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film

  • Vél’ d’Hiv’, ruban jaune et Jean Ferrat

    Rafle.pngLe titre pourrait être inversé avec Jean Ferrat en tête. Je n’ai suivi que la chronologie. J’irai cette semaine m’immerger dans la Rafle, film réalisé par Roselyne Bosch et sorti mercredi 10.Ferrat.jpg

    On nous a, à juste titre, beaucoup parlé de cette sinistre rafle du Vélodrome d’Hiver, ce Vél’d’Hiv’ situé dans le 15 ème arrondissement, démoli en 1959, où 13.000 juifs – dont une majorité d’enfants – « raflés » à leur domicile parisien ont été parqués les 16 et 17 juillet 1942, avant passage par des camps de transit en France puis déportation pour exécution à Auschwitz – sauf l’échappée de quelques rares fugueurs. La télévision a présenté, en direct, des récits poignants de survivants. Le cinéma français est honoré par ce premier témoignage visible par tous.

    Plusieurs siècles avant l’étoile jaune, le port du ruban jaune pour identifier les chrétiens en terre musulmane avait été décidé. Des amis juifs pratiquants - qui savaient ce fait - soulignaient qu’il était peu connu. L’ouvrage spécialisé qui en faisait mention ne précisait pas si cette identification chrétienne, au moyen-âge, se limitait à un simple catalogage.

    Et voici qu’hier, samedi 13 mars, Jean Ferrat dont nul n’ignore les qualités humaines - outre celles du poète, du musicien, de l’interprète - s’en est allé pour un autre ailleurs nous laissant en cadeau ses textes, ses mélodies, et la voix d'un cœur intelligent. Né Tenenbaum  Jean Ferrat a été, comme ceux du Vél d’Hiv, victime dans sa chair par le décès de son père mort à Auschwitz. Jean Ferrat a bouclé en quelque sorte une semaine lourde du rappel d’actes positifs – 10.000 personnes de plus étaient prévues pour la Rafle du Vél’ d’Hiv – et des horreurs des wagons français filant vers les camps d’Allemagne à la mort programmée.

    Moins de 18 ans, n’hésitez pas à aller voir La Rafle : ouvrir les yeux est toujours bon. N’hésitez pas, non plus, à passer du temps avec Jean Ferrat. Il aimait tant la vie !

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration: affiche du film La Rafle, Jean Ferrat)

  • Gainsbourg

     

    gainsbourg.jpgDès que j’aurai le temps, j’irai me régaler avec ce film. Pour la raison essentielle que Gainsbourg a été un grand musicien.

    Un être doué et travailleur. Aux talents divers.

    J’ai hâte d’entendre, avec la voix d’éric Elmosnino, les nombreux titres repris. Plongeant en même temps dans l’atmosphère de créativité de son auteur.

    Un film à voir, les jeunes, à cause de la musique.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration : affiche du film)

     

  • Jumeaux en direct, un peu de notre vie

    A voir ce soir sur la 3 : « Le Mystère des jumeaux » de Nils Tavernier et son équipe. Ceux-là mêmes qui en 2006 nous ont

    TavernierNils12.10.09 002.jpgoffert  « L’Odyssée de la vie », documentaire génial sur l’avant naissance évoqué ici.

    Grâce aux jumeaux, une occasion de plus est donnée de replonger dans cette vie aquatique qui précède la vie aérienne actuelle.

    Les vrais jumeaux comme les faux ont en commun de vivre ensemble dès le départ. ¨Plus que des frères et sœurs.

    Que vit-on avant de naître ? A-t-on déjà des émotions ? Des pensées ? Ce sont les questions qui peuvent surgir autour de ce film.

    Aucun jumeau dans ma famille. Aucun « couple  »  de vrais jumeaux dans mes connaissances. Les seules fois où j’en ai rencontré, des grandes filles proches de la majorité, habillées à l’identique, c’était dans un bus parisien. Par contre je suis en relation avec quelques couples de faux jumeaux, fille et fille, frère et sœur, soit apparemment en conflit, soit très proche au contraire.

    J’avoue être fascinée par les vrais jumeaux.

    A une époque, par bêtise, il fut estimé mieux pour ces enfants de les habiller différemment, de les séparer en classe, de vouloir à tout prix briser ce qui est bien plus qu’une complicité. Un état de fait, un supplément de vie en commun par un ADN rigoureusement identique.

    Ces temps-ci, plusieurs facteurs concourent à une surabondance de jumeaux, au point de parler de jumeaux-boom. La PMA – Procréation Médicale Assistée – est un de ces facteurs.

    Myriam Szejer, pédopsychiatre et psychanalyste, qui œuvre à la maternité de l’hôpital Antoine-Béclère à Clamart, est l’auteur d’un ouvrage paru en août 2009 chez Bayard Culture : « Si les bébés pouvaient parler ».

    Elle indique : « On a aujourd’hui la confirmation scientifique d’un savoir ancestral qu’on a oublié : il faut prendre soin des femmes enceintes ».

    Le suivi médical des futures mamans se veut très présent. Pour autant, il ne faut pas oublier l’extra médical aussi important - dont l’impact de l’émotionnel sur le développement. Car il n’est pas de barrière entre l’avant et l’après naissance, la vie étant continuité.

    En matière de gémellité, Myriam Szejer nous apprend que des études italiennes ont montré que les rapports entre jumeaux restaient privilégiés sur les rapports avec la maman.

    Pas de quoi être étonné, puisqu’ils ont en commun plusieurs mois passés ensemble, à se développer en proximité très rapprochée.

    On connaît des jumeaux célèbres présents à la télévision, les brillants et fougueux frères Bogdanoff. Ils ont même réussi, certaine fois - de leur propre aveu - à ce que l’un d’eux joue les deux rôles, l’un d’eux étant retenu à l’étranger à des milliers de kilomètres. Même avec la vie en couple et le mariage de l’un d’eux, ils restent très proches.

    Car vivre dans l’utérus de sa maman durant quelques centaines de jours crée une relation fondamentale, intense, une espèce d’histoire d’amour passionnelle durable, fusionnelle.

    Rien d’étrange. Il y a en présence deux clones, deux voyageurs au long cours qui ont grandi ensemble et sont adaptés l’un à l’autre.

    A la naissance ils se connaissent, déjà, intimement.

    Quant au présupposé dominant-dominé, des parents de jumeaux protestent, notant une alternance à ce propos, un jumeau étant successivement dominant ou dominé.

    La soirée est chargée : jumeaux et Cambodge.

    Commode de regarder l’un et d’enregistrer l’autre pour le visionner ensuite au calme.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo: Nils Tavernier parlant ce jour de son documentaire sur France 2)