24.07.2009

Enfants « placés » à saisir !

Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

  

Gadot09.06.03 013.jpgC’est presque cela. Ils ne sont encore disponibles en vitrine de super-marché mais presque.Gadot09.06.03 018.jpg

Odieux ?

Dans l’air en tout cas.

Les lieux de placement de l’ASE risquent dedevenir des viviers d’enfants à saisir, au bénéfice apparent des familles en mal d’enfant, candidates à l’adoption.

 

J’avais commencé à relater le 11.6.09 sous le titre « Enfants placés à adopter ? Un scandale ! » une conférence de presse tenue le mercredi 3 juin 2009, où intervenaient Catherine Gadot fondatrice du Fil d’Ariane, Jean-Pierre Rosenczveig Président du Tribunal pour Enfants de Bobigny et Pierre Verdier avocat au barreau de Paris.

 

Cette conférence de presse se déroulait autour du projet de loi relatif à l’adoption, .déposé au nom du Gouvernement par madame Nadine Morano.

 

Voici un résumé d’une des interventions de Catherine Gadot, par ailleurs accessibles par le lien joint sur Google : http://www.youtube.com/watch?v=GNOkiHEPLhE

 

Catherine Gadot, dans cet extrait, débute en évoquant les éloignements géographiques de l’enfant et de sa famille. Ce qui, à l’évidence, compromet les rencontres.

 

Elle poursuit avec les courriers subtilisés.Ce qui permet de montrer que les liens parents-enfants sont rompus pour favoriser l’adoption. Des éducateurs subtilisent courriers et cadeaux envoyés par les parents, les plaçant sur le haut de l’armoire.

 

Catherine évoque enuite les séparations imposées avec le placement. Les liens entre l’enfant « placé » et sa famille sont coupés, d’autorité. Il se passe 2 à 3 mois sans que les parents et l’enfant aient l’autorisation de se voir. A cette absence totale de visite, s’ajoute l’absence de courriers. Il peut s’écouler ainsi 5 mois, parfois 12 mois – cas extrême mais réel – sans nouvelle.

Un tel enfant, avec la loi projeté, aurait été classé alors adoptable !

Un professionnel, peu scrupuleux et favorable à l’adoption, saisira la belle occasion de pouvoir proposer un enfant à une famille en manque d’enfant.

 

Quel est le processus du placement actuellement ?

Une famille peut demander une aide. Dès lors elle peut être signalée, aux services sociaux d’abord.

Une famille qui présente visiblement des soucis peut être dénoncée. Par un instituteur. Par un professionnel de la PMI. Un non signalement de ces professionnels pouvant conduire à des sanctions pour eux, ils signalent.

Après eux, le travailleur social risque sa carrière en cas d’erreur. Il poursuit donc le signalement.

L’étage supérieur est celui du juge des enfants qui se penche en général sur le dossier 10 minutes avant l’audience. Même raisonnement, toujours sans enquête, que les précédents. Et décision avant audience : le juge place. Pourquoi relaxer ? alors que le professionnel a signalé et que le travailleur social a confirmé ?

Le juge place donc pour 6 mois ou pour un an.

Catherine souligne qu’il sagit là de cas extrêmes, cas qu’elle a pourtant rencontrés.

 

L’enfant, on s’en doute, n’a que le droit de se taire.

Les parents ? Ont-ils des droits ?

Non ! Ils n’ont rien à dire.

L’Article 1187 du code de procédure civile y a veillé. Un article créé spécialement pour cela car il interdit aux parents de diposer d’une copie de l’acte d’accusation.

Les parents ont seulement le droit de parcourir l’acte qui les accuse, à tort et à coups de mensonges et d’interprétations fausses, quelques jours avant l’audience et jusqu’à la veille.

 

Et le droit à un avocat ?

Oui en théorie. Impossible en pratique.

Pourquoi une famille qui n’a rien à se reprocher prendait-elle un avocat ?

Mais quand la famille va voir – si elle le fait - ce qui est dans le dossier, elle découvre le piège tendu. C’est un tissu d’accusations fausses ou mensongères.

Trop tard pour l’avocat !

 

De toutes façons, la décision est prise par avance.

L’enfant est retiré. Comme ça ! D’un coup !

En quelques secondes la fazmimmle est anéantie !

Bien sûr il sera écrit pour justifier l’enlèvement de l’enfant des carences éducatives. Sans vérification, sans enquête préalables.

Il est parti…, « placé » pour être détruit, cassé.

Catherine rappelle qu’il sagit là de cas extrême au sein des 1.600 familles qu’elle connaît.

Des cas qui ne devraient pas exister, cependant

La présidente du Fil d’Ariane complète en disant que l’enfant peut être enlevé à avec l’assitance des travailleurs sociaux ou celle des forces de l’odre. Elle évoque même un enfant enlevé en urgence à l’école maternelle, un bout de choux de 5/6 ans, emmené menottes aux poignets.

 

Catherine Gadot souligne la gravité du projet de loi objet de cette conférence de presse en déclarant « Nous allons être les mères porteuses de ces familles en mal d’enfant ».. Un nous qui évoque les familles d’enfans « placés », enfants dont elle a le souci et la charge.

Et elle poursuit : « Que vont devenir les enfants quand ils apprendront quelques années plus tard qu’ils ont été enlevés à leur famille de naissance par des mensonges ? »

 

Et elle insiste : « Si tous les riches et les bien pensants avaient un jour été pauvres ils auraient une autre vision de la vie et regarderaient par deux fois avant de faire de tels projets ».

 

Plus grave : « La protection de l’enfance risque d’être le vivier des familles adoptantes.

Les abandons seront forcés.

Les liens enfants- parents risquent d’être rompus si si le professionnel est corrompu et favirable à l’adoption. Le profesionnel pourra mettre en pratique tous les moyens dont il dispose pour rompre les liens existants.

Les adoptions seront déguisées.

Les répercussions seront irréversibles pour tous : enfant, parents biologiques, parents adoptants. ».

 

De quoi frémir : « Ils iront dansles maternités sous prétexte de mères fragiles ou trop jeune pour élever un nouveau-né ».

 

Pour Catherine cela n’est pas moral.

Surtout ; « Où est le droit de l’enfant ? »

 

Pour faire passer ce texte il est facile de mettre en avant les cas, limités, d’enfants battus, délaissés, abandonnés ou en vrai danger.

Cas connus très souvent des services sociaux pour lesquels ils laissent filer.

Tout récemment il m’a été rapporté le cas d’une demoiselle de 14 ans, qui sèche l’enseignemnt et plus et que la mère refuse d’envoyer à l’école. Les services sociaux s’abstiennent, la maère menaçant de mettre le feu à l’immeuble.

« De tels cas n’ont pas à servir de justification à cette loi en projet ». conclut Catherine.

 

Pour madame Gadot :

« Cette loi est l’aboutissement d’un processus de commerce de nos enfants dans toute son horreur. La loi Morano va légaliser cette procédure d’adoption par le biais des lieux de placement et ainsi mettre fin à la légitimité de la vraie famille ».

 

Aujourd’hui le texte projeté concerne les enfants de familles en difficulté.

Mais demain ?

Si c’étaient les vôtres ?

Si c’étaient vous, enfants, aujourd’hui encore en liberté avec votre papa et votre maman ?

 

Ce projet me préoccupe beaucoup ! Au nom de la liberté. Au nom du respect des moins de 18 ans. Au nom de leur bonheur.

 

Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo: archives personnelles : en haut à gauche et de gauche à droite Jean-Pierre Rosenczveig, Pierre Verdier et Catherine Gadot; à droite Catherine Gadot toujours lors de l'intervention du 3 juin 2009)

08.03.2009

Des femmes attentives à tous !

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d’entendre une malheureuse maman dire  à propos de son garçon de seulement 10 ans qu’elle était passée sans doute à côté d’une « précocité ». J’ai décidé de bannir les mots « précocité » et « précoces », de même que ses équivalents de « surdoués », à « haut potentiel » etc… leur préférant celui de « Normal ATypique ou NAT». La normalité est importante à mettre en avant car c’est la réalité première. La réalité seconde immédiate étant le qualificatif d’ATypique.

J’ai été désolée pour cette maman dépassée, n’ayant trouvé aucune aide du côté des médecins, enseignants, psy divers …son enfant ne souffrant d’aucun trouble après examens divers en milieu hospitalier. Sauf la recherche – non pas d’un trouble – mais d’une ATypicité.

Désolée car il est impossible de passer à côté d’une particularité qui persiste la vie durant, qui touche de 2,3 %  de la population en général – si l’on se cale à partir d’un QI à 130 - , avec une tendance héréditaire. La normalité ATypique ou « précocité » pour ne pas perdre ceux ou celles qui ont l’habitude de ce terme se recherche à n’importe quel âge. A 20 ans, à 30, à 50, à 70. Aucune difficulté. Bien sûr il est préférable – si des problèmes émergent le plus souvent à l’école - d’envisager cette recherche lors du cursus d’enseignement obligatoire pour apporter les solutions nécessaires, variées pas forcément compliquées ni coûteuses.

Car, je le répète, être ATypique n’est pas être malade.

Et encore: s’imaginer que les « précoces » ou Atypiques sont tous brillants et réussissent  immédiatement et parfaitement leur scolarité n’est pas vrai. Seul 1 Atypiques sur 3 se tire d’affaires sur le plan scolaire ; 2 sur 3 vont avoir des difficultés scolaires à un moment ou à un autre, par télescopage avec un système trop uniforme qui ne leur est pas adapté. Pas adapté avec un enseignement souvent trop lent et répétitif, d’où l’ennui de beaucoup de  ces enfants qui décrochent, éventuellement chahutent et sont jugés à tort comme ayant des défauts de concentration. Pas adapté en raison d’enseignants non au courant ou mal au courant qui croient déceler de l’insolence ou du refus de respect de règles de la part de ces enfants ; or ces jeunes jugent souvent avec lucidité les incohérences quotidiennes des grands et l’expriment, comme le ferait des adultes, situation insupportable pour des grands mal informés donc intolérants.

Il est rare, très rare que des « précoces » ou ATypiques soient vaniteux. C’est exactement le contraire car ils sont si lucides qu’ils se sentent nuls. D’un autre côté, saisissant tout au quart de tour pour beaucoup d’entre eux, une petite flemme peut être présente, ce qui se conçoit.

La question peut se poser d’une scolarisation en établissement particulier. Il en existe très peu. Des parents peuvent être pour si cela évite à leurs enfants d’être mal traités par des camarades qui ressentent leurs différences et les excluent. D’autres parents pour lesquels les choses ne se passent pas si mal pour leurs jeunes les laissent en circuit standard, public ou privé. D’autres établissements accueillent Typiques et Atypiques : ainsi l’Ensemble scolaire  Saint Gabriel – Saint Michel, collège et lycée, à Saint Laurent sur Sèvre en Vendée, tél. 02 51 64 62 62, est un internat et externat pour garçons et filles, avec beaucoup de verdure, d’espace, de musique, Bac général et professionnel, pour lequel les résultats sont très bons ; www.saint-gabriel.com.  Je ne donnerai pas d’autre avis que celui-ci : des enseignants ouverts d’esprit et qui ont pigé avec des copains tolérants cela devrait suffire, quel que soit le circuit scolaire, à condition que les enfants concernés se sentent bien. Reste encore la possibilité des cours par correspondance - le CNED convient, ou l’école faite à domicile que l’Education Nationale contrôle une fois l’an.

Le mot « précoce » n’est pas bon car il est faux. Etre « précoce » voudrait dire que l’on fait plus tôt que les autres ou que l’on fait avant, quelques années plus tôt que la moyenne des autres élèves. Il est quasi sous entendu que les autres feront ensuite ce que les « précoces » ou Atypiques ont réussi avant : apprendre à lire seul, disposer d’un vocabulaire très riche, faire des réflexions que bien des adultes envieraient, etc…C’est tout faux. Le fonctionnement cérébral est différent, des enregistrements le montrent. Et surtout, surtout, les perceptivités sont accrues. Avec en prime un Quotient Intellectuel qui culmine.

Ainsi on saisit mieux comment ces jeunes « répondent » ou sont « insolents » alors qu’ils ne font que se comporter d’égal à égal avec ces adultes qui les commandent. Pourquoi ? parce que pour eux, si quelque chose ne va pas, ils osent le dire sans se démonter, du moins au départ. Ensuite c’est selon.

Oser parler de « précocité » ou évoquer l’ATypicité est mal vu en général. Dans les familles où ce facteur est avéré, on préfère se taire et se débrouiller en affichant un profil bas. Avec des enseignants qui s’imaginent que les enfants NAT sont toujours brillants, les parents sont accusés de voir en leurs petits des génies.

Ces NAT ou Normaux Atypiques, tous si différents les uns des autres,  devraient être un signal pour nous rappeler que tous les autres, les 97,7 %  d’élèves qui ont la chance ou la malchance de n’être pas des NAT selon le point de vue où l’on se place, sont eux aussi porteurs de richesses très différentes de l’un à l’autre. Même s’ils rentrent mieux dans le moule standard de base de l’Education Nationale, comme les tomates normalisées qui nous sont vendues. La visibilité des NAT semble plus forte que celle des NT ou Normaux Typiques parce que le système scolaire, malgré d’énormes progrès, n’y comprend toujours pas grand-chose. Mais NAT ou NT, il faudra bien y venir un jour et cesser de voir l’à venir des enfants à travers la seule lorgnette des activités scolaires. On ne peut pas réduire nos jeunes à l’école. .

Quant aux malheureux enfants « précoces » – non délinquants, non maltraités – placés par erreur en foyer ou famille d’accueil pour les forcer à rentrer dans le moule général – ce qui est tout bonnement impossible – ils ont de fortes probabilités d’être détruits définitivement pour 99% d’entre eux. Les services gardiens de l’A.S.E. (Aide Sociale à l’Enfance) et les J.D.E. (Juges des Enfants) concernés n’ont aucune formation ni éclairage dans ce secteur. D’ailleurs, s’ils connaissaient la question, aucun enfant Normal Atypique ne serait placé à moins d’être orphelin à la fois de père et de mère et dénué de toute famille – ce qui reste très exceptionnel.

Je ne me résigne pas à voir une part importante de la population, une part non malade, normale et atypique à être toujours l’objet d’une maltraitance diffuse de la société ou, carrément, devenir objet plutôt que sujet d’une maltraitance institutionnelle par l’école, les services sociaux, la justice, l’ignorance. Si vous n’êtes pas vous-même Normal Atypique, vous en connaissez forcément, à raison de 2 sur 100 personnes. Ce qui donne pour toute la population française de 64, 303 millions d’habitants au 1er janvier 2009 en retenant le chiffre de 64 : 64 x 2,3 %, soit 1 million 472 000 Normaux Atypiques.

En ce jour de fête des femmes je les invite toutes, maman ou sans enfant, à aller voir les écrits d’Arielle ADDA à ce sujet et ses livres. Il suffit en faisant appel à Google de taper Arielle ADDA. Cela fait plus de 30 ans qu’Arielle se bat pour la non violence envers ces enfants Atypiques. Je constate tous les jours qu’on est encore très loin du compte. D’ores et déjà j’invite chaque femme à davantage de respect envers tout enfant qu’elle rencontre, garçon ou fille, qu’il ou elle lui paraisse standard ou pas.

Je continue à réfléchir sur cela, notamment grâce aux familles concernées par cette question sur plusieurs générations, car il existe un facteur génétique qui souvent se transmet. Ces  familles ont, en général, appris à résoudre cette particularité.  

Je reviendrai sur ce sujet, les jeunes. Des députés ont su se battre, eux aussi, pour ces enfants.

contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr

23.02.2009

Gembloux, Belgique: Karima Insoumise et Dévoilée

 

Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouvez. Merci karima12.2.09 012.jpg

Avant toute chose le livre de Karima karima12.2.09 016.jpg"Insoumise et dévoilée", jusque là publié en Belgique, est sorti en France. On le trouve partout !

 

 

 

Le jeudi 12 mars 2009 on peut retrouver

Karima, auteur d’Insoumise et Dévoilée,

Présente à Paris le 12 février - billet du 15.

Heure : 19H30 – 22H00

 

Lieu :

Centre culturel de Gembloux

Adresse :

Rue du Moulin 55 bis

 

Téléphone :

081613838

Adresse électronique :

http://centreculturel.gembloux.com

Description

Avec : Hadja Labib (journaliste rtbf et réalisatrice), Ada Garcia (Professeure et responsable de Cap Sciences humaines de l’UCL), Karima (Auteur du livre « Insoumise et dévoilée ») et Céline Verbrouck (Avocate pour la cause des victimes de mutilations sexuelles)

En ouverture et en présence de la réalisatrice
«Afghanistan, le choix des femmes » d’Hadja Labib

Les invités aborderont des thématiques sensibles, l’exercice du pouvoir des femmes en Afghanistan, les discriminations professionnelles et sociales des femmes, le mariage forcé, les mutilations sexuelles,…Elles apporteront leurs témoignages, leurs combats et leurs connaissances dans le domaine.
Les livres de Hadja Labib « Afghanistan, le choix des femmes » et karima12.2.09 014.jpgKarima « Insoumise et dévoilée » seront disponibles à la vente lors des activités de cet événement. Elles nous feront l’honneur de dédicacer leur livre en fin de débat.

« Paroles aux Femmes  »  au Centre culturel de Gembloux,
Adresse: Rue du Moulin, 55bis, 5030 Gembloux
ATTENTION !  IL FAUT PAYER POUR ENTRER

Tarif: Entrée: adulte: 5€ senior, étudiant, demandeur d'emploi: 4,5€- uniquement conférence: 1€

Téléphone: 081 61 38 38

Public: à partir de 16 ans

Internet: http://centreculturel.gembloux.com/

Ouverture: 19h30 Documentaire 20h30 Conférence-débat"

 

Pour les jeunes belges proches de Gembloux essentiellement ! 

 

contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (photos archives personnelles: en haut Karima le 12 février à Paris au Gai Moulin: de gauche à droite Karima, puis Anne-Marie Engler qui invite, Latifa Bennari présidente-fondatrice de l'Ange Bleue - voir billet du 15; couverture du livre Insoumise et dévoilée; plus bas Karima)

18.02.2009

Karim Achoui: Fondation

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Depuis sa remise en liberté maître Karim Achoui a été invité par les médias – dont Canal + le 12 arashpalais22sept08 001.jpgfévrier, présent le 13 à Asnières à une conférence débat annoncé sur son blog il a lancé une Fondation qui peut intéresser certains, dont des déjà préoccupés par le droit. Pas besoin d’avoir 18 ans pour cela ! 

Ci-dessous l’information à ce sujet que je cite telle quelle.

« Fondation Karim Achoui

 

 

 Chères amies, chers amis,

50 jours de prison m’ont fait prendre conscience comme jamais d’une injustice criante : les condamnés sans preuves.

J’en fais partie. Ils représentent près de 10% des détenus, soit 6300 personnes. C’est inacceptable dans un Etat de droit.

L’avocat que je suis, le condamné sans preuves que j’ai été, ont décidé de réagir et d’agir en créant une Fondation contre les injustices.

Cette fondation aura pour objet d’apporter une aide juridique, financière et une écoute attentive aux femmes et aux hommes condamnés sans preuves matérielles dans nos prisons françaises.

S’offrir les conseils d’un avocat, manger, écrire des lettres, achetez des timbres, des enveloppes, des livres, des magazines, regarder la TV pour garder le contact avec le monde extérieur (famille, amis, anonymes), sont des priorités lorsque l’on est enfermé injustement dans une prison.

Je lance un appel aux avocats, aux étudiants en droit et à celles et ceux qui veulent contribuer au succès de cette fondation.

N”hésitez pas à me rejoindre pour faire de cette fondation une lumière pour tous les détenus sans preuves abandonnés dans leur cellule de 7 m2.

Réagissez et apportez votre soutien sur ce blog, je vous recontacterais aussitôt avec les membres de cette nouvelle fondation.

Promis.

Amicalement,

Me Karim Achoui
Fondation contre les injustices

 

Si vous souhaitez nous aider, que vous êtes avocat, juriste, étudiant en droit, ou si vous avez d'autres spécialités pouvant nous aider dans notre fondation afin de venir en aide aux détenus victimes d'injustices, merci d'envoyer votre CV à l'adresse suivante : karim.achoui@hotmail.fr »

 

Voilà vous avez tout les moins de 18 ans et les autres. 

 

contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photos archives personnelles : Maître Karim Achoui au Palais de Justice de Paris le 22 septembre 2008, interviewé après l'audience concernant son livre L’avocat à abattre)

08.02.2009

A propos d'inceste: inconscients ou salauds ?

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Je n’ai pas noté l’émission concernée qui a eu lieu la semaine passée. Dommage ! J’aurais écrit pour dire ma ire contre de tels propos de fous !

Par hasard – j’ai parfois un fond sonore quand j’écris – je me suis retrouvée en cours d’émission dénonçant l’inceste. Des associations étaient présentes pour dénoncer ces choses.

 Rien à dire jusque là.

Mais j’ai sursauté d’indignation quand j’ai entendu ce qui suit à propos des erreurs judiciaires. A propos d’hommes enfermées, emprisonnés à tort, alors qu’ils ne sont en rien coupables.

« Peu importe ! On s’en moque de ceux-là ! Rendez-vous compte ! Il y en a tellement qui ne sont pas en prison et qui sont coupables ! »

Je ne prétends pas citer au mot à mot mais c’est l’esprit exact de ce qui se disait sur le plateau. Personne présent ne réagissant.

Qu’est-ce que ça veut dire ?

Ces beaux parleurs qui jugent n’ont pas dû aller en prison, c’est pas possible. Moi non plus d’ailleurs mais être insensible aux erreurs judiciaires dénotent un état d’esprit et de cœur très particulier.

C’est très grave. Des hommes comme ça enverraient en prison n’importe quel non coupable. Des adultes comme des mineurs.

Effrayant !

J’espère que quelqu’un en liaison avec cette émission regardera ces lignes et réagira comme il faut contre les auteurs de telles paroles. Des auteurs de propos fous, d’une certaine façon. 

contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr 

24.01.2009

Karima: insoumise et dévoilée (autre lieu)

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Le 24 janvier 2009 162 visites avec 361 pages lues

ATTENTION CHANGEMENT DE LIEU POUR CET EVENEMENT DU 12 FEVRIER, proposé dès le 12 janvier.

Tous et toutes au prochain café organisé par Anne-Marie ENGLER avec KARIMA, association "Insoumise et dévoilée",  le Jeudi 12 février 2009

n56564750743_8716.jpgde 19h30 à 21 heures au Gai Moulin, 10 rue Saint Merri, PARIS, 4ème (métro Hôtel de Ville, Rambuteau). roseBleue8.01.09 015.jpg

Cette fois on a la chance de pouvoir entendre et échanger avec Karima qui, de passage en France, s'exprimera sur son vécu , son livre et son association ...

Profitons de cette opportunité pour venir l'écouter nous parler d'elle et de son combat.

Dans son livre , Karima raconte son histoire: traitée comme la petite bonniche d'une famille nombreuse maghrébine de Verviers, elle est obligée de porter le voile à 9 ans et mariée de force.

 Karima est musulmane pratiquante. Au travers de l'Islam, elle a appris à connaître un Dieu d'amour et de pardon.

Pourtant c'est au nom de ce même Dieu qu'elle a été brimée, insultée, maltraitée une bonne partie de sa vie. A cause de l'influence d'une mosquée régie par des hommes aux convictions religieuses archaïques, elle est devenue esclave de sa famille.

Mais Karima a eu le courage et la force de s'en sortir. Malgré les menaces, elle veut témoigner. Sans jamais renier l'Islam ou sa famille, elle nous confie avec pudeur sa propre exérience, pour que plus jamais, sous le couvert de préceptes religieux, des filles, des mères, des femmes ne soient bafouées. 

Ce café sera filmé par Elie GIRARD et Arnaud MARTEN. Les photos seront faites par Graziella CHANE-KANE.

Pöur tout renseignement: 06 09 80 16 72 et annecom89@yahoo.fr 

contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (clichés: Karima à gauche sur le site du groupe annecom; à droite archives personnelles: Anne-Marie Engler animant le café organisé par elle le jeudi 8.1.09)

20.01.2009

21 janvier 2009: Maître Karim Achoui

Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouvez. Merci.  arashpalais22sept08 002.jpg

Le 20 janvier 2009 135 visites avec 235 pages lues

Merci de venir soutenir Maître Karim Achoui mercredi 21 janvier 2009 à 9h à la Cour d'Appel de Paris pour sa demande de mise en liberté. Métro Cité.

  

La demande de mise en liberté se déroule à huis clos au Palais de Justice

4 Boulevard du Palais

75001 - PARIS  

contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr ( (photos archives personnelles: Maître Karim Achoui au Palais de Justice de Paris le 22 septembre 2008, interviewé après l'audience concernant son livre L’avocat à abattre au Cherche Midi)

12.01.2009

Karima: "Insoumise et dévoilée"

Vous trouverez sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets et les jours où les trouver. Merci. Le 12 janvier 2009: 160 visites avec 304 pages consultées.

Tous et toutes au prochain café organisé par Anne-Marie ENGLER avec KARIMA, association "Insoumise et dévoilée",  le Jeudi 12 février 2009

n56564750743_8716.jpgde 19h30 à 21 heures à LE BISTROT GOURMAND (salle au 1 er étage) 1 rue Charles Dupuis, 75003 PARIS (métro République, Temple). 

Cette fois c'est Karima qui est présente pour nous parler d'elle et de son combat avec son association.

Dans son livre , Karima raconte son histoire: traitée comme la petite bonniche d'une famille nombreuse maghrébine de Verviers, elle est obligée de porter le voile à 9 ans et mariée de force.

 Karima est musulmane pratiquante. Au travers de l'Islam, elle a appris à connaître un Dieu d'amour et de pardon.

Pourtant c'est au nom de ce même Dieu qu'elle a été brimée, insultée, maltraitée une bonne partie de sa vie. A cause de l'influence d'une mosquée régie par des hommes aux convictions religieuses archaïques, elle est devenue esclave de sa famille.

Mais Karima a eu le courage et la force de s'en sortir. Malgré les menaces, elle veut témoigner. Sans jamais renier l'Islam ou sa famille, elle nous confie avec pudeur sa propre exérience, pour que plus jamais, sous le couvert de préceptes religieux, des filles, des mères, des femmes ne soient bafouées. 

Ce café sera filmé par Elie GIRARD et Arnaud MARTEN. Les photos seront faites par Graziella CHANE-KANE.

Pöur tout renseignement: 06 09 80 16 72 et annecom89@yahoo.fr 

contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (clichés: Karima à gauche sur le site du groupe annecom)

05.01.2009

L'après Noël d'Hugo et Garance

Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci. Le 5  janvier 2009 : 202 visites avec 462 pages consultées

Du vendredi 26 décembre 2008 au vendredi 2 janvier 2009 

Même pas drôle ! ce qui suit.  Le matin du retour en placement est venu vite pour les 2 enfants et leur famille. Préparatifs. Le papa s’occupe de la toilette, des vêtements du petit déjeuner la maman ayant dû filer au travail. La grand-mère maternelle est là, une aïeule aimée des enfants s’en étant beaucoup occupée avant leur éloignement forcé. Quoique l’on fasse ensuite, l’affectif reste gravée.

Le papa est sorti faire quelques photocopies d’un carnet de santé muet sur de l’important. Précisons qu’à la surprise de tous Hugo est arrivé chaussé de lunettes. Qui a décidé d’une mesure qui ne relève pas de l’urgence ? Qui a consulté ou simplement averti les parents  comme il se devrait ? Qui a inscrit le médecin consulté sur le carnet de santé ?

Personne ! Aucun être humain. Par un tour de magie ce jeune garçon précédemment non appareillé se retrouve vêtu de lunettes comme s’il s’agissait là d’un nouvel ornement vestimentaire. Cela aurait pu si les verres avaient été « blancs », sans aucune force. Ce n’est pas le cas. Hugo se plaint de mal de tête et retire spontanément sa paire de besicles.

Je récapitule : absence de preneur de décision, ; absence de consultation, absence de médecin ophtalmologiste, absence de mention sur le carnet de santé. Troublant. Le carnet de santé récapitulant tous les faits de la santé d’une jeune personne depuis sa naissance.

Hugo et Garance disposent l'un et l'autre d’un tel carnet. Ils vivent en France. La papa tient boutique. La maman travaille. Aucun lien  avec un milieu défavorisé.

A quoi joue le service gardien si soucieux de l’enfance ? Je suis sans doute trop niaise pour comprendre ce qui se passe à ces hauteurs souveraines. Et puis je ne suis pas du sérail.

 

Ce souci d’une extrême urgence pour Hugo donne à penser que pour sa petite soeur, Garance, le suivi a été très sérieux. Cette petite d'un an plus jeune souffre d’une amblyopie qui se corrige quand elle est prise à temps. Dans son cas il a été nécessaire que la grand-mère maternelle bienveillante mentionnée plus haut constate, signale et insiste lourdement pour qu’enfin, après des mois, une consultation ait lieu pour prescrire des lunettes ainsi qu’une rééducation indispensable. Après cette action en force constat est fait que le suivi nécessaire n’est pas assuré. Pourquoi ? A-t-on affaire là à un être inférieur ?

 

Troublant ces mesures. Pour le garçon alors qu’il n’y a pas urgence on se précipite. Pour sa sœur qui a besoin d’un suivi sérieux on navigue dans la négligence.

 

Fini les lunettes. Pendant que leur grand-mère est en compagnie des enfants ils commencent à exprimer leur inquiétude : « où va-t-on ? ». Hugo est préoccupé par la réponse. Garance qui aime beaucoup téléphoner bavarde avec une amie de sa grand-mère qui vient d’appeler. Revenu, le papa fait une réponse apaisante et d’attente. D’ailleurs les jouets essentiels reçus pour ce Noël sont laissés à la maison pour le prochain week-end autorisé. Installation en voiture. Trajet vers le lieu convenu.

Et là qu’arrive-t-il ? Non, on ne rit pas. Non, on approuve au contraire ce qui se passe. Car, alors qu’ils sont transférés dans la voiture de la fonctionnaire du service gardien, les enfants repartent vers la ville de la France lointaine et profonde, très loin de Paris, d’où ils sont partis. Leur papa et leur grand-mère suivent derrière.

Bilan : temps perdu, fatigue inutile, dépense inutile, etc, etc ….

Pas drôle.

 

Le nouvel an 2009 arrive. Sans vœu, sans rien.. Les  parents sentent l’odeur de leurs enfants chez eux. Ils errent – pour autant qu’on puisse errer quand on est des grands – tels des âmes en peine. La maman n’a pas le cœur à téléphoner. Curieusement le téléphone n’apparaît pas dans un gros livre qui fait référence. Les parents savent bien qu’ils n’ont pas à appeler. Tacitement interdit. Il n’y a pas de barreaux en fer aux fenêtres de la maison de la famille d’accueil où se trouvent Hugo et Garance, certes. Ce sont les barreaux des interdits qui sont installés. Des interdits moraux. Illimités.

Alors c’est le silence pour les vœux de l’année nouvelle.

Une semaine passe. Arrive le vendredi, jour habituel de la rencontre sous surveillance. La maman a pu gérer ses horaires de travail en prenant de l’avance et finalement sera présente. Les parents ont reçu un courrier du service gardien leur indiquant de venir deux heures plus tard qu’à l’accoutumée. Ce pour quoi ils se sont organisés. Surprise. Le téléphone sonne à 14h30 pour réprimander les parents : comment se fait-il qu’ils ne soient pas arrivés ? Leurs enfants les attendent depuis 14H00. Les parents font part du courrier arrivé qui affirme autre chose.

Quelle coordination ! Ce n’est pas une première fois. L’habitude est bien installée d’avis discordants, de convocations postés trop tard qui arrivent au lendemain des rendez-vous prévus.

Où sont donc les responsables ? Comme évoqué  dans une émission de C dans l’Air pas de contrôle réel. Pas d’information des Français sur la maltraitance larvée faite à l’intérieur de leur placementaux aux enfants "sauvegardés". En toute impunité, ceux qui assistent ces enfants les éduquent ou pensent les rééduquer – comment dit-on ? reconstruire ! encore une notion qui n’existe pas ailleurs qu’en mots – agissent en toute bonne fois, persuadés de détenir seuls la vérité vraie.

 

Comment leur en vouloir ? Ils ne sont jamais contrés par des responsables ?

Contact :francoiseboisseau@wanadoo.fr

16.12.2008

De Maître Karim Achoui aux enfants « placés »

Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus  importants avec les jours où les trouver. Merci.  Le 16 décembre 2008 : 172 visites avec 340 pages consultées

Stupéfaction pour Maître Karim Achoui arashpalais22sept08 002.jpgen entendant les conclusions très attendues du procès Ferreira. Sept ans pour lui ! et de suite la mise sous écrou. Son avocat, Maître Francis Spitzner va demander sa libération ayant déclaré qu’il pense parfois qu’ "il faut mieux être ni avocat ni arabe. On s’en sort mieux. ". On n’est jamais très loin d’Outreau pour certains. Pour d’autres c’est le procès Dreyfus pour la communauté maghrébine. Evidemment Appel va être fait. Je n’ai pas eu de disponibilité en temps pour suivre au Palais ce qui se passait. Quand j’avais été présente à l’audience du lundi 22 septembre 2008, intéressante quant au droit à la liberté d’expression, à propos de la demande d’interdiction du livre de Me Karim Achoui publié chez Le Cherche Midi, j’avais bien entendu ensuite de la bouche de Maître Spitzner la nécessité de l’avocat pour faire le tri des faits et arguments afin de présenter ceux qui seraient les plus pertinents dans le contexte d’une procédure en cours. Pas forcément les mêmes – parfois tout au contraire ! – de ceux que présenterait le client qui a trop le nez dans le guidon et manque de perspective.

Dans le même temps, avant-hier soir, j’ai suivi sur Haute Tension les 3 jours d’un procès d’assise à Amiens. Celui de l’assassinat en 2004 de Jean-Léon C… par Serge A… qui purge actuellement à la maison d’arrêt d’Amiens les 20 ans de prison récoltés. Bien m’en a pris de suivre cette émission. J’ai découvert avec stupéfaction la bonne tenue, surtout le respect présent en Assises, du moins pour cette affaire de la Somme. L’écoute respectueuse de la maman puis de l’épouse de l’auteur de l’assassinat. Le Président de la cour, Samuel Grévin, proposait même une chaise à l’épouse pour témoigner. De plus à l’issue du verdict, dépouillé de sa robe rouge avec parure d’hermine le Président, redevenu un civil comme un autre, apportait quelques mots de réconfort à la famille du condamné. Stupéfaite, je l’ai été !

Pourquoi ? Hé bien parce qu’il y a plus de respect présent dans ce procès d’Assise – les Assises c’est du lourd quand même ! – que dans ce qui a pu être rapporté par des participants involontaires à de simples audiences conduites par des juges des enfants. Etonnant ! Alors qu’aucun méfait n’a eu lieu, il a été observé que le « traitement » infligé par ces juges est généralement irrespectueux. Ce au nom d’une intime conviction quasi toujours dirigée, a priori, à la fois contre des enfants non délinquants placés en foyer ou famille d’«accueil, et contre leurs parents devenus des sous-parents car leurs enfants sont placés.

Je pose la question : pourquoi l’intime conviction des juges pour enfants fonctionne-t-elle  toujours dans le sens unique de parents défaillants et d’enfants à enlever de chez eux ? Une telle attitude occulte toute solution qui permettrait de maintenir chez eux les enfants non maltraités.

Ainsi «condamnés» au placement institutionnel bien que n’ayant rien fait de mal les enfants placés subissent alors de multiples ruptures déstructurantes qui les conduisent à être dans la rue à 18 ans, comme cela a été bien dit par Monsieur Christophe Louis - www.mortdanslarue.org et les autres dans l’émission de C dans l’Air du vendredi 12 décembre 2008. Les participants de cette émission ne connaissent visiblement pas comment fonctionnent de l’intérieur les structures de l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance) dont ils parlent avec un  certain détachement. Normal, ils ne font pas partie, eux, de ces populations dont on prend les enfants. Qu’’en savent-ils ? Même eux peuvent un jour être concernés par le placement de leurs enfants ! Il suffit pour cela d’un directeur qui signale à tort, d’un voisin qui dérape….et hop ! le tour est joué ! Je n’invente rien, malheureusement pour les enfants placés dont j’ai eu connaissance et qui n’auraient jamais dû l’être.

Placements qui coûtent des fortunes aux contribuables ! bobigny11octobre08 019.jpgà une époque où il faudrait trancher dans les dépenses inutiles et sources de désastres ultérieurs. Les enfants placés hors de leur famille deviennent pour 50% des SDF (Sans Domicile Fixe). Puisque Madame Christine Boutin – le ministre l’a répété dimanche soir chez Laurent Ruquier - veut vider la rue des SDF, il serait bon de fermer le robinet d’alimentation en SDF créé par l’ASE. Facile ! Ce qui doit devenir la norme, le placement des enfants sur place au domicile parental, est déjà mis en place dans le Nord à titre d’expérience pilote. Si si ! Je n’invente rien. Ma voisine de droite immédiate de l’atelier dirigé par Pierre Naves où j’avais choisi d’être présente lors du Colloque National du Fil d’Ariane le 11 octobre 2008 à Bobigny était responsable de cette expérience ouvrant sur du bon sens et de l’humanité. Elle est assez jeune et dispose d’assez de possibilités pour envisager une reconversion si les placements de jeunes cessent de remplir son établissement, donnant à terme sa fermeture. C’est bien l’intérêt des jeunes qui doit primer sur les rentes de situation n’est-ce pas ? Comme il a primé quand on a su remédier aux luxations de hanche des bébés, en les prévenant, ce qui a entraîné la fermeture des lieux d’hospitalisation pour chirurgie correctrice précédemment nécessaire. Pour ceux qui ne le savent pas, ce colloque du 11 était placé sous la Présidence de Jean-Pierre Rosenczveig, magistrat bien connu président du Tribunal des Enfants de Bobigny et responsable de DEI France (Défense des Enfants International section France) – www.dei-france.org  dont je suis membre.

Soyez attentifs les jeunes. Le placement à domicile est maintenant légal et tout à fait possible. Au nom du seul intérêt des enfants. Qu’on se le dise !

Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photos archives personnelles : en haut Maître Karim Achoui au Palais de Justice de Paris le 22 septembre 2008 interviewé après l'audience; plus bas, Jean-Pierre Rosenczveig, président du Tribunal des Enfants de Bobigny, présidant le colloque du Fil d‘Ariane le 11 octobre 2008,sur la photo tout à gauche écoutant une intervention avant de commenter)

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