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dr.p.tellier

  • Miracle ? Oui ou non ?

    En préalable, vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez, non classés pour l'instant en alphabétique.       

    Les catholiques fêtent ce jour la Trinité , que l’on peut exprimer par un triangle équilatéral avec à une pointe Dieu  le Père, à une autre son Fils Jésus le Christ, à la 3ème l’Esprit Saint sorte de  lien d’amour du Père et du Fils et célébré dimanche passé, 11 mai 2008, à l’occasion du  jour de Pentecôte. Cette Pentecôte chrétienne a surgi à l’occasion de la Pentecôte juive pour laquelle étaient présents à Jérusalem nombre de juifs croyant venus de toute la terre pour la  célébrer à Jérusalem. Jérusalem où les jeunes juifs  se rendent, à partir de la France ou d’ailleurs, pour célébrer leur majorité avec la Bar Mitsva. Tout comme les catholiques se précipitent à Rome près du Pape pour certaines grandes fêtes.

     

    Ce jour essayons de parler des miracles. Les miracles de Lourdes, d’abord. Etudiante en médecin, j’avais pu potasser à loisir les dossiers de miracles qui sont au Bureau Médical de Lourdes. J’avais été très impressionnée par un cancer des os avec  fémur délité ….et, d’un coup, reconstruction totale et définitive de cet os. Explication ? Aucune !41226035.jpg

    Le système roulait alors comme aujourd’hui avec un médecin qui constitue les dossiers médicaux  et consulte les spécialistes de la maladie concernée lesquels d’ailleurs peuvent venir voir ou se faire communiquer tous les éléments du dossier constitué. La conclusion - si vraiment il apparaît que la médecine  était au bout du rouleau pour arriver à faire quelque chose et ne pouvait surtout pas guérir - est 1.qu’il y a guérison constatée, 2.que cette guérison n’a pas d’explication d’ordre médical. Point final côté médecine.

    La suite appartient à l’évêque du lieu d’habitation de la personne soudainement guérie, lequel  peut aller plus loin et dire qu’il y a «miracle». Monseigneur Jacques PERRIER, évêque de Tarbes et Lourdes – qui fut au préalable un évêque de Chartres qui n’hésitait pas à débouler au fin fond de la Beauce   sans formalité pour dire la messe du dimanche venant remplacer un curé malade – n’hésite pas à dire que les évêques concernés par ces guérisons authentiques,  sans convalescence ni séquelle,  peuvent diffuser des témoignages à ce sujet.

    1298914440.jpgJe me suis toujours demandée si en général sur des sites où sont présents de nombreux pélerins, là où il y a densité importante de forces spirituelles vives il y avait aussi des miracles. Je suppose que lui. Il y en avait bien à l’époque de Jérusalem à la piscine de Siloé quand ce qui est nomme l’ange dans le Nouveau Testament venait  remuer l’eau; le 1er paralytique à pouvoir alors être porté dans cette eau était guéri. Mes interrogations demeurent du côté des musulmans dont j’ignore presque tout  (et c’est pas bien !), des foules immenses pressées sur les rives du Gange, etc…

    Pour ce que l’on en connaît , à Lourdes, depuis 150 ans, sur 7 000 guérison non expliquées,  67 ont été reconnues officiellement comme miracles, soit environ 1%. La dernière guérison reconnue miraculeuse est celle de Jean-Pierre B.  d’une sclérose en plaques. Une guérison qui a eu lieu le 9 octobre 1987 à midi et demi. C’est très précis et avec raison car c’est à cette minute là que Jean-Pierre a d’abord ressenti une sensation de froid intense suivie d’une douce chaleur au niveau des orteils d’abord qui est remontée le long du corps; ensuite le miraculé s’est senti guéri quand il a eu retrouvé une chaleur normale. A l’issue de cette guérison brutale, l’avis des spécialistes en neurologie a été requis.    928990603.jpg

    Hormis le Bureau de Lourdes dont le Docteur Patrick TELLIER est responsable et instruit les dossiers avec consultation des spécialistes il existe depuis 50 ans un Comité Médical International qui donne aussi son avis.

     

    Que penser des miracles ? du miracle ? A l’époque de Jésus il est certain que le Messie est empli de compassion pour les personnes autour de lui et répond toujours à ceux ou celles qui demandent  à être guéris du côté du corps: paralysie, cécité, fièvre, etc…Et il prolonge cette compassion, traduite par la guérison  physique, par un branchement sur le niveau spirituel avec la proximité de Dieu le Père et la proximité du royaume de Dieu. Selon les circonstances, c’est soit le niveau spirituel soit la guérison physique qui prend place en premier.                                                                                                                                                                                           Il est certain qu’un miracle est quelque chose qui interpelle. Que la part de mystère qui lui est lié donne envie de comprendre ce qui se passe. Ceci étant, la foi en la parole d’un autre, en la parole de Jésus en l’occurrence ou des témoins de son temps reste nécessaire. On le sait bien, même témoin d’un miracle il se trouve qu’avec le temps qui passe l’effet tend à s’estomper et la foi doit prendre le relai. C’est tout simple.

     

    Autres formes de miracle: certains songes qui se révèleront vrais. Une religieuse qui voit , bien avant l'heure, les bombardements de guerre à venir. Un Jean BOSCO, futur saint, qui voit la Patagonie sans la connaître et plein d'autres choses. Cela n'est pas bien vu ces temps-ci par la hiérarchie catho; à tel enseigne que les récits de ses songes ont été carrément ôtés des oeuvres de Don  Bosco et que la religieuse a été un temps - et peut-être dure-t-il encore - interdite de canonisation. A l'inverse un prêtre théologien parisien bien connu estime que ces songes ne sont rien d'autres que des visions avant  l'heure de personnes douées d'ultra perception, tout simplement. 

     

    Il y a longtemps l’homme et l’animal correspondait aisément. Cette aptitude relationnelle s’est estompée. Sauf dans des cas ponctuels. Ainsi en  a-t-il été lors de relations tranquilles de fauves et de certains Pères du désert,  leur cohabitation étant amicale, tranquille et les fauves pouvant,  à l’occasion, rendre service à des ermites âgés. Le miracle du loup de Gubbio 546152579.jpgrentre dans cette entente privilégié entre animal et humain , entre loup et François d’Assise – futur saint. Que se passe-t-il ? On est à Gubbio en Ombrie et  un loup terrorise la population. François arrive et va prendre en mains la situation. Il va parler au loup qui comprend, donne sa patte en accord et change de suite de conduite devenant aussi paisible qu’un brave toutou. Ce qu’il restera jusqu’à sa mort 2 ans pus tard où il fut pleuré par tous. C’est de cette histoire sympathique qu’est née l’appellation « louveteau » dont François d'Assise est le patron; en quelque sorte "louveteau" désigne dans le scoutisme le jeune qui tient sa parole comme le loup de Gubbio a été capable de le faire.

     

    Loin de Lourdes, un autre cas de « miracle » ou assimilé: le réveil de Dominique BOMBERGER qui, victime il y a 5 ans d’un accident de scooter et dans le coma, a fini par en émerger et récupérer en majeure partie. Il raconte qu’il était bien dans son coma où il ne souffrait pas et où il serait bien resté si tous ceux qui l’aiment ne l’avaient pas en quelque sollicité pour un retour à la conscience. Dans son coma ses rêve, ses hallucinations ou ses visions étaient plutôt paisibles. Ce qu’il décrit comme le plus troublant est une sorte de rêve où il se meut dans une sorte de brouillard vers un cimetière proche de saint Jacques de Compostelle; d’autres personnes près de lui marchent tout comme lui et il y a une dame blanche, sorte de reine, qui lui dit «C’est pas pour vous. Retournez aux frontières de mon royaume et il ne vous arrivera rien.»  Et voilà Dominique qui revient à la vie. Retour qu’il décrit comme extraordinairement pénible car avec un retour à la pleine conscience toutes les douleurs se réveillent. Après un coma pas si mal, c’est le déferlement des douleurs puis les chocs et souffrances des opérations. Parfois  Dominique pense que cet accident est la meilleure chose qui lui soit arrivé dans la vie. Pas pour les douleurs. Mais pour se resituer. Après reprise de conscience, les questions de base ont été:  A quoi as-tu  consacré ta vie ? Pour le temps qui te reste que vas-tu faire ?

    C’est du rab de vie qui est offert, un fantastique cadeau qui est donné. On réfléchit. On réorganise. Il n’est plus question de faire comme avant : toujours plus, toujours plus vite.

    Aujourd’hui, avec une récupération en bon chemin, l’important pour Dominique est de se concentrer sur ce qui l’intéresse.

    Et la question est : A quoi sert ma vie ? A quoi sert mon passage sur cette terre ?

    A la personne qui lui demande s’il se considère comme un miraculé, après un long temps de réflexion la réponse est «Si on veut considérer que les miracles tels que dans certains lieux de pèlerinage sont dûs à la croyance que l’on a de vouloir s’en sortir, oui, je suis un miraculé. Si le miracle est dû à la croyance d’une intervention divine sans que j’y participe, alors non, je ne suis pas un miraculé.»

     

    Voilà les jeunes. Vous avez de quoi penser quant à la vie, la vôtre. Et la chanson de Johny HALLYDAY: « Que restera-t-il de moi ? », du moins son thème pourrait être proposé en sujet de philo pour le Bac. Qu’en dites-vous ?

    contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr