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deuil

  • Elisabeth Kubler-Ross, spiritualité, deuil.

     

    Elisabeth Kubler-Ross a appris à des milliers de personne comment délier des nœuds créés suite à des deuils.

    Deuils d’une brisure relationnelle, mort d’un proche ou, carrément, horizon de sa propre mort lorsqu’un état de santé alarmant paraît en claironner la venue.

     

    Le parcours qui a conduit Elisabeth Kubler-Ross, née en Suisse en juillet 1926, à devenir psychiatre, l’a aussi amenée à proposer une forme nouvelle d’aide aux personnes face à un deuil réalisé ou à venir, la conduisant à être, aux USA, une pionnière de l'accompagnement aux mourants.

    Dans le domaine des expériences de mort imminente – désignées en anglais par NDE – Near Death Experiency – elle a signé la préface du livre phare de Raymond Moody Life after life, 1975, recensé ici le 17.10.2010 par « Dr Raymond Moody, La vie après la vie ".

     

    Personnalité controversée, Elisabeth Kubler-Ross fait partie des hommes et des femmes qui ont fortement marqué le 20 ème siècle.

     

    Le travail original et efficace d’Elisabeth Kubler-Ross est mentionné aux pages 172 et 173 du livre Le manuscrit du Saint-Sépulcre de Jacques Neirynck évoqué ici le 13.02.2011 dans « Jacques Neirynck, qui est Jésus ? » ;

    L’auteur fait plus que la citer. Le héros principal de ce roman, rien de moins que le pape lui-même, participe au chapitre VII – pages 151 à 181 - avec d’autres messieurs et mesdames « tout le monde » à un séminaire qui suit la méthode d’Elisabeth Kubler-Ross. Chacun est amené à se délester du poids qui l’étouffe en le racontant, en le criant, en le déposant aux pieds des autres participants, et en priant.

     

    Elisabeth Kubler-Ross est auteur d’ouvrages connus sur l’après vie qui succède à la vie du corps physique. On trouve facilement en librairie, à prix modique, La mort est un nouveau soleil, livre paru en 2002.

     

    A citer également Mémoires de vie, mémoires d'éternité, publié chez JC Lattes en 1998. Pour ce livre, une panoplie de commentaires se déploie, du négatif au positif, selon le parcours des lecteurs.

     

    Après réflexion, il me semblerait – avis personnel – qu’Elisabeth Kubler-Ross se situe sur un plan spirituel et compassionnel vis-à-vis des autres, ses frères en humanité, à la manière d’un Padre Pio et de tant d’autres.

     

    Cet amour inconditionnel d’autrui, ce confrère l’a déployé en tendant la main pour tenir des mains de corps en souffrance, en offrant la bienveillance de son cœur pour soutenir des cœurs en rébellion.

    Cette compassion sans compter, servie par une technique alliant  simplicité spirituelle et humilité, pourrait lui avoir valu une expérience mystique, difficile et belle, décrite dans Mémoires de vie, mémoires d'éternité.

     

    L’expérience rapportée démarre par un son, « semblable au bruit d'une forte rafale de vent. Tout à coup, j'ai eu l'impression d'être emportée par une tornade. À cet instant, je quittai mon corps à une vitesse incroyable.

    Pour aller où ? Où suis-je allée ? C'est la question que tout le monde m'a posée. Même si mon corps était immobile, mon cerveau m'a transportée dans une autre dimension, dans un autre univers. Là-bas, la partie physique de l'être n'a plus d'importance. Comme l'esprit qui quitte le corps après la mort, ma conscience relevait de l'énergie psychique, et non de mon corps physique. J'étais simplement allée là-bas. »

     

    Cet après-midi là, Elisabeth se trouve être l’hôte du ranch de Robert Monroe, lequel a relaté dans des écrits des voyages en astral. Seule dans la Maison du Hibou, lieu tranquille et isolé, Elisabeth Kubler-Ross écrira par la suite ceci : « Malgré mes efforts pour demeurer éveillée, je me suis rapidement endormie - et c'est là que le cauchemar a commencé. J'ai souffert mille morts. Ils m'ont torturée physiquement. Je pouvais à peine respirer et j'étais pliée en deux car la douleur était si folle que je n'avais même pas la force de hurler ou d'appeler au secours, même si de toute façon il n'y aurait eu personne pour m'entendre. Au cours de ces longues heures de tourments, j'ai remarqué que, chaque fois que j'en avais fini avec une mort, une autre commençait, sans la moindre pause entre les deux pour reprendre mon souffle, récupérer, hurler ou me préparer à la suivante. Mille morts....

    J'avais compris. Je vivais, au sens propre du mot, les morts de tous les patients que j'avais accompagnés jusqu'à ce jour. Je vivais la terrible angoisse, la douleur, le sang, les larmes et la solitude de chacun de ces malades. Si l'un d'entre eux était mort d'un cancer, alors je ressentais sa terrible souffrance. Si un autre avait eu une attaque, j'en subissais moi aussi les effets. »

    Un peu plus loin, elle confie : « Voilà la leçon que je devais apprendre. Il fallait que je fasse l'expérience de mille morts pour connaître la joie indicible de l'après-vie.

    Soudain, j'ai compris que je sortirais de cette épreuve grâce à la FOI. La foi en Dieu, car il ne nous est donné que ce que nous pouvons supporter. La foi en moi-même, car j'avais compris que je pouvais supporter tout ce qu'il m'envoyait. »

    Ayant accepté ce qui lui est envoyé, Elisabeth se détend, s’allonge sur le dos, notant toutefois des étrangetés : « Tout d'abord, il y eut une vibration de plus en plus rapide au niveau de la paroi abdominale, mais ce mouvement ne concernait pas les muscles, ce qui me fit penser que c'était impossible sur le plan anatomique. Et pourtant ce phénomène était bien réel. Et plus j'observais mon propre corps, et plus j'étais stupéfaite. Puis apparurent devant moi d'extraordinaires boutons de fleurs de lotus. Ces fleurs s'épanouissaient très lentement jusqu'à devenir éclatantes de beauté. Au bout d'un certain temps, elles se transformèrent en un énorme lotus. Derrière cette fleur, jaillit une lumière extraordinairement brillante, sublime, cette même lumière que mes patients avaient si souvent décrite.

    Je savais qu'il me faudrait traverser cette fleur gigantesque pour ensuite me fondre dans la lumière. Je fus alors doucement et progressivement happée par cette lumière merveilleuse, et j'ai compris que cette clarté signifiait la fin de ce long et terrible voyage. Curieuse, je pris mon temps pour profiter de la paix, de la beauté et de la sérénité de ce monde de vibrations. Chose étonnante, j'avais toujours conscience de me trouver dans la Maison du Hibou, à mille lieues de tout être humain et, où que se posât mon regard, tout se mettait à vibrer - les murs, le plafond, les fenêtres.., les arbres à l'extérieur.

    Ma vue, qui s'étendait sur des kilomètres et des kilomètres, me permettait de tout voir - un brin d'herbe, une porte en bois, etc. - y compris leur structure moléculaire, leurs vibrations. Je découvrais, avec un respect et une crainte mêlés d'effroi, que toute chose avait une vie, une divinité en elle. Durant tout ce temps, je continuai d'avancer lentement à travers la fleur de lotus, vers la lumière. Finalement, je me fondis dans la chaleur de cette lumière d'amour. Même l'image de millions d'orgasmes infinis ne pourrait traduire la sensation d'amour, de chaleur et d'accueil que j'ai ressentie. Ensuite, j'ai entendu deux voix. La première était ma propre voix: "Le Seigneur m'accepte telle que je suis. " La seconde, qui venait de je ne sais où, me dit ces mots bien mystérieux: " Shanti Nilaya. " »

     

    Le lendemain, après avoir dormi, « j'ai continué à être en communion avec chaque feuille, chaque papillon ou chaque pierre et à sentir leurs vibrations jusque dans leur structure moléculaire. J'ai connu l'extase la plus extraordinaire qu'un être humain puisse vivre sur cette terre. »

    Cet état bienheureux va s’estomper. Il est dur de « replonger dans les tâches de la vie quotidienne ».

    Elisabeth apprend que Shanti Nilaya est Havre de paix ultime, en sanscrit. Et il lui est révélé cela : « toute cette expérience avait pour but de me donner une Conscience cosmique - une conscience de la vie en toute créature. En ce sens, c'était un succès. »

     

    Elisabeth Kubler-Ross est décédée en août 2004, entourée de ses deux enfants. Un prix de recherche « Elisabeth Kubler-Ross » est décerné tous les deux ans à Sion, Suisse, par l’unité Éthique et fin de vie de l'Institut Universitaire Kurth Boesch.

     

    Moins de 18 ans, réfléchir sa mort, y penser, n’a rien de négatif. Tel est le message transmis par Elisabeth Kübler-Ross. A bien saisir.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr