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déni grossesse

  • Julie : un déni de grossesse réussi

     Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

      

    On oublie Tours et un procès où nous n’avons aucune action.

    On s’intéresse à du plus positif. A une jeune maman de deux enfants, l’aînée étant venue au monde il y a 6 ans alors que la maman n’imaginait pas une seule seconde être enceinte et prête à la mettre au monde.

     

    Cette inconnue du grand public a pour prénom Julie. Ayant rencontré sur sa route le déni de grossesse, tout a toujours été bien pour elle.

    Et, si la surprise d’une maternité découverte in extremis a été un choc, il fut joyeux.

     

    Mais l’attitude de certains soignants - infirmières et autres - lors de cette naissance n’a pas été toujours très correcte. Et il faut en parler pour que cela cesse.

     

    Du côté des médecins, les chers confrères ne sont pas tous d’accord.

    Il y a ceux, encore, qui nient la simple existence du déni de grossesse. Du coup, la justice n’entend pas vraiment le déni.

    D’autres - qui s’efforcent de diffuser l’existence de cette réalité - ne voient que pathologie dans la survenue d’un déni de grossesse.

    D’autres encore – que je rejoins - ne pensent pas que ces grossesses non perçues soient toutes portées par des femmes mal dans leur peau ou mal dans leur tête. Tant du côté du gynécologue que du côté du psychiatre - ils le disent - on peut être sujet d’un déni de grossesse et aller très bien. En 2009, alors que l’on dispose de quelques connaissances et de gouffres sans fond de méconnaissances, comment oser cataloguer comme systématiquement pathologiques, a priori, tous les dénis de grossesse ? Ce n’est pas raisonnable !

     

    Cette dernière catégorie - qui ne voit pas dans le déni de la pathologie à tout prix - se contente d’observer sans a priori, admettant que le déni puisse survenir chez des femmes heureuses et sans problème aucun, sans problème « psy » notamment.

    Julie est une de ces jeunes femmes heureuses. Ses petites filles sont parfaitement d’aplomb ainsi que le papa et les grands-parents des deux côtés.

     

    Vivant du côté de Marseille, Julie a su sa grossesse juste au moment de son accouchement. Après avoir été vue par deux médecins qui n’ont rien vu et lui ont prescrit des antalgiques, un troisième a demandé une échographie qui a montré l’évidence. Le bébé arrivait !

     

    Le papa, tout aussi surpris, a assuré. Bravo ! Et aussi les familles. Tout ce monde assurant toujours c’est-à-dire vivant normalement.

    Notre méditerranéenne est une femme comblée, qui déborde de joie de vivre, et qui a eu, depuis, une seconde petite fille, cette fois sans déni.

     

    A sa façon, positive – ce qu’elle est, Julie passe le message aux moins de 18 ans d’aujourd’hui qui seront les décideurs de demain. Cette maman, pour la première fois à à peine 18 ans, intervient dans les classes de terminales des lycées de Marseille. Les lycéens d’aujourd’hui dit-elle à juste titre, lors d’émission à la télévision, sont les médecins et les magistrats de demain. Et aussi les sages-femmes, les infirmières, les assistantes sociales, les élus, les responsables divers.

    L’équilibre de cette jeune femme de 24 ans maintenant est réconfortant. Aucun suivi « psy » pour elle qui se sent bien dans sa vie et que l’on sent parfaitement épanouie.

     

    C’est important de faire passer ces messages de « normalité ». Cela aidera peut-être à ce que des enfants, nés d’un déni de grossesse, ne soient pas abandonnés.

    Car un déni de grossesse ne doit pas rendre malheureux. Et il est important de le conter au petit concerné sans en faire un drame.

     

    Après tout cet enfant s’est développé normalement, positionné en verticalité, mais sans souci particulier. Ce qui n’est pas le cas, par exemple, des petits attendus sans déni mais dont l’alcoolisation de la maman entraîne une alcoolisation involontaire du bébé qui, cette fois, en souffre.

     

    Il faut cesser de stigmatiser les mamans du déni dont certaines prennent la pilule, ont leurs règles et n’ont aucun motif de penser à une grossesse. Situation qui n’entraîne pas l’achat d’un test de grossesse qui, lui, serait positif.

     

    Alors, les jeunes, filles et garçons, si l’on vous parle un jour de déni, ayez à l’esprit le cas de  Julie, son bébé et sa famille. Julie, une jeune femme comme tant d’autres : sans souci !

     

    Contact : françoiseboisseau@wanadoo.fr