Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

gwenn-aël bolloré

  • Gwenn-Aël Bolloré : J’ai débarqué le 6 juin 44

    Bolloré.jpg« Gwenn-Aël Bolloré a été l’un des 177 Français qui ont débarqué le 6 juin 1944. Ces volontaires du commando Kieffer étaient intégrés au N°4 Commando britannique sous l’autorité du général de brigade lord Lovat.

    La mission de cette unité d’élite consistait durant « ce jour le plus long » à neutraliser le casino-bunker de Ouistreham, avant de prendre le contrôle de la ville, puis à faire la jonction avec les troupes aéroportées du général Gale qui tenait le pont – désormais célèbre – de Pegasus Bridge : une promenade de 17 kilomètres sous le feu de l’ennemi. L’objectif fut atteint au prix de pertes sévères. » (4 ème page de couverture)

    A l’époque Gwenn-Aël Bolloré a 17 ans. Il a fait choix de gagner l’Angleterre et s’engage dans les commandos de fusiliers marins.

    Plus tard il sera vice-président des Papiers Bolloré, PDG des éditions de la Table Ronde, créateur du musée océanographique de l’Ouest. Ecrivain, poète, il est l’auteur d’une œuvre notable.

    Cette nouvelle édition parue aux éditions Le Cherche Midi dans la collection Documents alors que Gwenn-Aël Bolloré n’est plus de ce monde, a été revue par Anne Bolloré-Laborde. L’avant-propos est de Jean Marin et de Lord Lovat. Ce témoignage court sur 160 pages. Le prix en est modique : 9 euros.

    Voici la page 86 qui plonge en direct dans une action ardue au résultat loin d’être acquis par avance.

    « De l’eau jusqu’à la poitrine, quarante kilos sur le dos, les armes tenues au-dessus de la tête, les cent premiers mètres nous séparant de la plage sont couverts avec lenteur tant il est difficile de se mouvoir en hâte dans l’élément liquide. Ça et là, un camarade tombe, frappé d’une balle de mitrailleuse, d’un éclat d’obus, d’une bombe de mortier. Serrer les dents et arriver…Arriver…La plage. Le sol semble monter, c’est bon signe.

    Soudain, une gerbe liquide à peine à un mètre : peut-être un obus de mortier. Heureusement, l’eau attténue les éclats…Serrer les dents…Voici la grève. Chose curieuse, peu d’entre nous conserveront le souvenir d’avoir été mouillés pendant ce bain insolite.

    Derrière, les barges sont reparties à toute vitesse, pour faire place à d’autres bateaux. Devant, c’est déjà le charnier. Des hommes sont allongés, morts ou blessés, parmi les entonnoirs de bombes, les chevaux de frise et les obstacles anti-chars. Il y a là, pêle-mêle, unis à leurs camarades anglais, plusieurs compatriotes, les uns geignant, les autres figés dans des positions inattendues.

    Plus tard j’apprendrai leurs noms : ce sont les lieutenants Vourc’h et Pinelli, les commandos Dumanoir, Laventure, Lahouze, Casalonga, Leostic, Cabellan, Piaugé, Flesch, Beux, Rousseau, Bucher. »

    Le livre débute par quelques lignes du général Eisenhower, en date du 5 juin 1944, dans le cas où le débarquement aurait échoué.

    Moins de 18 ans, un témoignage vécu en direct pour revivre Ie « jour le plus long ».

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration : page de couverture)