Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

erik orsenna

  • Erik Orsenna conte la ponctuation

    Ce dimanche 13 septembre 2009 a un petit air de rentrée, mêlant soleil et fraîcheur. En harmonie avec ce fond d'atmosphère un livre d'Erik Orsenna : "Et si on dansait" paru aux éditions Stock vient à point nommé parler de la ponctuation aux moins de 18 ans. Plume de François Mitterrand, académicien réactif porteur de l'habit vert, Erik Orsenna pélerine à sa façon - jamais rébarbative - en faveur de la langue française.

    Sur ce blog, le 2 juin 2008, l'amie Dorothée avait évoqué à propos de son livre "La Grammaire" ce sympathique écrivain et le job qu'il s'est choisi.

    Cette fois, il met en scène la ponctuation, sa musique, son intérêt.

    Il ne faut pas se priver de le lire. En outre, il n'a pas la grosse tête: un plus appréciable !

    Ce qu'il écrit à propos de la langue française n'est pas pour assurer sa renommée. Elle est faite depuis belle lurette.

    Ce qu'il écrit est destiné aux jeunes, en particulier à la masse scolarisée en France. A tous et toutes. Sans oublier ceux qui en classe de 6 ème - et déjà en classes de primaire - ne maîtrisent pas assez la langue habituelle et officielle du pays où ils vivent. Une langue qui est un outil précieux pour faire connaître et reconnaitre ses capacités. Cela quel que soit son futur gagne pain - du travail à tendance manuelle d'électricien à celui plutôt intellectuel d'assistant parlementaire.

    Ce livre pour apprendre à choisir ses ponctuations est à mettre entre toutes les mains dès que l'on sait lire. Et oas besoin d'attendre l'année scolaire consacrée à cet apprentissage pour ceux qui auront appris avant, parfois tout seul.

    "Et si on dansait" permet la maîtrise personnelles de la lecture des mots, du balancement des phrasesD, du rythme des paragraphes.

    Rien n'empêche un papa, une maman, un grand frère, une cousine, un grand-parent...de lire un conte ou une histoire à un tout petit d'avant l'école. 

    Et de lui faire percevoir les pauses, les arrêts plus ou moins brefs. Tout ce qui rend l'écrit vivant, qui fait courir la phrase par la magie merveilleuse de la ponctuation. Une danse aux multiples facettes, s'appuyant sur la virgule, le point virgule, le point, le tiret, la parenthèse, etc....Tous ces signes qui suspendent le flot bondissant des mots, qui arrêtent un temps le défilé des consonnes et des voyelles. Même la majuscule, majestueuse, est une ponctuation.  

    Pas de crainte à avoir. L'enfant dans son liquide amniotique a déjà entendu mots et phrases. Perçu les nuances de la musique des mots, intégré le chant, entendu peut-être la musique d'instruments à cordes ou à vent, la symphonie jouée par un orchestre. Il a déjà reçu tout un enseignement peronnel, un patrimoine familial propre.

    Uns fois bouclée cette vie aquatique de neuf mois, une fois passé à la respiration aérienne, les parents de ce petit d'homme tout neuf (ou des proches) peuvent, s'ils le souhaitent, accompagner un sommeil qui vient avec un peu d'Erik Orsenna. Ou profiter pour cela d'un moment de sieste éveillée dans le déroulé d'une journée de congé.

    Dernier point. On nous raconte tout le temps que l'attention des tout-petits est courte. Pour cela aussi, pour un même âge, l'égalité n'est pas la règle. Certains bénéficient de possibilités plus longues. Il suffit d'observer. 

    Erik Orsenna a parlé très bien de son livre dans l'émission La Grande Librairie de ce 13 septembre sur France 5, éùission encore visible quelques jours via le Net. Je vous conseille d'aller la voir et l'entendre.

    Pour les plus grands, à l'occasion d'une phrase que vous inventez (nul besoin de faire aussi long que Marcel Proust) observez les variations apportées par des ponctuations différrentes. Le mieux est de les dire à voix haute. Gustave Flaubert parlait du "gueuloir" de la voix car il lisait ses phrases de roman à voix haute afin de voir si elles sonnnaient bien. 

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration: Erik Orsenna et la couverture de son livre Et si on dansait.)