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grippe a (h1n1)

  • Grippe A (H1N1)

    Le mercredi 23 décembre 2009 Yves Calvi et 4 invités ont débattu de la situation grippale – grippe A (H1N1) et grippe saisonnière.

    Une heure sans écart de langage, pour 4 convaincus de la vaccination antigrippe comme unique méthode de prévention de la grippe.

    Sans savoir toutefois si cette vaccination aurait un effet pour prévenir les complications graves de la grippe A (H1N1) qui a été mortelle pour 176 personnes en France.

    Une loterie semble avoir présidé au choix de ces 176 décédés de la grippe, en bonne santé avant, sans facteur de risque.

    La vaccination, dont la France maintenant se contente d’une seule dose et non de deux comme pendant longtemps, sert uniquement pour l’instant à protéger à titre individuel. Pour faire une « mesure barrière»  il faudrait une grande quantité de vaccinés. A ce jour, 7 % de la population française a été vaccinée contre la gripe A (H1N1).

    Le docteur Michel Chassang rappelle que les généralistes voient passer un million de français dans leur cabinet médical par jour. Que le Ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a fini par dire qu’elle recevait les vaccins par petites quantités – ce qu’il aurait été mieux de dire tout de suite.

    A propos du Tamiflu, en raison des consignes très différentes données à quelques mois d’intervalle, le Docteur Chassang, généraliste, exprime sa perplexité devant un tel écart.

    Jean-Claude Manuguerra, virologue, est favorable au Tamiflu larga manu.

    Antoine Flahault, Hautes études en Santé Publique, est aussi pour le Tamiflu largement proposé car le Tamiflu diminue la charge en virus grippal en en freinant la multiplication. Comme on le fait avec les traitements du Sida.

    Une grippe chasse l’autre. En ce sens, actuellement, c’est la grippe A (H1N1) qui envahit l’espace. La grippe saisonnière ne circule pas, pour l’instant. Car l’hiver ne fait que commencer.

    A part ce débat autour du Tamiflu, il n’y a pas de traitement de la grippe. On ne soigne que les signes qu’elle entraîne en attendant que cela passe. Autrement dit un médicament contre la fièvre, un autre contre la toux, le lit, un grog pour les adultes pas pour les enfants. Qu’il s’agisse d’une grippe A ou d’une grippe B.

    Un des plus de cette grippe est d’avoir mis l’accent sur des mesures d’hygiène de base trop oubliées, qu’il s’agisse des soignants ou de la population en général : le lavage des mains.

    Je vous conseille d’aller regarder la vidéo de C dans l'Air du 23, visible quelques jours, qui permet de suivre le mouvement.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Grippe A(H1N1) selon le Pr Derenne

    C'est le Professeur Jean-Philippe Derenne qui s'est soumis le jeudi 17.9.2009 aux questions de Thierry Guerrier dans C'est à dire.

    Voici sa pensée.

    Cette grippe, comme toute grippe, touche beaucoup de monde.

    Pour l'heure elle tue peu. Mais elle diverge en s'attaquant à des jeunes en bonne santé avant. Mais elle est différente en tuant par des peumonies virales gravissimes déclenchant une insuffisance respiratoire mortelle - cas du jeune homme de 26 ans décédé à Saint Etienne.

    Comme les autres grippes la grippe A (H1N1) se montre avec les signes suivants: maux de tête, douleurs abdominales, toux, fièvre. Le malade frissonne. Le thermomètre grimpe à 40 °. 

    A la suite de quoi pour l'énorme majorité des malades c'est le retour à la normale après quelques jours passés sous la couette. Pour très très très très peu c'est la mort; un décès qui concerne soit des sujets déjà fragiles, soit - nouveauté - des sujets jeunes en bonne santé avant.

    D''autres personnes vont rencontrer le virus A (H1N1) sans être malade. 

    Face à Thierry Guerrier le Professeur Jean-Philippe Derenne pointe du doigt - c'est lui qui le dit - le défaut de coordination actuel entre la médecine de ville - les médecins généralistes -  et la médecine hospitalière.

    Pour le Pr Derenne la 1 ère ligne de défense est celle des médecins de ville. Et si le flot de grippe A (H1N1) ne se contente pas de toucher 5% à 10 % des français mais s'attaque à 50 % - soit 1 personne sur 2 - ce sera une sorte de grande débâcle.

    Pour faire face à ces 50 %  de malades le Pr Derenne suggère de venir en aide aux médecins de ville - 1 ère ligne de défense anti-virus - par le biais des associations, sportives notamment. Les sportifs se feraient porteurs d'ordonnances médicales, iraient chercher les médicaments en pharmacie pour les porter aux malades, remplaceraient auprès d'une vieille dame l'aide ménagère malade, garderaient les enfants de l'infirmière. Je cite.

    Du côté des vaccins le Pr Derenne martelle qu'en médecine - sa médecine - tout est basé sur le rapport bénéfices/risques. Rien n'est ni tout bien ni tout mal. 

    Il évoque ensuite les sujets à risque. Puis les personnes - non malades ou malades - capables de translettre le virus. Suit la situation des moins de 6 mois, non vaccinables, pour qui il est souhaitable que l'entourage soit vacciné afin que le virus A (H1N1) ne leur soit pas transmis. Celle de l'asthmatique sujet à risque donc à vacciner. Celle de la femme enceinte et aussi asthmatique, donc à double risque, donc à vacciner. Celle du célibataire, vivant isolé dans son coin, à qui il appartient de se faire ou non vacciner.

    Le cas des personnes en maison de retraite suit: selon que l'on vaccine ou pas la mortalité en cette occasion passe du simple au double.

    Le Pr Derenne déclare se faire vacciner contre cette grippe.

    Il conclut ainsi. Ou bien les autorités sanitaires sont responsables comme d'ahbitude de la qualité correcte des vaccins. Ou bien ces mêmes autorités sont responsables de produits non validés. " A elles de montrer que ce qu'elles font est bien. "

    On peut revoir en direct le Pr Derenne  sur C'est à dire.

    Le feuilleton de la grippe continue. Ce qui m'interpelle c'est le pourquoi, cette fois, de la survenue de ces peumopathies virales conduisant à la mort. Pour l'heure c'est le silence radio à ce sujet. Sans doute trop tôt !

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr