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  • Jacques Perrin, Océans et le reste

    Fleur31Soir30.1.10 010.jpgDans la dernière émission d’Empreintes Jacques Perrin, qui vient de nous offrir uneFleur31Soir30.1.10 012.jpg participation en direct avec la vie sous-marine par Océans, après nombre de films remarquables, s’est exprimé librement, avec en fond une visite particulière de La Comédie Française.

    Ayant entendu avec intérêt ce créateur réalisateur - avec qui je partage une manière de fonctionner quasi identique – j’ai retenu quelques uns de ces propos.

    Que voici.

    Avec une maman comédienne, la Comédie française est très normalement présente en raison de l’activité de son papa qui y était régisseur :

    "Toute mon éducation, tout ce que j’ai aimé, tout ce que j’ai découvert dans le théâtre, ça a été dans ces couloirs (...) Je me disais toujours : ’Un jour, je serai devant lui, il sera derrière la petite lucarne, avec son brigadier, et j’entrerai en scène’."

    Au sujet d’Océans : "On fait un film sur les animaux de la mer et on pense toujours que cette planète, elle devrait permettre à tous les êtres vivants de redevenir sauvages, c’est-à-dire libres ».

    Quant à Eric Tabarly : "Il ne s’agit pas d’essayer de vivre pour laisser nos traces, mais quand elles s’impriment naturellement, l’existence de quelqu’un est tout aussi belle que les traces qu’il peut laisser. Celles de Tabarly, elles ont les dimensions de l’océan ».

    Et encore : « Un souvenir est beau quand il est vivant ». Puis toujours à propos de Tabarly : « Il ne se racontait pas : il était vivant » Il évoque la communion entre navigateurs.

    A propos de la mer et de tout ce qu’il ne peut pas faire :

    "Ça me manque de ne pas faire de bateau. Ça me manque de ne pas me balader, même au bord de la mer. Ça me manque de ne pas me réfugier quelque part avec des piles de livres dans lesquels je m’évade. Il y a plein de choses qui me manquent, mais heureusement, les choses que je fais ne me donnent pas la nostalgie des choses que je ne fais pas.

    Une pensée quant à la vie, après avoir écarté l’idée de la mort puisque –dit-il - elle « fait partie du jeu » :

    "Je n’ai qu’une vie et je n’ai pas envie de la perdre. Je n’ai pas envie de me dire : ’Je suis passé à côté, je n’ai pas eu le courage, je n’ai pas eu la volonté, je n’ai pas eu le goût’. Je ne veux pas me reprocher ça ».

    A propos de Z, il déclare ce qui met en mouvement chacun de ses films :

    "Ce film s’impose à moi (...) Cela m’intéresse, cela m’interpelle et je me dis : ’Il faut qu’on le sache, ce que je viens d’apprendre. »

    Et il commente : « Je suis citoyen du monde…Il faut que je le dise ce que je viens d’apprendre ».

    Et encore « A travers le cinéma je suis… l’avocat du combat ».

    Jacques Perrin témoigne, sans donner de message. Il laisse des traces, sa trace, par ses films.

    Il exprime ainsi ce qu’est pour lui la liberté. Dans le mot sauvage, il y a quelque chose de naturel qui est : être libre. Pour Jacques Perrin la liberté c’est de ne pas être enfermé dans une cité, ni en soi-même. La liberté c’est quand la tête peut exploser et que l’on peut aller voir ailleurs.

    Il est important d’« affirmer l’autonomie, l’indépendance, la personnalité d’une œuvre ».

    Le plus entraînant est ce qu’il confie concernant l’argent nécessaire à trouver pour réaliser un film. Voici comment Jacques Perrin nous le dit, en gros. Si j’ai 40% de financement, je peux en avoir 50. Si j’en ai 50% je peux en avoir 60. Si j’en ai 60 % je peux en avoir 70 ». Et ainsi de suite. Il suffit de le vouloir, d’y aller, de persévérer.

    Toujours à propos de Z : je n’étais pas le producteur, j’étais celui qui permettait que ce film existe.

    Pour lui être producteur de films c’est être chargé de mission. Et aussi « Quand je fais de la production, je m’occupe de films, pas de nostalgie ».

    Et ensuite : « Cet entre deux n’existe pas vraiment. Je réenchaîne très vite ».

    A partir de ces quelques aperçus sur ce qu’est Jacques Perrin, osez – comme lui – moins de 18 ans être vous-même. Et donnez-vous les moyens de réaliser ce pourquoi vous vous sentez faits. Jacques Perrin y est arrivé. Alors pourquoi pas vous ? Osez !

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (clichés de Jacques Perrin lors de l'émission d'Empreintes)