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  • Spiritualité, Jésus, hasard

     

     

    Ce deuxième dimanche du temps dit de Carême chez les catholiques, le 24 février 2013, était lu le texte de l’évangile de Luc (9,28-36) sur la Transfiguration de Jésus Christ. En voici le début, 28-30, significatif : « Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques et il alla sur la montagne pour prier. Pendant qu’il priait, son visage apparut tout autre, ses vêtements devinrent d’une blancheur éclatante. Et deux hommes s’entretenaient avec lui : c’étaient Moïse et Elie, apparus dans la gloire ».

    Au cours de la messe où est dit le Notre Père, le contexte de cette prière était rappelé, en l’espèce l’évangile de Matthieu, chapitre 6, versets 9 à 14 : « C’est ainsi que vous devez prier : Notre Père qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd’hui le pain qui nous est nécessaire. Remettez-nous nos dettes comme nous les remettons à nos débiteurs. Et ne nous induisez pas en tentation, mais délivrez nous du mauvais. Car si vous remettez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous les remettra aussi ; mais si vous ne les remettez pas aux hommes, votre Père non plus ne vous remettra pas vos offenses. » Jésus a rappelé qu’avant même de prier il y a lieu de penser que notre Père du ciel sait ce dont nous avons besoin. Et, personnellement, ce « pain nécessaire » concerne autant le pain matériel que toute autre nourriture – spirituelle, artistique, etc…La volonté du Père est aussi, me semble-t-il, que l’homme soit heureux. Et je trouve correct de demandez aux hommes que nous avons offensé leur pardon ; je m’y essaie.

    Temps de Carême, temps de jeûne. Privation. Mais de quoi ? D’aliments trouvés en abondance à Paris et ailleurs ? D’excès de télévision ou de médias ? Ou d’autres excès que nous sommes seuls à connaître ? A chacun de voir où un effort est à faire pour améliorer sa vie personnelle.

    « Jésus » est le titre d’un livre de Jean-Christian Petitfils qui présentait cet ouvrage jeudi passé à la paroisse Saint Jean Bosco. Je n’ai pas pu y assister. Dans un entretien pour Le Point du 29 septembre 2011, cet historien éclaire sur ce livre sorti en 2011 chez Fayard, 440 pages pour 24 euros. Il signale l’importance de l’évangile de Jean, contemporain de Jésus, un autre Jean que le frère de Jacques ces deux là étant fils de Zébédée. Le Jean évangéliste appartient à « l’aristocratie sacerdotale » et connaît parfaitement son pays. Il observe en direct des interventions de Jésus. C’est un témoin oculaire. Jean-Christian Petitfils estime importants 3 éléments non écrits, à savoir la tunique du Christ qui est à Argenteuil, le linge ayant recouvert le visage du Christ conservé à Oviedo, le linceul de Turin. Pour l’historien, après recherches, Jésus fait partie du groupe des Nazôréens, installés dans deux bourgades dont celle de Nazareth dont l’archéologie note l’existence, une maison de l’époque de Jésus y ayant été trouvée en 2009.

    Le Pape Benoît XVI a décidé de passer la main. Il démissionne un 11 février, jour qui colle, 84 ans après au destin de l’église, car c’est le 11 février 1929 que les accords du Latran ont été signés. Ce 11 février est aussi en résonances avec la 1ère apparition à Lourdes de la Vierge à Bernadette qui se fit le 11 février 1858. Quant au départ effectif, le 28 février, il aura lieu le jour où est fêté saint Romain. L’élection de ce chef d’état et guide spirituel concerne quand même plus d’un milliard de personnes, soit environ un habitant du monde sur 7.

    Catholique ou pas, la spiritualité est au cœur de l’homme autant que son enracinement terrestre. Qu’il s’agisse de la croyance en un Dieu ou dans la force d’une sorte de grand manitou de l’univers. Il est important de vivre en étant respectueux de cette nature qui nous permet de vivre. Que ferions-nous sans air ? Sans eau ? Sans nourriture ? La terre est généreuse et nous a tout donné ; et nous, que faisons-nous en retour pour elle ? L’essentiel encore est de vivre avec un cœur pur, un esprit droit, un comportement civil, à l’écoute et au service des autres – famille, amis, connaissances de travail ou de loisir ou personnes rencontrées « par hasard » au fil des jours. Paul Eluard nous enseigne ceci : « Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous. » Alors soyons attentif à tous ces petits signes qui tissent le quotidien ordinaire.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr