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georges prêtre

  • Georges Prêtre, musicien génial !

     

    PrêtreG1.1.10 007.jpgJ’ignore si certains ont fait comme moi en écoutant le concert du 1 er janvier 2010PrêtreG1.1.10 005.jpg joué à Vienne en Autriche et suivi par un milliard de personnes de par le monde, avec cette année, comme il y a 2 ans, Georges Prêtre pour diriger l’Orchestre Philarmonique de cette ville.

    Cet enfant du Nord, vrai ch’ti, par goût de la musique, par travail et par discipline personnelle est devenu un chef d’orchestre reconnu dans le monde entier. Si reconnu que l’orchestre philarmonique autogéré de Vienne, l’un des meilleurs du monde sinon le meilleur, a fait appel à lui cette année pour le diriger. Ce qui reste exceptionnel pour un chef français.

    A le voir conduire, coordonner, relancer, bouger, manier les mains avec ou sans baguette pour diriger, on oublie qu’il est né en 1924. Il est en pleine forme et cela fait plaisir à voir. Car si la France a une fâcheuse tendance à ne pas aduler ses enfants doués, à l’étranger, par contre, ils sont reconnus. Différence qui a permis à Georges Prêtre d’être, je crois, l’unique chef français, à être invité à diriger à Vienne le concert d’exception du 1 er janvier.

    Cette année, le programme décidé par les musiciens de l’orchestre a été léger, brillant, pétillant comme à l’habitude. Au nombre des œuvres jouées l’ouverture de la Chauve-souris de Strauss, des polkas et valses – dont le Beau Danube Bleu, le mouvement perpétuel auquel le chef met fin quand il le décide, les fées du Rhin d’Offenbach qui deviendront la Barcarolle des Contes d’Hofmann, l’ouverture des Joyeuses commères de Windsor.

    Et pour clore, toujours, chaque concert du nouvel an la marche de Radetski, au cours de laquelle notre illustre chef d’orchestre entraîne magnifiquement le public à battre des mains, à s’arrêter, à reprendre. Avec une parfaite élégance.PrêtreG1.1.10 001.jpg

    L’orchestre de Vienne est essentiellement masculin, avec quelques femmes cependant.

    Deux danseurs de l’opéra de Paris participent aussi, ainsi que des danseurs de Vienne qui font découvrir des salles magnifiques. Les costumes sont du couturier Valentino.

    La salle est débordante de mélomanes accomplis. Le décor de fleurs fraîches est toujours splendide. De nombreuse demandes mais un nombre d’élus limités pour un événement qui a démarré le 1er janvier 1941.

    Pour ceux qui apprécient Georges Prêtre, sachez qu’il participe activement à l’Association Francis Poulenc www.poulenc.fr . Ce compositeur était d’ailleurs un ami. Et je vous invite à aller regarder ce site pour ceux qui ne l’ont pas encore découvert.

    Dans le cadre d’une Assemblée Générale de cette association – les œuvres de Francis Poulenc sont très jouées de par le monde – Georges Prêtre expliquait, un jour, qu’il dirigeait un orchestre comme il maîtrise un cheval. D’ailleurs le cheval, il aime.

    Le grand musicien qu’est Georges Prêtre est un homme sympathique, chaleureux, abordable.

    Sa discographie est impressionnante.

    Ceux qui seraient intéressés trouveront ce concert du nouvel an en CD chez Decca à partir du 7 janvier, en DVD à partir du 14.

    Sinon, pensez à ce concert pour le prochain nouvel an, en direct sur France 2.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photos : Georges Prêtre à Vienne ce matin)