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f.lefebvre

  • 1.5.08:Jeunes UMP dans la rue !

    Il y a des jours bénis imprévus et qui sont source de bonheur.
    C'est le cas de ce que je viens de vivre en ce 1er mai 2008.
    Pourquoi ? Parce qu'en ce 1er jour de ce mois de mai, jour de fête du travail, j'ai assisté au 1er jour d'une action "inventée" et construite spontanément par les jeunes UMP GE (UMP Grandes Ecoles). Mieux, cette 1ère est une 1 ère réussie ! Et ça c'est plus rare !
    Que s'est-il donc passé ?

    Il est 11h00 bien sonné quand j'émerge du M° Sentier pour emprunter la rue des Petits Carreaux puis la très commerçante rue Montorgueil, escortée d'un  bienveillant soleil. Très vite je les aperçois. Par groupe de 2 ou 3, d'un bout à l'autre de cette rue Montorgeuil, ils sont là. Détendus et sérieux, affables et professionnels, à l'écoute et en dialogue. Une cinquantaine de Jeunes UMP Grandes Ecoles proposent un  tract décrivant leur projet de civilisation, étant de plus identifiés au 1er coup d'oeil par un tee shirt sympa sur lequel ressortent en bleu soutenu les phrases suivantes: "40 ans plus tard" , "la jeunesse qui bouge a changé de camp" "www.40ansplustard.fr" le tout éclairé d'un graphisme de silhouettes aux couleurs vives et franches en même tant qu'harmonieuses. Sur l'autre face, sur un fond bleu plus clair, se dresse un slogan bien lancé pour amorcer l'échange: "Ils avaient des pavés" en noir "Nous avons des idées" en blanc en lettres plus grandes.

    Coup de coeur. Coup au coeur. Dans le bon sens et pas que pour moi. Coup au coeur pour tous les habitants de ce 2 ème arrt qui ont voté aux municipales  pour l'UMP. Les médias sont présentes pour l'événement. Le Coordinateur de l'UMP GE, 622734418.JPGBenjamin LANCAR, est très sollicité. Evidemment il n'est pas seul responsable de cette réussite. Le succès de ce jour est le fruit d'un travail collectif coordonné.
    En ce matin de 1 er mai, les jeunes UMP grandes écoles sont présents là où on ne les attend pas. Doublement d'ailleurs. En allant détourner  pour leur  action les slogans de mai 1968, d'une part, et en étant présent au contact de chaque passant, au contact de chaque citoyen  par ce tractage ce jour  de fête  du travail. Ainsi tous ces + ou  - 20 ans font bien plus que de dire que "la jeunesse qui bouge a changé de camp": ils le montrent en étant présents et en militant en ce jour férié.

    Comme il m'est proposée de me joindre aux groupes en  action, j'y vais. Et c'est le défilé des sympathisants et votants pour Nicolas SARKOZY, avec  les opposants fermes, les hésitants et les indifférents. 

    Après cela, réunion en salle rue des Petits Carreaux  en présence de F. Lefebvre et de R. Karoutchi. L'ambiance est détendue et conviviale.Après un accueil de tous par Benjamin, c'est Camille - l'adjointe aux études -  qui propose les 3 axes possibles d'un échange, à savoir l'héritage de mai 68,  la jeunesse de 2008 et son projet d'une société qui bouge avec les piliers que sont la Liberté, la Justice, la Responsabilité. 
    F. Lefebvre met l'accent sur les acquis à bien mettre en valeur en cette journée de fête du travail. D'abord l'esprit de réforme  actuel avec déjà des résultats notables: taux de chômage le plus faible depuis 25 ans, fusion Assedic et  ANPE , RSA en fonction dans certains départements, heures supplémentaires pour  70% des ouvriers, RTT en révision ....

    Alexandre met l'accent sur l'esprit de liberté, la liberté de créer, d'être là. D'initiatives participatives. La responsabilité écologique est importante pour lui. Et la justice est indispensable car une société injuste est toujours rejetée. Comment aller vers davantage de justice ? En écoutant les victimes comme l'a fait  le Président, Nicolas Sarkozy. En allant vers davantage de justice sociale: par exemple à Polytechnique où le pourcentage d'étudiants issus de familles ouvrières se trouve au plus bas en 2008 avec 1% seulement ! 
    Mickaël exprime une réalité importante qui est celle-ci: "Que les jeunes s'engagent dans leur destin et qu'ils le construisent."

    Roger Karoutchi évoque mai 68 à Marseille où il est alors lycéen. Le 31 mai 1968 il fait sa 1ère manifestation gaulliste sur la Cannebière. Les étudiants qui ont lancé  mai 68 appartiennent aux classes bourgoise et moyenne; "la France s'ennuie" c'est-à-dire qu'il n'y a a pas de chômage, que l'on  y vit bien car il  n'y a plus de  guerre ni de conflit ... En mettant de côté la scène politique ce qui ressort des événements de 68 est un mouvement pour tout casser. La conséquence va être l'installation d'une droite plus conservatrice et plus à droite qu'avant.

    Aujourd'hui la responsabilité du changement est toujours là, sauf qu'il n'y a pas besoin de pavés pour cela. Les blocages, les conservatismes doivent  être remis  en cause. Il faut plus de  liberté dans un pays qui bouge, qui avance. Il faut davantage de jeunes dans les partis. On peut tout changer de l'intérieur. Il n'y a pas à se vanter que Londres accueille actuellement 100.00 jeunes français de moins de 30 ans ! Il faut révolutionner la société de l'intérieur: la changer, l' améliorer, la moderniser. Et la conclusion est : "C'est à vous de porter le changement." Il n'y a pas à se définir par rapport à mai 68. En 2008 on change ce qui est à  changer: les institutions, l'économie, la société.

    Lefebvre avait 5 ans en 68. Il remercie les jeunes UMP GE d'avoir initié l'action qui a démarré ce matin, cela sans sans que personne le leur ait demandé. Et, mieux que cela, alors que le Président Sarkozy souhaite que l'on se débarrasse de mai 68, les jeunes UMP ont osé utiliser mai 68 en récupérant des slogans mis en images de cette période, faisant ainsi preuve d'esprit de liberté. En mai 68, l'esprit de réforme était présent mais on a fait voler les règles en éclat. Or des règles sont indispensables car sans elles ce sont les plus faibles et les plus modestes qui souffrent.

    En 1974: Valéry Giscard d'Estaing a pu faire des réformes en profondeur
    En 1981, Mitterand accepte des Radios libres.
    En 2007: on est à la 3 ème grande étape depuis mai 68. Le besoin d'ordre est toujours là. L'ordre avec une société ayant davantage de justice

    Coluche, l'Abbé Pierre et Martin Hirsch ont chacun oeuvré contre l'exclusion. Martin Hisrch ouvre davantage la voie en faveur des exclus et des travailleurs  pauvres.
    La Justice aussi a changé de camp. Le gouvernement  essaie de toujours penser à la Justice et  à l'équité qui ne sont pas toujours assez aux rendez-vous des différentes réformes. C'est à ceux - en particulier les jeunes - qui constatent et qui savent de faire paser et remonter l'info de faire plus encore pour que ces réformes incluent encore davantage de justice et d'équité.

    F. Lefebvre fait remarquer que les amendements qu'il a déposé à l'Assemblée ont toujours été adoptés à  l'unanimité. Parce qu'ils allaient dans le bon sens et ne pouvaient donc qu'être qu'approuvés par tous les députés. Il y a eu des freins à propos du RSA que certains parlementaires voulaient réserver  aux titulaires du RMI. F.  Lefebvre a insisté pour que le RSA soit accessibles aux RMIstes et - très important ! -aux travailleurs pauvres. Sur un autre régistre F. Lefebvre se réjouit de ce que les jeunes UMP GE n'hésitent pas à aller au contact, comme ce matin par exemple.

    ll évoque quelques bizarreries :
    *la position curieuse de Mme ROYAL, condamnée à propos de salaires non payés à ses employés et non sanctionnée par son parti !
    *une opposition qui voudrait faire rembourser aux ouvriers ce qu'ils ont pu percevoir grâce à la loi TEPA
    *les propos tenus à propos du RSA. Alors qu'il n'y a pas un pauvre dans les rue de Londres, le maire de Paris tolère des gens à la vie étalée sur les trottoirs.Q

    Quand il était à Garches, F. Lefebvre avait soutenu Coluche pour un partenariat pour  le fonctionnement des Restos du coeur.

    Dans le cours des échanges relatifs à la jeunesse il a été signalé l'oppostion à Nicolas Sarkozy de cette jeunesse. F. Lefebvre et R. Karoutchi font remarquer qu'il faut préciser de quelle jeunesse il est question. Si un fort pourcentage es plus de 18 ans, 85% , est en désaccord avec Nicolas Sarkozy, à l'inverse les moins de 18 ans lui sont favorables. Il y a donc là un travail à faire.

    Benjamin rappelle que la jeunesse est une espérance. La jeunesse envisager  une justice plus présente, par exemple  pour les élèves de banlieue qui pourraient après le lycée avoir accès à un enseignement universitaire en Sorbonne.

    F. Lefebvre note que les jeunes de l'université sont à gauche. En matière de justice sociale, la jeunesse lui paraît quelque part orpheline, en attente d'être portée. Depuis 2 ans la banlieue n'a pas été à feu et à sang. A côté du besoin d'ordre et de règles, un jeune qui accède à l'université vit dans l'angoise d'être dans les 50% qui va échouer au DEUG. C'est pourquoi il est nécessaire d'associer les jeunes lycéens à la réforme. Et d'utiliser des journées comme ajourd'hui pour s'implanter en FAC.

    R. Karoutchi indique de nombreux domaines où il est possible de continuer à évoluer: adoption, divorce, famille... Personnellement, il souhaite que le paiement d'accès à l'université soit supprimé, en trouvant des critères corrects d'accès.
    Il  lui paraît bon que les jeunes touvenr 1 à 2 revendications qui secouent autour d'eux. 1 ou 2 points qui jettent des pavés dans la marre ou permettent de mettre les pieds dans le plat. Des revendications dont il précise qu'il n'y a pas nécessité qu'elles aient l'accord des politiques, ni qu'elles soient approuvées. 

    Camille fait part de  3 propositions prévues:
    1. la fin des droits d'accès à payer à l'université
    2. une convention banlieue, soit une discrimination positive
    3. le syndicalisme

    A propos du syndicalisme  un nouvel intervenant réagit; élève en Histoire à Paris I d'une part et à Sciences Po d'autre part il souligne son constat de l'adaptation rapide de Sciences Po et  de l'immobilisme de universitaire. La jeunesse dispose d'une marge de manoeuvre pour s'emparer de sujets divers dont sodciétaux. Cet intervenant a le projet d'un nouveau syndicat dirigé vers tous les érudiants avec un rapport de forces favorable aux étudiants.

    Une colistière de Benjamin lors des élections récentes évoque les victimes de mai 68, ces jeunes "cassés" dans leurs études et au-delà et  dont on ne parle jamais.  Elle évoque la dictature d'un minorité agissante qu'elle a très mal vécu. Ell conclut en se déclarant it contre la gratuité d'accès à l'université.

    Le camarade de Tolbiac qui se bagarre pour  l'UMP au sein de ce fief de gauche demande comment mobiliser ? F. Lefebvre répond qu'il est inutile de penser changer ce qui est de tous les temps à savoir une minorité agissante et des majorités silencieuses; par contre la mise en place d'une structure est une chose efficace, alors que défendre des slogans et des étiquettes ne donnera rien de bien.
    Il y a des idées ou des réformes sur lesquelles l'ensemble des jeunes peuvent se retrouver telles:
    * le doit de voite des étangers
    * l'adoption par des couples homosexuels etc...
    bref , des idées portées par les jeunes, même si elles ne sont pas portées par les partis politiques. F. Lefebvre partage  avec Roger Karoutchi l'idée du partage de la valeur, que De Gaulle a commencé à mettre en oeuvre avec la  participation et l'intéressement.

    En conclusion il importe de réfléchir à des choses comme :
    * les changements profonds à l'université
    * le  rythme scolaire
    * la place du sport
    * le transport en commun  toute la nuit, comme c'est le cas dans des capitales  etc....

    A l'issue de ces heures, je suis rentrée chez moi en estimant tout ceci est positif et porteur. Parmi les réalisations que j'aime, l'affiche de Sous les pavés la plage est sympa. Et dans les évocations de cette journée la grande liberté permise pour participer aux réformes en rapportant vers qui peut faire passer les messages  tous les faits concrets observés qui contrarient la justice et l'équité. 
    Du côté  des jeunes UMP GE, j'observe qu'ils mettent en pratique ce qui est écrit sur une des faces du tract distribué par eux ce 1er mai 2008:
    "Nous voulons qu'être jeune redevienne une espérance !"
    40 ans plus tard, la jeunesse qui bouge a changé de camp... et se revendique d'un projet de société pour les 40 ans à venir !
    Parce que nous voulons que les talents et la créativité s'expriment et s'épanouissent  pleinement en France...
    Nous voulons une société libre
    Parce que nous croyons au mérite qui seul légitrime les ambitions, au travail sans lequel on ne fait rien de sa vie...
    Nous voulons une société juste
    Parce que nous ne voulons pas d'une société qui "jouit sans entrave" et lègue à ses enfants une dette abyssale et un environnement dégradé...
    Nous voulons une société esponsable
    40 ans  +  tard
    La jeunesse qui bouge a changé de camp !"
    Et voici le début de l'autre côté du tract qui est: "Parce que nous revendiquons ce véritable projet de civilisation, nous soutenons l'action du Président et du Gouvernement !"


    Bonne suite à tous et toutes ! Bonne suite à la France !
    Les moins de 18 ans, les plus aussi: allez voir ce qui se passe sur  www.40ansplustard.fr. Et participer !

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • UMPGE + Frédéric LEFEBVRE

     

    795799520.jpgLundi 10 mars 2008, rue de La Boétie, les Jeunes UMP Grandes Ecoles accueillent Frédéric LEFEBVRE pour l'entendre et échangre à propos d'une question de 1ère actualité pour les Français: Le Pouvoir d'Achat.

    Benjamin LANCAR, coordinateur UMP Grandes écoles, indique - après les propos d'usage - un premier chiffre de 1%; c'est le pourcentage des jeunes de 18-25 ans qui sont engagés en politique. Puis il donne un second chiffre de 7%; cette fois il s'agit du pourcentage pour cette même tranche d'âge des engagés en milieu associatif. Le chiffre de 1% reflète un préoccupation mineure pour la politique,ce qui s'avère dommage. La politique est le domaine de la vie quotidienne où la voix des jeunes est indispensable pour participer en faisant part de leurs idées et pour réfléchir aux modes possibles de leur mise en oeuvre. Ceci est aussi important - sinon plus - que de participer à des opérations de tractage, collage et animation de meeting.

    C 'est une main tendue vers les jeunes - pour devenir des acteurs mieux impliqués dans la réalité de la politique - que Frédéric LEFEBVRE vient proposer ce soir en partant d'un échange sur le pouvoir d'achat.

    L'invité des jeune UMPGE, député des Hauts de Seine, Conseiller Régional d'Ile de France, prend la parole et, d'emblée, fait entrer son auditoire dans sa passion pour la politique. Face à une salle pleine et attentive, il rappelle:

    1. la priorité d'une mobilisation active jusqu'au dernier moment, les français ayant, dit-il, tendance à se "laisser voler les élections".

    2. l'importance de l'enjeu qui cette fois est autant national que local.

    3. des listes d'ouverture pour le 2ème tour avec pour seul objectif le bien des Français.

    Frédéric LEFEVBRE donne la parole pour des questions.

    La 1ère à propos de la loi TEPA (= loi en faveur du Travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat) génère une réponse claire et argumentée.

    Il est ainsi rappelé qu'entre 1999/2000 il s'est passé ceci: une baisse de 1% des salaires - appelée modération salariale, conjuguée au passage à l'euro et à une augmentation des prix.

    Face à l'impossibilité de revenir sur les 35 heures, il a fallu trouver des solutions. La loi TEPA les a mises en oeuvre, par exemple en permettant  de "travailler plus pour gagner plus". A titre d'exemple : un salarié gagnant le SMIC qui va travailler 4 heures de plus par semaine va gagner 150 euros de plus par mois. Ce qui est important pour l'intéressé.

    Il sera précisé plus tard - à l'occasion d'autres questions - que les opposants à la politique du gouvernement qui font valoir que certains faisaient déjà des heures supplémentaires, qu'il y a du changement pour ceux-là aussi. En effet, ces mêmes heures supplémentaires vont rapporter un gain supérieur à celui d'avant la loi TEPA.

    Pour ceux qui vont accéder à des heures supplémentaires, ce sera un apport très bienvenu. Et par ailleurs, l'existence de cette nouvelle disposition a un effet d'entraînement contagieux par la motivation qu'elle apporte à ceux qui ne faisaient pas d'heures supplémenaires et qui peuvent maintenant en faire.

    Une difficulté de faire passer l'information sur les nouvelles dispositions réside dans le fait que les Français mettent tout dans l'expression "pouvoir d'achat". Pour franchir cet obstacle le Directeur du CREDOC, m. ROCHEFORT, est missionné pour compartimenter (= préciser la part du logement, de l'alimentation, de l'habillement..) les différents composants du pouvoir d'achat afin de donner à tous une visibilité aux réformes engagées.

    Une autre difficulté tient à la nécessité d'avoir dû entreprendre, presqu'en même temps, quantité de rérformes toujours remises au lendemain. ce qui rend plus difficile encore la communication sur ce qui se passe de positif et dont la visibilité n'est pas toujours "immédiatée".

    L'attitude du Président, Nicolas SARKOZY, est novatrice car (au contraire des présidents précédents coulés dans la formule de Jacques CHABAN-DELMAS, en l'occasion que l'on sait, lequel déclarait :"Le Président préside, le gouvenement gouverne" ndlr) avec l'instauration d'une sorte de "gouvernance présidentielle" il a le courage de s'exposer de plein fouet à des citoyens aux aguets et qui attendant chacun des résultats positifs rapides - sinon immédiats - quant à leur mode de vie, autrement dit qui espèrent une amélioration de leur pouvoir d'achat. Mieux être que le Président souhaite pour chacun, bien évidemment.

    Mais le courage de Nicolas SARKOZY - montré de longue date, par exemple  à Neuilly sur le terrain d'une école - n'apporte pas automatiquement en parallèle l'argent manquant pour exaucer aussitôt les voeux de chaque habitant dans le besoin ou dans un pauvreté qui peut déstructurer les moins résistants. Rechercher des gisements financiers et trouver des solutions prend du temps. De même qu'une situation financière dégradée au niveau d'une famille ne se redresse pas en un jour et sans que chacun de ses membres fasse des efforts.

    Frédérique LEFEBVRE développe l'exemple instructif des prix. C'est depuis 2004 - 3 ans avant d'être élu Président - que Nicolas SARKOZY s'était déjà précoccupé des prix et des réformes à entreprendre à ce sujet. Cette année là, 2004, Nicolas SARKOZY obtient une baisse des prix à la consommation, baisse qui ne perdurera pas. En attendant c'est l'effet Sarkozy et le futur président a déjà en ligne de mire la suppression des marges arrières. Les marges ainsi nommées sont le fruit de négociations plus ou moins imposées par les acheteurs vis-à-vis des producteurs, les acheteurs étant généralement des hyper marchés ou des grands surfaces et les producteurs/vendeurs des maraîchers, agriculteurs, éleveurs ou autres fournisseurs qui reçoivent une portion congrue n'équilibrant pas toujours leur budget. Or travailler à perte ne permet pas de vivre. En plus, il se passe que le bénéfice tirée de ces négociations serrées n'est jamais répercuté au niveau des acheteurs, ce qui fait que le panier de la ménagère ne profite jamais de cette baisse des prix imposée aux producteurs.

    Devenu Président Nicolas SARKOZY ayant toujours en tête la suppression des marges arrières y a mis fin par le vote d'un texte de loi il y a 2 mois, mesure applicable depuis le 1er mars 2008. Cette mesure, positive pour le pouvoir d'achat du consommateur, a quasiment coïncidé avec l'agitation déclenchée via les médias vers la population par l'enquête de 50 millions de Consommateurs sur le dérapage des prix. Alors que la loi entrant en application pour permettre une baisse des prix à la consommation passait plutôt inaperçue !

    Si l'on passe de la consommation quotidienne alimentaire et autres au problème du logement ici aussi des réformes ont eu lieu favorables au consommateur. En particulier, lepouvoir d'achat a été accru dans ce domaine sans augmentation de la dépense publique. Ainsi le dépôt de garantie - se montant précédemment à 2 mois  de loyer et prévu pour  réparer un logement laissé anormalement dégradé lors du départ de son occupant - a été ramené à 1 mois donc une division par 2; de plus, pour en faciliter le paiement en cas de besoin, un système de règlement mensuel étalé a été rendu possible grâce à Locapass qui règle directement le mois de caution et auprès duquel les intéressés acquittent la participation mensuelle due. Il est rappellé que la caution est rendue au locataire à son départ si tout est normal.

    Du côté de l'achat de logement, une mission travaille sur la question des prêts à taux variable.

    Il est aussi prévu l'application par l'Etat de la règle d'or imposée jusqu'ici aux seules collectivités territoriales, à savoir qu'en cas de budget déséquilibré ces collectivités ont leur gestion placée sous la tutelle du Préfet.  

    Du côté des fonctionnaires la suppression de postes à l'occasion de départ en retraite vise à accorder à ces agents de l'Etat de meilleurs salaires ainsi qu'une revalorisation de leur travail. Choses qui ne seront possibles que par une réduction du nombre accompagnée d'une gestion meilleure du travail par l'utilisation de méthodes adéquates.

    Il est impossible de créer de la richesse sans travail. Et un certain nombre de Français ont été abusés par des propos sur la réduction du travail.

    Des propositions vont être faites pour que lorsqu'une entreprise fait des bénéfices les salariés puissent aussi en profiter; cela crée une motivation puissante pour un travail bien fait puisque l'on en reçoit le bénéfice. Ce qui est bon pour tout le monde. Il est impossible d'envisager un système de primes car elles seraient obligatoirement requalifiées en salaire.

    Il faut en finir avec une politique sociale opaque alors que tout le reste vise à la transparence.

    Les populations qui reçoivent un salaire sous forme de RMI ou d'allocations chômage ont a être respectées, estimées et traitées avec dignité. Ce n'est pas toujours le cas, loin de là, et cela pèse d'un poids très lourd moralement sur ces personnes qui, dans la plupart des cas, n'ont rien fait pour en arriver à une situation non enviable et dont elles souhaitent sortir.

    Voilà une gande partie de la soirée évoquée, de l'essentiel !

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr