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françois veillerette

  • Eau = Vie

    maintenon6seppierres13sep08 014.jpgExcellent Hors série sur l’élément vital qu’est l’eau potable, le lundi 17 mai 2010 sur France 3, grâce au reportage réalisé par la journaliste Sophie Le Gall. Comme médecin de santé publique j’ai apprécié les documents mis à disposition de tous les consommateurs sans exception, le grand public étant loin d’être toujours mis dans « le secret des dieux ».

    On peut retrouver cette émission intitulée «  Du poison dansl’eau du robinet » et Sophie Le Gall via http://www.cdurable.info/Du-poison-...

    Suite à la diffusion du film le Directeur Général de la Santé, Didier Houssin, s’est exprimé en modérateur. Son rôle.

    Personnellement, à l’époque d’aujourd’hui où les éléments importants de la vie au quotidien ne devraient plus être dissimulés à la foule des citoyens, j’ai apprécié chacun des éléments soulevés par la réalisatrice.

    En conséquence que chacun, moins de 18 ans ou plus, se préoccupe de connaître – au besoin en les réclamant - les résultats des analyses d’eau potable arrivant au robinet lesquels doivent être mis à la disposition de tous par affichage municipal.

    Il revient à la DDASS, Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales, de chaque département d’informer correctement le grand public.

    Au niveau microbien, les stations pour le traitement des eaux ont été conçues pour faire face.

    Au niveau traitement par l’aluminium pour obtenir une eau limpide il reste encore quelque progrès à faire pour un meilleu barrage du côté Alzheimer. La grande ville qu’est Paris n’est pas concernée, ayant son eau traitée par le chlorure ferrique en lieu et place de l’aluminium.

    Nitrates et pesticides sont pointés du doigt en Beauce et en Seine et Marne. Le maire d’une commune de ce département assure, par sécurité sanitaire, une fourniture gratuite en eau embouteillée pour les femmes enceintes et les nourrissons.

    Le pesticide atrazine, interdit en Eyurope, est cité.

    Cas rarissime. 11 familles d’une commune des Charentes ont réussi à briser l’omerta, à être dédommagées de leur consommation d’eau embouteillée, à faire abandonner le mauvais captage qui était responsable de la distribution d’une eau non potable à 11.000 habitants.

    Est encore pointé le radon, présent dans le Limousin, et plus généralement là où il y a du granit. Il s’avère que la mesure du radon n’est pas systématique. Et quand elle a été réalisée, en Haute Vienne par exemple, ni les maires des communes, ni les habitants ne sont au courant, au motif qu’aucune consigne n’est prévue pour faire face. Pourtant il serait possible de dégazer le radon en le brassant avec l’air ambiant ou encore en utilisant du charbon actif.

    Sont présentés à la fin les cocktails de médicaments déversés dans l’eau par les rejets humains. On trouve ainsi, pour ne citer que ceux-là, des contraceptifs, des neuroleptiques, de l’aspirine, de la metformine.

    Conséquence connue des rejets de contraceptifs : la féminisation des poissons, jusqu’à nous montrer le 17 mai au soir un ovaire développé sur un testicule de chevène, un poisson d’eau douce. Il est signalé qu’en milieu fermé – un lac à l’étranger – il a été observé que la féminisation des poissons a conduit à leur extinction.

    L’AFSSA, Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments, est chargée depuis octobre 2009 à Nancy d’une enquête sur les médicaments trouvés dans les eaux de 600 points de prélèvements répartis sur l’ensemble de la France. Les résultats – au moins quantitatifs – devraient être connus au cours de l’été 2010 et communiqués au public. Cette contamination médicamenteuse m’inquiète pour le long terme.

    François Veillerette, très impliqué dans les questions d’environnement en pensant aux générations futures, apporte sa contribution quant aux pesticides qui sont, notamment, des perturbateurs endocriniens. Il évoque la ville de Munich qui a fait en sorte que les points de captages pour l’eau potable – champs captants - soient environnés maintenant d’une agriculture biologique – en clair pour éviter la contamination de l’eau par les pesticides. La France pourrait s’inspirer d’une telle mesure.

    Par rapport au milliard d’hommes vivant privés d’eau potable, l’eau française est globalement bonne.

    Ce qui n’empêche pas d’alerter sur ce qui ne va pas, comme l’a fait Sophie Le Gall, puisque des solutions existent.

    Quant aux médicaments présents dans l’eau il serait bien de s’abstenir de prendre ceux qui ne sont pas indispensables, afin de freiner des rejets pour lesqels les stations de traitements ne sont aucunement équipées.

    Moins de 18 ans, informez-vous ! Puis décidez, si vous pouvez choisir.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr ( photo archives personnelles : L’Eure à Maintenon Eure et Loir)