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dominique paillé

  • Romain Mouton : vrai politique

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    Le 12 avril 2008 je titrais sur mon blog un billet : « R. MOUTON : vrai politique », évoquant un article de Vincent MONNIER, paru dans le Nouvel Observateur du 10-16 avril 2008, ps. 56-57, où il était question de Romain.
    Cette fois, c'est bon. Romain Mouton est dans sa première bataille politique comme candidat. 

    En 2010 comme en 2008 qu’attend-on d’un politique ? Qu’attend-on de celui ou de celle qui a l’esprit et le cœur à se dévouer aux choses de la cité ? de sa ville ? de son quartier ? 

    Qu’il soit d’abord une personne - homme ou femme - à l’écoute de ses concitoyens, quels qu’ils soient, faibles ou puissants, petits ou grands. 

    Qu’il agisse – les demandes sont le plus souvent justifiées – pour défendre les intérêts des habitants de son lieu de vie, des intérêts qui rejoignent le plus souvent l’intérêt collectif au nom duquel les lois existent.

    Le candidat à une élection se doit d’être une personne à l’écoute, une personne avec du cœur, doué aussi de bon sens. Ceci semble incontournable. 

    En parallèle ou après seulement vient le choix d’une appartenance à un groupe politique. Le système actuel ne permet quasiment plus les non inscrits, ceux ou celles qui - disons - ne se sentaient pas « coller » à un programme.

    Romain Mouton, candidat aux élections régionales d’Ile de France dans le XX ème arrondissement où il habite, a fait le choix de l’UMP.

    Curieusement, j’ai ouvert les yeux à mi chemin entre les lieux d’émergence, géographiquement très proches, de deux notables en des groupes opposés. D’un côté Dominique Paillé né aux Aubiers pour l’UMP, de l’autre Jean-Marc Ayrault né à Maulévrier pour le PS. Chacun a apporté sa pierre à l’édifice France.

    Romain nous vient du Sud, n’est pas un produit de l’ENA ni d’une dynastie politique. Il illustre un parcours, en quelque sorte accessible à n’importe qui, à condition de s’en donner les moyens et – comme en tout : sciences, art, techniques, littérature, poésie… - de beaucoup travailler. 

    Depuis que je le vois à l’œuvre – et maintenant dans le XX ème arrt de Paris – Romain déploie des qualités spontanées de bon communiquant. Il n’a pas la grosse tête. Son honnêteté et sa sincérité sont perçus par les habitants rencontrés, par exemple sur les marchés. Il est maintenant reconnu.

    Le système démocratique qui gère la France fonctionne par des élections. Il convient donc d’aller voter plutôt que de geindre, même s’il est difficle voire impossible d’être d’accord à 100 % avec un programme. Après, à chacun de se démener s’il estime bon de modifier les lois, règlements et autres. 

    Le mardi 9 mars 2010 Romain Mouton arpentait l’important marché de Bellevile en compagnie d’Yves Jégo, dont il est l’attaché parlementaire. Député et maire de Montereau-Fault-Yonne, Yves Jégo est un excellent mentor, maire estimé en sa commune. 

    Toujours d’actualité deux phrases de Romain citées dans le Nouvel Obs d’avril 2008 : 
    "La politique, j'ai ça dans les tripes. J'avais 11 ans quand Chirac a été élu pour la première fois. Je m'en souviens encore: j'étais le seul de ma famille devant la télé au soir du second tour." 
    "Les diplômes ne font pas les carrières. Il y a beaucoup de têtes bien pleines mais pas toujours bien faites." Va pour les diplômes. Quant aux idées ? Le gaullisme ? Le chiraquisme ? "S'enfermer dans une tradition, c'est la meilleure façon de ne pas avancer".

    Romain avance avec l’équipe qui s’est constituée autour de lui depuis plusieurs années. Bien décidé à améliorer l’existence des habitants du XX ème, son quartier.

    Dans le Parisien de ce vendredi matin, l'accueil par le candidat Romain Mouton de 4 personnalités ce soir à 18 heures au Café La Nouvelle Etoile 271 rue des Pyrénées (métro Gambetta) est annoncé. Seront ainsi présentes Michèle Alliot-Marie Garde de Sceaux Ministre de la Justice Présidente du Chêne, Valérie Pécresse Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, Chantal Jouanno Secrétaire d'Etat à l'Ecologie et Rama Yade pour les Sports. 

    Chers électeurs, munis du redoutable droit de vote, déplacez-vous dimanche pour faire entendre votre voix ! 

    Moins de 18 ans, rappelez à leur devoir les grands !

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo archives personnelles : Yves Jégo et Romain Mouton à l’issue du tractage du 9 mars au marché de Belleville)

  • Marc Machin 2 août 2009, 7 à 8

    Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

      

    C’est hier, dimanche 2 août, qu’un reportage concernant Marc Machin a été diffusé sur TF 1 lors du magazine Sept à Huit.

     

    MachinLiv.jpg1er sursaut : Marc Machin « accusé d’un crime qu’il n’aurait pas commis ».

    Aurait ? Non.

    Marc n’a pas commis le crime qui l’expédia en prison. Les tests ADN l’ont confirmé. Le témoin qui prétend l’avoir aperçu n’a pas l’objectivité ni la certitude d’une vidéo. D’ailleurs, sur les lieux du crime, une caméra de surveillance filmait. Mais le film de cette nuit là qui aurait pu innocenter Marc n’a pas été exploité en temps utile lors de l’enquête. Depuis il a été recyclé ou jeté.

     

    2 ème sursaut : l’obligation de soins – en pratique nous dit-on la consultation d’un psychologue. Obligation négligée, semble-t-il, par Marc.

    C’est la première fois que j’entends parler de cela.

    Qui a décidé de cette obligation ? Et pourquoi ?

    A partir de là, Sept à Huit – enfin le reportage – insiste lourdement sur le fait que Marc Machin est malade.

    Ce garçon dans la force de l’âge, victime d’une erreur judiciaire, accueilli à sa sortie de prison en héros sur les plateaux télé devient dans ce reportage un malade, un dangereux prédateur sexuel dont est souligné le passé.

    Un passé qu’il n’a d’ailleurs pas occulté dans son livre post libération « Seul contre tous » paru chez Pascal Galodé en mars 2009. Un passé dont les 2 fois lui ont valu, avant l’affaire du Pont de Neuilly, une condamnation à 2 ans de prison dont 18 mois avec sursis.

     

    3 ème sursaut : son père qui semble dire qu’avec les agressions sexuelles du printemps 2009, notamment du côté du métro Gambetta, Marc a trahi une sorte de contrat de confiance père-fils.

     

    4 ème sursaut : l’avocat de Marc Machin qui se plaît à penser que l’enfermement actuel à la maison d’arrêt de Nanterre pour des accusations cette fois exactes et reconnues par son client sera salutaire.

     

    Je crois rêver !

     

    Avant tout je pense aux femmes victimes, aux deux agressées avant la prison, aux trois de juin 2009.

    Je suis désolée pour ce qu'elles ont subi.

     

    Après, dans ce maelström qui tend à charger violemment Marc Machin - 7 à 8 a été chercher par exemple l’une des agressées d’avant prison qui y va franco ainsi qu’une animatrice d’émission d’un certain 5 juin 2009 qui en dresse un portrait très dévalorisant – la raison raisonnable manque.

     

    A l’exception de deux personnes. Une amie d’enfance de Marc Machin avec qui il a beaucoup parlé après sa sortie de prison. Entre ce qu’elle nous dit de Marc autrefois et aujourd’hui avec elle et les propos accusateurs des autres, Sept à Huit a titré « L’homme aux deux visages » à propos de ce garçon.

     

    L’autre personne d’exception est l’éditeur Arash Derambarsh qui a fait à son niveau tout ce qu’il pouvait : promotion, à valoir financier, rendez-vous. Arash a assuré à plein.

     

    A ces deux-là, j’ajouterais une troisième personne, non mentionnée hier : Dominique Paillé, Conseiller Politique du Président Nicolas Sarkozy  à l'Elysée et Porte parole de l'UMP, qui a été le seul à recevoir Marc Machin, à la demande d’Arash Derambarsh. 

     

    A ces personnes, je dis « Très bien ! ». Elles ont assuré leur part d’humanité.

     

    C’est tout le reste qui n’a pas fonctionné. Tous les autres.

     

    Toute vie en collectivité - que cette modalité d’existence plaise ou non – apporte une structure de vie, une organisation, une charpente obligatoire. Entraînant aussi une certaine forme de dépendance, obligatoire aussi.

     

    Un tel encadrement est porté à son paroxysme par un enfermement qui boucle entre des murs hostiles. La prison est un des exemples de cet enfermement maximum.

     

    A contrario la sortie de prison, sans accompagnement consenti et sans apport de plaisir durable, peut se révéler être un chemin semé d’embûches multiples et imprévues.

     

    Dont la principale est de disposer d’un temps libre, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 sans obligation aucune.

     

    Vivre enfermé est dur.

    Vivre libre totalement n’est pas plus facile, sauf à disposer d’une force de caractère qui est loin d’être donnée à tous.

     

    Ainsi, dans un tout autre domaine, les ermites passés et actuels ne s’installent pas dans ce style de vie sur un mouvement d’humeur. Ce sont généralemnt d’anciens moines ou moniales, ayant vécu des années en communauté, disposant d’une colonne vertébrale psychique suffisante au plan personnel, acquise au fil du temps. Ceci est valable en contexte chrétien, boudhique etc…

     

    Marc Machin n’a pas actuellement le profil du moine ou de l’ermite.

    Il a toutfefois lancé sur les ondes plusieurs fois des bouteilles à la mer, une fois libre, pour réclamer un travail auprès de ses chers chevaux.

     

    A-t-il reçu des propositions ? Je l’ignore.

     

    Qu’il ait disposé des euros empochés grâce à son livre pour s’acheter des fringues, aller en discothèque : où est le mal ? Je n’en vois pas.

     

    Je ne pense pas non plus que le fait de ne pas se rendre à des rendez-vous de psychologue ait changé grand-chose à la situation de Marc. Les psychologues ou psy divers ne sont pas des remèdes absolus. Ils ont l’avantage d’apaiser les juges, de tranquilliser la foule, en cette période où une grande partie de la société épouse sans broncher ni réfléchir la dictature autorisée des « psy ».

     

    Si les « psy » délivraient une ou des raisons de vivre, ça se saurait. Le plus souvent ils étayent une colonne vertébrale psychique insuffisante.

     

    Avant d’être enfermé en prison, Marc Machin n’avait pas acquis de goût pour un travail précis. Hormi son amour des chevaux, plusieurs fois répété lors d’entretiens post libération, je l’ai entendu.

     

    Imaginons.

    7 ans de galère prison pour un assassinat non fait.

    Une sortie fracassante rythmée par les flashs des journalistes, les sunlights des plateaux télé, les relais à la radio, une pression positive énorme à laquelle il fait face.

    Après quoi tout retombe. Le livre est lancé, l’erreur judiciaire entérinée par le public. On attend la révision. Sans plus. On passe à autre chose.

    Marc Machin est seul. Dramatiquement seul.

    Entré en prison sans avoir au préalable pu structurer sa vie d’une manière agréable ou du moins efficace il en ressort de même. Sans acquis particulier. Sans formation professionnelle. Sans diplôme alors qu’il aurait pu s’y atteler…si on le lui avait proposé. Un but dans la vie, fut-ce en prison, est une nécessité. Marc, enfermé, aurait pu préparer l’après et obtenir un baccalauréat, il en était capable en 7 ans ! Et continuer. Autour des chevaux.

    Nul n’y a pensé. C’est pourtant là, en prison, qu’un psychologue ou autre intervenant, aurait pu être efficace pour aider à l’orientation de Marc. Pour préparer son après prison.

    Marc est ressorti d’enfermement comme il y était entré : sans armature intérieure solide, sans atouts suffisants pour faire face; sans même disposer d’un plus au plan professionnel.

     

    Sur son trajet d’homme libre, après Arash Derambarsh, après Dominique Paillé : personne.

     

    Le gouffre du vide avale Marc.

     

    A son âge, l’affection d’un père ne peut pas combler une vie.

    Pas de femme pour l’apprécier, le réconforter.

    A défaut un travail aurait pu pour remplir, voire en partie combler et rendre – qui sait ? – joyeuses des journées qui sont longues, sans fin, quand elles sont sans but.

     

    Supporter successivement le noir de la prison erreur judiciaire, le soleil éblouissant des médias, puis la grisaille de l’anonymat, c’est beaucoup.

     

    Alors l’animatrice peut digresser en disant qu’il manque à Marc « un bon quart d’heure » - elle a eu la trouille pour son émission ! – le papa larmoyer en se pensant trahi, la justice s’estimer offensée avec son pyschologue non consulté…D’ailleurs le 18 mai le juge d’application des peines avait rappelé à l’ordre Marc Machin à propos de son « séchage » de psychologue.

     

    Pour de multiples raisons, Marc Machin a craqué.

    Malade d’un manque général d’estime.

    Malade d’une absence de travail.

    Malade d’indifférence.

     

    Un mal être qui s’est exprimé par des agressions sexuelles le 5 juin et après, des vidéos filmées sur son portable.

    De là à en faire un prédateur sexuel, je ne franchirais point ce pas.

     

    A l’âge de Marc on a de la force. Une énergie à revendre. Un potentiel qu’il faut bien dépenser, d’une façon ou d’une autre. Et tous les discours égalitaires du monde ne changeront rien à cette réalité de base : le fonctionnement physiologique d’un homme n’est pas celui d’une femme. Son potentiel musculaire est aussi très différent.

     

    D’où l’importance d’un boulot, si possible aimé, pour canaliser l’énergie débordante de ce jeune homme.

     

    Le circuit de révision va-t-il annuler sa condamnation à propos du meurtre du Pont de Neuilly ou choisir de le rejuger ? On attend la décision.

     

    Puisqu’il est à nouveau enfermé depuis le 15 juin 2009, c’est peut-être le moment pour Marc de penser à préparer un Baccalauréat quite à reprendre à partir de la seconde ou de la troisième, ou de se lancer dans une formation professionnelle. Autour des chevaux, par exemple. Il peut aussi, en parallèle, tenir un journal ou s'attaquer à un autre écrit. En ne négligeant pas tout le possible en exercice physique.

     

     

    Courage à toi, Marc !

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photos : couverture du livre « Seul contre tous » paru chez Pascal Galodé)

  • Arash Derambarsh : à propos de Marc Machin

    Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

      

    Voici ce qu’Arash Derambarsh a mis sur Le Post le jeudi 9 juillet 2009. arashmars.jpg

     

    « Marc MACHIN présenté comme un symbole de l'erreur judiciaire en France, a été mis en examen dans une nouvelle affaire d'agression sexuelle sur mineures.

    Il est mis en cause pour des abus commis sur deux adolescentes d'une quinzaine d'années dans le XVIIIe arrondissement de la capitale le 13 juin dernier.

    Un nouveau mandat de dépôt, le deuxième, a été délivré à son encontre. Il est déjà en prison depuis le 17 juin pour une première affaire, une "agression sexuelle aggravée" avec violences qu'il a aussi reconnu avoir commise sur une jeune Canadienne, le 5 juin à Paris.

    Toutefois, la commission de révision de la Cour de cassation a accepté lundi sa demande de révision, posant ainsi une étape supplémentaire vers la révision de son procès. Une telle procédure de révision d'une condamnation criminelle définitive n'a débouché que six fois sur un nouveau procès dans l'histoire judiciaire française.

    Mais pourquoi toute cette confusion et tout ce gâchis ?

    Lorsque Marc Machin sort de prison, je rencontre un garçon adorable, calme et attachant. Il manque d'affection et réclame de l'aide. Mais il y a aussi en lui beaucoup de colère, de pulsion et de fragilité.

    Il n'aura ni aide psychiatrique, ni aide psychologique, ni formation scolaire, professionnelle et civique. Il n'a pas de logement stable et n'a pas d'argent. En effet, il a dépensé son à-valoir en très peu de temps.

    J'ai donc deux objectifs : en tant que directeur du département Politique et Personnalités publiques aux Editions du Cherche Midi, le faire parler dans son livre car il a un réel besoin de s'exprimer et l'aider humblement dans sa réinsertion.

    Dès lors, je décide de le faire recevoir par un proche du Président de la République Nicolas Sarkozy.

    L'objectif de cet ouvrage était pour moi de faire bouger les lignes de la société française en matière pénale.

    Ainsi, cet ouvrage, "Seul contre Tous !" avait comme but de relancer le débat fondamental sur la réforme urgente de la justice concernant la prise en charge de la victime, la fonction de l'avocat, le principe de l'enquête et le rôle du juge d'instruction, qui doit instruire à charge et à décharge. Surtout, je voulais qu'il mette en lumière le problème grave du vide juridique concernant le statut des victimes d'erreurs judiciaires comme le cas de Marc Machin.

    Nous l'avons déjà constaté avec l'affaire d'Outreau.

    Mais la justice est lente, trop lente. Et Marc Machin n'aura rien obtenu. J'ai alerté tout le monde : les juges d'instruction Emmanuelle Robinson et Charlotte Bilger, qui sont remarquables et compétentes, beaucoup de politiques et les médias. Mais rien n'a bougé et Marc Machin a été rattrapé par ses pulsions.

    Je condamne fermement ses actes et il devra en répondre devant la justice. Mes pensées les plus sincères vont évidemment à l'égard de ces jeunes filles.

    Que nul n'en doute, en France, chacun a des droits, des devoirs et des obligations et personne n'est au-dessus de la loi.

    Néanmoins, il nous faut clairement dénoncer l'immobilisme dans ce pays, dénoncer ceux qui n'ont pas l'ambition de faire bouger les lignes. Je pense notamment à Christophe Ingrain, conseiller justice à l'Elysée qui n'a pas souhaité recevoir Marc Machin. Je pense également à Rachida Dati qui ne l'a pas reçu. On m'a proposé un conseiller de la Garde des Sceaux... c'est dire l'intérêt que l'on a porté à ce dossier.

    Je rend hommage à Dominique Paillé, conseiller du Président de la République et porte-parole adjoint de l'UMP qui l'a reçu et qui l'a écouté. C'est le rôle du politique d'être à l'écoute et d'avoir la volonté de faire évoluer la société sans porter de jugement et faire ingérence à la séparation des pouvoirs.

    Il n'y a pas les bons d'un côté et les méchants de l'autre. Le manichéisme n'est pas un schéma de pensée juste pour l'être humain qui est complexe, sensible et fragile.

    Lorsqu'on relâche quelqu'un en liberté sans imposer un suivi psychiatrique et psychologique, il ne faut pas s'étonner ensuite des conséquences.

    A méditer afin qu'il n'y ait plus ce genre de cas car c'est un échec pour tout le monde...

    L'émission 7 à 8 (TF1) fera un reportage sur Marc Machin, de sa sortie de prison à sa récidive. Date de diffusion le dimanche 26 juillet. »

     

    Ceux qui le peuvent iront lire sur Facebook directement les  commentaires faits à la suite de cet intéressant billet.

     

    Arash Derambarsh a été, en quelque sorte, tout le temps « aux première loges » en ce qui concerne Marc Machin dès qu’il a été remis en liberté.

     

    Pour ma part, j’ai attentivement lu et relu les écrits de Marc, en particulier les pages d’avant son incarcération.

    Il en découle ce qui suit.

     

    Je remercie Arash Derambarsh qui a fait, à son niveau, tout ce qui était possible pour ce libéré emprisonné 7 ans par erreur judiciaire. Tout ce que n’importe qui, enfermé à tort, aurait pu souhaiter.

    La publication de son parcours – une forme de thérapie, un à-valoir très correct pour l’aider matériellement à repartir, et aussi en supplément la « saisine » personnelle par Arash de responsables politiques.

    Du côté de ceux-là je constate, une fois de plus, que c’est Dominique Paillé qui a reçu et écouté Marc Machin.

    Dominique Paillé s’est comporté, comme le souligne Arash, en vrai politique. Je le souligne.

     

    Personnellement comme médecin de santé publique, ayant exercé à l’Höpital Psychiatrique Départemental de La Roche Sur Yon durant quelques années, demeuré ensuite toujours très attentive à ce qui se passe dans le secteur psy, je ne pense pas qu’un suivi  s’impose à chaque remise en liberté.

     

    Sans doute aurait-il été souhaitable que Marc Machin, ainsi que l’écrit Arash Derambarsh, bénéficie d’un accompagnement. Sans doute avec un ou une psychologue,– pas n’importe qui, une personne au fait du vécu en prison ; ça existe, certains psychologues suivant des ex-drogués enfermés.

     

    Pour cet adulte libéré, l’attention du papa n’a pas suffi. Pas plus que le lien établi avec la visiteuse de prison qui lui portait estime et affection  – dont on peut imaginer qu’il n’a pas été rompu.

     

    Marc Machin, homme alourdi par 7 années derrière les barreaux, grisé par une liberté totale surgissant d’un coup, a mal encaissé la violence de ce changement énorme.

    Tellement assommé, grisé, que l’à-valoir de « Seul contre tous » publié par les éditions Pascal Galodé a fondu comme neige au soleil. Qu’un travail avec les chevaux ou autre n’a pas suivi. Bref, que la réinsertion n’a pas eu lieu.

     

    Dans les commentaires j’ai bien lu ce qui a été relaté à propos de Marc en classe technique alors « ni abordale, ni calme, ni attachant ».

    Cette année là, le comportement de Marc Machin était le résultat des dysfonctionnements multiples d’un système, transformé en « machine à détruire » qui avait fonctionné très tôt pour lui.

    Je n’invente rien : il suffit de reprendre son livre pour y trouver ce placement malheureux qui le coupe de son père et de sa fratrie. Qui l’envoie en famille d’accueil agréée en Eure-et-Loir.Là, ce garçonnet de 5 ans est violé méthodiquement, régulièrement, par un grand de 15 ans, également « placé »dans cette famille. Interdiction de parler !

     

    Grâce à sa grand-mère paternelle, il sort de cet enfer à 8 ans et connaît 4 années de bonheur sans nuage à Marseillan. Dans cette campagne ensoleillée, les chevaux sont ses amis. Malheureusment cette grand-mère, « son étoile du Berger», décède d’un cancer.

     

    C’est le retour sur Paris entre un père, policier, dépassé et des éducateurs dont un émarge du lot, certes. Mais pas jusqu’au contact salvateur.

    On connaît la suite, avec cette dame de la famille d’accueil qui tiendra - lors du procès conduisant à la condamnation à tort - des propos accusateurs contre l’ancien gamin qu’elle n’a pas protégé d’agressions pratiquées sous son toit. Des propos qui contribueront à influencer les jurés dans le mauvais sens.

    Côté commentaires, je dis « Casse-cou !  » à la proposition d’un suivi psy pour chacun dès l’enfance. Qui contrôlerait ces psys ? Et l’entretien prévu au 4 ème mois de grossesse, s’il part d’une bonne intention, peut donner lieu à des dérives regrettables selon la personne qui le fera. Pour une même situation, cela pourra donner une position et son contraire. Là encore, qui va contrôler ?

     

    Du côté des prises en charge de victimes d’erreurs judiciares, je rejoins tout à fait Arash Derambarsh. Nathalie Kaas a bien tenté une association envers les enfants des victimes de ces erreurs dont elle fait partie. Mais il y a davantage à faire. Et Arash a raison de pointer les manques. Ce qu’il s’est efforcé de réaliser, tout seul, en faisant le maximum de son possible dans la situation où se trouvait Marc Machin.

     

    On nous parle beaucoup du 3 ème âge ou des aînés isolés en craignant un retour de canicule.

    Marc a été un adulte isolé, lâché dans la nature, en ayant perdu tous les repères de base du quotidien après 7 ans d’un enfermement très cadré.

     

    Involontairement, la suite actuelle de la vie de Marc Machin vient illustrer plus encore les mots d’Arash Derambarsh déjà cités mais sur lesquels il est bon d’insister: « le problème grave du vide juridique concernant le statut des victimes d'erreurs judiciaires ».

     

    Réfléchissez à tout cela, les moins de 18 ans, vous les décideurs de bientôt.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo : Arash Derambarsh présentant le livre Seul contre tous, cliché de sa collection personnelle)