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dominique baudis

  • Arash Derambarsh au Qatar, suite

    dominiquebaudis_400.jpgDepuis Doha, Arash Derambarsh, directeur du département politique et personnalités publiques aux éditions Le Cherche Midi,http://www.cherche-midi.com et envoyé spécial de BSC News Magazinhttp://www.bscnews.fr/ , nous informe sur les événements du Salon du Livre. arash b.jpg

    Dimanche 3 janvier 2010. «  Notre rôle est de promouvoir la France au Qatar, selon Alain Beucler, conseiller à l’Ambassade de France à Doha.

    Aujourd'hui, Arash Derambarsh, envoyé spécial à Doha pour le BSCNEWS.Fr est allé à la rencontre d'Alain Beucler, Premier Conseiller à l’Ambassade de France à Doha.

    Monsieur Beucler. Aujourd'hui, que signifie servir la diplomatie de la France au Qatar ?

    Alain Beucler : Je suis arrivé en poste courant juin 2008. Je connais bien la région et je me passionne pour le monde Oriental. L’Emirat du Qatar détient actuellement les troisièmes réserves de gaz après la Russie et l’Iran et deviendra le premier exportateur mondial de gaz naturel d’ici cinq ans grâce à ses investissements. Le pays a atteint un niveau de vie très élevé, offrant à ses citoyens tous les services sociaux et les agréments de n'importe quel pays industrialisé. De plus, le niveau de vie des Qataris est comparable à celui des pays d'Europe occidentale. Le Qatar a le PIB par habitant le plus élevé des pays en voie de développement (65 000 à 70000 $ contre 30 000 $ pour la France) grâce à la bonne politique économique suivie par l'état. Par ailleurs, Qatar Airways est l'une des quatre compagnies aériennes mondiales classées 5 étoiles Skytrax. Enfin, le taux de chômage du Qatar est quasiment nul.
    C’est donc un jeune pays stratégique tant sur le plan économique que sur le plan politique. La France a toute sa place pour soutenir et lier des relations étroites avec L’Emirat du Qatar. C’est important pour notre commerce extérieur.  

    La France est l’invitée d’honneur du 20e salon international du livre de Doha. Quels sont les enjeux ?

    Alain Beucler : Ce salon est très important. Je souhaite rendre hommage au travail de Caroline Carpentier et au Centre Culturel Français. Sachez que la France succède aux Etats-Unis d’Amérique. Ce travail de lobbying a payé et cela contribue au rayonnement culturel de la France. Il est important de créer des passerelles entre nos amis et nous par le vecteur, notamment de la culture. Les Qataris adorent les livres et les débats. Ca tombe bien, les français aussi. Nous souhaitons bâtir au Qatar, et plus largement avec le monde oriental, des solides relations d’amitiés. C’est le travail concret et efficace d’une bonne et sincère diplomatie, loin des clichés des réceptions de l’ambassadeur offrant le chocolat « Ferrero Rocher » (rires).

    Justement, quelles sont les actions concrètes depuis votre arrivée ?
    Alain Beucler : Nous sommes heureux d’offrir des visas aux Qataris en 48h. Ces derniers peuvent également circuler sur tout l’espace Schengen durant leur séjour. Par ailleurs, notre action porte également sur la linguistique et la culture afin de promouvoir la francophonie. Ainsi, nous obtenons régulièrement des aides et des financements par le privé et les entreprises françaises locales comme Vinci, Total, la BNP Paribas, Technic, EADS ou encore Carrefour.
    Enfin, nous sommes fier que la France ait obtenu le marché pour la construction du plus grand pont du monde (42 km) reliant le Bahreïn au Qatar. Vinci et Bouygues sont des entreprises françaises et notre rôle est « de vendre la France » à tous les niveaux.  

    Quelles sont les ambitions de la France au Qatar ?
    Alain Beucler : D’une part, nous souhaitons faire développer une radio francophone pouvant émettre 24h sur 24. D’autre part, nous croyons beaucoup au rayonnement de la francophonie par l’apprentissage de la langue française dans les écoles. Il faudra donc former des professeurs et des enseignants.
    Par ailleurs, nous développons des partenariats entre l’Ecole Militaire Saint-Cyr, HEC et l’Université Panthéon Paris 2 Assas et l’Emirat du Qatar afin de former les futures élites.

    Un mot pour conclure ?
    Alain Beucler : La fierté de la France et d’être français apparaît très nettement dans le regard des gens à l’étranger. C’est un travail de tous les jours, avec toute la délégation française qui réalise un travail remarquable. C’est un honneur de servir la France et sa diplomatie.

    Propos recueillis par Arash Derambarsh, notre envoyé spécial à Doha (Qatar)

    Lundi 4 janvier 2010. Dominique Baudis à Doha : « L’identité nationale, c’est la diversité ».

    Aujourd'hui, Arash Derambarsh, envoyé spécial à Doha pour le BSCNEWS.Fr est allé à la rencontre de Dominique Baudis, Président de l'Institut du Monde Arabe. Il nous a confié son enthousiasme sur le Salon de Doha. Il nous parle des relations entre la France et le Qatar et s'est exprimé également sur la notion de l'identité nationale.

    Que représente le Qatar pour la France ?
    Dominique Baudis : L’Emirat du Qatar est un jeune Etat. La France a été l’un des premiers pays à l’avoir reconnu. De plus, nous y avons rapidement dépêché un ambassadeur. Pour l'anecdote, j’ai suivi en tant que jeune journaliste le premier voyage du Président de la République Française, Valérie Giscard d’Estaing en 1976. Ce pays était alors tout jeune et tout neuf. Cela n’a plus rien avoir aujourd’hui. Tout se construit très vite de nos jours.
    J’ai rencontré pour la première fois, S.A. l’Emir Cheikh Hamad Bin Khalife Al Thani en 2007 au Diwan dans son Palais. Et je l’ai revu ce matin-même.

    De quoi avez-vous discuté ?
    Dominique Baudis : Nous avons évoqué ensemble l’année 2010 (Pour l'occasion, Doha sera la capitale culturelle du monde Arabe). L’Emirat du Qatar succède a Alger, Damas et à Jérusalem.
    La France, grâce a l’Institut du Monde Arabe, exposera la prestigieuse artiste égyptienne, Oum Khalsoum. Nous mettrons également en avant des artistes palestiniens et des artistes contemporains. Le Président Nicolas Sarkozy m’a chargé d'apporter pour lui les amitiés de la République Française et de son soutien total au projet de Doha 2010.

    Quelle est votre démarche pour procéder au rapprochement entre le monde occidental et oriental ?
    Dominique Baudis : Je ne crois pas au choc des civilisations. Il y a bien sûr des risques au regard de l’actualité mais il n’y a pas de fatalité. C’est un travail de tous les jours afin de créer des passerelles. La France est l’ami du Qatar et plus globalement du monde arabe. Il faut dépasser les incompréhensions et les malentendus. Ceci passe par des actions politiques et culturelles. Nous voulons mettre en valeur nos cultures respectives.
    Je rappelle également qu’il y a beaucoup d’amitié entre le Président de la République Nicolas Sarkozy et S.E l’Emir du Qatar.    

    La France est l’invitée d’honneur du 20e salon international de Doha. Qu'est ce que cela signifie ?
    Dominique Baudis : Ce n’est pas une consécration mais une légitimité. Le Qatar est un pays ami et nous sommes fiers de cet honneur. Nous en ferons probablement de même. Tout ce qui permet le rapprochement entre nos deux civilisations est à encourager.
    A ce propos, je félicite le travail remarquable de l’ambassade de France a Doha et du Centre Culturel Français. Ceci contribue au rayonnement de la francophonie.

    Un dernier mot concernant le débat actuel en France sur l’identité nationale. Que représente pour vous l’identité nationale de la France ?
    Dominique Baudis : L’identité nationale de la France, c’est l’accès aux connaissances et la chance de la diversité. Cette diversité s’exprime de façon religieuse, linguistique, culturelle ou encore philosophique. Nous jouissons de la laïcité en France et des valeurs républicaines. Ce débat a lieu partout dans le monde et dans chaque Etat. Il est donc légitime de le poser, mais sereinement et avec beaucoup de respect. Toutefois, je suis contre la censure, même si cela peut choquer.

    Propos recueillis par Arash Derambarsh, envoyé spécial à Doha pour le BSCNEWS.FR

    Personnellement, les nouvelles communiquées par Arash Derambarsh, envoyé spécial, me donnent l’impression d’être en quelque sorte sur place. Et vous ?

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo : en haut à gauche : Dominique Baudis (à gauche) et Alain Beucler (à droite); à droite Arash Derambarsh au Salon de Doha)