Eu égard au succès renaissant des feux de la saint jean à l'occasion du solstice d'été (le Baptiste est fêté le 24 juin), les prénommés Jean sont souvent supposés être sous la protection du cousin de Jésus. Ce qui n'est pas. Il y a de nombreux Jean avec le statut de saint qui ont vécu après le Jean contemporain de Jésus.
L'évangéliste aimé de Jésus est fêté le jour du 27 décembre, et nombre de garçons sont placés sous sa protection. Je souhaite une "très bonne fête" en ce jour à tous ceux que je connais sous le prénom de Jean, John, Joan, Yvan etc...Par sa pensée toujours vivante leur saint patron - comme on dit - est toujours très présent.
Très bonne fête aux lecteurs prénommés Jean et aux lectrices l'ayant comme patron désigné. Soyez très vigilants pour que votre fête reste bien indépendante de celle de Noël et des voeux du Nouvel An !
Les informations données ici le sont seulement pour information. Respect aux non croyants autant qu'aux croyants!
contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr
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