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défibrillateur

  • Isabelle Weill, comment sauver d’un arrêt cardiaque

    isabelle weill,arash derambarsh,défibrillateurArash Derambarsh, directeur de collection, a pris en charge un sujet qui nous concerne tous : comment sauver une vie ? Cela lors d’un arrêt cardiaque survenu dans la vie de tous les jours. Une question à propos de laquelle Isabelle Weill s’est magistralement investie.

     

    Car c’est 40.000 personnes par an qui, en France, décèdent ainsi, en dehors de l’hôpital. Suite à un arrêt cardiaque c’est seulement 2% à 3% qui sont tirés d’affaire alors qu’il est possible de sauver 30 % des concernés - cas de la ville de Seattle aux Etats Unis.

     

    Sauver 30 % des personnes brutalement touchées par un arrêt cardiaque c’est l’objectif que s’est fixé Isabelle Weill, l’auteur d’Arrêt cardiaque. Comment sauver une vie ? publié en mai 2011 aux éditions Le Cherche Midi, www.cherche-midi.com, ouvrage préfacé par Xavier Bertrand.

     

    Isabelle Weill a été interpellée par cette question de santé publique le 19 janvier 2008, après que le footballeur Marco Randriana, touché en plein match, ait été réanimé. (p 11) Il y avait un défibrillateur sur place et une personne pour l’utiliser.

     

    Depuis ce journal télévisé mémorable, Isabelle Weill s’est démenée pour mettre en place « La chaîne de survie du cœur » au niveau de monsieur et madame tout le monde, moins de 18 ans inclus.

    Avec, comme résultats en 2011, la mise à la portée de tous de 70.000 défibrillateurs contre 5.000 en 2008 ; ainsi que la formation pour leur emploi sans crainte de plus en plus de citoyens – dont tous les jeunes concernés par le Journée d’appel de préparation à la défense ; une application Smartphone pour savoir comment agir ; etc…

     

    Geste important : les droits recueillis par la publication de ce livre sont reversés, dans leur intégralité, pour les actions de l’association RMC/BFM http://www.associationrmcbfm.fr

     présidée par Isabelle Weill, association dont l’objectif est de sauver les victimes d’arrêt cardiaque.

     

    Le livre d’Isabelle Weill est fort clair.

     

    L’arrêt cardio-respiratoire (ACR) ou mort subite y est expliqué ainsi que les facteurs de risque, évitables ou pas, qui y prédisposent.(pages 26 à 50)

     

    Lors d’un diagnostic d’ACR l’urgence est d’assurer la chaîne de survie. Cette chaîne consiste en plusieurs actions successives, à savoir : alerter par téléphone les secours par le 15, le 18, le 112 ; masser le cœur en attendant l’aide d’un défibrillateur puis le relai des secours. Soit 4 étapes. (p 50 à 61) Précision : un sauveteur sans formation s’abstient du bouche à bouche pour se concentrer sur le massage cardiaque, en attendant un défibrillateur (p 63)

     

    L’usage du défibrillateur est justifié, y compris en direction des enfants à partir d’un an. (p 90, 91)

     

    En France le droit condamne constamment la non assistance à personne en danger. (p 101)

    En contrepartie l’irresponsabilité pénale est prévue « il convient d’insister sur l’absence de risques juridiques pour le témoin qui intervient et porte secours à une victime d’accident cardiaque »  (p 102). Il convient de le savoir et de l faire savoir.

     

    La signalétique proposée pour repérer un défibrillateur est un logo : cœur blanc sur fond vert  avec éclair vert sur le cœur et petite croix blanche en haut à droite.

     

    Récemment, un centre d’expertise a été créé à propos des soins, de la formation et de la recherche quant à la mort subite : www.mortsubite.inserm.fr, tél 01 53 98 80 79 .

     

    Je n’ai pas tout dit, loin de là. Le livre vous permettra de découvrir La charte du cœur, le Bus du cœur, le Train du cœur, les Sauvetages Tours  été et hiver, ainsi que le site www.4minutes.fr et les personnalités scientifiques présentes autour d’Isabelle Weill.

     

    L’achat de ce livre de 12 euros permet de s’associer – pas besoin d’être majeur - à la « démarche de citoyenneté et de solidarité » initiée par Isabelle Weill et les professeurs Carli, Jouven, Mignon, et Monsuez composant le Comité scientifique de RMC/BFM.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photographie: Arash Derambarsh)

  • Sauver un cœur !

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

    Un des points forts, rappelé lors de l’émission grand public Spéciale santé du lundi 23 mars 2009 à 20h35 sur France 3 :santiniA.jpg défibrillateur.jpgle massage cardiaque.

    Pourquoi ce massage ?

    Parce que le cœur est un muscle, irrigué par les artères coronaires. Quand celles-ci se bouchent parce que leurs parois sont rétrécies par des plaques d’athérome, elles-mêmes produites par le « mauvais » cholestérol dont on entend parler au quotidien, le cœur est privé du sang qui lui permet de fonctionner. Il tremble, il fibrille, la personne a le thorax comme serré dans un étau, ou des douleurs thoraciques qui persistent ou encore elles souffrent du côté de l’estomac.

     

    On appelle le 15. Les secours d’urgence arrivent et font le nécessaire. Ici la personne concernée est restée consciente car l’infarctus n’est pas massif les artères n’étant pas totalement bouchées.

    D’ailleurs le Professeur Jean-Noël FABIANI, Hôpital Européen George Pompidou à Paris,  rappelait qu’il peut exister un infarctus sans signe. Il est moins important généralement.

     

    Mais lorsque la circulation du sang dans les coronaires est totalement interrompue, l’infarctus est massif, la personne qui fait un malaise s’effondre à terre.

    Et immédiatement, selon le lieu, on fait rapidement le point en s’assurant dans la foulée de plusieurs faits :

    La personne à terre est-elle consciente ? Pour le savoir on la questionne : «Vous m’entendez ? Monsieur, Madame. Si oui, serrez-moi la main. ». Sans réaction, on poursuit.

    La personne à terre respire-t-elle ?

    Comme elle n’a pas réagi, pour le savoir on s’en approche pour sentir son souffle et regarder si le thorax se soulève ou pas. Si le souffle n’est pas perceptible, si le thorax-abdomen est  immobile, c’est que la personne ne respire plus.

    Inconscience avec absence de respiration font estimer qu’il y a arrêt cardiaque. Il faut donc relancer le coeur.

    Si l’on n’est pas seul on demande à l’autre de  joindre le 15 en urgence.

    Si l’on est seul on se débrouille au mieux ou au moins mal pour donner l’alerte. A moins d’être isolés avec la personne concernée, sans moyen de prévenir – situation qui se faire rare mais peut exister – il ne reste plus qu’à se lancer dans un massage cardiaque qui sera peut-être positif. Pas question de ne rien faire.

     

    Le plus souvent, même seul ou seule avec une personne en arrêt cardiaque, on a le moyen de prévenir. Et on attaque le massage cardiaque  - ne rien faire est pire  que s’abstenir ! - pour que soit relayé jusqu’à l’arrivée des secours, le travail qu’assure la pompe qu’est le cœur en fonctionnement normal. Un cœur bat pour la majorité de la population à 80 battements à la minute.  

    Placé à genoux, près de la personne inconsciente, les mains positionnées bien à plat l’une sur l’autre au niveau du cœur, un balancement du corps donnant l’impulsion énergique nécessaire, c’est parti au rythme de 100 pressions par minutes, un peu plus d’une par seconde.

    Et ne pas faiblir !

    Grâce au massage manuel, direct, le sang qui contient assez d’oxygène va continuer à l’apporter aux cellules, à tous les organes dont le plus fragile, le cerveau, qui ne supporte guère le manque d’oxygène plus de 5 minutes.

    Courage, persistez ! Les secours arrivent et vont prendre le relai. Pas d’arrêt quand ils arrivent mais seulement quand les personnes assurant les secours d’urgence vous le demandent. 

     

    Parfois on se trouve en un lieu qui dispose d’un défibrillateur.

    Fini le temps où certains redoutaient leur utilisation par peur de mal faire. Aujourd’hui, les défibrillateurs sont sur la place publique. Par exemple à Deauville il y en a un positionné sur  un mur extérieur sur le trottoir de la longue avenue de la République, prêt à l’emploi. Un maire de choc, André SANTINI, pour les personnes habitant ou circulant sur le territoire de la ville d’Issy les Moulineaux, a toujours été un élu fonceur, allant de l’avant et qui a fait le nécessaire depuis longtemps pour installer des défibrillateurs dans sa commune.  

    En pratique l’emploi d’un défibrillateur est facile.

     

    Lors de cette soirée de lundi ceux qui ont regardé ont eu droit à une démonstration en direct – sur mannequin – de l’usage d’un défibrillateur.

    La conduite à tenir est indiquée au fur et à mesure de la manœuvre, dès l’ouverture de l’appareil, qui fait ensuite tout seul le bilan cardiaque nécessaire. Selon le résultat de son analyse, il donne ou pas le choc indispensable, l’assistant étant prié de se tenir à distance. Après 2’30 environ le défibrillateur procède à une nouvelle analyse, suivie souvent d’un 2 ème choc pour relancer la pompe cardiaque. .

     

    Autrement dit : aucun risque d’erreur. On s’en remet à l’appareil ! Tant pis si en appuyant fort quand la voix de la machine le requiert une côte est cassée ou deux. Une fracture se répare. On ne se remet pas d’un manque prolongé d’oxygène.

     

    Qu’est donc devenu le bouche à bouche ? On en est maintenant dispensé, sauf formation reçue et s’il s’agit d’un enfant.

     

    Alors, informez-vous autour de vous, si vous n’êtes pas assez au clair. Déjà vous avez une vidéo de démonstration de défibrillateur proposée sur le Net. Et puis, vous avez forcément un secouriste ou un pompier dans votre entourage, ou encore quelqu’un travaillant dans le domaine de la santé.

    Un geste aussi simple que le massage cardiaque pourrait être amplement diffusé à l’école. Pour appartenir à une famille de navigateurs au long cours, je peux affirmer que sur les navires, il y a 40 à 50 ans, tout le monde à bord était capable de pratiquer le bouche à bouche et le massage cardiaque. En cas d’urgence, sans médecin à bord, c’est le commandant qui faisait par la force des choses office de chirurgien pour, par exemple, opérer une appendicite, guide en mains avec assistance téléphonique. Question de survie.

     

    Facile de se renseigner pour une formation, souvent gratuite ou à participation symbolique, et toujours bien faite. Certains iront peut-être plus loin, devenant secouristes ?

     

    Mieux vaut savoir que laisser périr par ignorance ou périr soi-même en raison de l’ignorance de son entourage. Un massage cardiaque pour relancer le cœur c’est simple à faire sans défibrillateur - au sommet d’une montagne – ou  à l’aide de cet auxiliaire - en centre urbain équipé. C'et à vous les plus jeunes, toujours disposés à acquérir des connaissances qui servent.Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (Photo André Santini, un promoteur des défibrillateurs)