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drogues

  • Ados accros coke, les infiltrés 20 avril 2010

    tassin.jpgIntéressant panorama hier soir réalisé - avec discrétion heureusement ! – sur la banalisation de la coke chez les moins de 18 ans.
    Cette émission - dont je n’ai pas perdu une seconde pensant à tous les jeunes autour de moi que je rencontre – peut être revue sur le site de France 2.

    Outre les propos des jeunes visités, tous les points de vue présents sur le plateau sont à entendre, même si certains se sont opposés entre eux.

    Personnellement, je souligne l’importance de ne pas coller de suite l’étiquette de « drogué » sur un moins de 18 ans qui a fumé de l’herbe ou usé d’un rail de coke tout à fait occasionnellement. Je ne reprends là que l’avis d’une maman qui reconnaît, en ayant agi ainsi, avoir eu tout faux. L’essentiel dans un parcours de vies – ici celui d’une maman et de son fils – était le maintien d’un lien de confiance, de confidences dans une situation qui, d’occasionnelle, est devenue chronique. Et la confiance, le respect, l’amour au quotidien sont des bases nécessaires pour, ensemble, en se faisant aider d’autres compétences plus technico-médicales, arriver à être plus fort que la drogue.

    J’ai mis en garde ici le lundi 8 février 2010 par le billet « Cannabis : dépendance ? », en citant notamment le neuro-biologiste Jean-Pol Tassin, contre la consommation de ces produits qui endommagent une structure cérébrale d’autant plus que sa construction n’est pas achevée.
    Je remets en garde à nouveau. 

    Je propose aussi aux jeunes de tester avec les plus grands leurs connaissances sur le cannabis, par exemple, grâce au Quizz en 15 questions sur le Net proposé par monsieur Tassin. Pour les autres produits, les publications de Jean-Pol Tassin et d’autres fourniront des explications claires sur les questions de dépendance et de plaisir. En ayant à l’esprit que la dopamine qui permet le plaisir ne suffit pas pour créer la dépendance.

    Il y a 1.000 façons de « planer » sans « drogues », licites ou illicites. 
    Le bonheur, la joie de vivre ne sont pas dépendants – heureusement ! – de ces paradis qui restent artificiels et dont le corps « redescend » par force, en devenant peu à peu esclave.

    Je me répète, au risque de « radoter », quelles joies, quels enthousiasmes, quels buts positifs proposons-nous aux plus jeunes ? Quels modèles montrons-nous ? 

    Prenons-nous assez le temps de donner du temps pour, non pas nous ériger en censeurs quasi parfaits – quelle audace ! – mais pour être présents aux côtés de, pour accomplir avec les tout petits et les plus grands des actions dignes d’être vécues. Vécues ensemble !

    Il ne faut pas délaisser les plus jeunes au motif – erroné - qu’ils « ont tout » pour être heureux. Hé bien non ! Une fois le basique assuré, l’essentiel n’est pas dans l’« avoir », mais dans un être en harmonie avec soi-même, les autres et son environnement. Cet essentiel est à apporter, d’abord, par les parents, les grands-parents, la fratrie, la famille. Y pensons-nous ? En sommes-nous simplement conscients ? 
    C’est là le seul point que l’émission d’hier paraît avoir « oublié ». Sauf erreur. 

    Pour le reste, au quotidien, mieux vaut l’abstinence : pas de cannabis les moins de 18 ans, ni de coke, ni du reste dans la même gamme ! Lisez ou relisez les observations de Jean-Pol Tassin pour savoir le pourquoi de cette proposition.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo: Jean-Pol Tassin)