02.10.2008
La Phobie Scolaire
Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez . Merci. 2 octobre : 94 visites, 283 pages;
Café Psy le 10 novembre pour dialoguer sur la phobie scolaire.
| Informations sur l'événement | |
| Organisateur : | |
| Type : | |
| Réseau : | Global |
| Heure et lieu | |
| Date : | lundi 10 novembre 2008 |
| Heure : | 19:30 - 21:00 |
| Lieu : | LE BISTROT GOURMAND (Salle au 1er étage). |
| Adresse : | 1 rue Charles Francois Dupuis |
| Ville : | Paris, France |
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| Coordonnées | |
| Téléphone : | 0609801672 |
| Adresse électronique : | |
Description :
CAFE PSY :LA PHOBIE SCOLAIRE , organisé par AUJOURDHUI-AUTREMENT . Avec Dr Marie-France LE HEUZEY du
Service de psychopathologie de l'enfant et de l'adolescent
hôpital Robert-Debré, Paris
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr
12:53 Publié dans droits de l'enfant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enfant, école, phobie, aujourd'hui autrement
24.07.2008
Morts par Oubli
En préalable, vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez, non classés pour l'instant en alphabétique
Un enfant oublié en voiture par son père pharmacien. Soleil. Chaleur. Déshydratation intense. Mort.
Une semaine plus tard. Un enfant oublié en voiture par son père travailleur du BTP. Soleil.. Chaleur. Déshydratation intense. Mort. Le second enfant n’a pas été oublié.
Ce matin. Italie. Plage. Soleil. Chaleur. Déshydratation intense. Mort. 2 enfants cette fois sous une serviette nous dit-on.
Dans ces 3 cas, question. Ces enfants ont-ils été vu par quelqu’un ?
Oui ?
Non ?
Les 2 premiers étaient sur un parking en voiture.
Les 2 derniers sous une couverture. Là c’est plus bizarre, sauf décès avant.
Je pense fort au désespoir des 2 papas.
Je réagis à propos du discours anti-homme entendu au passage. Cela ne serait jamais arrivé à une maman, déclare-t-on.
J’en ai connu une maman, oublieuse récidiviste de sa petite fille. Un médecin d’ailleurs absorbée dans son travail.
Sauf que là l’oubli consistait à abandonner sa petite en maternelle à l’école. Le soir, régulièrement, l’instit téléphonait au papa, joignable lui, qui allait récupérer sa progéniture.
Ici, pas de soleil derrière les vitres d’une voiture. Pas de chaleur. Pas de déshydratation. On va me dire : c’est une grande ! le risque de déshydratation est plus faible.
OK
Alors quoi ?
2 papas à la bourre pour prendre leur travail ?
Comme a déclaré un des collègues du BTP : une absence ? Absence qui peut aussi faire des dégâts sur la route ?
J’imagine qu’un bilan approfondi de ces papas a été fait à la suite de leur malheureux oubli !
A-t-on repéré une anomalie explicative ?
Peut-être que oui ;
Peut-être que non.
Juillet 2008. Un certain mode de vie pour tous, plutôt tendance à la course. Des mamans aussi peu disponibles que les papas. Lesquels assurent davantage du côté de leurs petits.
La preuve : c’est eux qui les avaient en charge, peut-être au quotidien.
On court. Et puis on oublie.
Sauf que là ce n’est pas du lait ou du poisson qui est oublié.
Les oubliés sont de petits enfants, attachés sans doute par précaution légale, incapables de bouger.
Je n’irai pas taper sur ces pères mis en examen.
Ils ont déjà leur vie brisée par ce deuil survenu bêtement. Inutile d’en rajouter.
Inutile – nul ne le sait – de prétendre que cela n’arriverait pas à une maman.
Défendez-vous les hommes contre ce nouveau racisme anti-mecs qui sortirait de terre à ces occasions.
Avant de conclure sur le vital besoin en eau, un détour par les bébés secoués.
Voilà un concept qui s’est étalé sur la place publique comme une évidence d’un coup. Alors que rien n’était dit là-dessus des années durant. Rien en études de médecine. Il est vrai que les médecins soignent et ne manipulent pas.
Il n’empêche.
Soudain les parents du moindre bébé hospitalisé pouvaient être au passage suspectés d’avoir secouer leur bébé.
Avec des erreurs… et des bébés placés injustement.
Les principes de précaution, c’est bien.
La recherche du risque 0, c’est bien.
Mais a-t-on pris la peine d’expliquer aux parents des règles minimales ?
Aux jeunes mères qui ont fraîchement « mis bas » comme tout mammifère on dit toujours actuellement que leur nouveau-né n’est pas fragile et qu’elle peuvent le manipuler sans risque. Que dit-on alors au père en 2008 ?
A-t-on appris aux mères et aux pères les méfaits de trop de soleil ? de trop de chaleur ? Oui, on a parlé de trop d’exposition au soleil à l’occasion de l’été qui vient.
A-t-on dit que la déshydratation comportait des stades ? dont ceux auxquels il était encore possible d’intervenir et de garder en vie son enfant ?
C’est comme les plantes, oubliées d’être arrosées !
Si l’on s’en rend compte à temps, elles sont encore en état de récupérer, de se remettre en forme avec l’eau qui leur est apporté. Et en avant !
Si l’eau arrive trop tard, la plante n’assure plus ses fonctions ; trop tard ; fonction fichue ; stade dépassé; mort.
Les jeunes, encore loin de toute paternité ou de toute maternité, faites des essai sur les plantes. Tout sera clair pour vous quant à la déshydratation.
Vous n’oublierez jamais pour les enfants si vous en avez un jour ; ou si vous avez en charge des mômes de vos potes.
Relax ! Il suffit de savoir !
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr
08:48 Publié dans au quotidien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enfant, soleil, mort, papa
02.07.2008
Do et ses "psys"
En préalable, vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez, non classés pour l'instant en alphabétique
Ce texte est du live ! vous pouvez écrire à son auteur qui vous répondra le cas échéant cela via les coordonnées du contact de ce blog: francoiseboisseau@wanadoo.fr.
C'est volontairement, lassée de tous ces NAT ou "précoces" présentés comme des bêtes de scène ou de cirque tant ils sont brillants et cela de façon très visible, que j'ai choisi de mettre sur le devant de la place les NAT en difficulté - la majorité ! Ces jeunes en difficulté qui confrontés avec des outils scolaires inadaptés pour eux - bien que proposés par les circuits officiels - se retrouvent en retard, déphasés, déjantés, meutris rejetés, niés .....par leur environnement.
Le billet de ce jour est la suite des déboires de Dominique avec ses "psys", le récit précédent étant paru le 15 juin 2008 sous l'intititulé "NAT: Mes déboires avec les psy..."et signé "Une NAT(=Normal ATypique) ou précoce".
Le lendemain, 16 juin, un long texte rédigé "Témoignage NAT: Dominique" de la main de la même NAT contait son parcours jusqu'à l'obtention difficile de son Baccalauréat avec des redoublements en cours de route.
Ce jour, Dominique
nous livre un épisode supplémentaire de sa saga "Mes déboires avec les psys...", ce texte étant paru également sur Facebook le 30 juin 2008.
"J'ai demandé au CMPP où j'ai été suivie de pouvoir consulter mon dossier, comme j'en avait le droit. Mais la personne que j'ai eu au téléphone devait en parler à la dirrectrice puis me recontacter.
Alors, je croyais que je pourrai voir mon dossier, mais, lorsque la personne m'a rappelée, elle ma dit que j'avais rendez-vous avec un psy. Je me dis " il pourra m'éclairer s'il y avait des termes médicaux que je ne comprenne pas, même si je ne suis pas bête"
Mais, je n'ai pas vu mon dossier, le psy s'est livré sur moi à une véritable "cuisine thérapeutique". Je me suis laisser cuisiner, mais en évitant de trop en dire. Je lui ai aussi parlé de cette citation de Salvador Dali : "La différence entre moi et un fou, c'est que je ne suis pas fou". Le psy dut être déconcerté, je ne sais plus ce qu'il m'a répondu, mais il n'avait pas l'air convaincu que DALI n'était pas fou.
Je lui ai demandé pouquoi j'avais consulté là bas aussi longtemps ? Il m'a sorti le couplet normal, passe-partout : difficultés d'adaptation scolaire, angoisses par rapport à la maladie de votre père... Tout cela a pu être vrai, un court moment, mais après, je prenais sur moi, à 14 ans , j'allais bien.
Quand j'ai dit que pendant que j'y allais je ne me sentais pas normale, il m'a demandé si tel était toujours le cas. J'ai dit que j'étais normale mais atypique. Il m'a parlé en ces termes : "dans votre ATYPICITE" ....bien sûr le mot atypicité n'existe pas.
Il a dit que peut être qu'un jour je reconsulterai un thérapeute; ma réponse a été catégorique: " non!!!"
Enfin , je n'ai pas consulté mon dossier et le psy m'a dit qu'il me l'enverrait.
Suite au prochain épisode"
Ce même 30 juin, j'ai mis sur Facbook le commentaire suivant: "J'ai accompagné Do..., à titre d'amie effacée entre les murs. Ainsi que prévisible , j'ai été priée d'attendre; ce que j'ai fait en observant tous ces gosses dont un bon nombre se morfondaient...à juste titre. Dehors,j'ai découvert la file des taxis, tous remboursés pour des gosses valides. Comprenne qui peut !"
Les jeunes, NAT ou pas, soyez rassurés ! Xavier DARCOS, notre Ministre de l'Education Nationale actuel, a beaucoup fait antérieurement pour que les enfants NAT, Normaux ATypiques, et d'autres enfants aux besoins particuliers soient enfin pris en considération par l'Education Nationale. Ce qui a débouché sur des textes applicables et appliqués.
contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr
07:58 Publié dans droits de l'enfant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enfant, psy, cmpp
24.05.2008
Indigo,cristal etc… : pas Nat !
Attention ! Ils ne sont pas des NAT(Normaux Atypiques ou « précoces ») ces enfants plus ou moins sortis ex nihilo de la tête d’un inventeur new style et qui sont étiquetés, selon la vague ambiante, enfants indigo, cristal, étoile, de lumière etc….
Des thérapeutes étiquetés Kryeon ou EFM balancing et d’autres indiquent que ces enfants si particuliers doivent être élevés à part ; et les parents qui croient avoir un enfant ressemblant à ce type d’enfants sont priés de les éduquer comme il faut.
Pour attirer les parents les concepteurs des enfants indigo décrivent ces jeunes soit comme des surdoués ou NAT, soit comme des êtres supérieurs camouflés derrière un autisme, une dyslexie, une hyperactivité….
Ces êtres si doués, si particuliers, dans la mouvance du New Age sont appelés à révolutionner la terre en y instaurant un monde de paix. Ils doivent faire l’objet d’une prise en charge spécifique. Leurs parents sont priés de leur obéir, d’être aux petits soins de leur enfant.
Il y a 2 ans en 2006, Sophie Côte alors Présidente de l’AFEP (Association Française des Enfants Précoces) a fait le constat d’une confusion volontairement établie d’abord puis soigneusement entretenue entre enfants « précoces » ou NAT et enfants indigo. Il est raconté que les enfants dits indigo, comme les « précoces » sont intuitifs, apprennent rapidement, parlent plus vite.
Je suis allée voir sur site ce que pouvaient se dire des jeunes qui se croyaient tels. J’y ai trouvé essentiellement des jeunes qui se sentent proches.
On verra bien la suite, mais ce qui est toujours inquiétant c’est quand on cherche à isoler des jeunes de leurs pairs et des parts de leur famille qui pourraient ne pas être consentantes.
Ce qui n’est jamais le sort ni la vie des « précoces » repérés par les psychologues de l’AFEP.
Tout la différence est là ! Alors les jeunes de moins de 18 ans et les autres : Vigilance ! Vigilance ! Et aussi discernement !
Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr13:00 Publié dans New Age et dérivés | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enfant, indigo, cristal, kryeon, s.côte, afep
31.12.2007
Khrystel: Enfants Placés ! Abus !
SOS enfants de Khrystel Gaudard ! SOS enfants de Khrystel Gaudard ! SOS enfants de Khrystel Gaudard !
Suite à l'alerte sonnée le 14 novembre 2007 sur la vie détruite des Enfants Abusivement Placés, Khrystel a lancé le message ci-après en commentaire:
" mon fils a subit des violences dans la figure par son père alcoolique et a demandé à son avocat de ne plus aller chez lui; le père affirme que je fais de l'aliénation parentale.
Comme mon fils ne parle pas sur sa vie privé le juge l'a fait placer. Depuis je ne retrouve plus mon enfant comme avant et il se demande ce qu'il fait dans un foyer. Malgré un problème de comportement au collège ça ne nécessite pas un placement.
pour ma fille je suis accusée de ne pas me soucier de sa santé psychologique et scolaire.
Ma fille est en échec scolaire et j'ai appris récemment que c'est dû à une dyslexie et une dysorthographie car j'ai pris contact avec une orthophoniste par rapport à certains comportements chez la petite qui m'avait intriguée. L'éducatrice continue à affirmer mon manque d'implication dans les devoirs et apparemment ils font fi de cette pathologie. Le juge décidera courant avril d'un placement. Comment faire pour éviter cela car cette solution détruirait la petite qui a dix ans et qui a connu assez de traumatisme comme ça. Elle est trop proche de moi pour supporter cette terrible épreuve. Cordialement khrystel". Ecrit par: gaudard le 13.12.2007"
Que Khrystel, pour ses 2 enfants, reprenne vite contact avec moi en indiquant un téléphone sur le mail: francoiseboisseau@wanadoo.fr. La place de la petite de 10 ans est près de sa maman.
De suite, 2 remarques :
- une sur la bêtise subie de plein fouet par le garçon de Khrystel, non demandeur de placement, et privé de l'affection sans faille de sa maman car il a été trompé en croyant pouvoir demander de l'aide !
- une sur la violence subie par la fille de Khrystel menacée de placement et dont la mère - coupable d'avoir consulté une orthophoniste avec sa fille est jugée par une éducatrice qui semble porteuse des symptômes de l'incompétence.
Les associations protectrices envers les animaux ont l'air de s'avérer plus efficaces pour protéger le vivant catalogué "animal" que le vivant qualifié "humain". Et la situation observée envers les enfants placés en foyer aussi facilement que des animaux errants placés en refuge me rappelle la maltraitance subie par les personnes touchées par la surdité-mutité.
Nos équivalents sourds-muets du XXI siècle sont les enfants placés ou assimilés, les dys, les autistes, les atteints d'hypersomnie, les "précoces", etc…
L'information passée le 14 novembre sur ce blog concernait une action sur un marché le dimanche 11 novembre destinée à faire connaître les Placements Abusifs d'Enfants, ignorés de trop de personnes.
Lors de la dernière soirée de la Star Ac dédiée à l'"éradication" de la mucoviscidose, les chiffres de 6000 atteints et de 2 millions de porteurs du gêne de cette maladie ont été prononcés. Les enfants placés sont, eux, plus de 130.000 avec chacun un père, une mère, des frères, des sœurs. Quand des besoins énormes sont requis pour effacer la mucoviscidose - exemple de maladie génétique - est-il bon d'abîmer en les plaçant des jeunes qui n'ont pas besoin de cette maltraitance ? et leurs parents et grands-parents non plus ?
Je ne le pense pas.
Ces mineurs ne peuvent se défendre seuls; les parents écrasés par l'humiliation et la culpabilité dont on les accable sont peu opérants. Il reste à tendre la main à ces moins de 18 ans pour lesquels trop de travailleurs, au sein des circuits de placements, sont libres - hélas ! -de rester sourds à la voix de ces jeunes.
La ville choisie le 11 novembre ne l'était pas par hasard. Elle se situait dans le département où sont placés depuis plus de 18 mois Antoine et Annabelle - jumeaux retirés sans aucun enquête préalable à des parents aimants qui se démènent depuis le début du placement pour récupérer le frère et la sœur.
J'ai pu jouer longuement avec ces enfants, charmants, éveillés, alors qu'ils attendaient dans les parties communes du tribunal leurs parents occupés en entretien. J'atteste comme médecin qu'il est grand temps que ces petits de 3 ans passés retrouvent parents, grands-parents, jeunes cousins et cousines germaines qui se demandent pourquoi ils ne voient plus Antoine et Annabelle lors des réunions de famille. Leur éveil et leur développement seront alors bien meilleurs.
En cadeau de Noël ces jumeaux ont "bénéficié" d'une famille inconnue de placement car l'habituelle s' absentait ! Il est évidemment meilleur pour ces 2 jeunes d'être mis en dépôt, à nouveau chez des étrangers - tels des objets - plutôt que d'aller de préférence dans leur vraie famille !!!!
Une lueur peut-être avec l'appel fixé au 24 janvier 2008 avec le souhait qu'Antoine et Annabelle, à l'issue de cette audience du 24, puissent rentrer vivre chez eux.
Tel est le vœu essentiel que je formule pour janvier 2008 à cette famille éprouvée.
La fête de la sainte famille d'hier ne laisse pas de place aux placements d'enfants qui ont toujours en vie un ou deux parents aimants aptes à les élever mieux que quiconque !
contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr
16:25 Publié dans enfants placés par Justice ou ASE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enfant, placement, justice, ase, jumeaux, famille
03.12.2007
Benjamin Sarazin,Lou Salomé:2 lutteurs!
Cette semaine, le Téléthon 2007. Une solidarité qui a démarré petit, avec des cartes postales. Qui est maintenant gigantesque. La preuve que si l'on veut s'y mettre, on y arrive. Même si tout est sombre et paraît impossible au départ.
J'ai choisi parmi tant d'autres ces 2 jeunes, Benjamin et Lou Salomé, car ils sont un exemple de dignité et de vie totalement assumée malgré la maladie qui s'est emparé d'eux et les a fauchés prématurément.
Benjamin Sarazin a vu son compteur de vie se bloquer en pleine adolescence. Il a tenu a nous laisser son caillou de vie personnelle en nous confiant les peintures qu'il a pu réaliser avant de nous laisser à nos joies, nos soucis, nos contradictions.
Benjamin a eu des peintures exposés lors du Téléthon 2004. Avec elles il nous a laissé en testament le vécu suivant:
"Bonjour à tous
Je m'appelle Benjamin SARAZIN et je suis un jeune peintre parti trop tôt. Passionné de peinture, j'y ai consacré tout le temps de ma maladie. Je lègue aux jeunes peintres toutes les fleurs des champs, les bords des ruisseaux, les nuages blancs et noirs qui passent au-dessus des plaines, les rivières, les bois et les grands arbres, les coteaux, la route, les petits villages que l'hiver couvre de neige et toutes les prairies avec leur magnifique floraison et aussi les oiseaux et les papillons. J'ai fait ce que j'ai pu, j'ai peint ce que j'ai vu.
La vie n'est pas toujours ce long fleuve tranquille, c'est parfois une cascade, un torrent périlleux dans lequel de nombreux bateaux sombrent;, Mais la caravelle ne peut que survivre et passer outre la houle.
J'ai ouvert ma boite de crayons de couleur, brillantes, agréables et douces.
J'ai trouvé le vermeil pour la joie de vivre, le vert des bourgeons, l'azur du ciel bleu et clair. Puis j'ai trouvé le rose du rêve et du repos. J'ai dessiné ma vie."
Benjamin a témoigné de son passage parmi nous. Je vous invite à aller voir ce qu'il a créé et qui est un chant à la vie ! Il suffti de cliquer sur Benjamin SAARAZIN.
Lou Salomé est une petite fille de Brest, pleine de vie au départ, et qui connaît soudain l'horreur d'un cancer avec des métastases, des séjours éprouvants et même torturants en milieu hospitalier. Avec des inconscients qui décrètent.
Ainsi au cours d'un séjour la maman de Lou Salomé demande à l'infirmière si elle peut rester dormir près de sa petite fille de seulement quelques années. L'infirmière est d'acccord mais doit demander à l'interne... qui va refuser. Cette interne sans enfant prétend que tout va bien et qu'il est inutile de rester. Comment peut-on prétendre qu'un enfant qui ne pleure pas va bien ? A cette interne, la maman de Lou Salomé en voudra troute sa vie, à juste titre. Comment oser dire que tout va bien pour cette petite fille de quelques années brusquement confrontée à l'inconnu de la vie à l'hôpital, à des soins douloureux, et à la réalité de ce qui lui arrive de grave même si on ne le lui dit pas, même si Lou Salomé n'en parle pas ?
En septembre 1998, personne sauf les parents ne réalise le drame que vit Lou Salomé à 3 ans. Du bonheur le plus simple sa vie a basculé dans un enfer quotidien, avec en perspective des mois de souffrance et un ? au bout. Personne ne lui explique ce qui lui arrive. Elle a le droit de souffir, pas celui de savoir ce qui pourrait l'aider à lutter. C'est la foire de la saint Michel à Brest et les parents y font un tour, sans conviction. Il y a ceux du dehors qui ne savent pas, qui rient, qui se croient à l'abri... ils ne savent pas que ça pourrait leur tomber dessus un jour !
En janvier 1999, il faut déboucher une sonde et pour cela passer en force. Pour la 1 ère fois, la petite va hurler à n'en plus finir, criant: "Vous êtes fous! Mais vous êtes fous! Arrêtez !!"... Les parents sont à bout, au bout. Il est dur de rester près de son enfant quand on est honteux de son impuissance à être un parent qui "protège".
En avril 1999 Lou Salomé a encore la force et le courage de rire aux éclats.
Jusqu'à la fin Lou Saloimé aura fait de son mieux pour faire face, pour se battre, pour essayer de s'en sortir. Cette vaillante n'a pas eu le dernier mot face au cancer qui la détruisait mais elle a eu le dernier mot par son courage, sa dignité, sa joie de vivre avec laquelle elle donnait le change le plus possioble à son entourage.
On ne t'oublie pas, merveilleuse Lou Salomé !
A quelques heures du Téléthon 2007, pensons aux enfants qui se battent et aux enfants qui vont bien. Tous ont besoin d'amour. GTous ont besoin de compassion. TGous ont besoin de joie de vivre. Tous ont leur pierre à donner à la construction du monde.
21:05 Publié dans Téléthon et autre... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lou Salomé, cancer, enfant, fondation, benjamin Sarazin, téléthon
20.11.2007
Droits de l'Enfant
Journée Internationale des Droits de l'Enfant : 20 novembre 2007
Rappel: La Convention des Nations Unies sur les Droits de l'Enfant date du 20 novembre 1989.
Le texte en a été publié au Journal Officiel de la République Française le 12 octobre 1990.
En reprenant les différents points de cette convention je réfléchis au droit des enfants de créer et de gérer une association. Ceci est rédigé comme suit: "Les Etats parties reconnaissent les droits de l'enfant à la liberté d'association et à la liberté de réunion pacifique." Art. 15 al.1
Où en est-on en France quant à la mise en pratique de ce droit ?
Par ailleurs, ce jour, il a été question des ados en souffrance. Heureusement que cela n'est pas le cas de tous !
Et en général, il y aurait bien moins d'enfants en souffrance , quel que soit leur âge, si on les écoutait, si on regardait de plus près leurs propositions pour mettre en application certaines d'entre elles.
Chaque personne a besoin d'être écoutée, reconnue. Les moins de 18 ans autant que les autres.
Ce blog a été ouvert pour permettre surtout aux moins de 18 ans qui le désirent de prendre la parole, sous la forme qui peut convenir à chacun: graphisme, musique, poésie etc...
Il est ouvert à tous, sans distinction de langues, d'ethnies, de cultures, d'appartenance religieuse ou non, etc...
Et il veille à ne pas exclure les plus de 18 ans.
Pensez-y ! Pensez à écouter les moins de 18 ans pour les respecter comme des personnes à part entière !
contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr
22:00 Publié dans droits de l'enfant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : droits, enfant, association, écouter, respecter
30.09.2007
Janusz KORCZAK : Comment aimer un enfant
Le texte ci-dessous est extrait d'un ouvrage écrit au front en 1915. Toute la vie de Janusz KORCZAK, médecin et éducateur, est pétrie du respect et de l'amour qu'il portait aux enfants. Il est mort à Treblinka en 1942 avec les 200 enfants orphelins dont il avait la charge.
"L'enfant et son manque d'expérience. 
Il avance en poussant une chaise. Grand choc accompagné d'un grand bruit.La chaise ne ressemble plus à la chaise et il est assis par terre. De nouveau, la peur, la douleur. Le monde est rempli de bizarreries et de dangers.
Il sait qu'il faut tirer sur la couverture pour s'en dégager. Il sait que s'il perd l'équilibre, il doit attraper la robe de sa mère. Riche de cette expérience, il tire sur la nappe de la table. Une nouvelle catastrophe.
Il cherche à se faire aider parce qu'il ne peut pas se débrouiller tout seul. A chacune de ses tentatives pour se rendre indépendant, c'est un nouvel échec. Mais cette dépendance l'irrite.
Tel un employeur inexpérimenté qui est obligé de tolérer un employé malhonnête dont il ne peut pas se passer, tel un paralytique qui doit accepter l'aide et supporter les caprices d'un infirmier indélicat, l'enfant est forcé de suivre les indications de l'adulte, même s'il n'a pas tout à fait confiance en lui pour avoir été si souvent abusé.
Il y a quelque chose qui ressemble à l'enfant dans chaque embarras humain, dans chaque étonnement naïf, dans chaque erreur et maladresse venant du manque d'expérience, dans chaque dépendance. Il y a un peu d'enfant chez tout malade, chez tout vieillard, chez tout soldat, chez tout prisonnier. Un paysan perdu dans la cité, un citadin à la campagne ont de ces étonnements de gosse.
_ Vous êtes pire qu'un enfant; il fait des gaffes dignes d'un enfant; ignorant, c'est une question enfantine !"
Vous retrouvez ce texte aux pages 92 et 93 - 67 - du livre publié chez Robert Laffont, Réponses, nouvelle édition, 1998.
Comment aimer un enfant est un ouvrage essentiel pour qui estime qu'un enfant est aussi digne de respect qu'un adulte.
Vous connaissez Janusz KORCZAK ? Prenez le temps de l'écouter encore.
00:33 Publié dans Janusz KORCZAK | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : KORCZAK, enfant, respect, amour, expérience, dépendance, maladresse
25.09.2007
La vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier
KHALIL GIBRAN (né au Liban en 1883-mort à New York en 1931) est connu par "Le Prophète", écrit rempli d'humanité où il évoque le respect dû à chaque enfant. Voir les enfants avec les yeux et le coeur de Khalil Gibran, n'est-ce pas là bon sens et sagesse ?
Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit,
Parlez-nous des Enfants.
Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même,
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.
Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,
pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux,
mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier.
Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L'Archer voit le but sur le chemin de l'infini, et Il vous tend de Sa puissance
pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l'Archer soit pour la joie;
Car de même qu'Il aime la flèche qui vole, Il aime l'arc qui est stable.
Moins de 18 ans, que dites-vous de ce texte ?
23:51 Publié dans écrivain et respect des enfants | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Khalil Gibran, enfant, arc, flèche, vie, inifini, père et mère


