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ivamer

  • Ivamer valorise les déchets marins

    déchetsPoisson.jpgLes déchets de mollusque et poissons n’iront plus systématiquement à la poubelle, ou plutôt aux ordures ménagères.

    Ceci se passe en France, suite à une thèse réalisée à l’université de Caen.

    Voici l’article.

    « Les déchets de poissons n'iront plus à la poubelle - Caen

    Jeune chercheuse caennaise en biologie, Estelle Le Bihan, 30 ans, a créé sa société, Ivamer. Elle imagine des utilisations pour valoriser déchets de mollusques et de poissons.

    Tout a commencé avec les seiches. « On mange le blanc, le reste part à la poubelle : os, tête, viscères, explique Estelle Le Bihan, 30 ans. J'ai voulu travailler sur ces déchets, appelés coproduits, pour en faire quelque chose. Les valoriser. » C'était pour sa thèse, menée à l'université de Caen, au laboratoire de physiologie et écophysiologie des mollusques marins. Depuis, la jeune chercheuse en biologie a fondé son entreprise, Ivamer (trois salariés).

    « Lors de ma thèse, j'ai d'abord utilisé une poudre noire issue principalement des viscères. On a commencé par la tester en aquaculture. » Sur des bars, poissons carnivores : 5 % de leur aliment complet habituel a été remplacé par cette poudre. Les résultats se sont révélés plus que prometteurs. Les bars ont atteint le double du poids de leurs congénères nourris de manière classique. Mais ce n'est pas tout : « Cela les rend aussi moins sensibles aux maladies. »

    « Je me suis lancée »

    Elle se rapproche alors de l'incubateur de l'université et créé son entreprise en juin 2008. Chef d'entreprise ? La chercheuse ne s'imaginait pas dans ce rôle. « Cela faisait partie de l'impossible. Je me voyais plutôt donner des cours en amphi que diriger une société. Mais finalement je me suis lancée. » Installée depuis un mois dans des locaux loués par l'université, elle développe également des utilisations pour d'autres coproduits que ceux de la seiche. Dont ceux des mollusques, qui représentent une part importante de la pêche en Basse-Normandie. Mais aussi des poissons.

    150 000 tonnes par an

    « Notre activité principale : accompagner les entreprises dans la valorisation de ces ressources. » Cela dans deux directions. Premier axe : « Les sociétés qui transforment des produits de la mer et vont donc se retrouver avec des déchets, c'est-à-dire des poubelles. Les traiter leur coûte vite cher : elles ont envie de les valoriser. » Second axe : « Toutes les sociétés qui souhaitent utiliser cette ressource : agroalimentaire, cosmétique, BTP, etc. C'est très vaste »

    Des entreprises sont déjà intéressées. « En général, elles ont une idée du résultat qu'elles veulent. À nous de trouver pour elles le bon procédé pour y parvenir. » Les coproduits de la filière pêche en France représentent 150 000 tonnes par an, pour l'heure « peu valorisées ». Les becs de calamars géants, qui contiennent de la quitine, peuvent par exemple servir à fabriquer des fils de suture. « Beaucoup de choses sont possibles. En France, ce marché est assez récent. Pendant longtemps, les sociétés n'ont pas forcément éprouvé le besoin économique de retraiter ces matières. »
    Source : Virginie JAMIN - Ouest France »

    Après les coquillles d’huîtres concassées pour utilisation ultérieure rationnelle, la mer offre d’autres ressources.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration de l’article : ceux de l’Ivamer)