Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

isotetrinoide

  • Acné : vigilance !

    Je n’ai rencontré aucun jeune sans souci d’acné à un moment ou à un autre. La molécule d’isotetrinoide est rentrée dans la vie de certains.

    Je vois ce jour 2 garçons, élèves de 1 ère, touchés – pas très sévèrement selon moi – mais gravement selon leur ressenti à eux qui seul compte. A tel point que ces sportifs, en bonne santé, se refusent à fréquenter la piscine. Par peur d’exhiber des boutons d’acné dont ils sont honteux. Un comportement identiques pour ces deux-là, qui ne se connaissent pas, l’un vivant à Paris, l’autre dans les Yvelines.

    Pour l’un d’eux au moins l’acné est devenu si insupportable qu’il a consulté accompagné de sa maman un dermatologue, les soins usuels n’y suffisant plus.

    S’en est suivie la prescription de la pilule miracle à base d’isotetrinoide – Curacne, Procuta, Contracné et autre.

    Sur les forums de discussion où l’on échange à propos de cette pilule anti acné, les jeunes évoquent certains effets secondaires – une longue liste d’effets indésirables ou de contre indications étant d’ailleurs signalée sur notice par les laboratoires.

    Beaucoup louent son effet miraculeux.

    Loin de moi de doucher cet enthousiasme compréhensible.

    Juste un avis de vigilance. Une vigilance que certains dermatologues appliquent pour guetter des effets secondaires graves apparus chez des jeunes sans prédisposition particulière.

    En effet des suicides ont eu lieu – réussis ou ratés – ou encore le meurtre d’un dermatologue prescripteur, événements liés pour les parents ou les proches des jeunes concernés à la prise de cette molécule d’isotetrinoide. Des jeunes décrits sans fragilité particulière.

    Les conséquences sur le psychisme ne sont pas occultées par les vendeurs de cette pilule miracle contre l’acné.

    Mais, à mon avis, c’est à chaque famille lors d’une prescription de ce type d’entrer en vigilance. J’ai cru comprendre qu’une dermatologue dont un jeune client était décédé avait observé des répercussions sur le mental des jeunes chez 1/3 d’entre eux. Ce qui est beaucoup.

    Un pompier de Nice, Daniel Voidey dont le fils s’est suicidé brutalement en raison de troubles apparus à la suite de la prise d’anti-acné, après enquête sur d’autres cas, s’est lancé dans une action en justice avec un maître du barreau.

    Qu’elle aboutisse ou pas ne change rien à la nécessité présente d’être attentif et prudent.

    Aucun médicament allopathique n’est anodin. Aucun n’est sans risque.

    Dans une prescription il y a toujours une balance bénéfice/risque.

    Quant un anti-cancéreux est prescrit, il va de soi que le bénéfice attendu est supérieur au risque encouru.

    Ici, contre une acné qui le plus souvent passe avec le temps, à chacun de voir.

    Et de surveiller ou faire surveille ses changements d’humeur par son environnement familial ou amical lors de la consommation de ce restaurateur de belle peau.

    Les jeunes échangent sur la prise d’une pilule contraceptive en cas d’isotetrinoide source de malformations fœtales et sur d’autres points. Les perturbations possibles du psychisme ne sont pas à négliger.

    Aucune honte à être vigilant !

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr