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euthanasie

  • Bioéhique, Jérôme Lejeune et les autres

    Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

     

    Alors que la bioéthique est à l’ordre des ces mois (voir billet du 19avril "Bioéthique: on révise ! "), voici l’information que 6foetus.jpgj’ai reçue, parue dans Tom Pouce, n°99 qui vient de sortir en avril 2009.

    L’association qui édite Tom Pouce se nomme : « FEA (= Femmes et Enfants d'Abord)- Secours aux Futurs Mères, 6 Cour  Saint Eloi Paris 12 ème » et son fondateur est Jérôme Lejeune (1927-1994). J’ai déjà parlé de cette association le 30 juin 2008 dans "Tom Pouce, l'Enfant à naître" et le 4 janvier 2008 avec "La vie, c'est quoi ? ", évoquant également, en parallèle, la possibilité de l’avortement devenu légal en France depuis  la loi de 1975 dite "loi Veil".

     

    Chacun est libre de penser ce qu’il veut du découvreur, Jérôme Lejeune,  quant à sa position pro vie.

    Impossible toutefois d’oublier les aptitudes constantes à la recherche de ce médecin généticien qui en 1959, il y a donc 50 ans, était le premier à découvrir que le mongolisme était causé par la présence d’un petit chromosome en plus. Et non pas en moins. Pour la première fois le chromosome surnuméraire de la trisomie 21 était évoqué par ce jeune homme de 32 ans dans une note parue dans les Comptes Rendus de l'Académie des Sciences. Une trentaine d’années plus tard, alors qu’il souffrait d’un cancer, il continuait les dernières semaines de sa vie à chercher la raison de la genèse du cancer avec le Professeur Lucien Israël, son médecin traitant.

    Impossible aussi d’oublier l’humanité de Jérôme Lejeune quand, accueillant des parents et leur enfant touché par cette trisomie 21, il trouvait les mots pour les réconforter alors que nos malheureux concitoyens s’étaient fait virer voire injurier, littéralement, par des soignants qui rejetaient enfant et parents en bloc. Totalement inconscients du fait que cet accident génétique aurait pu les concerner, eux aussi, comme parents.

    Ceci pour évoquer ce titulaire de la première chaire de génétique fondamentale à Paris, en quelque sorte le père de la génétique moderne.

    On pourrait y penser lors de chaque Téléthon.

    Le numéro 99 de Tom Pouce indique ce qu’il en est dans quelques pays quant à l’avortement, l’euthanasie, la vie.

    « Etats-Unis : Ce sont 300 000 personnes qui se sont rassemblées dans les rues de Washington pour la 6 ème marche pour la vie.

    Mexique : Au mois de janvier se tenait l’Assemblée du Congrès : « Rencontre mondiale des familles » réunissant quelques 10 000 participants venus de tous les continents. Les témoignages de parlementaires chiliens et argentins se sont révélés particulièrement engagés dans la défense de la vie.

    Le Président fédéral du Mexique, Felipe Calderon a déclaré : « Il est de la responsabilité de l’Etat de reconnaître et de soutenir la famille qui est la cellule de base de la société (…). A l’encontre de ces déclarations, la ville de Mexico a dépénalisé l’avortement en avril 2007, mais cette disposition ne s’applique que dans les limites de la capitale.    

    Uruguay : Le Parlement uruguayen vote pour la dépénalisation de l’avortement alors que le Président Tabare Vasquez, socialiste et médecin de profession a répété à plusieurs reprises qu’il y opposerait son veto. Le texte doit être soumis au pouvoir exécutif en vue de sa promulgation. Si le Président maintient  son veto, les deux chambres devront se réunir et se prononcer à une majorité des 3/5 èmes. L’Uruguay compte 3,3 millions habitants ; on estime que 35.00 femmes avortent chaque année clandestinement.

    Chili. Brésil : Dans ces deux pays (…) pas de consensus favorable à l’avortement au sein de la majorité présidentielle.

    Vénézuela. Bolivie : Dans ces deux pays (…) pas non plus de consensus en faveur de l’avortement thérapeutique.

    Nicaragua : Fin 2006, la gauche a voté l’interdiction de l’avortement thérapeutique.

    Espagne : A Madrid un immense rassemblement d’environ 100 000 personnes a déferlé dans les rues de la capitale pour proclamer haut et fort le respect de la vie et de la famille.

    Luxembourg : Le Grand-Duc Henri, début décembre, a refusé d’approuver la loi légalisant l’euthanasie qui devait être adoptée prochainement par la chambre des députés. Pour débloquer la situation, le Premier Ministre Claude Juncker suggère de modifier la Constitution de façon à retirer au Grand-Duc le pouvoir d’approuver les lois, lui laissant seulement celui de les promulguer. Cela restreindrait considérablement son pouvoir.

    France : A Paris, le 25 janvier s’est déroulée de la place de la République à la Bastille la 25 ème marche pour la Vie qui a réuni, selon les organisateurs, de 15 000 à 20 000 personnes, 2 800 selon la police. Des délégations d’Irlande, de Suisse, de Pologne et d’Allemagne s’étaient jointes aux parisiens et aux représentants de nombreuses provinces. (…)

    A l’issue de la marche, un jeune étudiant en médecine de 24 ans a été agressé dans le métro, à la station Bastille par deux jeunes d’une vingtaine d’années qui se sont assis à côté de lui, se sont emparés de la documentation qu’il détenait en faveur de la vie, l’ont insulté et frappé au visage. »

    L’axe pro-vie de Jérôme Lejeune n’est pas tombé du ciel. Il s’est venu à lui suite au constat en 1969, 10 ans après sa trouvaille du chromosome surnuméraire, que sa découverte allait servir non pas tant à soigner les trisomiques qu’à démarrer une sorte de tri sélectif pour les éliminer.

    Ceux qui ont envie de regarder comment la Fondation Jérôme Lejeune répond aux questions sur la vie en général peuvent aller jeter un coup d’œil sur le site www.fondationlejeune.org ou se procurer gratuitement le Manuel de bioéthique de la dite Fondation en écrivant à Fondation Jérôme Lejeune 35 rue Galante 75005 Paris.  

    Il n’est jamais mauvais d’aller voir comment d’autres peuvent raisonner. Avec tous les cas de figures soulevés dans le cadre des Etats Généraux de la bioéthique, il y a de quoi réfléchir. Chacun restant libre, bien sûr, au plan individuel, de ses choix – avortement ou vie, euthanasie ou pas. Avec en France une IVG (Interruption Volontaire de Grossesse) légale et encadrée alors que l’euthanasie, possible en Suisse, demeure légalement interdite en France.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (cliché google: vie aquatique précédent la vie aérienne) 

  • Dignité jusqu'en fin de vie !

    Sur la page intitulée "index thèmes blog" vous disposez d'une récapitulation de l'essentiel des sujets traités avec les dates où les trouver.  Le 24 novembre : 122 visites avec 311 pages consultées. 

    Une vie digne, tout le temps et autant que possible. Avec une sortie d'existence également digne. Un souhait auquel chacun adhère. Evidemment. Des dérives à propos de cette dignité ? on en connaît tous. Et Jean-Luc Romero, romerojlgood.jpgun ami au grand coeur, se démène selon sa conscience en tant que Président de l'ADMD (Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité) pour que la dignité puisse être présente autour du dernier souffle. Je présente ici l'Edito de Jean-Luc publié lors de la 1 ère journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité, le 2 novembre dernier. dans une édition spéciale du Journal de l'ADMD. J'y joins 2 exemples concrets et quelques noms bien connus du Comité de parrainage. 

    La parole de Jean-Luc Romero:

    "Une journée mondiale, pour quoi faire ?

    A l'initiative de l'ADMD, le 2 novembre a été déclaré Journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité. Cette date, très symbolique, permet à chacun, à sa façon, au cours de manifestations publiques ou par une pensée très personnelle, de rapppeler la mémoire d'un être cher parti dans d'inutiles souffrances. Dans toute la France mais aussi dans tous les pays du monde où existent des associations comme la nôtre (il en existe 44), des manifestations, ce dimanche 2 novembre 008, inaugurent cette journée.    

    Pourquoi nous militons

    Vincent Humbert, Maïa Simon, Chantal Sébire, Rémy Salvat...Ces noms sont sortis de l'anonymat pour nous dire combien la mort, en France, est un sujet qui est mal traité. 

    En effet, quelle solution pour notre fin de vie ? Les moyens alloués aux soins palliatifs sont notoirement insuffisants puisque 15% seulement des personnes qui en ont besoin peuvent y accéder. Les 85% qui n'y ont pas accès sont accueillies dans des structures inadaptées à la prise en charge de la fin de vie. Il en résulte des douleurs insupportables, une détresse indescriptible du patient et de ceux qui l'aiment, des tragédies absurdes. Cela ne doit plus durer !

    Aujourd'hui, près de 46000 Françaises et Français de tous les âges, de tous les milieux et de tout le territoire ont rejoint l'ADMD pour dire au Gouvernement qu'il faut accorder, comme cela se fait déjà en Belgique, aux Pays-Bas, et  bientôt au Luxembourg, le choix de nos condiions de fin de vie.

    Cela veut dire que le jour où la maladie se fera trop pesante et les souffrances insupportables, une loi, telle que réclame l'ADMD depuis sa création en 1980, devra nous offrir le choix:

    . Le choix  ppoiur ceux qui le veulent de vivre leurs souffrances jusqu'au bout,

    . Le choix d'accéder aux unités de soins palliatifs, réservées aujourd'hui à seulement 15% de ceux qui en ont besoin,

    . Le choix d'obtenir une aide active à mourir.

    L'aide active à mourir consiste à recevoir, pour ceux qui le désirent et en ont exprimé clairement le souhait, les moyens de finir sa vie avant que les douleurs ou la trop grande dépendance ne soient insupportables, au moment et dans les conditions désirées. "  

    2 exemples concrets: Le premier parce que nous ne voulons plus de cela : Melle S. de Paris: "Ma mère est atteinte d'un cancer du pancréas; elle est en phase terminale; dans une unité absolument pas équipée pour soigner des personnes à la fin de leur vie. Elle souffre. La morphine ne réussit pas à la calmer. Ma mère a peur. Je suis impuissante face à cela. Elle demande que sa vie soit abrégée. Elle crie qu'elle n'a pas été toute sa vie indéendante, nomade domme elle dit, pour finir alité et être aidée comme une enfant pour prendre sa douche. "  Le second parce que nous voulons finir ainsi: Mme K., de Bruxelles: "Mon mari, au bout du rouleau, rongé par la maladie, a obtenu de pouvoir bénéficier d'une euthanasie, à l'hôpital de E., à Bruxelles. Nous sommes arrivés le matin, lui et moi, nous tenant par la main. Il était serein, j'avais confiance. Il est parti sans souffrance, le sourire aux lèvres, sachant que nous nous retrouverons. Il est mort comme il a vécu: maître de lui-même. "   

    Quelques noms du Comité de parrainage: François de Closets, Régine Desforges, Noël Mamère, Paul Lombard, Mireille Dumas, Michel Rocard, Michel Onfray, Benoite Groult, Hélène Cixous, etc...

    Ceux et celles qui sont intéressés par l'ADMD trouveront toutes les informations via les coordonnées jointes: ADMD 50, rue de Chabrol, 75010 PARIS, Tél (services administratifs)01 48 00 04 16. Tél permanences (tous les jours de 14 h à 17 h): 01 48 00 04 92. Fax: 01 48 00 05 72. Courriel: infos@admd.net . Site: www.admd.net Blog: www.admdblog.fr.

    Vous pouvez aussi allez voir sur ce blog le billet du 8.11.08: "ADMD ? Romero, Poisson, Mazetier, Fabius". 

    Les moins de 18 ans et au-delà, voilà une information intéressante pour tous à propos d'un sujet très général. Ceux qui ont des idées  n'hésitez pas à les communiquer. 

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (cliché: Jean-Luc ROMERO, président de l'ADMD) 

  • Euthanasie: Dati opposée à Romero

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci

          Etat actuel quant à l’euthanasie ou encore état des lieux en face de Rachida Dati de l’ADMD  (Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité) dont Jean-Luc Romero est le Président. Information relayée par www.20minutes.fr le 9 octobre.

    «  Dati et Romero s'affrontent sur l'euthanasie 

     Etienne Ansotte AFP/Archives ¦ en illustration: Un kit pour les médecins belges contenant les traitements nécessaires à une euthanasie à domicile

    Pour Rachida Dati, ministre de la Justice, il n’est pas souhaitable de modifier la loi sur la fin de vie. Lors de son audition devant la mission d'évaluation de la loi Leonetti mercredi, elle a préféré envisager un traitement au cas par cas des situations les plus difficiles.
    «Un irresponsable majeur»
    «Si l'application de la loi pose un problème, c'est au juge de discerner les variantes et les exceptions», a-t-elle affirmé en référence à l’affaire Chantal Sébire qui avait relancé la polémique sur l’euthanasie en mars dernier.
    Pour Jean-Luc Romero, président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), cette déclaration montre surtout la volonté de la ministre de «mettre les patients sous la tutelle des juges, comme si la personne qui souffre devenait un irresponsable majeur».
    La mission «s’apprête à accoucher d’une souris»
    Partisan d’une réforme de la loi Leonetti, Jean-Luc Romero demande au gouvernement de «légiférer en faveur d'une loi de liberté comprenant un vaste plan de réforme des soins palliatifs, aujourd'hui inaccessibles à la grande majorité des Français (...), et un volet légalisant l'euthanasie.»
    Dans un communiqué de presse, l’association déclare craindre que la mission d'évaluation en cours depuis le 16 avril dernier «s'apprête à accoucher d'une souris». Le rapport doit être rendu à la mi-novembre. »
     

    A suivre donc, les jeunes. Le sujet est lourd. Chacun est libre.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr