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immobilier

  • Drame à la Bred rue d’Avron

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouvez. Merci. 

    Le 22 janvier 2009 210 visites avec 450 pages lues

    J’aurais pu passer rue d’Avron, Paris, 20 ème, à ce moment là. C’est à deux pas de chez moi et je suis amenée à utiliser souvent cette rue commerçante. Cet assassinat en plein jour le 21 janvier, sur le trottoir de la BRED, d’une employée de banque qui ne faisait qu’exécuter les consignes de ses employeurs, est tristement pénible et douloureux pour elle et tous ceux qu’elle laisse derrière elle.

    Mettons de côté le fait que l’auteur s’est trouvé enfermé dès le soir du même pour, j’imagine, recevoir des soins appropriés. Mettons de côté encore la crise qui devient l’alibi invoqué pour expliquer une certaine agressivité de certains clients. Il n’empêche !

    Tous ceux et celles qui travaillent dans le circuit bancaire ne manquent pas de dire en famille en confidence qu’ils sont payés ou qu’ils font carrière en fonction de leur pourcentage de produits placés. Donc vendus.

    Et c’est là que le bât blesse.

    Car les ventes qui vont permettre une bonne évolution de carrière ne sont pas forcément en adéquation avec les besoins des clients. Le titre de « conseiller » - mais comment peut-on conseiller une personne qui ne va pas dévoiler systématiquement sa manière de vivre et de procéder quant à ses revenus/dépenses ? – peut devenir quelque peu abusif.

    Tant que le conseiller est un conseiller qui ne fait que suggérer, proposer, essayer de coller au plus près des éléments qui sont étalés devant lui, c’est bon. On peut penser que, face à lui, l’interlocuteur est une personne adulte qui dispose de sa liberté de choisir.  

    Quand le même saisit l’occasion de placer chez un client, peu discernant quant à son intérêt propre, un produit phare à promouvoir ainsi que les décideurs l’ont choisi, il peut exister une dérive.

    Dérive que des employés, parfois très brillants, ont dénoncée quitte à s’en retrouver brisés sur le plan professionnel et parfois secondairement conduits au suicide. Ecoeurés !

    Ainsi commencent des dérives qui vont ensuite se gonflant pour se muer en méga crises financières, accouchant à leur tour de crises économiques débouchant sur des crises sociales.

    Je cite les banques. On pourrait pareillement parler dans l’immobilier des ventes d’appartement à prix limité puisque ne portant que sur une ou deux semaines d’accès à la propriété dans l’année, qui ont eu un grand succès pour déboucher ensuite sur des ennuis sans fin et l’appel à autrui. Deux remarques. La simple observation montrait qu’un tel système était malsain à la base. L’appel au secours à la collectivité pour venir compenser les fautes d’une gestion viciée est pénible à toujours envisager: où s’arrêter sur ce chemin ?

    Il y a très longtemps, dans l’axe de Jules Ferry quand même,  l’école publique proposait une phrase de morale à décrypter et ruminer toute la journée, ce qui permettait de l’assimiler, de la faire sienne. 

    Pour des choses aussi quotidiennes et concrètes que l’argent et son utilisation correcte, plutôt que de proposer des cours en primaire, on  pourrait prendre le temps de proposer lors des cours de mathématiques des moments d’animation – les fils et filles de commerçants généralement bien au courant pourraient en être des leaders naturels et volontaires – pour affuter les discernements de tous les élèves et leur apprendre à développer cette qualité qu’est la vigilance. Sans se vouloir miraculeux, de tels moments pourrait aider à lutter contre l’infantilisation de certains clients, fut-elle involontaire.

    Car pousser un client à choisir dans l’intérêt d’un produit phare qui ne lui convient pas c’est quelque part l’infantiliser.

    Qu’en pensez-vous les jeunes ? qui disposez peut-être déjà d’un accès bancaire ?

    contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr