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guerre

  • Vol 93 mardi 11 septembre 2001

    En préalable, vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez  . Merci.       11 septembre: 41 visites, 62 pages;

    Ce jeudi 11 septembre 2008, j’ai regardé, à nouveau, le film tourné à partir des éléments dont on a disposé après le crash du Vol 93 (Flight 93), cet avion d’United Airlines qui s’est crashé au cours de son détournement en vol lors de la mémorable journée du 11 septembre 2001.  

     

    Ce vol faisait la liaison entre Newark, New Jersey, sur la côte Est et San Francisco, Californie, à l’Ouest. 

     

    Avant d’aller voir pour la première fois ce film, j’avais pris le temps de regarder – avec l’émotion que vous pouvez imaginer – les profils des personnes qui ont vu leur vie se terminer avec ce vol, pas très rempli d’ailleurs.

     

    Aucun enfant dans ce vol d’une durée de 90 minutes. Que des adultes, plus ou moins âgés, des hommes, des femmes, des couples, des cadres en pleine force de l’âge ou des personnes plus âgées en état de vie dynamique. Les membres de l’équipage était aussi présentés un à un. Aucun des participants connus à ce vol n’était voué à un décès plus ou moins annoncé en raison d’un cancer ou d’un quelconque handicap.

     

    En raison des messages expédiés en vol en plein détournement depuis le poste de pilotage ou par certains passagers vers les familles ou les services de contrôle et captés soit par les proches soit par divers centres d’écoute  -  Centre de Surveillance et d’écoute de Boston,  Direction Générale de l’Aviation Civile de Cleveland et autres Bureaux de contrôle, il a été possible de reconstituer le fils rouge des événements. Avec aussi la boîte noire. D’où le film.

     

    On imagine l’angoisse terrible des familles lors de ce déroulement en direct, l’une avec un bébé sur la bras, l’autre avec un trio de petites filles jouant paisiblement à la maison…On nous montre une épouse tentant d’alerter sur le piratage du vol et qui se trouve, transitant d’un personne à une autre, à devoir recommencer son propos, en concurrence avec les 2 tours du World Trade Center  explosées en parallèle par 2 avions kamikaze – le Boeing 767 du vol AA11 suivi du Boeing 757 du vol UA 175. On entend une veilleuse d’un Centre de Contrôle qui enjoint son interlocuteur de surtout, quoiqu’il arrive, ne pas raccrocher le téléphone.

     

    C’est terrible. C’est la guerre. Une guerre de piratage.

    Sur laquelle je ne dirai rien car aucune guerre n’est humaine ni propre.

    D’ailleurs il ne faut pas s’y tromper. Les propos prêtés une base aérienne du Michigan sont sans aucune ambiguïté : les jets sont prêts à foncer pour neutraliser le vol 93. En clair l’abattre à l’écart des habitats car le bruit a été lancé par les pirates qu’il y a une bombe à bord.

     

    Les pilotes des jets n’auront pas finalement à faire le sale boulot. Car les pilotes, les hôtesses et les passagers ont fait tout ce qu’ils ont pu avec courage pour sauver leur peau, bien qu’ils  n’aient plus la foi en cela à partir d’un certain stade. Bien évidemment quand ils ont appris par leurs portables ce qui se passait à New York et au Pentagone.

    Outre les 2 tours de Manhattan à New York   , outre le Pentagone à Washington lui aussi touché, le vol 93 était destiné à casser la Maison Blanche ou le Capitol. Ce dernier était le mardi 11 septembre en intense activité. Ces deux dernières cibles – Maison Blanche et Capitol -  n’ont pas été atteintes.

     

    Par leurs comportements conjugués, les pirates de l’air et les piratés se retrouvent en chute libre au coeur d’un champ de Shanksville où un cratère se creuse en pleine campagne de Pennsylvanie avec une dispersion impressionnante alentour de débris en tous genres. Cela au lieu d’atteindre Washington, la capitale fédérale.

     

    Un homme commençait ce jour-là un nouveau job : Ben Sliney. En tant que manager du FAA (Federal Aviation Administration) il donne l’ordre, constatant plusieurs détournements d’avion, que tous les avions en vol (plus de 4.000) atterrissent tous au plus vite. Ce qui a lieu. Ben Sliney joue d’ailleurs son propre rôle dans Vol 93. 

     

    Paix à ces hommes et à ces femmes qui ont vu leur vie arrêtée ce 11 septembre.

    Plus encore paix à leurs familles et à leurs enfants.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr